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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 10:50

Par Albert SIMEONI


Paris le 8/3/2005.

Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent  constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.

 

 

 

 

Le BILLET IX.

Pierre s’allonge sur son lit tout habillé, attendant la bonne heure pour remplir cette première mission.

Il tire  de son portefeuille le petit mot pour bien relire ses quelques phrases. Il ressent après chaque  petite lecture, un calme absolu devant ce bout de papier manuscrit qui va  lui faire découvrir sa destinatrice. Pierre a surtout l’impression  de se rendre  pour une fois utile à autrui, d’autant plus que les paroles de son défunt père reviennent  souvent dans sa mémoire…..

 

-‘…Vois- tu mon fils, je ne suis peut être  pas trop instruit et ce que je fais ne demande pas beaucoup de prouesse, ni d’adresse, cependant  il y a une chose dans la vie que tu ne dois jamais oublier ou te dérober ; celle de rendre service à autrui sans connaître sa  raison,  origine,  race, religion ou situation….. ! Fais le sans réfléchir… ! Tout est inscrit quelque part, les bonnes et les mauvaises actions, comme on le dit chez nous ‘ Rien ne se perd mais tout se retrouve…’ Ce n’est pas moi qui l’ai inventé mais ma maîtresse d’école… ! Pierre… ! Tu vois mon fils, ces deux lignes parallèles d’acier, là bas,  qui ne se rejoignent jamais  et bien si un jour tu peux les réunir alors fais le, soulève les montagnes dans certains cas sans trop y réfléchir… ! Tu comprends mon fils…… ?’

 Pierre hochait la tête en signe d’approbation. 

Pierre, attentif aux conseils de son sage de père, a été  durant  toute son adolescence et encore aujourd’hui, mu par ce sentiment de solidarité et d’amour envers son prochain.

Il s’assoupit un instant en oubliant le papier sur sa poitrine.

Adèle le lui range dans son paquet de cigarettes vide …Puis, elle laisse son mari assoupi pour aller faire quelques courses,  en bas de chez elle.

Pierre,  une heure plus tard, se lève, embrasse sa maman et son fils. Il  descend sous la grisaille de Paris, les marches de son appartement.

Il prend le métro vers les 10 heures, pour descendre un quart d’heure plus tard, du côté de la station  Ourcq.

Dehors, il relève le col de son par-dessus et trottine pendant une bonne demi-heure tout en se renseignant sur la rue des Annelets. On lui indique la rue des Solitaires. Quelques instants plus tard, il se retrouve sur la bonne voie. Il tombe pile poils sur le numéro...18…Une brasserie s’y trouve et juste à côté une porte de couleur verte. Il rentre dans le bar tabac et commande un café et un paquet de ses cigarettes favorites. Il jette l’autre par mégarde, tout en le froissant.

Il règle la note et se retrouve dehors. Il pousse la porte de l’immeuble et vérifie les noms sur la boite aux lettres, une fois à l’intérieur, mais déçu, il ne trouve pas   de nom sous Victoria.

Il avise la logeuse qui ne connaît pas de pareil nom ou prénom dans l’immeuble.

Il prend son mal en patience et décide de frapper aux portes des appartements.

Il commence par le rez-de-chaussée et la réponse est la même, personne ne connaît ce prénom. Au second étage  idem et il arrive enfin au troisième. Il se hasarde à taper, à la première porte du palier. Une dame, la quarantaine  jette un coup d’œil par son judas. Pierre devine sa présence…

-‘…Pardon madame, je cherche une dame …. ! Une certaine  Victoria… ?’

-‘…Je ne connais personne qui porte  ce nom là, monsieur, la logeuse a dû vous le dire….,’

-‘…Elle me l’a dit en effet mais je tente qu’en même ma chance… !’

-‘…Voilà, est -ce tout… ?’

-‘…Je suis démoralise, je ne sais pas quoi faire… ! Il faut que je la trouve, ne pouvez pas me renseigner.. ? Je vous en prie… ?’

-‘…Puisque je vous dis que je ne connais pas cette personne comment voulez-vous que je vous aide…. ?’

-‘…Il s’agit de quelque chose d’important pour moi… !Et pour elle aussi…. !’

Elle consentit à ouvrir la porte tout en laissant la chaînette de sécurité accrochée à son écrou.

‘…Je m’appelle Pierre… ! Pierre Berthier… ! Je dois rendre un grand service à une jeune personne qui n’est sans doute plus là…! Du moins je le pense…. !’’

A suivre…

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Published by Camus - dans littérature
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