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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 12:48
Paris le 30/05/2009.

BREITOU SUR LA SCENE DE HORIZON. '

...Bonsoir, mes amis, Comme vous l’a déjà annoncé Monsieur Albert, je reprends un peu ce que je sais faire. Donc sans trop palabrer, je vous présente un autre cas d’une maman qui sans doute appartient au passé. Celles d’aujourd’hui, ayant retenues, les incohérences de leurs mamans sans doute, sont beaucoup plus intelligentes, cultivées et surtout grandes préservatrices du bonheur de leurs enfants A notre époque. Albert a poussé bien loin ce caractère d’une maman qui fort heureusement n’existe pas car je ne vois pas comment une mère peut être égoïste à ce point.
Et si elle a existé… ? Quelque part sans que l’on sache…. ???? Me voici donc dans ‘…..Une maman exceptionnelle…. !’

Distribution  :
Edgar Hassan…….. Le fils………..Joué par Vivi Bouahnik.
Juliette Hassan……La maman……Jouée par FANFINA.
Georges Hassan…...Le cadet………………Joué par Alan.
Joseph Hassan……..Le troisième………..Joué par Camus.
Victor Hassan……...Le papa……………….Joué par Braham.
Alain Hassan…….....Le dernier…………...Joué par Meyer.
Marcelline Benisti…La copine de Alain…..Joué par Jacquie.

ACTE PREMIER. Scène 1.

 Elle avait le sens du devoir. Elle avait même bien plus que le sens du devoir, l’art d’aimer ses 6 garçons qu’elle portait aux nues. Ils étaient sa vie, ils étaient presque ses esclaves sur lesquels, elle reportait sur eux son autorité sans faille. Son affection doublée d’un grand amour étouffant.

Elle les avait éduqués à sa manière et aucune ombre au tableau ne pouvait venir obscurcir ses biens car ils étaient ses biens, sa grande propriété sur laquelle elle régnait d’une main de fer. En parfaite Reine dont le regard inquisiteur éloignait toutes prétendantes futures.

Le premier Edgar, eut la saugrenue idée de convoler en justes noces vers l’âge de ses 28 ans. Une gentille fille issue de famille modeste presque sans défauts. Mais pleines pour sa maman. Maman Juliette fit tout pour la rendre ‘noire’ aux yeux de son fils. Mais Edgar amoureux, passa outre les délires de sa génitrice et se maria sans son consentement.

Elle jugea que ce fils ingrat ne méritait aucun honneur, elle décida donc de ne pas s’inviter à la noce et interdit même à ses autres garçons d’y participer. Le mari en fit de même. Edgar heureux bien plus qu’Ulysse dérogea enfin à la règle la plus rigide qui soit d’une maman dominante qu’aucun scrupule ne pouvait arrêter. Edgar pour échapper à ce carcan, prit la décision de fuir.

Avec sa nouvelle épouse bien loin, il alla s’installer aux Etats-Unis. Mais même là, sa maman le harcelait par ces coups de fils au point qu’Edgar prit la décision qui s’impose, changer de numéro de téléphone pour vivre son idylle. Deux ans plus tard, se fut le tour du cadet. Là aussi le même scénario se produisit comme avec le premier. Georges prit la poudre d’escampette et s’éloigna de la bonne maman, bien loi en Israël. Il ne donna plus de ces nouvelles. Joseph le troisième préféra s’enrôler dans l’armée afin de prendre du recul.

 Il s’était dit qu’il valait mieux être sous les ordres d’un adjugeant, que sous les jérémiades quotidiennes d’une mère à qui rient ne manquait. Il fit carrière et s’installa dans les iles polynésiennes. L’air y est meilleur et les filles en grand nombre.

ACTE I Scène II.

L’âge du quatrième arrive et bien sur, il est en âge de prendre épouse. Il mit deux ans pour dévoiler son projet à sa maman qui poussa des hurlements de terreur.

‘…Oui.. !’ Dit t’elle enfin mais à la seule condition d’habiter juste à deux pâtées de maison. Heureux d’avoir enfin la permission de sa maman, il prit épouse mais dérogea à la condition, le couple s’installa à l’insu de sa maman dans une autre grande ville, distante de mille kilomètres. Mais là encore la distance ne découragea pas la maman qui s’imposait tous les trois mois par sa présence et imposait surtout à la belle fille les belles manières et ses conseils jusqu’au jour où la belle fille sous le coup d’une grande colère avorta de son premier enfant. La maman fut chassée comme une malpropre et ne remit jamais plus les pieds chez ce quatrième fils.

Le cinquième bien averti des déboires de ses frères et du comportement de sa maman se fit marin. Bourlinguer à travers les mers dans différents navires afin de vivre la liberté, celle qui n’avait pas sous le toit de ses parents. Le sort du tout dernier Alain fut pitoyable, malheureux. Il était sous son emprise et l’absence de ses frères le rendait très vulnérable sous les ordres de maman qui surveillait tout.

Son courrier, ses appels téléphoniques, ses sorties, ses fréquentations. Elle fouillait même ses poches lorsque son fils roupillait à la recherche d’une adresse ou d’un biller doux. Un jour, elle reçut un coup de fil, d’une demoiselle prénommée Marceline. Elle se fit curieuse et elle apprend qu’elle est la petite amie de son dernier fils. La catastrophe allait mettre le bordel chez elle, se dit t’elle. Elle se fit toute douce tout en ayant à l’esprit de lui mener la vie dure au cas où Marcelline projeterait de lui voler son dernier enfant, celui qui était sa béquille à 60 ans.

