Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 11:18

A la mémoire de Haya sa maman 


  Somelier Richard

 

http://tunecity.net/IMG/jpg/Richard_2-2.jpgLa relation de maman avec D ieu est une relation ambigüe. Bien que portée dans la foi juive, elle avait tendance à se révolter contre lui lorsqu’elle subissait un échec (bien rare)  ou qu’elle entendait une injustice venue d’ailleurs. Par contre elle disait souvent ‘…RABI MEI I CHWI’NICH…. ! Que D ieu  préserve mes enfants. Le mot RABI était gravé  sur sa langue.

D ieu était en elle,  parfois il l’a mettait hors d’elle. Mais souvent elle  demandait pardon à son créateur lorsqu’elle jugeait qu’elle dépassait les bornes. ‘…TERJA AALA KAYA… ! Elle revenait sur son vomi.


Maman n’est jamais tombée malade sans doute que D ieu veillait à sa santé et lorsqu’elle claironnait qu’elle était cardiaque depuis 30 ans, les circonstances actuelles montrent le contraire. Son cœur est toujours là avec un bon rythme.

Elle considérait D ieu comme son compagnon de route, celui en qui elle pouvait  faire confiance dans toutes les situations délicates ou pas et lorsque D ieu lui donnait satisfaction elle le remerciait par un ‘…RABI OUE ELI HAL EL BIBEN…. ! Il n’y a que D ieu qui ouvre toutes les portes… !’ C’est un rappel à l’ordre.


Dieu est sa clef, sa solution alors que les hommes ne valent pas la peine que l’on compte sur eux.

Elle les trouvait ‘mokhssien’ sans couilles. Seul D ieu était à ses yeux le grand serrurier dans son monde. Elle avait raison et cette notion de D ieu, maitre de toutes les solutions, fait partie de notre vocabulaire. ‘…LOUCEN I HAB RABI…. ! Si D ieu veut… !’ Et souvent D IEU le voulait.


Qui mieux que D ieu ou Achem résout nos problèmes… ?  Atténue nos soucis… ? Ce mot de Rabi est la marque de l’espérance, de la guérison, de la sagesse, du bon sens pour elle et pour nous.

Oubliez son nom durant les périodes pénibles et douloureuses c’est faire preuve de cécité. De toutes les façons, je ne vois personne d’autres à qui s’adresser lorsque la pression du quotidien se fait pénible.

Même dans les moments de joie, Maman évoquait son nom ‘…BAHIET RABI… !’Avec le concours de D ieu… ! Si nous sommes parvenus à ce que nous sommes aujourd’hui…. !’


Maman est une enfant du miracle puisque née 7 ans après la mort de ses  frères à une époque de 1913 où une épidémie, le choléra dans son quartier de la Harra de Tunis (guetto juif)  emporta les enfants de ma grand-mère d’autant plus  que le médecin de service avait prédit à ma grand-mère qu’elle n’enfantera plus. C’était sans compter sur le divin.

 

bret 4


Elle doit sa naissance à D ieu. D’où son prénom de HAYA, je suis la vie. Je suis vivante. Tour ceci explique cela aujourd’hui, son acharnement à vouloir rester en vie. Il y a des prénoms prédestinés.


D’ailleurs dans notre torah, lorsque qq’un de bien jeune est en sursis, les rabbins lui changent son prénom en HAIM. VICTOR…Celui qui vit. LE HAIM lorsqu’on léve son verre veut dire ‘…POUR LA VIE… !’

Maman est une traditionnaliste, elle respectait toutes les fêtes et les traditions et jamais elle ne manquait une coutume pour honorer avec foi les préceptes de la loi sacrée.


Elle y montrait quelques fois un certain scepticisme au vu de certains comportements d’hommes religieux.

Elle les trouvait hypocrites en certaines circonstances et elle s’en plaignait à nous en prenant cela à la rigolade. Elle était portée sur la dérision devant  certains agissements de ces religieux juifs dont elle disait parfois ‘…I SALIOU NAR EL SEBT OU YEKH’RAOUW FOUC EL GAMH NAR HAD… ! Ils prient avec ferveur le samedi mais chient sur le froment le Dimanche… !’ Je serai le dernier à ne pas l’approuver.

 

Cette relation fluctuante  avec D ieu marque cependant sa dépendance avec le tout puissant. Elle est une fervente croyante  envers A chem, son protecteur. Et rien ne peut se faire  sans son rappel selon elle et nous. Elle me disait souvent durant nos conversations dans les diverses chambres de ses hospitalisations  ‘…Je suis une fille de D ieu… !’

Laissant entendre par là que rien ne pouvait lui arriver. Voilà où mène une très grande espérance.

Par Camus - Publié dans : nouvelles - Communauté : Il était une fois...
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Commentaires

Étant athée, je ne peux commenter.
Je n'en sens pas capable.
Mais j'ai de l'empathie et je joins mes condoléances.
Que la paix soit sur vous tous.
Bisous !

Commentaire n°1 posté par Nina Padilha le 03/12/2011 à 17h50

Mon ami Bébert sera sensible à tes condoleances. Merci.

Réponse de Camus le 03/12/2011 à 19h09

Bon Matin Chalom Soleil Honrable tout Camus !

Grands mercis pour ce "Maman et D.ieu", cette Relation entre Haya et Hachem !

Bien que cette "Relation" ait été dite "Ambigüe", il demeure que Maman et D.ieu ont été tjrs en Lien-de-Vie chalom !

De ce LIEN, tout le Monde, même le Monde de l'Incroyance (ou : de qq chose de Similaire), en est Imputable et Redevable, tôt ou tard, mais, de préférence, ce Jour d'Aujourd'hui ... chalom !

Ce Jour d'Hachem !  - 4 déc 2011 / 8 kislev 5772 -

Commentaire n°2 posté par Marcel (Fafouin) le 04/12/2011 à 14h17

Bonne journée Honorable ami tout Marcel,

Ce que tu dis est juste mais Haya voyait ainsi sa croyance. Que son âme repose en paix, elle a quitté ce bas-monde le 24 novembre et c'est la maman de mon ami Albert Siméoni.De préférence aujourd'hui : tu as raison.

Hachem la gardera sous sa protection, amen.

4 décembre 2011/8 kislev 5772

Réponse de Camus le 04/12/2011 à 17h39

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