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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 14:10

Le tergiversant et pénible dilemme Gilad Shalit

Par Thérèse Zrihen-Dvir


 L'affaire Shalit continue à ce jour à faire la une dans tous les journaux, à la télévision et quoi d'étonnant, sur tous les sites médiatiques. L'ultime ressort des parents de Gilad Shalit, le malheureux soldat Israélien prisonnier du Hamas, fut de monter une tente près de la demeure du premier ministre Israélien, Ehud Oulmert.

Un essaim de sympathisants, de curieux et de politiciens s'est depuis agglutiné autour de leur tente, tandis que sur le trottoir opposé s'alignent les antagonistes à la libération de terroristes, tous victimes de la terreur ou leurs proches, brandissant leurs affiches et vociférant leur opposition à l'échange monstrueux imposé par le Hamas: La libération de quelques quatre cents terroristes – Méga assassins palestiniens.

 Un simple coup d'œil sur le père et la mère de Gilad Shalit suffit à nous convaincre que le couple est à bout de forces, à bout de moyens et frôlant dangereusement la dépression. Sur l'autre trottoir, les nombreuses familles hurlent leur désespoir. Que faire? Le dilemme que confronte Israël divise le peuple en deux camps et les deux camps ont des raisons bien solides et justifiées. Les parents de Gilad vivent un enfer depuis trois ans et les victimes de la terreur pleurent encore leurs morts et les pleureront leurs jeunes générations.



Il ne fait aucun doute que les terroristes que le Hamas demande en échange de Gilad renouvelleront la chaîne de la terreur dès l'instant de leur mise en liberté. Une entrevue récente de quelques prisonniers palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes fut projetée sur l'écran de la télévision nous dévoilant le gouffre qui existe entre la logique et la compassion. Le premier terroriste atteste que c'était la faim et la misère qui l'avaient poussé à se joindre au Hamas. "Je ne pouvais plus voir mes enfants crever de faim," disait-il le regard fuyant. Le deuxième, le plus choquant d'entre eux, semblait prendre un plaisir vicieux à décrire l'aisance avec laquelle il avait réussi à pénétrer les frontières israéliennes et à désigner à loisir un objectif qui lui garantirait le plus de victimes.

"Après l'attaque de terreur, j'ai suivi attentivement les nouvelles à la télévision qui avaient annoncé au préalable un mort et quelques blessés. Il y eut rapidement une correction et le chiffre commença graduellement à grimper. Plus le temps passait plus la liste se prolongeait. Quand ils annoncèrent trente morts et plus de cinquante blessés, je jubilais. Je ne croyais ni mes yeux et ni mes oreilles de mon foudroyant succès," disait-il en transe à l'interviewer israélien qui affichait une mine placide. Et pendant qu'il ne cessait de faire l'énumération de ses exploits, mes yeux restèrent rivés sur son visage poupin d'homme et d'ouvrier simple, sans trop d'éducation et surtout sans considération aucune pour les répercussions de ses actes monstrueux.

J'ai eu du mal à accepter l'existence de tant d'insensibilité, de froideur et son rire de joie presque enfantin, lacéra toute brindille d'humanité en moi… je le trouvais grotesque, simplement irréel et pourtant, il était bien là, bien vivant en beaucoup de chair et d'os, répétant avec un allégresse malsaine la description de son exploit héroïque. L'entrevue avec le troisième terroriste avait littéralement démoli certaines de mes conceptions sur la nature et l'origine de la terreur, anéantissant tous mes espoirs d'une quelconque compatibilité avec ces créatures. Il s'agissait là d'un homme bien équilibré, très éduqué, pragmatique, je dirais même très stylé. Il parlait couramment l'Anglais et répondait froidement à toutes les questions qui dans le fond visaient la révélation des éléments, voir agents psychologiques du terroriste. Il est le plus dangereux car il agit suivant un programme bien défini, un objectif précis et une détermination sans faille.

Le commun des trois individus est l'absence totale de sensibilité, de regrets, de remords, d'humanité. Enfin, si après cet amas de révélations, à quiconque d'entre nous il reste un doute sur la nature de ces énergumènes, ce serait un vrai miracle. L'ennemi d'Israël vient de toutes les couches de leur société. On perd facilement le fil en essayant de les décoder, de les classer et surtout d'agir en conséquence. Toute solution au problème Gilad Shalit est un couteau à plusieurs tranchants qui ne cesse de nous lacérer le cœur.


Thérese Zrihen-Dvir écrivain


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Published by Camus - dans chansons
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commentaires

morgane 21/03/2009 09:46

Je passe te souhaiter un bon sabbat (je ne suis pas sûre de l'ortographe)
Très belle journée @ toi
néshika tout plein

Camus 21/03/2009 18:15


J'ai passé un beau Shabbat. Repos absolu, repas avec deux de mes filles,
mes petits enfants et, évidemlment Vivi et Gisèle.
Pleins de neshikot


morgane 20/03/2009 15:59

C'est un sacré problème auquel vous êtes confronté.... je comprends qu'Israêl soit divisé, d'un côté c'est un jeune homme juif en échange des terroristes dénués de toutes humanité.....
Tu connais NOSTRADAMUS??
on dirait que certaine de ses prediction sont en train de se réaliser....
gros bisous @ toi

Camus 21/03/2009 18:11


C'est un problème ! Chaque personne se sent diuvisée en deux parties, l'une pour et la  seconde contre.
Les hommes d'état qui doivent prendre des décisions, entendent leurs files ou fille leur dire :
- Papa décide-toi !
De 27 terroristes qu'il fallait libérer, on est arrivé au nombre de 450 qui se trouve d'un coup mjoré de 135.
Le peuple est pour l'échange à n'importe quel prix. Ce qui pour résultat que nous jouons aux mains du Hamas qui  augmente son prix à chaque pourparler...

NOSTRADAMUS, oui je ccponnais une partie de ses prédictions, Hitler, la mort des Kennedy etc...