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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 14:13


Par Albert SIMEONI

 

Paris le 8/3/2005.


Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent  constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.





 

Le BILLET XIV.

 

-‘…Heil Hitler… ! Bonjour Arnaud, alors où en sommes nous, la Kommandantur vient de me prévenir qu’il va y avoir des punitions parmi vos collègues, elle pense que certains parmi vous sont de mèches avec les maquisards...!’

-‘ …Nous attendons la grue, elle arrive dans deux heures… ! Spécialement pour réparer.. !’

-‘…Bien… !’

-‘…Je vous présente Pierre, le surveillant des ballasts… ! Il reprend son travail aujourd’hui pour les aider dans leurs tâches… !’

-‘…Enchanté Monsieur Pierre… ! Bien, la Reichfuhrer a besoin d’hommes comme vous,  dévoués... Au ReicHHHH…! Pour notre noble cause… Monsieur Pierre… ! Il faut en finir au plus vite avec cette racaille bonne à cuire… !’

 

Pierre et Arnaud écoutent sans rien dire…

 

-‘…Bon, je vous laisse, demain les trains doivent repartir,  si vous avez des problèmes d’intendance faites-le moi savoir… !’

-‘…Je pense qu’après  demain tout sera réparé.. ! Field Maréchal.. ! ’

 

Le gradé sort en tournant ses pas et en saluant Hitler...

 

-‘…C’est lui ton chef… ?…Tu lui demanderas combien pour la famille Leïbovici.. !’

-‘…Une fortune… !’

-‘…Je m’en tape… ! Tu lui parleras ce soir… !’

-‘…Ecoute,  demain je verrais plus clair.. !’

-‘…Je compte sur vous Chef… ! Tu me donneras la réponse demain matin… !’

-‘…Une fois, la famille  libérée que comptes -tu en faire… ?’

-‘…Je leur ferai passer la frontière … !’

-‘…Les faux papiers...? Qui va te les fournir. ?’

-‘…Toi, tout sera compris dans le prix… !’

-‘… Je risque ma vie… !’

-‘…Tu ne risques rien, lorsqu’on est résistant,  on court tous les risques et surtout,  n’oublie pas que tu sauveras l’humanité tout entière sans que tu le fasses gratuitement… ! Chef… !’

 

Pierre relate les évènements du matin à sa femme. Elle est subjuguée par le sans gêne de son mari et à sa manière peu cavalière d’intervenir. Elle ignore ce tempérament frondeur de son époux qui frise l’héroïsme. Elle s’approche de lui et lui prend la main qu’elle porte à son ventre…

 

-‘…Pierre… ! Touche, il remue notre second… !’

-‘…Je souhaite et j’espère qu’il sera l’enfant de la liberté… !’

-‘…Il le sera par la volonté de D ieu… ! Je voudrais surtout qu’il ou qu’elle te ressemble… ! J’admire ton courage et tes démarches ….Au cas où il te demanderait une forte somme d’argent, je demanderai à mes parents de nous aider… !’

 

  Aurèlie… La maman.

 

-‘…Je veux, si vous ne trouvez aucun inconvénient, contribuer pour  une partie de la rançon… ! Ils ont  été si braves avec vous, Adèle… !’

 

Pierre et Adèle restent sans voix…

Adèle s’approche de sa belle maman..

 

-‘…Pour le moment, nous ne savons rien, attendons ce qu’il va nous demander et puis nous verrons, nous prendrons nos dispositions… !’

 

Pierre est rassuré. Il espère que son chef lui apprendra la bonne nouvelle dans un court terme. A moins d’un imprévu majeur.

 

Au petit jour, il se lève sans faire de bruit, jette un coup d’œil à sa montre. Il est 6 heures du matin. Il se presse pour s’habiller. Il  ne déjeune pas. Adèle est réveillée..

 

-‘…Si tu as quelque chose, téléphone chez Madame Lebrun… ! Je pressens une bonne nouvelle Pierre.. !’

-‘…Je prie de tout mon cœur pour eux… !’

-‘…Que D ieu t’accompagne… !’

-‘…Il le fera au moins pour Elie et sa famille… ! Je te dirais ‘… Une hirondelle fait le printemps… !’

-‘…Bien, je m’en souviendrais… !’

 

Il prend en cours de route un croissant chaud au beurre et s’engouffre dans le Métro. Adèle quelques minutes après le départ de son mari se lève,  et prend son fils  Edouard qui se met à gémir. Elle lui donne son biberon et le berce tout contre elle.

 

A 17 heures, Pierre, à la fin de son service,  se rend, piaffant d’impatience, au bureau de son chef…

 

Arnaud est assis derrière celui là…

 

-‘…Il demande 1500 frs…. ! Presque une fortune… !’

-‘…Pour quand… ?

-‘…Pour dans trois jours, il a déjà donné des instructions pour les parquer quelques temps au camp… !’

-‘…En réservation, comme du bétail qu’on sauve de l’abattoir… ! N’est ce pas Arnaud.. ?’

-‘…Oui si tu le penses comme cela… ! Je n’ai plus d’état d’âme Pierre… !’

-‘…Tu n’as plus d’âme du tout… ! Tu  veux dire….. !  Normal à force de voir, on s’y habitue.. !’

-‘…Bon, peux-tu les avoir… ?’

-‘…Après demain matin ici, tu les auras, sans faute.. !’

-‘…Tu auras des instructions… ! Où vas-tu les loger… ?’

-‘…Chez moi, il y a plus de cinq chaises vides et autant de lits… ! Nous dormirons par terre ma femme, maman, le bébé et moi….Durant tout leur séjour… !’

-‘…Bon, je vois que tu es très motivé par cette mission en vérité… !’

