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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 18:59

Réunifiée,  Jérusalem est une ville Libre

 

Par Ftouh Souhail, Tunis


Le 28 Iyar, Yom Yeroushalayim, marque cette année, le 43 ième anniversaire de la libération et de la réunification de la capitale d'Israël.


Divisée pendant la guerre d’Indépendance, la ville de Jérusalem a été réunifiée 19 ans plus tard lors de la guerre des Six jours. La bataille de Jérusalem a commencé le 5 juin 1967 lorsque les Jordaniens ont ouvert le feu le long de la ligne de cessez-le-feu.


Le 7 Juin, l’infanterie de Tsahal (l’armée de Défense d’Israël)  entre dans la Vieille Ville occupée par les jordaniens. Les soldats juifs  arrivent devant le mur occidental. Moshe Dayan, homme phare de la guerre des Six Jours a affirme solennellement sa célèbre phrase : « Ce matin, Tsahal a libéré Jérusalem, la capitale divisée d’Israël. Nous sommes revenus au plus saint de nos lieux saints et nous ne nous en séparerons jamais ».


En 1967, 2 millions de Juifs et autres gens avaient patiemment fait la queue - parfois pendant des heures et des jours - pour enjamber les gravats et toucher le Mur occidental. Un peuple en larmes, d'une émotion intense, profonde, viscérale.


Un an plus tard, le 12 mai 1968, le gouvernement israélien proclame le 28 Iyar (selon le calendrier juif) jour férié, qui devient fête nationale en 1998.


Dans la liesse, on déclare  « Jérusalem réunifiée et capitale éternelle et indivisible du peuple juif ». Cette déclaration sera réaffirmée par la Knesset en 1980 dans une loi fondamentale israélienne : la Loi de Jérusalem, qui regroupe également les différents attributions des pouvoirs (exécutif, législatif…).


Jérusalem n’est pas capitale d’Israël uniquement depuis 1980. On peut dire qu’elle l’a été de tout temps, car cette ville est avant tout la ville de D.ieu : selon le Tanakh (Gen.14 :18), Abraham a fait alliance avec Melchisédek, roi de Jérusalem et sacrificateur du D.ieu Très-haut. C’est d’ailleurs la première fois où la ville est mentionnée dans l’histoire. Des tablettes découvertes à Tell el-Amarna en Egypte ont confirmé son existence à l’époque du XVe siècle av. JC. Nous savons ensuite que mille av. JC, le roi David a fait de Jérusalem la capitale du royaume d’Israël. Cela fait ainsi trois mille ans que la ville  et Israël ne font qu’un.


N'oublions pas que les romains ont voulu changer le nom de Jérusalem mais que cette modification n'a jamais traverse l'histoire et que seul le nom de Jérusalem a persisté.

 

drapeau-israel.gif


Durant le gouvernement jordanien (de 1949 à 1967)  les sites saints aux juifs ont été souillés et pillés et les juifs n'y avaient aucun droit d'accès. Avant cette date les Juifs ont été interdits d'accès à leur le lieux de culte les plus sacrées en territoire juif et en particulier à Jérusalem. Aucun Juif ne fut autorisé à prier au Kotel.  Politique d'apartheid largement entériné dans le reste des pays arabes. Jérusalem divisée fut  une ville  interdite aux juifs.


C’est aussi la partie arabe qui refusa le partage équitable, par les Nations Unies, du mandat britannique en deux états souverains, ainsi que le statut international pour Jérusalem. Il s’ensuivit une guerre cruelle (plus de 6 000 morts israéliens, civils et militaires, et plus de 2 000 soldats arabes tués) avec une ligne d’armistice, du 24 février 1949, divisant la ville de Jérusalem. Les jordaniens bombardèrent Jérusalem et les prisonniers juifs de Jérusalem furent décapités et leurs têtes coupées promenées au bout de piques dans la vieille ville !


 

Le mur « des lamentations », seul vestige du Temple, vénéré par les juifs, fut transformé en dépôt d’ordures, les cimetières juifs furent profanés et les pierres tombales anciennes utilisées pour des latrines. Aucun occupant étranger n’a assez humilié les habitants de cette ville comme l’occupant jordanien.


En juin 1967, Nasser proclama la victoire imminente contre Israël et réussit à convaincre le roi Hussein d’attaquer, pour achever « d’anéantir l’entité sioniste ».Les Israéliens, qui venaient en fait de détruire l’aviation égyptienne au sol, repoussèrent l’attaque jordanienne, en subissant de lourdes pertes car ils s’abstinrent d’utiliser bombardements et armes lourdes contre la Ville Sainte. Même durant la guerre et les combats les israéliens ont tenu a respecté la sainteté de cette ville.


Au cessez le feu du 10 juin 1967, la ville était réunifiée, sous administration israélienne. Depuis, les lieux de culte de toutes les religions ont été strictement préservés, chrétiens et musulmans pouvant y accéder librement, à condition de bien vouloir s’abstenir de jeter des pierres sur les juifs en prière au mur « des lamentations ».Contrairement aux  jordaniens, les juifs ne font aucun prosélytisme : ils respectent les croyances des autres, au point que les juifs, sauvagement persécutés durant l’occupation jordanienne,  ont acceptés de donner aux Wakf islamique la gestion autonome des établissements musulmans de la ville .


Jérusalem réunifiée a présenté   toutes les garanties universelles de liberté des cultes. Israël est le seul pays du Moyen-Orient ou la population  musulmane exerce librement la liberté de culte et la liberté  d’expression. Avec l’administration israélienne, c’est la première fois  que la liberté des cultes est  garantie dans Jérusalem, alors qu’elle ne l’était absolument pas sous administration jordanienne. Pourtant, les milieux palestiniens, qui n’ont formulé aucune objection, de 1949 à 1967, contre l’administration profanatrice, brutale, intolérante et exclusive par les jordaniens, contestent l’administration israélienne offrant une garantie universelle des cultes, depuis 1967.


 

Ftouh Souhail, Tunis

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Published by Camus - dans Israël
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