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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 22:22
Histoires de rabbins : Abraham, Isaac et Khamous Histoires de rabbins : Abraham, Isaac et Khamous Histoires de rabbins : Abraham, Isaac et Khamous...


Maman qui a trouvé que la visite du rabbin n'était pas sans raison demanda tout a coup.
-- Mon fils était an classe ? En entendant cette question que je ne voulais pas ouïr, j'ai senti d'un seul coup mon coeur défaillir.

A l'âge de deux ans maman m'emmena à l'école rabbinique (le koutab) de Rabbi Isaac surnommé Bekhor (l'aîmé) parce qu'il était le plus âgé de ses frères. Après deux mots échangés avec moi, je rentrai dans un mutisme qui me valut de reporter a l'âge de cinq ans, le début de mes études judaïques.

Ainsi en même temps que la maternelle, je commençai à prendre des cours chez Rabbi Isaac. J'adorai ce rabbin. Il était si gentil avec nous que ce fut un plaisir d'être son élève. J'avançai bien, et il était satisfait de mes progrès.

La renommée du rabbin lui emmena des nouveaux élèves du quartier de Moulinville. Le nombre des écoliers le poussa à ouvrir une deuxième classe. Pendant les vacances scolaires, nous étions au koutab toute la journée, ce qui libérait nos parents du devoir de nous occuper et ils pouvaient se consacrer aux taches journalières.  

Rabbi Isaac tenait aussi une bijouterie, le salaire d'instituteur rabbinique n'étant pas fructueux. C'est alors qu'il prit un associé, Rabbi Khamous le rouquin. Rabbi Khamous tenait les deux classes pendant l'absence de Rabbi Bekhor qui sortait pour effectuer son second métier. La tactique de Rabbi Khamous était simple : Il nous assemblait et nous racontait une histoire, une légende, un conte ou une aventure. Comme il avait un don inné de conteur, il nous tenait en haleine pendant une heure

L'après-midi c'était Rabbi Khamous qui sortait pour exercer sa profession secondaire, égorgeur de poules et de moutons et il était demandé de partout. C'est alors que Rabbi Isaac le suppléait : il nommait des surveillants parmi les anciens qui se faisaient un plaisir de servir de moniteurs. On se plaisait si bien dans cet institut, que la recréation de midi pour le repas et la sieste nous semblait trop longue.

Plus tard, ces deux rabbins se retirèrent de l'instruction et laissèrent la place à Rabbi Abraham. Ce dernier était habillé d'un éternel manteau de mode écossaise, très voyant  avec ses couleurs vives rouge et noire, ce qui était rare à l'époque.

Ses méthodes pédagogiques rappelaient celles des instituteurs du Moyen-âge, en plus sévère. Son bouc émissaire était Lalou (Bismuth, je crois) qui recevait des coups à longueur de journée. Son arme favorite était un mouchoir noué au bout. Celui qui se trompait recevait un violent coup de noeud de mouchoir sur la main. La punition extrême était la falouka : l'élève puni était lié, les deux chevilles ensemble et il recevait sur la plante des pieds des coups de baguette, dont le nombre variait selon la gravité du délit. Mais cette punition était en mesure dans des cas rares.

Je fus puni moi-même, pour la bonne raison que mon petit frère Simon est tombé du banc ou il était assis. Rabbi Abraham n'a pas voulu entendre ce que j'avais à dire pour ma défense : je n'étais pas sur les lieux, étant sorti sur son ordre afin d'appeler la mère d'un enfant turbulent.

Ce n'est pas étonnant qu'un jour j'aie raté (on disait chtrâter l'école, rater avec intention) le cours. J'ai tourné toute la matinée, pour revenir à la maison à midi. De même l'après-midi, et de même le lendemain.

Le soir du lendemain, je vis avec effroi le manteau bariolé du rabbin dans le quartier.

Peu de temps après, Rabbi Abraham fit son entrée chez nous. Je tremblai de peur. Mais le rabbin ne fit aucune allusion à mon absence et je lui en fus gré. Il s'assit, demanda un café à maman, une cigarette à papa et il ouvrit un livre et se mit en devoir de me faire des répétitions.

-- Mireille, ton fils fait des grands progrès, depuis qu'il est chez moi. C'est un plaisir de l'instruire.

Des progrès, pensai-je ? De quels progrès parle-t-il ? Sottises, oui. Depuis que Rabbi Isaac et Rabbi Khamous sont partis, j'ai perdu de mon assurance, et j'ai commencé à m'embrouiller, et à bafouiller dans la lecture des Lettres Saintes. Maman qui a trouvé que la visite du Rabbin n'était pas sans raison demanda tout a coup -, et j'ai senti mon coeur défaillir :
-- Mon fils était en classe ?
-- Quand ? Aujourd'hui ou hier demanda le sournois ?
-- Hier et aujourd'hui, demanda maman. Les oreilles de papa se dressèrent, les miennes rougirent. J'aurai voulu que le sol se dérobât sous moi, disparaitre...
-- Je ne mentirai pas. Mais à condition que vous ne touchiez pas ce pauvre gosse répondit le sadique  Ni hier matin, ni hier après-midi, ni ce matin, ni...

Il ne pouvait me faire un rabais. Pourquoi cette méchanceté ? Je  fus puni sur le champs, mais je ne rapporterai pas très longtemps... ni la punition ni ma rancoeur.

Mais j'ai compris pourquoi Freddy ne l'aimait pas ce rabbin si sévère.

Pourtant la chance sourit à Rabbi Abraham. Quand sa fille aîmée se maria, il lui acheta comme cadeau de noce un dixième billet de la oterie nationale. Et devinez qui a gagné le dixième du gros lot? Oui, la fille aînée du Rabbin. Ce rabbin si avare devint un saint que le ciel rembourse.