-‘…A défaut de combattre,  autant sauvez des vies… !’

-‘…L’Opération s’appellera ‘…BALTAZAR…. ! Une fois sortit du camp, ils seront embarqués dans une voiture,  une estafette, qui les déposera à la gare du nord, sur les marches…. ! A 6 heures piles du matin… ! Tu ne bougeras pas tant que tu ne les vois pas … ! Tu seras prévenu par un de nos gars la veille pour confirmation… ! Puis tu  remettras une partie du   fric dans une enveloppe cachetée… ! Au chauffeur…. ! Dés qu’ils seront en sécurité chez toi, tu compléteras le reste… ! ’

-‘…Ok… ! J’ai pris  note. Je serai absent durant trois jours, la semaine prochaine, j’ai le mariage d’une cousine à Marseille, je serai là  samedi prochain en 18 mars… ……. !’

A suivre….

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

albert 30/04/2009 12:43

SUR LE BILLET.

Le Billet à son début,,ne comportait que dix pages soit 10 chapitres.

Puis, l’inspiration aidant, il est passé à 33 chapitres.
Le hasard a voulu que pendant l’écriture de cette narration imaginaire, je tombe sur un reportage où l’on parle du Père DESBOIS, je crois.

Un prêtre qui parcourt l’Europe à la recherche de charniers, ces fosses anonymes où sont enterrés pêle-mêle des victimes juives victimes du nazisme dans le seul but de donner une sépulture descente à ces défunts.

J’ai par la suite,étoffé le récit à mesure que j’avançais, en mettant plus en valeur les personnages centraux Pierre, puis sa femme et sa mère.

Il y a une raison à cela.
Généralement, l’écrivain ou le scribouillard comme moi qui aligne ses mots avec beaucoup de fautes d’orthographes, ne fait pas les choses par hasard.

Souvent, il fait une transposition, entre son héros et un parent, père, mère, grand père ou grand mère. Il s’inspire surtout aussi de l’ambiance familiale dans laquelle il a baigné durant son enfance et surtout de son environnement.

Berthier ressemble par son coté humain à mon défunt père presque illettré mais Ô, combien génèreux, serviable, aimant, solidaire magnanime et surtout toujours disponible pour ses membres et pour autrui.

Bien qu'ils soient fervent chrétiens, la foi n'ayant pa d'identitè, ils ont mis cette grande charitè dans une grande Misstva. Sans aucune arriéres pensées. Avec un pur sentiment de noblesse.

Pierre trouve en Adèle, le caractère de ma maman, charitable et courageuse.
Adèle comme vous pouvez le lire partage avec foi et respecte les convictions de son jeune mari qui ose, un Pierre sans peur, que rien ne rebute.

Cette complicitè fait d’eux, un couple, en tous points complémentaires.
La belle- mère partage avec eux ce sentiment du don de soi au point qu’elle y concoure sans rechigner. Là c’est MEIHA, ma grand-mère dont sa disponibilité autrefois lui a valu le respect de ces enfants et petits-enfants.

Madame Berthier, mère, bru et grand-mère, veut participer au sauvetage de cette famille juive qui a fait du bien pour sa bru au point de se dépouiller de ses qqs biens personnels.

Nous baignons dans un climat d’une grande générosité humaine.

Tous mes récits dont certains ont étè lu par CAMUS autrefois vont dans le sens de la condition juive à travers mon époque.

Né presque indigent,enfant de l'O.S.E(Oeuvre de Secours pour l'Enfance) j'ai encore l'arrière saveur de cette tranche de pain badigeonnée à l'harissa, celle de mon enfance goulettoise, qui a fait de moi dans mon adolscence et sans doute le près- vieil homme humble et du partage encore aujourd'hui

Bien à vous tous.
R.M.

albert 29/04/2009 20:58

Hitchkok...? Certes mais sans les oiseaux.

Camus sait que je suis un canari...Ahaahah...

Par respect pour le Webmaster et afin de ne pas, comme on dit 'phagocyter' cet espace, je me suis entendu avec Camus pour lui envoyer, à plus ou moins longues échéances d'autres récits qui vous passionneront autant que le BILLET.

Ne perdez pas de vue, que ce récit est imaginaire.
Mais qui apparemment vous introduit dans un espace temps d'un passé qui malheureusement fut réel et que nous souhaitons PLUS JAMAIS CA.

La progression du suspense dans ce modeste récit que je relis avec autant de plaisir chaque fois que j'ouvre ce bloc, va crescendo. Puis il va se terminer en apothéose.

Donc restez à l'écoute et faites participer vos amis dans la lecture de cette narration.

Bien à vous.
R.M.

Albert Abraham Breitou.

Camus 30/04/2009 08:45


Asfour Canalo ?


Camus 29/04/2009 18:09

Bien sûr Sab et toda, Albert va nous envoyer la suite.

sab 29/04/2009 15:45

j'attends la suite avec impatience, bravo Albert

Camus 29/04/2009 18:18


El vient der suite.
Albert travaille vite. Et il te remercie.


morgane 29/04/2009 10:20

Coucou Camus,
Je suis d'accord avec Albert tu fais durer le suspens, c'est pas gentil...... (rire)
J'aime beaucoup la phrase, notre second sera un enfant de la liberté....
belle journée à toi
gros bisouillous

vons passé un e belle journ 29/04/2009 17:26


Nous avons en effet passé une belle journée
chez notre fille, avec nos petits enfants, à Séroth.
Rires avec les petits enfants...
Barbecue, belle table, bon vin, salades...
Poiur kLE BILLET XIV, c'est vrai Albert tu tiens de Hitchkok.
Bonne souirée.
Bises.