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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 16:27
Rahem
Par Albert Siméoni


Ce fameux Dimanche arrive.
Métro Pont Marie. Le groupe est au rendez vous  vers les 10 heures du matin, à l’ouverture des portes.
Annie aussi. La bande au complet  échange quelques bises.
Ils sont les premiers à franchir la porte du souvenir.
Comme s’ils étaient avides et pressés de découvrir la tragédie silencieuse et muette accrochée aux murs.
Ils marchent d’entre le premier hall.
Le regard baladeur, ils n’échangent aucun mot  De crainte  de déranger les hôtes qui posent en noir en blanc, tous encadrés et accrochés sur des parois blanches. Des photos d’époque. Des habits d’époque. Des vieillards, des bébés, des jeunes mamans portant leurs enfants, des trains sombres, des images de camp entourés de barbelés, tous d’époque, bref  l’apocalypse en noir et blanc  défile devant leurs yeux.



Jonathan sort du groupe.
Il veut être seul à la recherche de son ‘ami’. Il se retrouve piège  entre trois murs  où sont exposées des centaines de petites photos d’identité. Il lève  les yeux, passe d’une photo à l’autre, sans trop s’attarder, repasse encore les images déjà vues. Son regard descend à la hauteur de sa poitrine, balaye le mur à l’horizontale, à la verticale, essaye de chercher un visage qui pourrait ressembler à celui de son imaginaire, un visage dont il a déjà  dessiné le contour dans son esprit. Il cherche encore, se retourne pour voir l’autre galerie de portraits, prend son temps pour mieux ausculter les visages, avance, recule, se déporte à droite, à gauche, ajuste ses lunettes. Il n’est entouré que par des visages en petits et gros plans qui le fixent.

A siuivre

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Published by Camus - dans littérature
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