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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 16:58


Voyage en Tunisie : premier jour à Tunis

Nous sommes arrivés à Tunis via Francfort, à une heure trente, heure locale soit 17 après notre départ de Beersheba. Nous tombons dans nos lits harassés de fatigue, en quête d'un sommeil réparateur.

Je me réveille tôt, les rayons de soleil m'enveloppant d'une douce chaleur, je saute du lit, tire les rideaux et pousse un cri der satisfaction en admirant le panorama de la plage de Gmmarthe se découvrant comme une peinture de maitre.




A huit heures nous débutons notre excursion à Tunis. 20 minutes de route et nous voilà dans l'Avenue Mohamed Cinq, au rond-point du 7 novembre (le jour de la montée au pouvoir du Président Ben-Ali) et bientôt nous défilons dans l'Avenue Habib Bourguiba bien connue naguère, sous le nom d'Avenue Jules Ferry.

Nous sommes tout émus, le but de nôtre voyage étant de revoir et de retrouver des sites connus.
Donc nous voilà dans la capitale, cheminant sur le trottoir ensoleillé à deux pas de la Cathédrale de Tunis que nous ne manquons pas de visiter. Elle me parait comparable à d'autres visitées en France. Nous gardons le silence par respect à ce lieu saint qui a vu tant de fidèles.

Je me place auprès du guide, un homme âgé qui nous donne des explications en français et en arable, traduction simultanée. Nous décidons d'un commun accord d'aller faire une promenade dans La Médina et de se restaurer ensuite. En laissant derrière nous l'Avenue Jules Ferry (Habib Bourguiba), nous pénétrons dans la Ville Arabe par la Porte de France, ou Bab el Bhar (porte de la Mer). Le meneur touristique nous accorde une demi-heure de liberté pour ce faire, mais le vieux guide me chuchote à l'oreille :

  "Prenez votre temps, ils ne reviennent jamais avant une heure de promenade".



Dans ce labyrinthe de souks et de mosquées, nous quittons Osnath et moi les rues principales et leurs pièges à touristes pour découvrir un Orient rêvé. Chants des muezzins, mausolées princiers aux stucs et aux céramiques somptueuses, hammams et ventes à la criée dans les passages voûtés...

La Ville Antique à Tunis, est l'une des plus stupéfiantes du Maghreb. L'architecture est surprenante, une combine d'influences andalouses, turques et européennes.
Le souk El-Blaghgia (des savetiers), souk El Kébabgia (des boulangers), souk En-Nhas (du cuivre), souk Es-Sabbaghine (des teinturiers) et autres sont dépassés.

-- Dommage ! regrette Osnath, j'aurai voulu m'attarder dans ce labyrinthe et en goûter les couleurs et les odeurs.
Justement midi sonne. Nous nous dirigeons vers une gargote située dans une de ces petites rues de La Médina. Regardant le cuistot s'affairer autour de son barbecue.
-- Moi j'ai déjà l'eau à la bouche. Quand je vois ces merguez, ces entrecôtes, cette lïa, ce foie… Je me ferais servir une bouteille de vin rosé Bokobza bien frais en mangeant – Ne t'emporte pas papa, ce n'est pas cacher etnous devons retourner.


.
Un casse croûte tunisien est bien vite avalé (Ah ! quel goût mes amis, dommage que vous l'ayez raté). Nous retournons sur nos pas, passons la Rue El-Azouze et le Souk Boumendil, demandons aux passants la route du retour la plus courte et nous arrivons enfin devant Bab El Bhar.
-- Je ne dirais pas non à une Coca Cola bien frappée dit Osnath, en s'accoudant devant un petit kiosk.

-- Pourquoi pas ? Un Boga fera l'affaire pour moi.



