C’est pour faire rire les autres, mais je suis très sérieux. Un excellent récit de :

Vivi Il diavolo


 

Freddy, Viviane venez ce soir manger le hlalem aux saucisses piquantes, préparé par votre serviteur et chef cuisinier de haute classe : Nathan, surnommé Vivi.

Les pâtes, elles ont été pétries par la maîtresse de maison, la seule et l’unique, Gisèle Bouhnik, selon la recette qui est passée de mère en fille depuis mille générations, d’après la coutume Tunisienne.

Pourquoi cuisiner ces pâtes de nos jours, ou on n’a pas le temps de se gratter la tête ?

Eh bien ! Voila : Gisèle ayant subit une opération dans la plante du pied, a été obligée de se tenir tranquille dans un fauteuil, avec la jambe relevée. Rester tranquille et bien sage, n’est pas du vocabulaire de ma belle soeur. (Ma parole, mon frère Camus tombe toujours sur des panthères.)


Alors elle me demande de la semoule (1/2 kilo), de la farine (1 poignée), 1/2 verre d’huile, de l’eau selon les besoins de la pâte et un tamis. Pas de sel. Elle pétrit et produisant des lacets de pâte, elle les transforme en petits bouts de 1cm et demi, en pressant du pouce et de l’index dans un mouvement virevoltant. Quand c’est prêt elle me demande de laisser sécher au soleil, sur les tamis... Pendant ce temps la, mon frère trottine sur les sentiers de Gimont et bat le foin, et monte sur des échelles et tombe sur une tigresse, et puis tombe d’une échelle. (Voir les aventures de Camus dans Tunecity : Gimont, Eden).


Les saucisses (merguez) proviennent de la boucherie de M. Guez au marché.
— M. le père Guez, je lui demande, avez vous des merguez ?
— Bien sur ! C’est pour frire sur le poêle ?
— Non, c’est pour ajouter au hlalem, ces pâtes préparées à la maison.
— Hlalem ? Cela fait des années que je n’ai pas entendu ce mot. Tenez les saucisses sont a mon compte, et j’apporterai le vin aussi. Ce soir je dîne à votre table.
— Soyez les bienvenus, vous et votre dame. La maison Bouhnik est ouverte à tous ceux qui ont la nostalgie de la cuisine Tunisienne.}

Le père Guez et la mère Guez se sont ainsi invités chez nous, ce soir. (Ceci est un ajout spirituel de Camus : c’était pour rire, le père et la mère Guez n’existent pas, leur vrai nom c’est S...).


Voici la recette des pâtes hlalem.

Les ingrédients :

250 gr de pâtes

1 grand oignon haché
1/2 verre de lentilles vertes

2/3 de verre de pois chiches (les mettre dans l’eau une journée a l’avance, surtout pas de bicarbonate, vous en connaissez les conséquences), sinon pas de câlins le soir du hlalem

1/2 verre de févettes (il est préférable de bien nettoyer les lentilles, févettes et pois chiches, si vous ne voulez pas tant pis, à vos risques et périls)

1 cuillérée a soupe de paprika piquante pour les amateurs de cuisine tunisienne

2 ou 3 tomates, râpées ou bien coupées en quatre.

1 cuillérée a soupe d’extrait de tomates

Sel selon les gouts

3 cuillérées à soupe d’huile

1 piment vert nettoyée et ouvert

4 merguez - ou plus si vous êtes gourmands - coupés en morceaux


Préparation :

Chauffer l’huile dans la marmite, faire revenir l’oignon, ajouter la paprika, remuer, joindre l’extrait de tomates, remuer, évaporer et ajouter les tomates râpées. (Moi je les aime râpées, mais ce n’est pas obligatoire, vous pouvez les couper en quatre). Après l’évaporation ajouter les féculents et les recouvrir d’eau bouillie. Et s’il manque de l’eau, l’ajout doit être de l’eau bouillie.

Après la cuisson des féculents (si la cuisson a été préparée a l’avance faires venir a ébullition), puis ajouter les pâtes hlalem, le piment et le sel, les quatre merguez divisés. La cuisson terminée laisser les pâtes absorber les liquides pendant une demi heure et servir. N’ayez crainte le hlalem ne refroidit pas de sitôt.


Je vous conseille de manger ce repas en plein air, des fois il nous fait transpirer dans une pièce fermée. En hiver c’est épatant.