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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 19:24

Albert SIMEONI

 Paris le 8/3/2005.

 Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent  constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.

 Le BILLET V.

 

Adèle et Pierre sont à l’abri du besoin. Ils ont même fait de substantielles économies qu’ils placent en banque.

Le couple  fait part à l’aïeule de leur vœu  de changer une nouvelle fois d’appartement, au vu de leur futur et nouvelle situation…. La maman est désappointée par ce projet.

‘…Ne craignez rien, belle maman, nous n’irons pas bien loin, et vous verrez toujours vos amies… !’

-‘…Dans ce cas je suis d’accord, mais pas  loin du Métro de Belleville…. !’

-‘…Nous irons nous installer du côté de Télégraphe, nous avons une petite idée, et vous serez encore mieux installée. Nous aurons une baignoire  et des toilettes personnelles, plus une vue

admirable sur la rue de Belleville….Alors cela vous convient t’il … ? Puis il faut penser aussi au bébé, ici ce n’est plus possible…. !’

-‘…Je n’ai pas le choix Adèle, je vous suis, je suis si heureuse…Avec vous.. !’

-‘…Nous aussi, et je suis fière d’avoir une belle-maman comme vous… !’

 Edouard- Dédé, un joli garçon  naquit donc en 1940.

 C’est la guerre.

 Les évènements se précipitent et les Allemands envahissent la France. Paris est occupé.

Les Allemands sont partout. Le haut commandement allemand  réquisitionne certains bâtiments pour installer leurs sbires. La police nazie commence sa traque aux juifs avec la complicité  de certains  collaborateurs français. Des milices  françaises, sous les ordres de la gestapo, sont chargées de la surveillance de Paris et de sa couronne. Petit à petit, les nazis tissent leurs toiles et s’infiltrent de partout.

 Quelques semaines plus tard, la capitale est  sous  la coupe des ‘fritz’.

Les premières rafles avec  leurs convois de malheur et de  misère commencent dans certains quartiers de Paris. Les Parisiens,  peu habitués à ce genre de vécu,  prennent peur et leur mal en patience. Le rationnement dans la capitale encourage le marché noir.

Les juifs sont obligés de porter l’étoile jaune et les dénonciations  commencent. La peur du voisin s’installe partout.

Paris vit les  heures les plus sombres  de son histoire. La ligne de démarcation coupe la France en deux, jusqu’en 1942, comme on le sait. Elle  sépare le nord du sud, en passant par le centre. Ce qu’on appelle la zone libre.  Le gouvernement de Vichy est né   sous la présidence du Maréchal  Pétain.

 On ne compte plus les rafles et les regroupements d’individus dans des camps en région parisienne, la gestapo les reconnaît  comme étant des  ennemis à leur cause.

Les communistes et les juifs sont les premières victimes  à être déportés vers des destinations inconnues. La police de Vichy redouble d’excès bien au-delà qu’espèrent les nazis.

Pierre regarde, lors de ses longs trajets à pieds sur les voies, ces wagons plombés qui partent sous un dernier coup de sifflet  vers le centre de l’Europe. Il est sidéré par ce qu’il voit et entend, au point de se confier un soir à sa femme et à sa maman en ce mois de juin. Il ne comprend rien à toute cette délation qui  fait tache d’encre. Le couple apprend que toute la famille  Hattab,   la concierge  de son ancien logis et ses 5 enfants, tous en bas âges,  fut embarqués pendant une froide nuit,  avec quelques baluchons , dans des camions remplis de  concitoyens.

Fred, le cafetier avait fermé boutique, lui aussi déporté.

La chasse aux juifs prend sa vitesse de croisière et c’est par camions entiers que la gestapo, sous l’œil vigilant et consentant des miliciens à la solde des nazis,  les engouffre, avec  un  simple baluchon ou  une vétuste valise, vers ce qu’on appellera plus tard les camps de la mort.

Personne n’y croyait mais  le secret entretenu par les nazis était bien gardé.

Des groupes français de patriotes, sous l’impulsion du Général du Gaule, commencent à se former en réseau.

L’armée de l’ombre prend naissance, sous la forme de résistance à l’occupant. Elle fait son apparition dans les milieux communistes.

Les Parisiens sont sous pression. 

 

A suivre…

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

breitou 19/04/2009 18:22

Je suis revenu auprès de vous après une semaine dans mon cher pays la Tunisie.
Avec bien sur d'autres histoires que je vous enverrai par Camus entre autre un récit Achem ou Khana et Otto.
Lisez d'abord le billet.
Vous commencez à rentrer dans le vid su sujet et surtout vivre des moments assez pénible.
Moi, qui le connais très bien ce récit, je ne fais que le relire.

Merci à vous tous et à Fethi.

R.M

Camus 19/04/2009 21:34


Bienvenue dans ta maison Breitou.
Je vais bientôt faire un tour en Tunisie, moi aussi.


morgane 18/04/2009 20:18

J'ai juste oublié de te dire, je ne me lasse pas de cette superbe musique, rien que du bonheur!!
bisous

Camus 18/04/2009 20:28


Oui moi aussi.
Albert m'a demandé de be pas oublier la musique à chaque fois.
Bonne nuit,
Bises


morgane 18/04/2009 20:17

Ah ah, je vois qu'on entre dans le vif du sujet.... Cette partie de l'histoire qui me passionne, bien que remplie de chose horrible, mais je crois qu'il ne faut pas que ça tombe dans l'oublie, déjà par respect à ces milliers de morts pour rien, comme ça juste parce qu'ils étaient juifs, tziganes, communistes, etc.... Parce qu'un taré en avait décider ainsi.....
Merci p'tit Camus, vivement la suite
belle nuit à toi et aux tiens
gros bisouillous

Camus 18/04/2009 20:22


Bonne soirée Morgane.
Non on n'oubliera jamais.
Bon week end
Bisous.