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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 19:36

Rahem, fin

Par Albert Siméoni


La patience de Jonathan est payée de retour.

Enfin, la porte s’ouvre sous la pulsion de ses mains,  il s’engouffre.

Il regarde derrière lui si personne ne la suivi.

 Il est dans le hall. Il appuie sur l’interrupteur, la lumière apparaît.

Des boites aux lettres sont alignées à sa droite.

 Il s’arrête un moment comme s’il voulait se reposer. Il est  prit par une angoisse, sous la pénombre  de la voute.

La cour  est déserte  et les rayons du soleil dardent le sol.

 Il y a bien un dallage fait de pavés.  Des portes, deux à gauche et une à droite. Il lève les yeux, il voit des fenêtres aux étages. Du linge qui sèche aux cordes. Des pots de fleurs sont alignés dans un recoin de la courette.

Il est devant ce qu’il a vu dans ses  rêves.

Il avance prudemment.

 Il marche sur les pas de son ‘ami’. Il est dans la cour de son ami SHLOMO, HALEVY, celle  de ses jeux.

 Il avance lentement. Avec appréhension. Il craint de voir surgir un lointain du passé qu'il ne connait pas mais qu'il imagine. Ses oreilles bourdonnent. Il entend une voix de femme.

Il lève la tête mais il n’y a personne. Il entend des portes  qui claquent.

Il est au milieu de la cour. Jonathan se baisse et effleure les pavés de ses doigts qu’il porte à ses lèvres comme le ferait n’importe quel adulte devant un sanctuaire.

  Il transpire. Il s’imagine entendre des cris. Des hurlements de frayeur sortent des fenêtres. Des femmes et des enfants dévalent les escaliers, ils  fuient alors que des soldats en uniforme les poursuivent. Il voit de la fumée sortir des chapeaux des gouttières, du sang qui coule dans les caniveaux de la cour, il est prit de vertige mais reste debout. Des larmes coulent sur son visage. Soudain, un garçonnet tenant un béret entre ses mains sort de derrière lui et le regarde en silence. Il ne le voit pas.

Jonathan vit des scènes surréalistes.

 Entre temps, Annie est rentrée et le surprend. Elle se cache derrière un pan de mur, bien en retrait.

 Jonathan ne la voit pas.

 Il parle dans son imaginaire avec SHLOMO.

 ‘...Je sais que tu as marché ici et sauté à la corde... !’

 Il parle avec lui-même.

 ‘...Je suis désolé par ce qu’il t’est arrivé. Ne crois pas  que tu sois le seul à en souffrir, je souffre aussi mais en silence, même Annie ne le sait pas. Mes parents ne comprennent rien... ! Ils ont autre chose à faire. Mais moi je suis là près de toi en ce moment pénible ... ! Tu veux qu’on fasse semblant de jouer... ? Ok... !’

 Jonathan mime des sauts à la corde. Saute à pieds joins. Vise un trou à bille imite un lancer de toupie...Il sue abondamment.

  Jonathan s’agenouille sur les gros cailloux encastrés. Il  tremble.

Il est prit par une grande émotion. Des frissons le parcourent.

 Annie pense que son ami va tomber dans les pommes.

 



  Le garçonnet se lève et va vers Jonathan. Il tapote son épaule.

Jonathan, tout en sueur, se retourne.

Les rayons du soleil et les perles de sueur en bordure de ses cils l’empêchent de  voir le visage du petit inconnu.

 

Jonathan est surprit ...

 ‘...Je savais que tu viendrais CHLOMO... ! Je t’attendais... !’

‘...Moi aussi... !’ 

 Annie sort de sa cachette et s’approche de lui.

 Jonathan la voit et il  court vers elle. Il crie à son encontre.

 ‘...AnnIIIIe.... ! AnnIIIIe... ! Je te l’avais bien dit, SHLOMO est là, il est bien vivant, je ne n’ai pas rêve, regarde le, mon ami... ! Je vais le dire à maman et il va venir avec moi, chez nous... ! OUI ANNIE, il est vivant SHLOMO... !’

 Annie n’en peux plus,  elle est prise de sanglots  Elle le serre dans ses bras.

Elle embrasse son ami JONATHAN. Leurs larmes ne font plus qu’une.

 ‘...Comme je t’aime Jonathan... ! Oui tu as raison, SHLOMO est bien vivant, et bien vivant... !’

 Et les deux pleurent chaudement CHLOMO HALEVY qui vit dans son paradis blanc.




Rahem, rahem na, H. elokénou, rahem

Al Israël amékha, Rahem

Véal Yérousalaïm Irékha, 

Rahem, Rahem, Rahem

 

Al Tzïon Mishkan Kébodékha

Véal Malkhout Beït David mishéhékha

Véal Habaït hagadol véhakadosh,

Rahem, Rahem, Rahem.

 

Aies Pitié, prière d'être clément,

Eternel notre D. sois clément

Sur le sort de ton peuple Israël, aies pitié

Et sur le  sort de ta ville Jérusalem

Rahem, Rahem, Rahem

 Sur le sort de Sïon le site de ton Honneur

Et sur le royaume de ton messie David

Et sur le Grand et saint Temple

Rahem, Rahem, Rahem

 

Glossaire : Rahem *, aies pitié, sois clément.

 RAHEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEM......

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

sab 27/04/2009 15:36

bravo à l'auteur de ce récit très émouvant et toda à Camus de nous l'avoir fait découvrir

b 27/04/2009 16:51


Merci chère Sab.
 
La chanson "Rahem" version black

Beaucoup ont aimé cette version de Rahem, sublie chanson de Yaakov Shwekey mais chantée par des juifs noirs :

http://it.truveo.com/La-chanson-Rahem-version-black-Juiforg/id/807079030


albert 15/04/2009 13:51

j'ai lu je suis a Hammamet.
J'ai encore prépare une très jolie histoire ACHEM KHANA ET OTTO.
Tu auras tout le texte après le BILLET.
Merci encore et bonnes fêtes à bientot cher ami.
RM

Camus 15/04/2009 13:53


Bon séjour à Hammamet,
Cher Ami Albert.
Merci pour le nouveau récit.
Hag saméah !


camus 13/04/2009 16:35

Bonjour chère Morgane,
Albert m'a écrit qu'il est en route pour Tunis.
J'espère qu'il a emporté son ordinateur portable. De toutes manières, je m'occuperai de ces écrits. Pour Rahem, je lui ai fait une surprise en l'éditant. Il ne connaissait pas encore OverBlog.
Je t'embrasse.

Morgane 13/04/2009 15:11

Shalom mon ami Camus
Tu vois c'est bien la fin que j'attendais à cette superbe histoire.....; Merci de m'avoir fait rêver c'était fabuleux!!!
gros bisouillous

camus 12/04/2009 19:49

Mon émotion a été grande en lisant ces lignes, cher Albert.
Mes félicitations.