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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 19:33

Paris le 6.02.2008.

AVEC LA PARTICIPATION EXCEPTIONNELLE DE CAMUS.

Récit écrit par Albert SIMEONI



Clément Ayoun n’avait aucun métier, seule sa passion des jeux, l’aidait à vivre confortablement.
Son papa Georges l’était aussi. Ce dernier a transmis le gêne du vice à son fils, ce fils qui le suivait déjà dans les tripots clandestins, siciliens ou autres installés dans des lieux tenus secrets.
La famille était connue pour son comportement bas et vulgaire.

Il pouvait rester trois à quatre jours et nuits d’affilés à jouer une partie de poker qui ne trouvait pas de fin.
Les règles étaient imposées d’avance sauf si le grand perdant demandait à se retirer après avoir été mis ‘à nu’, décafalaissé comme disent mes amis Sfaxiens. L’heure d’arrêt était fixée d’avance sauf cas de force majeure.

Ce qui était rare.

Quatre ou cinq personnes, toujours les mêmes participaient à ces joutes où la bière le whisky et divers sodas coulaient presque à flots et où les cigares et la cigarette empestaient l’air au point que les visages grisés s’effaçaient sous ces brumes tabagiques et ses odeurs éthyliques.



Une cagnotte était prélevée ‘ mel oust el midé’ (la part des victuailles).

Un ‘croupion’ payé, soit à la soirée soit à la durée de la partie par la bande, avait pour tache de ‘nourrir’ la smala. Il était l’employé de service. Toujours le même.
En général, un homme célibataire, entre deux âges, chômeur de luxe qui gagnait son ‘pain’ par cette fonction destinée aux fainéants en tout genre.

Parfois, un homo bien jeune offrait ses services à ces vicieux du cul, chacun à son tour, passant de dame carte à monsieur le valet sans oublier la reine et le roi.
La morale chez eux était ignorée. Elle l’était déjà à l’école communale lorsque pendant les récréations, certains d’entre eux, squattait les WC et se branlaient en tafardant la jeune maîtresse de surveillance debout dans la cour. Parfois, un jeune écolier surpris dans une positon naturelle au moment où il soulageait sa vessie ou son trop plein de matière fécale.

Ils ignoraient tout des bonnes valeurs morales.
Peu instruits, l’école les a rejetés autrefois pour indiscipline ou attouchements sur mineurs pendant les cours. Des gosses élevés dans la rue, flirtant avec la voyouterie et les petites combines connues de leurs paires. Ni foi ni loi.

Plus tard, D ieu carte devenait leur icône et sans elle, pas de salut.

A suivre...

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Published by Camus - dans littérature
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commentaires

Vivi Il diavolo 09/10/2009 17:42


On dit toujours, tel père tel fils, ou bien : dit moi qui t'accouche je te dirais qui tu es !
(après une petite adaptation de moi même le dicton)
Mon jeune frère m'avait rappelé ces derniers mois une anecdote oublié par moi.
Ce n'est qu'après m'ont a parlé que je m'en suis souvenu.
Il s'agissait d'une fois ou je l'ai attrapé dans la rue en train de jouer aux cartes et avec de l'argent par dessus le marché!Je me souviens l'avoir donné une bonne gifle, qu'il en pleura un bon
moment.
Ce n'étais que cette année ou nous parlons d'éducations que je disais que les coups au enfants ne sont pas toujours éducatifs.
Et j'avais ajouté que je me souviens de l'avoir frappé une fois et que je le regrette énormément aujourd'hui.
Sa réponse était au contraire tu m'a sauvé la vie, je n'ai plus touché les cartes depuis.
C'est ce qui nous mènes a l'enfant qui allait après son père a ses jeux de cartes.
On dit en arabe "ken oumi habetni mel aaadma rodetni"
Si ma mère m'aimait ? de l'œuf elle m'aurait éduqué


Camus 10/10/2009 18:17


Qui vile in oeuf, vole un boeuf, c'est çà la question.


Marcel (Fafouin) 06/10/2009 14:23


Bon Matin Honorable tout Camus !

Grands mercis pour la Continuité du Récit !

Vive la Passion des Jeux ou les Jeux de la Passion ?

Que Répondre ? - 6 octobre 2009 / 18 tichri 5770 -


Camus 06/10/2009 15:06


Bpnjour Honorable Marcel,
Je pense qu'il s'agit de la passion du Jeu et du Jeu de la Passion, comme tu dis si bien.
Amitiés,
Camus
Beersheba - 6 octobre 2009 / 18 tichri 5770 -


albert 05/10/2009 22:08


Camus ta présentation et ton décor est digne d'un professionnel.

En plus, cerise sur la table, tu rehausses le récit par qqs jolis dessins, tu es un bon metteur en scène, crois moi.

RM.
Vivi aussi.


Camus 06/10/2009 13:39


Bonjour RM,
C'est parce que tu me rappelles les joueurs de cartesque j'ai connus et dont j'ai un mauvais souvenir. Maman m'avait nseigné trois commandements  :
* Ne joue pas aux cartes
* Bois sobrement
* Epouse une femme que tu aimeras
Une leçon pour la vie