Elle va user de stratagème envers son fils et surtout le décourager pour annihiler tous projets de mariage parce qu’après ses expériences elle avait compris qu’il ne lui été pas possible de vivre seule son veuvage, il lui fallait au moins prés d’elle un fils/époux. Sur lequel, elle trouverait son équilibre. Reposer sur lui ces dernières années de solitude. Et sans doute mourir dans ses bras et pas dans un lit anonyme d’un hospice mal entretenue. Surtout que l’on meurt plus vite dans ce genre de mouroir si bien soit t’il. Toutes les fois, qu’elle appréhendait une sortie nocturne de son fils, elle disait qu’elle se sentait mal.

Son cœur. Et bien sur, elle haletait pour mieux apitoyer son André qui dans pareille situation ne pouvait se permettre d’aller flirter d’avec sa fille. La santé précaire de sa maman vaut mieux que d’aller rencontrer ‘cette étrangère’ comme le dit sa maman. Elle alla même se faire prescrire des médicaments pour son cœur alors qu’elle ne souffrait de rien. Histoire d’apparaitre aux yeux de son fils comme gravement atteinte. Elle est cardiaque virtuellement. Mais en réalité ‘GHOULLA KIF EL TCIR (forte comme l’acier).

A la maison en sa présence, après son travail, elle haletait tout en faisant semblant de perdre l’équilibre. Un scénario à répétition qui faisait quand même douter son intelligent de fils qui pour se rassurer prit enfin la décision d’en parler à son médecin traitant qui lui apprend que sa maman n’est pas prête de faire un infarctus dans les 30 années à venir.

‘..Mais la béquille alors… ?’
‘…Elle lui tient seulement compagnie… !’
‘…Et moi alors… ?’
‘…Vous vous lui tenez compagnie comme une seconde béquille… !
’ Donc, sa maman lui jouait la comédie. Il décida d’en faire autant. Deux comédiens jouant la maladie, c’est un marrant. Il ne se leva pas le lendemain pour travailler et commença à se plaindre de malaises. La maman se fit rassurante et lui prodigua ses bons soins. Le lendemain, voulant se lever, il trébucha et s’allongea sur le tapis.

La maman prit peur et alerta le SAMU au vu de la figure pale de son fils.

Acte I Scène III.

Il bavait en plus et clignait de l’œil. Le diagnostique tomba comme un couperet. Son fils présentait des troubles émotionnelles. Elle ne saisit mot de ce résultat. André retrouve sa chambre et demande à parler à sa copine. La maman fit la moue mais consenti à la chose. Elle se mit derrière la porte pour écouter la conversation.

 ‘…Marcelline, je suis au plus mal, je vais surement mourir mais je veux que tu saches combien je t’aime… !
’ Il se mit à pleurer. La maman tjs à l’affut sorti un mouchoir encore sec. ‘…Tu sais combien j’aime maman et jamais je ne lui ferai de mal mais hélas, je pense qu’elle va avoir très mal le jour où je partirai parce que mes troubles émotionnelles sont graves. Une trop forte contradiction peut m’emporter au loin, au paradis sans doute… !
’ Le mouchoir de la maman commençait à prendre l’eau.
 ‘…J’aimerai tant la rendre heureuse si je convolais avec toi, elle aura au moins la satisfaction de voir et de jouer avec mes enfants, ses petits fils… ! Hélas, je pense qu’elle ne les verra jamais… !’

 La maman à ces mots prit une serviette pour éponger ses larmes. ‘…Moi qui rêve tant de la voir heureuse, avec nos bambins sur ces genoux, tu t’imagines un peu, elle sera chez nous à s’occuper d’eux, à les bercer, à les nettoyer de temps en temps… !’ C’est un drap qui sert de mouchoir à présent pour sécher les larmes de la maman très vulnérable et presque au bord de la syncope. ‘

…Tu viendras à mon enterrement si je crève à la force de l’âge… ? Je voudrais que tu sois là pour réconforter maman qui ne t’a jamais vue mais qui si elle te voyait changerai du tout au tout… ! Tu le veux bien ma chérie… ?’

La maman n’y tenant plus, se mit à gémir. Son fils se lève et bien sur la releva. ‘…Maman chérie, qu’est ce que tu as… ?’

‘…Ecoute, demain tu me présentes ta copine, je veux la voir et surtout ne pense plus à moi ok… ! Fais ce que ton cœur te commande moi je suis en très bonne santé et je voudrais te voir heureux… ! Le lendemain ce fut chose faite. En réalité, André n’avait eu personne au bout du fil la veille, mais sachant sa maman curieuse, qu’elle allait surement écouter à sa porte, il lui joua la belle comédie qui fini bien. Et oui, ils eurent bcp d’enfants qui jouèrent sur les genoux de leur mémé.

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

Vivi Il diavolo 03/06/2009 17:45

Tiens bravo alik Al, moi qui voulait toujours aller aux Amérique ?
Je me retrouve la bas malgré moi.
Vouloir plus que çà serait tirer le diable par la queue.
Surtout ne me fait revenir sous aucun prétexte?
Si la maman veut ? Elle n'a qu'à venir elle même.

Camus 03/06/2009 19:33


Saha Vivi ! Tu as eu le beau rôle, tu as te faire des relations là-bas
 avec Condolissa et Obarma, Hilary et Bill.
La prochaine fois c'est mon tour de voyager.
A Pigeon voyageur salut !