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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 20:19

Acte IV Scène II

 

Par Albert Siméoni

 

 

‘...Cela se peut-il que le destin, que Achem me fasse vivre un tel événement... !’ Conclut-elle avant de sécher maladroitement ses larmes.

 

‘...Il se le  pourrait Madame Steinberg, il se le pourrait et vous savez,  autant vous le dire,   mes parents étaient  juifs polonais déportés, brulés, réduit en cendres aussi, mais j’ai lâchement détourne ma foi au profit de ma carrière... ! Continuez sur la voie que Achem vous a tracé car au bout de ce chemin, votre bonheur se trouve... ! Je suis certes respecté, honoré par mes pairs, et j’ai tellement jugé avec lassitude parfois. Ce dont je suis sur cependant  c’est qu’à  mon  dernier jugement, je ne pense pas que  Achem sera magnanime envers moi... !’

‘...Il le sera Maitre... ! Il le sera... !’


 

 

 

Khana et le Doyen se quittent. Elle retourne au New Jersey dans son grand pavillon qui donne sur l’océan.

Khana est fixée à présent sur ce jeune, brillant et engagé avocat.

Elle  va connaître des nuits blanches avant ce rendez-vous fatidique. Son passé a ressurgi. Elle qui l’occultait, le voilà venir la frapper de plein fouet des années plus tard alors que rien ne laissait présager une telle croisée de chemins. Son ancienne cave est remontée à la surface de sa mémoire encore ouverte par ses stigmates impossibles à refermer.

 

Son Otto était son DAVID.

 

Le destin lui jouait des tours mais pas n’importe lequel. Elle, qui, durant des années, depuis le  jour de  cette fameuse séparation d’avec Otto, ces années  allaient la rendre folle.

 Elle qui  n’a fait qu’aimer son ‘jeune frère’,  ce frère qu’elle avait inventé  lors des  premières interrogations, là voilà à présent en femme libre, célèbre, bienfaitrice mais sans amour présent. Seul vivait en elle un amour rassie du passé qu’elle n’a jamais oublié ou tenter d’occulter.

 

Elle était déjà amoureuse de ce jeune garçon sans le savoir. Elle aimait d’amour son  Otto inconsciemment tandis qu’elle souffrait  en même temps de cette condition misérable d’enfermement dans laquelle elle s’était trouvée avec lui  autrefois. Cette rupture d’avec son compagnon de fortune  avait fait  ressurgir en elle ce fort sentiment d’amour qui se réveille à présent.

 

Otto lui avait apporté autrefois par sa présence sans doute une raison d’espérer, de continuer à se battre pour ne pas dépérir.

 

Otto représentait aussi pour elle dans  ces moments là, un devoir moral car elle se sentait responsable, à 11 ans,  de sa vie et aussi de celle de son jeune compagnon. Il  représentait quelque part, tous les membres réunis de sa famille. Elle avait projetait sur lui, à son insu,  cette absence parentale. Son amour pour ses proches.

 

 

A Suivre...

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Published by Camus - dans La Shoa
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commentaires

Marcel (Fafouin) 08/08/2009 20:57

Bon PM honorable tout Camus,

Grands mercis pour cette Scène concernant cette "Absence parentale" auscultée mais qui se recouvre, ainsi que cette Voix d'Eretz Eretz !

De cette Scène, l'Absence-Parentale constitue une Blessure-Profonde épouvantable à Vivre pour quiconque ayant perdu ou été abandonné par leur Parent ; une Blessure-Rupture de Résilience !

Amitiés Solidarités Chalom Honorable ! - 8 août 2009 / 18 av 5769 -

Camus 09/08/2009 15:19


Bon PM Honotable Ami Marcel,

La perte des parents dans des circonstances pareolle est est très profonde,

Pour l'Enfant Être menacé par la Shoa est bien plus épouvantable que pour un Adulte.

Les Adultes et les Enfants avaient tous les yeux éteints et vivaient dans la frayeur

constante. 

Amitiés Solidarités Ami

Shalom Honorable  Grand frère ! - 9 août 2009 / 19 av 5769 -