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Une question de temps : A Matter of Time
En ce jour international commémorant La Shoa, je me joins au Président Shimon Pérez à la lecture du Kaddish.
J'allume une chandelle en souvenir de six millions de Juifs tués durant la seconde guerre mondiale.
Je revois en ce moment le film : "A Matter of Time", une question de temps. Car c'était une question de
temps, l'extermination du Judaïsme Nord Africain était en route, nous savons été ratés de peu.
Désarmante a été l'attitude du Résident Général Français à Tunis qui aurait pu empêcher l'invasion allemande vu
la supériorité numérique de l'armée française en Tunisie et sa prédominance en engins de guerre; attitude comparable seulement à celle du Bey Tunisien qui n'a pas levé un pouce afin
de protéger ces sujets Juifs Tunisiens.
Révoltante a été la conduite du Judenrath, Comité Israélite ayant fourni aux Allemands les listes de
"volontaires" aux travaux forcés, listes qui ne comprenaient pas les riches et les intellectuels.
L'écrivain Albert Memmi (La statue de sel) étant contre cette politique s'est engagé aux camps de travaux de son
propre gré. Lire aussi le livre : "La villa Jasmin" de Serge Moati, http://www.akadem.org/photos/contextuels/4223_Villa_Jasmin_3.pdf
Ce film produit par Alain Jacubovicz et Tsvika Sheffy comprend deux parties : la première " From Tripoli to
Bergen-Belsen ", mise en scène par Marco Carmel, et la seconde " Invasion at Tunisia", mise en scène par Serge Ankri. Le conseiller historique du film est le Docteur Réouven (Roger)
Cohen.
La tension qui en général divise les metteurs en scène et les conseillers historiques, - les premiers, parlant
cinéma et le conseiller à cheval sur le principe de la fidélité aux faits historiques, - a donné naissance cette fois à un documentaire intéressant, où l'empreinte du conseiller
historique semble avoir été déterminante.
En effet, la réalité historique que ce film retrace, explique nombre de questions qui avaient été laissées,
jusqu'à ce jour, en suspens pendant la période du régime de Vichy et de l'invasion nazie en Afrique du Nord.
J'ai vu trois fois ce film en deux jours, sans doute pour mieux comprendre notre histoire de Juifs
Nord-Africains, ou peut être, afin de calmer ma conscience du fait que j'ai toujours rejeté ce sujet dans le fin fond de ma mémoire.
Tout commence avec les décrets du gouvernement de Vichy, dont l'un est la suppression de la nationalité
française aux Juifs Algériens. La France sous le régime de Vichy traite de l'histoire de la France entre 1940 et 1944, lorsque le pays est sous domination allemande après la défaite militaire de
juin 1940.
Les Allemands qui occupent d'abord la partie nord, et à partir de novembre 1942 le pays tout entier, laissent en
place l'administration française sous l'autorité d'un gouvernement français dirigé par le maréchal Pétain et installé à Vichy.
Le régime de Vichy est le nom généralement donné au régime qui s'est substitué à la Troisième République, sous
le nom d' "État français " et qui détiendra le pouvoir jusqu'à la Libération, en août 1944, avant d'être remplacé par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par le
général de Gaulle.
Dès juin 1940, Pétain met en œuvre une Collaboration avec les Nazis, et celle-ci prendra plusieurs formes au
cours de la guerre, dont les rafles de Juifs organisées par la police française.
" A matter of time " soutient que ce que programmaient les autorités Nazies, était la réalisation de leur plan
d'extermination du peuple Juif en Afrique du Nord et en Libye aussi. Le temps leur manqua, fort heureusement.
Une opinion erronée était que seuls les Juifs Européens avaient souffert sous "La botte Nazie". Le film "
Une question de temps " nous prouve le contraire, les Juifs de Libye et de Tunisie amassés dans des camps de travaux forcés ont subi eux aussi, à une échelle plus réduite, vu leur nombre, les
sévices dont avaient souffert, au début de leur emprisonnement, les Juifs d'Europe.
Ils furent obligés de travailler depuis l'aube jusqu'à la nuit tombante. Ils reçurent un seul repas par jour
fourni par la Communauté Juive, qu'ils mangèrent dans une gamelle leur servant aussi de tasse et… aux besoins urinaux nocturnes. Nombre de témoignages sont donnés par ceux qui ont vécu cet
enfer.
Une partie des Juifs Libyens fut transportée à Bergen-Belsen, jusqu'à leur massacre. Certains ont eu
la chance de survivre et grâce à eux nous savons ce qui s'est passé.
Quand l'Iran proclame que l'holocauste n'est qu'une fiction, ces témoignages sont là pour prouver le
contraire.

J'ai appris en contemplant cette production destinée à la télévision, que le leader choisi par les Juifs Libyens
avait refusé de fournir des listes d'hommes âgés de 18 à 65 ans pour les travaux forcés. Avec diplomatie il a trouvé pas mal d'excuses ("C'est compliqué", " le recensement prendra un temps
infini"…) D'autres cependant, parmi les notables ont accepté de faire cette triste besogne, pensant ainsi sauver leur peau. La chose se répète en Tunisie.
Les Juifs Tunisiens eux aussi en ont vu de toutes les couleurs : camps de travaux forcés (mon père en a fait
partie), spoliations (ma famille aussi a subi cette dépossession), bombardements par les alliées (ma sœur en est encore traumatisée, la maison de mon oncle a été détruite et sa fille a trouvé la
mort sous les décombres) et la suppression de la nationalité française pour les Algériens...
En voyant ce film j'ai bien cerné les procédés utilisés par les nazis tels que nous les expliquent les
personnages qui témoignent… Notamment j'ai écouté le témoignage important de Moïse Bouhnik, une connaissance sfaxienne, j'ai écouté les affirmations d'Yvette Saâdoun que j'ai connue à Sfax et qui
est la belle sœur du précédent. J'ai suivi les explications de l'historien, le professeur Haïm Saâdoun rencontré à Sfax quand il était âgé de trois ans. J'ai été très impressionné par ce
que j'ai vu et entendu, j'ai appris ce que je ne savais que vaguement.
Mes félicitations à ceux qui ont tenu le flambeau et n'ont pas accepté qu'on falsifie l'histoire. Ce qui est
fâcheux c'est que les émigrants d'Afrique du Nord, une fois arrivés en Israël ont été déroutés par un nouvel mode de vie. Un peu de tact et de compréhension de la part de la société israélienne
de cette époque, aurait facilité leur intégration dans le pays.
Je trouve que tout a été bien expliqué. Historiquement je ne peux que donner mon avis bien humble. Je remercie
mon ami Réouven (Roger) Cohen de m'avoir envoyé ce film. Vous pourrez le voir aussi en vous adressant au producteur,
Alain Jacobuvicz, téléphone : 972(0)528-3117911.
Camus Bouhnik, Beer Sheva.
Voir aussi : le régime de Vichy, cliquer sur les termes écrits ys en bleu pour en savoir plus, dans le texte de
Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_de_Vichy

je connaissais en gros ce qui se tramait en Afrique du nord.Quant à ce que pense les Iraniens,à quoi bon y prêter attention...mieux vaut se tenir prêts à leur balancer des missiles
Hier c'était le Jour International du Souvenir de La Shoah. Concernant les Iraniens, ce n'est pas moi qui décide, mais ils seront servis.