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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 11:04

18 Novembre 2013 - Nouvel Obs

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http://s1.lemde.fr/image/2013/11/17/534x267/3515202_3_371c_francois-hollande-a-ete-accueilli-par-son_a4aa7051a3adb1b68139405a80e503c9.jpg

 

Il y a les apparences. Le tutoiement, les protestations d'amitié indéfectible et les accolades - pas moins de trois au cours de leur conférence de presse commune ce dimanche à Jérusalem. Entre François Hollande, le socialiste, et Benjamin Netanyahou, le droitier, l'entente semble parfaite.

 

Et elle l'est, de fait, sur les négociations de paix israélo-palestiniennes qui ont repris il y a quelques mois. A leur propos, le président français ne veut pas affronter le Premier ministre israélien – et c'est là un euphémisme.

Quand on lui demande s'il pense, comme John Kerry, que les colonies israéliennes sont "illégitimes", François Hollande refuse de répondre et ne dit même pas qu'elles sont "illégales", ce qui est pourtant la position de la France depuis des années.

Le chef de l'Etat va jusqu'à affirmer qu'au cours de leurs pourparlers avec les Israéliens, les Palestiniens devront faire, "eux aussi", des "gestes". Et, à l'instar de Benjamin Netanyahou, il souhaite que l'accord discuté soit "définitif" - un objectif quasiment impossible à atteindre.

Entre Hollande et Netanyahu, des différences stratégiques

Sur l'Iran, en revanche, les positions des deux hommes sont beaucoup plus éloignées qu'il n'y parait. Benjamin Netanyahou a beau congratuler son "ami" François pour sa position ferme lors des négociations de Genève, et les entourages ont beau assurer qu'ils n'ont, dans ce dossier, que des divergences tactiques, en réalité, les différences sont stratégiques. Revue de détail.

Le Premier ministre israélien est hostile à un accord intermédiaire de six mois entre l'Iran et les Six puissances, estimant que Téhéran profitera de ce répit et de l'allègement de sanctions pour renflouer son économie et qu'au final le Guide refusera de signer un arrangement définitif sur son programme nucléaire.

François Hollande, lui, est favorable à un accord intérimaire. Il juge que ce n'est que par des mesures de confiance progressives que les deux parties pourront à terme parvenir à un règlement définitif de ce dossier qui empoisonne les relations internationales depuis dix ans.

Ce n'est pas tout. Benjamin Netanyahou pense qu'à terme, et il l'a dit lors de la conférence de presse, l'Iran doit détruire toutes ses centrifugeuses et donc renoncer au nucléaire civil. Ce n'est qu'à cette condition, dit-il, que l'on pourra lever les sanctions qui pèsent sur Téhéran. Là encore, telle n'est pas la position de la France. La preuve : pour l'accord intérimaire, François Hollande n'exige même pas un plafond de l'enrichissement à 3,5%. Et ses conseillers assurent que, dans un accord définitif, la France acceptera que l'Iran conserve des centrifugeuses.

L'impression de l'alignement de Hollande sur Netanyahou vient du fait que les négociateurs français ont tenu compte, à Genève, de deux inquiétudes immédiates d'Israël. D'une part, la construction du réacteur à eau lourde, producteur de plutonium, dont l'achèvement serait proche. C'est pourquoi dans la proposition commune des 5+1, les Français ont demandé que soit inclus l'arrêt de cette construction.

D'autre part, le stock d'uranium enrichi à 20% (qui pourrait très vite être transformé en matière fissile pour une bombe). La France et d'autres ont demandé que le projet d'accord des P5+1 prévoit une réduction de ce stock. On est loin des exigences radicales de Benjamin Netanyahou.

 

 

Enfin ce que dit Hollande et ce qu'il fera sont deux choses différentes...

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Published by Camus - dans Israël
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commentaires

תמר 18/11/2016 15:08

Mr. Le predident vous etes . menteur