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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 11:02

A vous de jouer, les femmes tunisiennes

 

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Plusieurs centaines de femmes ont manifesté, ce  Mercredi 2 novembre 2011,  dans le centre de Tunis pour réclamer des garanties sur leurs droits après la victoire des islamistes à l'élection d'une assemblée constituante le 23 octobre. De nombreuses femmes en Tunisie considèrent que la victoire du parti Ennahda met en péril le maintien de leurs droits acquis depuis des décennies.

Le succès d’Ennahdha fait trembler les defenseures  des droits des femmes. Le parti tunisien vainqueur des premières législatives tunisiennes est accusé de vouloir modifier le mode de vie des Tunisiens. Grace à ce modèle de société propre aux Tunisiens les Tunisiennes disposent d'un statut juridique enviable dans le monde arabo-musulman. La loi en vigueur interdit la polygamie, la répudiation, permet l'avortement libre et donne droit au divorce judiciaire.

 

Bien que le parti a exprimé son soutien en faveur des droits de la femme et de l'égalité des droits civils entre sexes, le parti ne choisit de placer que deux femmes comme têtes de liste régionales, dont Souad Abderrahim, sur les 33 du parti candidates à l'assemblée constituante de 2011. Ghannouchi note que les femmes ne détenaient pas de facto de positions dirigeantes dans les gouvernements du président Zine el-Abidine Ben Ali et que c'est une « réalité » que peu de femmes sont aptes à les occuper

   

« Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de l'égalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale », a ainsi affirmé lundi à l'AFP Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste. 

Un autre cadre de « l’intérieur », Hamadi Jebali, expliquait samedi sur une radio tunisienne que l’Ennahdha n’avait « pas l’intention d’imposer la charia, d’ailleurs ma fille n’est pas voilée et nous sommes attachés au pluralisme et aux acquis de la société tunisienne », poursuivait-il.

 

Radhia Nasraoui  et avocate et militante des droits de l’Homme s’inquiéte de cette montée des islamistes et les condamne comme une menace aux droits des femmes tunisiennes.

 

On peut aussi lire les cris d'alarme des féministes sur Facebook, le réseau social qui a joué un rôle important dans l'information sur le soulèvement populaire en Tunisie. La présidente du mouvement féministe français « Ni putes ni soumises (NPNS) », Sihem Habchi, a mis en garde contre ce qu'elle appelle la «tentation obscurantiste" en Tunisie. 

 

Les tunisiennes craignent une situation à l’iranienne. Parmi les principales peurs, il y a celles de la régression et de la détérioration de la situation de la femme. Ces sont les propositions des partis islamistes qui font peur, entre autres, sur des sujets qui concernent les femmes.

 

En plus, il n’y aura pas beaucoup de femmes dans la Constituante. La parité entre hommes et femmes n’a pas été respectée dans les têtes des listes. Peu de femmes y trouvent une place. Les tunisiens votent en effet pour les têtes de liste, et là  il y a plus d’hommes que de femmes.

A la veille du retour d'exil du leader mouvement islamiste Ennahdha, Rached Ghannouchi, des milliers de Tunisiennes ont défilé  en janvier dernier dans le centre de Tunis à l'appel de l'Association des femmes démocrates (ATFD), dirigée par la juriste Sana Ben Achour.

 

"Démocratie bienvenue, discrimination dégage », « non à l'allégeance, non à l'exclusion, non à la marginalisation des femmes», "Tunisie liberté justice", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestantes auxquelles se sont joints de nombreux hommes.

Plusieurs dizaines de femmes tunisiennes ont manifesté cette semaine place de la Kasbah à Tunis pour réclamer l'égalité totale et la levée de certaines discriminations, en particulier en matière d’héritage.  Elles  insistent que les droits des femmes tunisiennes ne devraient pas   être remis en question

 

Lors d'une conférence de presse à Tunis, Rached Ghannouchi a indiqué le 28 octobre  2011 que le futur gouvernement intégrerait des femmes, « qu'elles portent ou non le voile ». Il a également annoncé qu'Ennahda n'avait pas l'intention de modifier le mode de vie des Tunisiens.

 

« Double discours », répondent ses opposants de la gauche laïque. Beaucoup ne croient toujours pas à la sincérité de ses propos. A leurs yeux, le parti islamiste désormais à la tête du pays pourrait commencer par insidieusement limiter l'accès des femmes au travail, sans passer par des lois mais en augmentant les allocations familiales pour les inciter à rester au foyer.

 

Merci à Ftouh Souhail, Tunis

 

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commentaires

abdelkrim 20/11/2011 14:30


j'aimerais bien que quelqu'un m'explique ce que, théoriquement  le terme " démocratie" signifie, et comme nous y sommes y’t-il des  « gens »
 qui ne doivent bénéficier de statut de « citoyens » et avoir le droit de voter et d’être élus. Il est vraiment inconcevable d’attaquer des gens qui viennent d’être
élus par le biais des urnes  quelques soient notre position envers eux et envers leurs pensées . souvenez vous que lors de la dictature de Bourguiba et de Ben Ali les islamistes
étaient les plus pourchasses a la sorcière. Je crois que le peuple tunisien a toute les capacités mentales d’assumer son choix qu’il a fait  pendant ces dernières élections , et
ils aura certainement le plein courage de changer de choix si les islamistes ne seraient pas a la hauteur de gérer a bien  cette phase transitoire. Les islamistes du PJD turque
ont prouve que dans un climat de démocratie les islamistes peuvent répondre aux exigences du peuple turque , et ils l’ont vraiment sauve de la faillite économique. J’espère que les tunisiens
laissent faire ANNAHDA , l’exemple algérien n’est pas loin, nous n’avons pas besoin de faire couler du sang..

Camus 20/11/2011 15:55



Salut,


Les éledction étant terminées, nous espérons donc que tout ira pour le mieux, selon la volonté du peuple. Nos souhaits sont que l'économie fleurisse et avec elle le tourisme. Pour cela il
faudrait rétablir le calme, respecter le statut de la femme, et comme vous l'avez dit : ne pas  faire couler du sang. Mes meilleurs souhaits de réussiite, sinon les Tunisiens vous l'avez
dit, auront le courage et le pouvoir de changer de phase.



duranton 06/11/2011 13:02



elles ont raison...et si ça se gâte,qu'elle prenne les armes !



Camus 06/11/2011 13:19



Elles vont refuser leurs charmes, les hommes déposeront les armes...



Nina Padilha 06/11/2011 11:41



A cause de Ben Ali, je n'ai jamais pu me rendre en Tunisie.
Je ne serais pas descendue de l'avion... (une longue histoire).
Maintenant, je n'irai pas non plus.
Je n'apprécie pas trop la compagnie d'excités du turban...
Bisous !



Camus 06/11/2011 12:47



Tu parles des barbus ? O la barbe, mais çà va passer, ce que femme le veut Dieu le veuT.