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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:33

19.10.2013

50 000 Syriens ont fui leur pays et vivent en Jordanie dans des villes de tentes et de bâches dans la misère, le manque, la peur et le désarroi.

Leur indigence et leur anxiété sont exploitées par des gens sans morale qui loin de leur prêter assistance cherchent à en tirer profit : offrir un travail pour trois fois rien, promettre de donner appui contre une somme d'argent sans en être compétent et disparaitre ensuite, courir les rues munis d'armes blanches et semer la terreur.

Les filles n'osent sortir seules et celles qui le font sont couvertes de la tête aux pieds craignant de montrer leurs visages.

Des émirs saoudiens ont trouvé une aubaine dans ces villes de tentes dans le corps des jeunes filles de treize à dix-sept ans. Ils leur proposent par le truchement d'entremetteuses locales un mariage-rapide contre une  somme  rondelette;  l'argent  est  payé aux parents de la pauvre candidate-fiancée à qui on ne demande pas son avis.  

L'émir saoudien  riche  en quête de sexe  profitant de la pauvreté de la famille de refugiés achète leur fille, argent comptant. Il paie entre deux à trois mille dollars et un mariage-éclair est agencé. La fille ne sait rien, on lui annonce tout simplement qu'elle se marie, on joue sur ses sentiments, on lui explique que sa famille étant dans le besoin elle est obligée de prêter main forte… Ses pleurs n'exaucent pas son désir de ne pas se vendre au vieux prétendant.

D'après la loi arabe l'émir saoudien  ou tout époux peut divorcer après deux jours ou deux mois, tout dépend de son envie et de ce que la dulcinée allume en lui. Toujours est-il que rassasié il renvoie sa femme à ses parents après un laps de temps assez court en lui disant trois fois le mot mtalka  (divorcée) :

- Mtalka, mtalka, mtalka !

Voici le témoignage de Aïcha (pseudonyme) 16 ans. Son visage est couvert par précaution. De ses beaux yeux coulent les larmes pendant son récit :

-  On m'a mariée contre ma volonté avec un homme de 60 ans, sa figure est toute ridée. Je n'ai pas voulu entrer dans sa chambre la première nuit. La honte qui me tenaillait, je ne pouvais faire ce pas. Le deuxième jour j'ai refusé de même. Il  a commencé à me frapper, chaque objet qui était à  portée de sa main était bon pour me corriger. J'ai préféré  mourir que de céder. Des médecins m'ont soigné pour que je sois apte à faire mes devoirs conjugaux. Après deux mois de calvaire il m'a renvoyée en me disant au téléphone : " Mtalka, mtalka, mtalka".  

Je  suis divorcée et dois me remarier à un autre émir  et dans deux mois plus ou moins je serais divorcée pour la deuxième fois.

La situation des refugiés Syriens en Jordanie est intenable, certains vendent leurs filles pour subsister et d'autres préfèrent retourner à l'enfer syrien et combattre de nouveau avec les rebelles.

Mourir pour mourir pensent-ils, il vaut mieux mourir les armes à la main…  Jusqu'à quand ?

http://info.catho.be/wp-content/uploads/2012/03/refugie_syrie.jpg    

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Published by Camus - dans Revue de presse
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