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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 12:25
    
שמחת תורה

Fête de la « joie de la Torah »

En 5774, le vendredi 27 septembre 2013

En cette fin de la période joyeuse des fêtes de Soukkot qui succède aux jours redoutables, nous souhaitons à nos amis juifs une bonne fête de la « joie de la Torah », Simhat Torah : Hag Sameah ! חג שמח

En Israël et dans certaines communautés ailleurs aussi, Shemini Atseret et Simhat Torah ont lieu le même jour .

En dehors d’Israël, le 1er jour de fête est consacré à Shemini Atseretet le 2ème jour à Simhat Torah.

Quelques informations complémentaires

C’est la fête de clôture à la fois des fêtes de tichri, des fêtes de pèlerinage et du cycle agricole. Chémini Atséret exprime l’allégresse de l’agriculteur au moment de l’engrangement, et la joie du croyant d’appartenir au peuple qui reçut la Torah.

En Israël, Chémini Atséret dure un jour et se nomme aussi Sim’hat Torah.

En diaspora, cette fête de clôture s’étend sur deux jours : Chémini Atséret puis Sim’hat Torah. A cette occasion les fidèles dansent en farandoles joyeuses avec les rouleaux de la Torah.

A Sim’hat Torah, toutes les synagogues du monde achèvent la lecture du rouleau de la Torah et reprennent au commencement.

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Torah

Sources bibliques :
- « …Le huitième jour sera pour vous un appel de sainteté et vous approcherez un sacrifice au nom de l’Eternel, ce sera la clôture et vous ne ferez aucun travail. » (Lévitique vayikra XXIII, 36)
- « Et le huitième jour, sera clôture pour vous, toute œuvre de travail vous ne ferez pas, et vous offrirez un holocauste de feu, odeur agréable à l’Eternel. » (Nombres bamidbar XXIX)

Sens :
- « Chemini Atséret est une fête en elle-même (en diaspora, le second jour se nomme Sim’hat Torah), c’est pourquoi on ne prend pas son repas dans la souccah et on n’agite pas le loulav. Cette fête est comparée au dernier repas qu’un roi offre à son fils qui déclare : Mes enfants, il m’est difficile de me séparer de vous, restez encore un jour. » (D’après Rachi sur Vayikra)
- « Rabbi Lévi enseigne : Le Saint, béni soit-Il voulut offrir pour chaque mois d’été, une fête à Israël : En nissan Pessah, en iyar le second Pessah (pour celui qui n’aurait pu faire le premier), en sivan, Chavouot. Quand les enfants d’Israël commirent la faute du veau d’or, Il annula les mois de tamouz, av, éloul. Quand arriva tichri, Israël se repentit, alors le Saint, béni soit-Il, offrit trois fêtes Roch Hachana pour compenser tamouz, Kippour pour compenser av et Soukot pour éloul. Il manquait une fête pour tichri, Il donna Chemini Atséret. » (D’après Pessikta de rav Kahana)


Source : Consistoire de Paris

 

L'incident de Simhat Thora 5724 (1963)

Il est une coutume à Simhat Thora de faire monter à la Thora trois Hatanim : Hatan*Thora, Hatan Béréshit et Hatan Mé'ona. Ce sont trois personnes respectables achètant chacune des trois Mitzwot importantes de l'année à bon prix,  après une vente aux enchères. Mon père achetait la Mitzwa de Hatan Thora volontiers en Tunisie. Les trois Hatanim offrent aux fidèles de la synagogue un apéritif pris sur place. C'était ainsi en Tunisie. En Israël l'apéritif s'est transformé en repas offert à la maison des Hatanim, selon l'ordre : Hatan Thora, Hatan Béreshit. Hatan Méona n'y est pas obligé étant donné qu'après deux repas les fidèles ne courent plus après la pitance.  

Revenons à nos moutons : Marié en 5724, je décide conseillé par mon père d'acheter la Mitzwa de Hatan Thora, celle qui consiste de lire le dernier rouleau de la Thora, ce  qui est un grand honneur et il faut s'y préparer. La vente aux enchères se passe la veille du Grand Pardon et la lecture de la Thora devrait se passer à Simhat Thora soit une douzaine de journées plus tard. Tout se passe bien et je suis félicité. Quelques jours plus tard apparait un certain Cl. Bouhnik de mes connaissances, il me dit :

- On m'a appris que tu détiens la Mitzwa de Hatan Thora, ors je la veux et je te propose de te l'acheter.

- Ce qu'il en est mon cher ami : je ne vends pas.

- Tu me la vendras si je t'offre un bon prix ?

- Non, à aucun prix.

- OK. Je la prendrais quand-même.

Le jour J. arrive et à mon grand étonnement, le Hazan appelle à la Thora Cl. Bouhnik comme Hatan Thora. Je me lève et proteste.

- Assieds-toi ! Commande le Hazan. Les éclaircissements se feront après l'office.

- C'est ma Mitzwa, je l'ai achetée à bon prix, au plus offrant.

- Tu as acquis Hatan Béréshit. Assieds-toi !

- Béréshit est acquise par Bi.

- Assieds-toi me demande mon oncle. Béreshit c'est encore mieux.

J'allais éclater. Cl. n'a pas su lire son rouleau et le Hazan l'a lu à sa place. J'ai lu Béreshit. A la maison de Cl. Le public s'est rempli de whisky et de salades. Les hypocrites ont fait comme s'ils ne savaient pas que Cl. était en France le jour de la vente des mitzwot faite en Israël, ils ont eu la maladie de l'oubli. Et Bi. qui avait acheté Hatan Béréshit ? Il l'a oubliée. La moitié des fidèles n'est pas arrivé à la maison où maman les attendait avec le plat du jour. Ceux qui étaient là ont regretté l'incident ennuyeux.  Le Hazan s'est gratté la tête comme s'il cherchait la raison de la brouille. Cette brouille m'a éloigné pour ainsi dire de la synagogue.  Et moi… Depuis jusqu'à ce jour je n'ai jamais eu l'occasion de lire le dernier rouleau de la Thora : Zou Haberakha, זו הברכה.

Et comme il se doit, j'ai pardonné...  

Note : Hatan*: Fiancé, prétendant

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commentaires

Nina Padilha 27/09/2013 14:41


Alors, joyeuse fête à toi et aux tiens !

Camus 27/09/2013 17:11



Merci amie Nina, vive les fêtes et que la joie  règne dans ta maison.