Et quand la cadette du rabbin se maria trois ans plus tard, devinez ce qu'il lui a offert comme cadeau de noces ? Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien ! Elle a reçu comme dote un dixième de billet de la loterie nationale. Et vous savez qui a gagne le gros lot ? C'est... la cadette du rabbin.

Alors si quelqu'un me dit que Rabbi Abraham n'avait une ligne directe avec la chance, alors il aura tort.

http://img232.imageshack.us/img232/3371/fleur7xd.jpg

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commentaires

Aschkel 31/12/2009 06:02


Shalom,

Tiens notre Honorable Marcel Fafouin, bonjour à vous !

Bourguiba,

J'adresse immédiatement votre commentaire haineux a neuf-cégétel, et tous les renseignements concernant votre I.P.


Camus 31/12/2009 11:07


Toda Ashkel,

A Israël Haï véKayam !


bourguiba 30/12/2009 23:06


BEAUCOUP DES JUIFS ARABES SONT DES TRAITRES ILS ONT EPOUSÉ UNE CAUSE FACHISTE CRIMINELLE SIONISTE ET IL N YA JAMAIS EU UN SEUL PATRIOTE ARABE JUIF A L'INVERSE DES CHRETIENS ARABES QUI ONT RESTE
FIDELE A LEUR LANGUE ET LEUR RACE.ALORS ARRETEZ DE NOUS LA JOUER LES JUIFS NE SONT PLUS LE BIENVENUE DANS LES PAYS ARABES ET POUR TOUJOURS VU QUE VOUS AVEZ MONTRÉ VOTRE VISAGE HIDEUX ET LE VISAGE
HIDEUX DU JUDAISME ET SES ELECUBRATIONS ET SACHEZ MONSIEUR QUE LES PREMIERS HEBREUX ETAIENT TOUS ARABES N'EN DEPLAISE AUX SIONISTES ET ENFANTS DE SERPENTS DE RUSSIE ET DE POLOGNE. AU DIABLE ISRAEL
ET VIVE LA PALESTINE LIBRE.


Camus 30/12/2009 23:56


Monsieur Bourguiba,
Les Juifs parlent toujours la langue arabe, qu'ils soient de Tunisie, d'Algérie ou du Maroc. Du Yemen, de l'Irak ou de l'Iran. De l'Egypte, de Lybie ou d'ailleurs.
Les juifs de Tunisie ont habité le pays bien avant les Musulmans.
Ils ont été conduits aux camps de Concentration et ont fait les travaux forcés entre 1942-1943.
Le Bey de Tunisie ne s'est pas opposé à voir ses citoyens Tunisiens Juifs maltraités et tués.
Je vous rappelle que les Musulmans et les Européens de Tunuisie n'ont pas été touchés lors de l'invasion allemande.
Le résident Général de France et le Bey auraient pu s'opposer à l'entrée des Allemands en Tunisie.
Ils ne l'ont pas fait par lâcheté. Ils auraient pu combattre vu leur supériotité numérique, mais ils ne l'ont pas fait. Lire le livre : Villa jasmin s'il vous plait.
Les Juifs ont été contraints de quitter la Tunisie dans les années 50-60 du siècle dernier. Ils ont laissé leurs biens, leurs biens communautaires ont été nationalisés, les cimetières transférés,
les synagogues ont subit des dégats visibles jusqu'à ce jour.
Les Juifs n'ont pu prendre leurs économies et leurs biens immobiliers ont été pris pour une bouchée de pain. Ils n'avaient plus le droit à travailler dans l'administration et dans certaines
professions libérales.

La prochaine fois que écrirez, réflichissez d'abord, lisez l'histoire de votre pays et s'il faudrait parler, faites le honnêttement.
J'ai marqué votre Email : bourguiba@yahoo.com
Toutes vos coordonnées sont entre mes mains.
A bon entendeur salut.


Vivi Il Diavolo 29/12/2009 16:06


Bonjour Honorable Marcel Fafouin,
Quelle précision : il s'avère que ce Rabbin était aussi Radin. Moi aussi je le connais. Je l'ai aperçu un jour que j'étais dans l'autobus en Israël, je me suis instinctivement baissé pour qu'il ne
me voit pas en passant sur la chaussée.
Il ne m'aurait pas mangé, mais c'est çà l'instinct.
Bonne journée,

Vivi ID


Camus 29/12/2009 16:20


Tu as raison Vivi ID,

Il était Radin ce Rabbin, il en avait du foin plein les bottes.
Son fils l'a remplacé. J'espère qu'il est gentil avec les petits, mais les temps ont changé.
Bonne année 2010 Vivi


Marcel (Fafouin) 29/12/2009 15:50


Bon Matin Honorable tout Camus,

Grands mercis pour cette Histoire de Trois Rabbins !

De cette Histoire, ce Mot :

Bien que la "Chance" peut faire Sourire tout Radin, il est et demeure "heureux" que le Monde de l'Étude constitue, pour tout ce Monde, une "Chance-en-Or" d'Apprendre ou de "Chtrâter" !

Amitiés et Solidarités Chalom ! - 29 déc 2009 / 12 tevet 5770 -


Camus 29/12/2009 16:16


Bonjour mon ami et frèrot très Honorable Marcel,

Très juste, l'Etude est une Chance en Or. Oui ce Rabbin était près de ses soux,

comme tu es perspicace ! Mais j'ai gardé un Souvenir très Doux du Rabbin Isaac et du Rabbin

Khamous. Avec une préféren ce pour le Rabbin Isaac.

Bonne année 2010, mlon ami, j'espère que la température est supportable au Québec.


Amitiés et Solidarités Chalom  de Beersheba ! - 29 déc 2009 / 12 tevet 5770 -