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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 21:01
Par Albert Siméoni

Acte II Scène IV

‘...Nous allons croquer du cafard...!’
Et de lui offrir huit bestioles vivantes. Le petit ne peut refuser car la faim le tenaille.
‘...Je vais épier par le soupirail si dés fois, il n’y aurait pas quelques détritus encore comestibles... !
En attendant de te servir portes cela à ton cou, j’en ai deux, un shadai (petit insigne juif gravé au nom de D ieu) ils appartenaient à mon grand père paternel Isaac, ca te protégera... !’ ‘...C’est Achem... ? Haï*
Il est beau Khana ... !’

Six mois se sont écoulés depuis que le jeune Otto est apparu dans la cave. Il partage la misérable chambre de sa jeune amie ainsi que les rares subsides que leur offre le quotidien. Elle est à ses petits soins. Elle trouve en lui surtout une compagnie et un jeune frère que le destin a réuni un soir de 1943, en attendant de retrouver sans doute un jour sa famille malgré sa grande appréhension. Par son judas, elle surveillait toujours la rue en espérant de la voir apparaître.

Dehors, les bombardements ont diminué d’intensité. Quelques rares survivants l’air hagard déambulent parmi les décombres à la recherche de nourriture. Un grand calme règne dans cette ville morte. Ainsi s’écoule le temps, ces temps de la peur où la mort rode sans discontinuer.



A suivre...

***
Haï * : 

Ce symbole, généralement aperçu sur des colliers et autres bijoux et ornements, est tout simplement le mot hébreu « Haï » (vit). Le mot « Haï » s’écrit en hébreu avec les lettres Het et Yud. Chaque lettre en hébreu a une valeur numérique, Het étant égal à 8 et Yud à 10. Ainsi, la valeur numérique de Haï est 18. Les dons faits à des oeuvres de bienfaisance le sont généralement par multiples de 18.



 A Suivre...

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

Marcel (Fafouin) 02/08/2009 13:39

Bon Matin Honorable tout Camus,

Grands mercis pour cette Scène du Hai !

'En Attendant de les "Bouffer" ("Cafards"), prends un Shadai à ton Coup" !

"Grands mercis, nous faisons, maintenant partiEs de la Même Famille" !

Et, du Judas, les SurvivantEs quêtaient de la "Nourriture" ! - 2 août 2009 / 12 av 5769 -

Camus 02/08/2009 17:06


Très Honorable Marcel,

On a le cafard (on est triste) quand on ne trouve plus de quoi mamger, à par  les cafards. 

Hachem aidera ses enfants Khana et Otto qui essayent de survivre avec  la grâce de Hahem.

2 août 2009 / 12 av 5769 -


vivi il diavolo 01/08/2009 22:30

La pauvre elle qui était occupée a ne pas flancher ? La voilà a partager ses cafards.
Il est dit chez nous: ezouaan yekel l'ahzor.
L'affamé mange des pierres

Camus 02/08/2009 17:10


Oui on a le cafard, quand il ne resye plus rien à manger !

2 août 2009 / 12 av 5769 -