Nous arrivons au lieu du rendez-vous bien avant les autres qui ont fait des achats : petits souvenirs en cuivre, des savates, des blouses Jellabïa, des parfums et bien d'autres cadeaux pour leurs amis. Nous avons fait de même, mais avons été moins débordés. Nous faisons aussi une réserve d'eau minérale pour la route. Un tour dans l'Avenue, nous passons devant l'Ambassade de France qui a été un temps la Résidence Générale. Le Théatre Habiba Msika nous cligne de l'œil. Habiba Msika, une chanteuse comédienne ayant une vie mouvementée a été brûlée vive pendant son sommeil par un amoureux déçu. Le palais qu'il s'apprêtait à lui offrir est devenu le Théâtre portant son nom. Des jeunes sont assis constamment sur les marches menant à ce monument, comme on en voit sur les marches du Sacré-Cœur.



Notre prochaine visite est la grande synagogue située dans l'avenue de paris. Je parle aux policiers de garde devant cet édifice et leur demande poliment en langue arabe la permission de prendre des photos. Autorisation donnée bien sûr, à en ex-Tunisien on ne refuse pas ce plaisir de prendre des souvenirs dans son objectif. Entrée par la porte arrière. La concierge est bougonne et elle nous jette :


-- Je n'ai pas le temps de faire ma lessive, ni de repasser. Un shampoing ? Faudrait attendre. Je lui réponds du tac au tac :

-- Ne sois pas blasée ma chère. Ton travail est pépère (mémère ?), c'est bien plus facile de s'occuper d'une synagogue que de bosser du matin au soir dans un hôpital ou dans un hôtel. Et je lui glisse dans la paume de la main, une pièce de 5 dinars. C'est ma manière de dire : Sésame ouvre toi.



La synagogue est bien entretenue, c'est le cas de le dire. Nous admirons ce lieu saint resté tel qu'il était il y a 50 ou 60 ans. Une courte prière et chacun laisse une piécette dans un plateau afin d'encourager les femmes qui nous ont accueillis. Je suis ému, étant passé tant de fois devant cet édifice et même jeté un coup d'œil à l'intérieur, dans le passé.



Nous reprenons notre excursion vers le cimetière Le Borgel. Là je suis déçu. Les herbes sont hautes et cachent les tombes qui sont en mauvais état. Nous passons devant le Monument à la mémoire des soldats Français tombés dans la grande guerre 1914-1918; Parmi les noms je reconnais celui du frère d'une de mes voisines. Que leurs âmes reposent en paix. Morts si jeunes !


Le tombeau de Rebbi Haï Taïeb Lo Met attire notre attention. La signification de son nom est : rabbi Haï Taïeb n'est pas mort.

La légende raconte que ce rabbin - enseveli dans l'ancien cimetière Juif transféré ici -, est venu chez le fossoyeur dans son rêve et lui a dit :

-- Moumou ! Pourquoi a-t-on inscrit sur le marbre : Zal (Que son âme repose en paix) ? Mon nom est Haï, Haï veut dire Vivant. Si je suis Vivant, je ne suis donc pas mort. Le lendemain le marbre de la tombe a été trouvé brisé.


Après les réparations le marbre était de nouveau brisé et le malheureux croque mort faisait le même rêve et se réveillait transpirant et affolé. Sa décision a été prise et sur le nouveau marbre il a fait une épigraphe : Rebbi Haï Taïeb Lo Met. Lo Met signifie Vivant ou plus tôt n'est pas mort. Depuis la tombe est restée intacte. (Lu dans le livre de Samson Sarfati – Tounès el Khadra, La Tunisie est verte. Pour les lecteurs sachant l'hébreu).




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commentaires

Nanou 30/11/2009 19:49


Dis donc quel bel diaporama de photos, je crois que jai meme pu respirer les belles odeurs du souk et les prières aussi près des mosquées..... Joli retrouvailles pour ce beau pays. J'espère que mis
à part les hautes herbes dans le cimetière tu n'as eu que de belles retombées visuelles et qui seront de magnifiques souvenirs de ce voyage ?
Gros bisous Ptit Soleil *****


Camus 30/11/2009 21:22


Un voyage magnifique que j'é"cris depuis des mois en hébreu pour mes petits fils. j'ai commencé la version françasie.

En gros j'ai été satisfait.
Descends plus bas nanou, je t'ai dédiée une chanson pour ton anniversaire.
Beaucoupde bonheur Nanou. Bisious.