Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:46
Paris le 6.02.2008.

Avec la participation exceptionnelle de Camus

Récit par Albert SIMEONI

GUET


14°

Un mois, plus tard, Madame Fernande LEROUX 55 ans, veuve sans enfants, le collectionne comme amant. Une aubaine pour la vieille décrépie. Une chance pour Clément qui emménage chez elle. Le voilà gigolo. Un autre métier pas trop éreintant qui rapporte le gîte et le couvert gratuitement.
Le jeu lui manque. Il s’essaye dans les jeux à la sauvette de trottoir, ‘bayda hamra’( noire rouge) du coté de Belleville, vous savez à ces entourloupettes bien adroites qui vous font croire que le pion rouge est sous cette tasse alors qu’il est dans le second ou le troisième couvercle retourné.



Là aussi, malin comme il est, il devine et s’en sort bien souvent en raflant quelques mises, 30 40 ou 50 francs, jusqu’au jour où, repéré par les chefs clandestins des jeux sur rue, il reçoit une raclée sous un porche à hauteur du 120 Bd de Belleville, sous les regards curieux des passants qui n’interviennent pas dans ce genre d’altercations. Il reçoit aussi l’ordre de ne plus approcher les ‘salons des boites à cartons ayant pignon sur rue’ et qui s’envolent lorsque la maréchaussée pointe son képi. Il les trouve ingrats et de mauvaise foi. Oui, il a raison.

A la Goulette, la fuite de Clément n’est pas passée inaperçue.
On ne tarde pas à savoir qu’il est à Paris.
Les relations du rabbin et du patron d'Hélène se mettent en route.
La communauté de Tunis informe celle de Paris des déconvenues de Monsieur Ayoun Clément avec comme inscription à son PRIVILEGE, non fourniture de Guet pour mauvaise foi. Son dossier atterrit en mains propres sur le bureau du Président du Consistoire de Paris qui enregistre le fond et la forme.



Lors d’un apéro, dans le bar de sa concubine, il tombe par hasard, sur un ancien goulettois qui travaille dans le Sentier. Il lui offre quelques tournées de spiritueux ce premier profite des largesses de Clément sous l’œil méfiant de Madame Fernande.

Sans perdre de temps, rendez vous est pris le lendemain matin à la rue D’Aboukir devant le porche de ‘...FRINGUES ET SOUS VÊTEMENTS... !’ Une grande affaire d’import-export, tenue par des juifs Sfaxiens. Dont le propriétaire Camus BOUHNIK, homme connu dans la communauté juive comme étant très pieux et surtout grand mécène.
Chaleureux et surtout humain. Associé avec ses frères Vivi et Freddy.

A l’heure dite, Clément et son nouvel ami Claude, magasinier dans l’entreprise, se retrouvent sur les pavés du porche qui mènent à l’usine.

A Suivre.

Partager cet article

Repost 0
Published by Camus - dans littérature
commenter cet article

commentaires

Morgane 18/10/2009 12:41


A alors là tu vas rire, mais je crois bien que
je connais 2 des juifs sfaxiens qui tiennent l'entreprise hihihi.....
Bon en tout cas il faudrait prévenir Camus le Diablotin et Freddy que ce Clément est pas très fréquentable non????
gros bisouillous


Camus 18/10/2009 15:11


Je vais le prévenir
Gros bosous


Vivi Il diavolo 16/10/2009 13:32


Ah non, il ne vas pas me refiler un parasite de cette envergure ?
Albertttttttttttttttttt ????


Camus 16/10/2009 16:32


Ne t'énerve pas, il va se passer ce qui doit se passer.