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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:24

Partagé du blog de Vivi : http://vivi.ildiavolo.over-blog.com/article-24829260.html


Merci a Gisèle, Camus et Viviane qui ne m'ont pas lâché d'un pouce pendant ces mauvais moments.


Avant de commencer je voudrais dire que si quelqu'un croit se reconnaître je dirais que toute ressemblance est possible, bien que j'ai tous fais pour illuminer toute options de reconnaissance, en allant jusqu'à changer le nom du centre médical Soroca a un simple hôpital au nom de Sirote la. Les personnages sont réels les faits aussi. Ainsi que les premières lettres de leur noms.


Vivi hospitalisé !

Ce que les nuits peuvent êtres dures certaines fois, il en était de même pour le lundi soir dernier. Une grande douleur me coupe la respiration, un calmant que j'avais pris une heure auparavant n'était pas de grande aide.
Ma belle sœur qui s'aperçoit de ma détresse, essaie de me venir en aide, en me préparant une inhalation, qui elle non plus ne porte aucune amélioration à mon état.

Il ne nous restait plus qu'à décider pour l'urgence de l'hôpital Sirote la (Soroka sans doute) ou appeler le médecin. Comme nous savons qu'il est difficile d'avoir un médecin à ces heures là, on choisit d'aller aux urgences. Camus aussi est déjà debout et habillé et se joint à nous. Pendant que Gisèle garait la voiture, Camus est allé ouvrir un dossier et m'a confié à une infirmière qui m'a conduit à la salle d'attente. L'infirmière me voyant traumatisé me demande si c'est le cœur ou autre chose ? Tout en prenant la saturation elle m'allonge sur un lit et m'emmène directement à l'urgence. Enfin je peux respirer après avoir été branché à un Bibap, appareil respiratoire, dire que j'étais a une saturation de 76% !

C'est au tour d'un électrocardiogramme, radio et après çà en m'embarque direct a la section interne "A".
Voila Vivi peut enfin respirer, se reposer et peut être dormir un peu avec un peu de chance.
Camus et Gisèle ne veulent pas partir avant de me voir enfin endormis. Le soleil brillait haut dans le ciel quand j'ai commencé à fermer les yeux.
Aller dormir comme il faut dans un hôpital, pour cela il vous faut être dur de caractère ou bien mort de fatigue. A chaque fois c'est telle ou telle infirmière qui vient à son tour prendre la tension, la température ou bien la saturation, pourquoi ne pas donner tout çà a une seule ?
Cela économiserait beaucoup d'argent a l'office et des forces a Vivi.
Enfin mes yeux se ferment. Mais pas pour longtemps malheureusement…….

Monsieur B (Brouclou)

Entre un petit somme et un autre, une dame s'adresse à mon voisin du lit gauche.
-- Bonjour Monsieur "B" je viens pour une prise de sang.
-- Une prise de sang ? Revenez dans une heure, je dois d'abord faire mes ablutions et prendre conseil avec le Bon D.ieu en le louant et prier pour ma santé. (De ma belle sœur j'apprends que c'était la troisième fois qu'elle vient le chercher)
Une heure après notre amie revient, pour la prise de sang, Monsieur B la voyant, demande:
-- Quoi vous insistez pour cette prise de sang ?
-- Bien sûr Mr, voulez vous vous allonger s'il vous plaît ?
-- M'allonger ? Que vous empêche de prendre cette prise de sang ? Vous allez la prendre de mes jambes ou ailleurs ?
-- Vous ne voulez pas tant pis, je ne perdrais pas mon temps avec vous et se retourne pour partir.
Un petit remord lui dit de se comporter un peu mieux envers cette infirmière. Et l'appelle : " infirmière, nurse revenez s.v.p. " !

-- Monsieur je ne suis ni infirmière et ni nurse, je suis médecin alors un peu plus de respect. (C'est comme même exagéré de traiter d'infirmière un médecin stagiaire "jid neuf").
Enfin attendri, notre ami se laisse faire, mais que diable voilà que le médecin commence à remplir une première éprouvette, la deuxième et la troisième… Notre ami n'en peut plus et commence à gueuler comme quoi qu'il n'est ni agneau et ni veau. Sur place, il ne demande pas plus et ni moins qu'a voir le directeur de l'hôpital pour éclaircir cette affaire.
Ce n'est qu'après une promesse de l'infirmière responsable que le médecin chef viendra le voir dans quelques instants, qu'il retourne au lit.

Entre temps le voilà qu'il téléphone à son fils pour lui dire ce que l'hôpital veut faire a ses dépends.
Son fils étant un peu plus intelligents lui explique que pour différentes analyses il faut autant d'éprouvettes.

Pendant ces longues journées dans un lit il est normal que les malades font connaissances, c'est comme cela que nous avons sus que notre ami B. était de Zarzis, d'ailleurs son accent le confirmait, qu'il était du sud tunisien.
--Tiens nous sommes voisins de salle et de ville moi je suis de Sfax lui jette Camus.
--Sfax, Sfax ! Que de nostalgie cela ramène en moi, figurez vous que j'avais un ami qui habitait l'immeuble Tac-tac avec qui je partageais mes aventures amoureuses.

Être âgé, veut dire des fois des fuites de mémoires et ce qui en était avec lui qui recommença à nous raconter ses prouesses près de son fils mais sans oublier cette fois de parler en tierce personne. (Comme par exemple je connais quelqu'un qui avait un ami…..) . Son fils n'avale pas çà et dit à Camus :

--Laisse le parler, je connais mon père et connais toutes ses histoires donc il ne peut rien cacher.

Biens sûr que l'infirmière avait tenu promesse, vers dix heures c'était l'heure de l'auscultation générale de la "session interne A" par les médecins, sous la direction du professeur C.

Mr B. Étant le dernier de la salle, était donc le premier à être visité par les médecins et derrière toute cette clique se trouvait notre stagiaire. La voyant Mr B lui fit un geste de venir, mais elle le connaissant déjà, fait un pas en arrière. Après deux appels il la persuada de venir vers lui pour, ô miracle demander pardon.

Ce qui n'empêche pas le professeur de dire :
-- Monsieur B. selon votre dossier et l'analyse de sang qu'on a effectué, la prise de sang que vous avez eu la grande gentillesse de donner à Madame, tout montre que vous êtes en très bonne santé. Donc vous pourrez quitter l'hôpital aujourd'hui même.

 

(A suivre....)

 

cafe-copie-1

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Published by Camus - dans Rions un peu
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commentaires

Nina Padilha 09/12/2013 10:41


Ôter ses yeux du grave pour regarder le drôle de la vie...
Bravo, l'ami.
Toutes mes amitiés à Vivi !
Bisous !

Camus 09/12/2013 16:29



C'est vrai, sourire pour oublier ce qui ne fait pas rire.


C'est son côté fort.


Bisous !