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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 21:18

Par Albert SIMEONI


Paris le 8/3/2005.


Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent  constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.

Le BILLET VIII.


 

Pierre ne se déshabille pas. Il  décide d’aller  chercher sa femme.

Il se lève  en silence et s’en rien dire à sa maman, descend les marches des escaliers. Il fait juste quelques pas, dans la rue sous  la brume qu’une voix reconnaissable de femme   le hèle…

-‘…Pierre… ? Mais où vas-tu à cette heure ci.. ?’

-‘…Mais,  je viens  te prendre du commissariat.. !’

-‘… J’ai été retenue à cause d’une broutille, l’inspecteur  voulait savoir tout sur  monsieur Elie. Des pages de renseignements, et des tas de questions aussi idiotes les unes que les autres… ! Je suis resté d’abord plus de quatre heures à attendre et tu n’imagines pas le nombre de personnes qui stationnent dans le corridor… ! Enfin lorsque je suis rentrée dans le bureau de l’inspecteur,  je tombe nez à nez avec le fils  Morton, Jean-Luc,  tu connais son père, je  suppose… ? L’ancien commissionnaire divisionnaire  de la rue des Morillons… du 20 ième! Il est à la retraite aujourd’hui… … ? La meilleure de toutes les questions qu’il me pose, est ‘…A quel réseau appartenait vous… ? Madame Adèle… ?’ ‘…Simple question….’  Me dit-il…. ! Avec un sourire narquois… !’

-‘…Réseau ‘…Convention et liberté .. ‘ ! Lui ais-je répondu… ! Il sourit et rajoute  ‘…On ne connaît pas ce réseau et vous venez de l’inventer… ! Vous, vous croyez en mesure de plaisanter …Madame Berthier… ? ’ ‘…Que voulez-vous...!  Inspecteur… ! Cela fait si longtemps que l’on ne s’amuse plus  dans Paris… !’ Lui répondis-je… !’  Il me libère, après plus de cinq  heures sans rien retenir comme charge…. ! En me souhaitant une ‘ …Bonne délivrance… !’ Il faisait allusion  à mon ventre… !’

-‘…Rentrons…. ! Maman s’inquiète et le petit ne semble pas vouloir dormir… !’

-‘…Ce n’est pas tout, j’ai osé lui demander quand même de ce qu’il est advenu de mon patron….Elie Leïbovici… ! Il m’a dit qu’il était sur le chemin du Départ à Drancy vers une destination inconnue… ! Mais qu’il n’avait aucun pouvoir pour intervenir en leur faveur… ! ‘…Les juifs Madame Adèle sont   de la vermine, les Allemands nous en débarrassent… !Un nettoyage durable, je pense… !’ Mais il avait dit cela comme s’il était forcé de me l’avouer .. ! Devant son collègue allemand. Puis, en sortant, prétextant un oubli, il me souffle le nom d’un certain Monsieur Joseph…. ! Je n’ai pas compris …. !’

-‘…Tous les mêmes ces ignobles… ! M. Joseph, un juif roumain qui traficote dans les deux sens, je ne préfère pas m’adresser à lui…. ! Et le billet…. ? Ils ne sont pas tombés dessus… ?’

-‘…Il est dans la poubelle ton billet… !’

-‘…Comment ça dans la poubelle… ?’

-‘…Oui en bas dans la cave à ordures, bien caché, tu ne t’imaginais pas que j’allais le garder dans la maison… !’

-‘…Ah ok, tu es formidable Adèle… ! Je n’y avais pas pensé.. !’

-‘…Montons… ! Mais avant, allons chercher le billet… !’

Ils descendent dans la cave et Adèle, sous un rayon de  lumière blafarde d’une ampoule poussiéreuse, tire le billet  collé sous le fond d’une poubelle en fer.

Pierre cache le précieux document…

Une fois chez eux, Adèle ferme à double tour la porte.

Elle sert  son mari.

-‘…Demain, je vais aller à la recherche de cette dame Victoria… ! J’ai pris un jour de congé… ! Sans solde.. !’

-‘…Tu fais bien, mais je ne saurai trop  te recommander la prudence et où vas-tu cacher le billet… ?’

-‘..J’ai ma petite idée… !’

La nuit se passe normalement. Vers les 6 heures du matin, Pierre se lève,  prépare son café et se met au balcon ; sa tasse  entre  les mains. Il ouvre son paquet de clopes et  tout en donnant vie à sa dernière cigarette,  il  se met à contempler le BD DE BELLEVILLE…Il aperçoit les  balayeurs occupés  dans  leur besogne  tandis que les bus peu nombreux à cette heure là commencent leur noria matinale. De temps à autre, des voitures noires  passent à toute vitesse, en crissant des pneus aux carrefours.

Quatre  soldats,  sortis  presque ivres morts de chez Florette, la brasserie du coin,  chantent  en allemand à tue tête. Ils  gesticulent dans tous les sens sans tenir compte des gens qui dorment encore à cette heure là.  L’un d’eux sort son arme et prend pour cible une poubelle qui traîne par-là, elle  est criblée de balles sous les yeux  des commerçants ambulants qui regardent faire sans réagir ces parasites.

Adèle sous le bruit du coup de feu, sort en robe de chambre sur le balcon..

-‘…Encore un des ces conards qui s’amusent à prendre pour cible des poubelles vides.. !’

-‘…Tant que c’est cela…. !’

-‘…Je vais téléphoner à Monsieur Meyer…. !’

-‘…Prends tes précautions et surtout n’insiste pas s’il ne répond pas dans la minute qui suit.. !’

-‘…Je sais… !’

( Il apprendra que Mr. Meyer est parti en Israël.)

A suivre…

 


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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

Camus 23/04/2009 22:01

Bonsoir Morgane.
On va s'occuper de la suite.

Oh ! La la ! Je n'étais pas un jour et il y a 56 messages qui attendent.
Bonne nuit.

morgane 23/04/2009 19:14

Coucou p'tit Camus
ou la la, je crains pour notre couple.... après l'arrestation d'Adèle.... Bon je n'ai plus qu'a attendre la suite
douce nuit @ toi et aux tiens gros bisouillous