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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 12:27

Par Albert SIMEONI

 

Paris le 8/3/2005.

Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent  constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.

Le BILLET III.

 

 

 

Pierre ressasse dans sa tête la rencontre de ce dimanche. Il revoit sa future bien aimée dans le fond de ses pensées et essaye de visionner toutes les images de  ce merveilleux rendez-vous dominical.

Les rencontres entre les deux jeunes gens deviennent de plus en plus  assidues jusqu’au jour où,  Pierre décide de présenter sa future fiancée à sa maman qu’elle connaît pour l’avoir prise dans ses bras, à sa naissance,  il y a fort longtemps.

 Aurèlie  avait préparé un bon dîner pour cette visite.

Elle est tout heureuse du choix pour son fils.

Adèle,  plus belle  que jamais,  est  très attentive aux paroles de sa  tante, durant le repas. Elle  la trouve plein d’esprit et  se remémore ce que sa maman lui avait dit avant qu’elle ne monte  à Paris..

 -‘…Tu verras ma fille, Aurèlie est une femme hors-paire, courageuse et surtout pleine d’esprit… !’

 La maman d’Adèle ne se trompait pas  car malgré son handicap, Aurèlie est  une vraie magicienne des mots amusants et des réflexions pertinentes, doublée d’un vrai cordon bleu…Ce qui fit dire à Adèle..

 -‘…Et bien, avec vous, une fois installés,  je ne sais pas si Pierre va aimer ce que je vais lui préparer… !’

-‘…Il aimera, même si cela ne n'est  pas à son goût, car je pense qu’il vous aime déjà… !’

 Pierre rougit. Il ne dit mot par respect pour sa maman.

Plus tard, Adèle et Pierre, comme tous les amoureux du monde,  échangent  leurs premiers baisers furtivement dans le patio de l’immeuble  au moment où Madame Hattab, la concierge,  sort avec son sceau et sa serpillière pour laver le carrelage cabossé du couloir….Ils sont surpris sous son regard…

-‘…Oh, faites comme si je ne suis pas là et d’ailleurs, je vais rentrer, j’essuierai plus tard, l’amour ne peut attendre… !’

Ils se mettent  à rire sur cette expression  toute  juive et méditerranéenne.

Elle se décide enfin,  après ces quelques journées de farniente d’aller à la rencontre de M. Elie, le frère de M. Meyer, fourreur à Paris dans le quartier du Sentier. Au n° 36. Son atelier de confection  se trouvait dans le fond d’une cour, facilement reconnaissable aux bruits des machines Singer. Adèle n’eut aucun mal à reconnaître l’endroit. Une grande enseigne,  posée au-dessus de la porte à deux battants, indique

‘…Etablissement ELIE LEÏBOVICI, FABRICANT DE FOURRURES…36 RUE DU SENTIER…PARIS 9 ième. TEL. 436 538…’

Adèle se présente donc, devant l’établissement et sonne. Elle répète l’opération une seconde fois, lorsqu’un Monsieur d’un certain âge se présente devant elle…

A suivre…

 

 

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

Camus 16/04/2009 18:04

Très émouvant !
On est tenu en haleine... Et ce violon !
Aïe, aïe, aïe Albert ! Hazak !

morgane 16/04/2009 15:52

Coucou Camus,
Je ne sais pas si je vais arriver à te laisser un message, car je vois à peine se que je suis en train d'écrire...... Over-blog merde j'ai l'impression.... Bon j'attends le quatrième épisode de cette histoire...
bon aprèm p'tit Camus
gros bisouillous