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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:57
Otto et Khana, acte IV, scène V
Par Albert Siméoni





 

Leur regard parle. Sans s’affronter. Il parle de ce qu’ils ont vécu, et endure. Il parle de cette condition humaine qui fait d’eux aujourd’hui des privilégiés. Un homme et une femme libres sortis de l’enfer de Dante, sortis des décombres de la terre, presque faméliques,  sortis du caveau, échappés de la mort qui pesait sur eux. Des ressuscités  bien vivants.

Les rescapés de l’enfer.

 

Ils n’osent se prendre dans les bras tellement l’émotion les étreint.

 

‘...Otto... !’

 

Enfin, elle s’avance lentement vers lui.

Elle se colle à lui et  caresse sa nuque.

Elle le serre dans ses bras.

 

‘...Non,  David,  Khana... !’ Lui dit t’il.

 

Khana lui prend avec une extrême douceur son  visage entre ses mains et dans un geste infini de  tendresse que seules les femmes savent le faire,  elle porte ses lèvres sur ses joues. Sa barbe glisse sur les siennes. Leurs larmes ne font plus qu’un grand filet  commun d’eau salée inondant les cheveux de l’une et la barbe de l’autre.

Les deux anciens compagnons de misère mais  retrouvés  sont réunis sous les regards des curieux qui assistent à une scène sortie d’un opéra tragique.

 

Durant tout le parcours qui les conduisait à son hôtel,  David  très volubile raconta tout le restant de sa vie. Il se converti au judaïsme vers l’âge de 20 ans avec la bénédiction d’un Rav libéral.

 

Il fit sa Mila et sa bar mistva en présence de ses amis de collège.

 

Khana l’écoutait avec béatitude, avec admiration, pendue à ses lèvres.  Elle buvait toutes ses paroles qui dégoulinaient de sa voix tendre et suave comme une source limpide et intarissable. Ses mots résonnaient dans ses oreilles comme un carillon de fête à la sortie d’un office religieux.

 

‘...D’abord, tu m’a fais aimer Achem autrefois,  dans ces jours d’obscurité. Ensuite, je n’ai plus cessé d’aimer et LUI et toi... ! Khana... !’

 

Elle prit tendrement ses mains qu’elle porta à ses lèvres en signe d’amour.

Khana Steinberg devint Madame Rosenberg dans le  courant de l’année 1966.

 

 



Durant l’office religieux qui fut d’une grande intensité, la chanson RAHEM,

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Published by Camus - dans La Shoa
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commentaires

Marcel (Fafouin) 09/08/2009 18:23

Bon Midi Chalom Honorable tout Camus,

Grands mercis pour les Retrouvailles des "RescapéEs des Enfers" ainsi que pour Yerouschalayin of Gold !

Des "RescapéEs" maintenant libérées de la Misère Noire; une LIbération les Conduisant à Mendelsshon March Chalom !

Vive Hachem qui, les Aimant, les Khana et david Rosenberg) Font, désormais, s'aimer et devenir un Seul Couple, Unique au Monde !

Amitiés Solidarités Frérot camus chalom ! - 9 août 2009 / 19 av 5769 -

Camus 09/08/2009 18:40


Bien sûr et ils n'ont plus le cafard, mais ont retrouvé Cafard.

Amitiés Solidarités Frérot Marcel :

chalom ! - 9 août 2009 / 19 av 5769 -


Camus 09/08/2009 16:20

La fin passionnante d'une histoire émouvante, après une enfance fascinante, sous la menace des
soldats Allemands de la seconde guerre monsdiale.
Que le nom Du Seigneur, Hachem soit loué.