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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:23

En bref (les contes de Léon Caméléon*)

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/deguesa.jpgPris dans l’envoutement de ses yeux verts, je me mis en route, et j’étais bientôt de retour avec 50 euros en poche, 25 dans mon porte feuille et 25 dans ma poche arrière.

Histoire racontée par un ami dans une veillée. Sans doute imaginée et peut être vraie.

Léon commence son récit :

1. J’étais trois mois sans emploi et les petites annonces ne s’avéraient pas efficaces. Pourtant je ne me m’avouai pas vaincu. Essai après essai et puis encore une fois recommencé.J
Je revenais d’une entrevue chez un employeur qui m’avait dit :

—  L’emploi que je propose est bien modeste pour vous. Vous avez les capacités d’être directeur de banque.

—  Je ne dirais pas non à une telle proposition, répondis-je blasé.

Je me retrouvais encore une fois dans la rue désappointé. Cela devait se voir sur mon visage, car une déguéza - diseuse de bonnre aventure -  m’arrêta en me disant :

— Vous souffrez d’un coup d’œil, mon bonhomme. Je pourrais vous aider. Offrez quelques pièces et tout ira bien. Je n’avais pas le choix et la prenant au sérieux, j’ai vidé ma poche, ce n’était pas beaucoup, 15 euros tout juste.

Le coup d’œil.

— Vous n’êtes pas sérieux, mon ami. Glissez-moi un billet ! Vous avez sûrement une carte bancaire ? Servez vous en, je vous attends sous cette arbre.
Pris dans l’envoutement de ses yeux verts, je me mis en route, et j’étais bientôt de retour avec 50 euros en poche, 25 dans mon porte feuille et 25 dans ma poche arrière.

La jeune devineresse me prit la paume de la main droite, me regarda droit dans les yeux et me dit avec un hochement de tête :

—  J’avais raison ! C’est un coup d’œil grand comme un œuf. Prend cette ficelle rouge liée dans ta main et ferme la ! Passe la cordelette dans l’autre main et tiens la bien close. Maintenant de ta main libérée, sors ton portefeuille et fais jaillir le deuxième billet de banque. Ouvre tes deux mains.

Miracle ! De ma main gauche le lien a été défait et de la droite le banque note a disparu dans les profondeurs de la blouse de la déguéza.

—  Sors le deuxième billet de ta poche révolver m’ordonna l’ensorceleuse. J’obéis à contre cœur.

—  Pourquoi fais tu cette gueule ? Vas sur le champ voir un embaucheur et tu seras recruté de suite. Mais si tu veux une place aisée, avec une bonne rémunération, et une belle pension, vas de nouveau à la banque et apportes moi des beaux billets. Je t’attends à la même place.

Je suis parti au pas de course, non à la banque mais à la quête d’un travail. Le premier patron sollicité me donna une réponse affirmative. J’ai commencé un travail pépère que je n’ai pas quitté jusqu’à la retraite. J’ai longtemps recherché la diseuse de bonne aventure pour la remercier et lui offrir un bonus, mais je ne l’ai jamais retrouvée.

— Dommage ! Je fis remarquer à mon copain, sinon tu aurais été riche comme Crésus, si tu lui aurais glissé la dîme chaque mois.

2. Je ne crois pas au coup d'oeil, mais au vu de ma voisine Mazel, je commence à avoir des doutes et à y croire :


Notre voisine Mazel était réputée pour son mauvais œil. Elle était venue voir des travaux faits chez nous : des nouveaux robinets de nickel étincelants, un carrelage carrare, une nouvelle baignoire et menus ajouts.

—  Comme c’est beau ! dit-elle et son œil brilla. Vous avez vite fait. Chez moi, ça n’en finissait pas. Simon, dans ma maison tu ne t’ais pas si bien appliqué.
Entrant dans les toilettes, elle fit la remarque, que chez elle, la cuvette a été brisée et elle a dû en acheter une autre.

Le soir même nous avons remarqué que le carrelage dans les toilettes s’est affaissé. Voulant décoller les toilettes, en bougeant la cuvette : crac !... elle s’est fendue en deux. Une histoire vache, dire que nous avons dormi chez maman une nuit, afin de permettre au ciment de sécher et de coller. A l’époque, quelle guigne ! nous n’avions pas deux W.-C. !

Un jour après, en entrant chez moi, j’ai entendu un grand bruit, c’était une étagère avec sa vaisselle qui venait se détériorer sur le nouveau robinet. Un truc à tout casser et l’eau qui sortait en jets continues. Sacrée Mazel ! Je ne crois pas au mauvais œil, mais des fois !... Et avec un nom pareil : Mazel ?... Je l’aurais nommée malchance, si j’avais osé.

cafeNote : Léon Caméléon*, ainsi nommé à cause de son mode d'habillement  uniforme : il apparait vêtu des pieds à la tête de la même couleur, chaussures, pantalons, chemise, veste et couvre chef. Une habitude bien à lui.

 

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Published by Camus - dans Dialogue
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