Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 18:48

http://torahalive.com/BeerSh80.jpgVivi est en observation au Centre Médical So..ka CMS et si on trouve le temps long à rester couché avec pour toute distraction attendre l'heure du prochain repas ou du comprimé à venir, il se passe quand même des choses drôles qui ne nous ont pas laissé indifférents, à  nous autre visiteurs.    

Alors s'il vous arrive d'aller rendre visite à un patient dans un hôpital, au lieu de rester à vous rouler les pouces ou à bailler, regardez autour de vous.

Le criard. Arrivé au département Interne B à 05 heures avant l'aube M. Ferdinand va se coucher. Gros comme un homme et demi il nous crie  à peine entré, partageant   la même chambre, il veut du calme :

- Fermez-la vous autres…

- L'Hôtel Excelsior Astoria Mille Etoiles s'excuse, je lui réponds. Je viens d'arriver, je présente mes formules de politesse et vous ne m'entendrez plus pendant un moment.

- J'ai dit la ferme.

L'infirmière arrive et s'enquiert de ce qui se passe. Elle nous demande d'essayer de nous entendre avec lui.

- Je suis sûr que d'ici deux heures, il deviendra mon ami affirme Vivi qui a un charme auquel personne ne résiste. En fait après une heure ils papotaient tous les deux comme deux anciens combattants.  Ferdinand demande à Vivi d'user de son IPhone afin d'appeler son épouse. Peine perdue car elle ne répond pas.

A 09 heures de bon matin le médecin de service annonce à Ferdinand qu'étant donné les examens exécutés aux urgences pendant la nuit,  on le libère illico, son médecin de famille lui fournira les soins nécessaires etc. (Je n'ai pas suivi toutes les explications).

Il ne fallait pas plus pour sortir Ferdinand de ses gonds.

- Ecoutez Dr machin, si vous écrivez  une lettre de sortie, je la déchire en mille morceaux.

Comme M. Criard avait une voix du tonnerre, l'infirmier vient le calmer mais en vain, un stagiaire fait un essai voué à l'échec. M. Ferdinand continue à crier de plus belle et il tient parole en déchirant la lettre de sortie destinée au médecin traitant  de même que l'ordonnance l'accompagnant. Les petits morceaux de papiers s'éparpillent sur le carrelage récemment nettoyé. Le médecin de service est mécontent, le vigile est furieux, mais c'est Marinette la femme de ménage qui décide de prendre le taureau par ses cornes.  Salir le parterre après qu'elle s'est affairée à le nettoyer ? M. Ferdinand va voir ce qu'il va voir. Elle va vers lui les mains sur les hanches, les yeux jetant des éclairs, de l'index elle lui montre les bouts de document imprimé sur le carreau fraîchement lavé :   

- Ramasse-çà ! Commande-t-elle la main appuyée sur son frottoir.

M. Ferdinand la regardait médusé. Le monde autour se demandait ce qui se passer. Comme rien n'est arrivé, Marinette, impassible telle un indien sioux leva son frottoir-javelot à dix centimètre de hauteur…. M. Ferdinand se baissa et amassa les mille fractions de papier.

- Là ! dit Marinette en désignant la poubelle.

- Excusez-moi Madame  je voudrais un double… demanda M. Ferdinand penaud.

- Non. Ton médecin en demandera un, pas toi. File !  

Je vous raconterai d'autres anecdotes... 

Horizon.jpg

Partager cet article

Repost 0
Published by Camus - dans Dialogue
commenter cet article

commentaires

Nina Padilha 04/12/2013 06:02


Ravie d'avoir des nouvelles de ton frère par criard interposé.
Un drôte d'oiseau, hein ?
Il y en a des comme ça...
Bisous !

Camus 04/12/2013 09:13



Oui pour oublier nos soucis on rit des bêtiises des autres. Attends il y en a beaucoup. Bisous.