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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:59

Vivi vous présente Monsieur U (Ubaldo) http://vivi.ildiavolo.over-blog.com/article-http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/PikiWiki_Israel_13318_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpg/800px-PikiWiki_Israel_13318_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpg24830163.html.

Monsieur Brouclou nous ayant quitté, son lit nettoyé, purifié et de nouveau prêt à recevoir le nouveau malade, il n'en fallait pas beaucoup pour faire connaissance avec lui.

Ce lit je le  rappelle est à ma gauche et un rideau ouvert nous sépare. Une fois au lit la sérénade commence,  je vous avais avertis il est plus sympa que Brouclou et s'appelle Monsieur Ubaldo la grande gueule.

Se trouvant au dernier lit de la chambre tout au fond, cela déplait à Mr qui ne cacha pas son mécontentement à très haute voie et en sept octaves.

Après 28 minutes de calvaire je décide de tirer le rideau, je me dis qu'au moins je ne verrais pas sa gueule. Ô quelle erreur, pourquoi n'étiez vous pas avec moi pour me faire comprendre ma faute ?

Sur le champ je deviens la cible principale de sa "modeste colère", encore 32 minutes,  voilà une heure de foutue à cause d'un mec de mes confiseries…

N'en pouvant plus je sonne aux infirmières. Miracle, c'est un infirmier qui arrive (j'allais oublier de le dire). Celui-ci m'écoute gentiment et encore plus gentiment me dit que ce Mr au fait ne devrait pas être dans cette chambre car son état  n'était pas si grave. (Cette chambre proche  des bureaux étant pour les urgences afin de raccourcir le trajet des infirmières/ers à chaque appel).  

- Que me proposez vous donc ? Alors transférez moi dans un autre chambre, (me voila contaminé et je  lève la voix autant qu'Ubaldo)

- Impossible vous êtes un cas urgent et vous devez êtres à coté du bureau.

- Oui mais, si vous ne trouvez pas une solution mon cas sera plus urgent et il vous devrez me transférez dans votre cabinet.

- Ecoutez tout ce que je peux faire c'est de vous  mettre dans le lit à coté de cette manière vous pourrez tirer au moins le rideau.

Cette idée me convient,  je ne voulais pas m'amuser à tirer et retirer Le rideau avec U, je passe un lit à coté et maintenant mon ancien lit me sépare  ainsi qu'un deuxième rideau

***.

Ce n'est pas çà qui fera peur à  Ubaldo il se met à crier de plus belle comme quoi je veux l'isoler complètement et le voilà qu'il fait venir d'urgence la famille pour remédier au tort que nous lui avons fait. Pas fainéante du tout la famille :  sur le place son fils va se plaindre à la direction qui de son coté connaissant le vrai coupable ne l'écoute pas du tout. Ouf si Camus n'existait pas ? Il fallait l'inventer. Les entendant discuter entre eux il compris qu'ils étaient d'origine Gabésienne, c'est ce qu'ils affirment en effet. Enfin une petite discussion commence. Camus raconte que mon oncle Meyer habitait aussi Gabès et il était de leurs connaissance, ils reconnurent encore quelques noms cités par lui.

Un grand merci Camus, Monsieur U.  se calme grâce à lui. Pour me remettre de tout çà je me débranche de mon cipap, bipap et soupape pour m'assoir dans le couloir, là, je trouve la belle Hélène (responsable du nettoyage de la session  A),  en vive discussion avec une infirmière !

-  Alors ton "rendez-vous" s'est bien passé ?

- Mieux que çà, ce serait impossible.

- Raconte vite, ne nous laisse pas sur des charbons ardents !

- Figure toi que c'est un mec super intelligent, aimable instruit, (qui a fait même l'université),  très compréhensif envers son prochain. Là  je ne te raconterais pas la nuit que nous avons passés, un champion dans son  genre !

L'infirmière toute éblouie n'en crois pas ses oreilles aurait voulu prendre pour un instant la place d'Hélène demande !

- Le prochain rendez-vous c'est pour quand ?

- Non, non tu n'y es pas du tout, ce n'était pas pour lui qu'il était venu. Plutôt pour son ami timide qu'il voulait me tester avant, lui dit la novice.

***

Après une nuit plus ou moins bonne, autant que les infirmières le permettent (re-saturation, tension et température, décidément faut que je propose de donner ces jobs à une seule infirmière)

J'entends de nouveau les jérémiades de notre ami, cette fois il me semblait qu'il avait de bonne raisons d'appeler les infirmières.

Ne supportant plus ses cris je me lève et va chez les nurses pour attirer leur attention aux plaintes de mon voisin. Que croyez vous était leur réponse ? Il a une sonnette prêt de son lit il n'a qu'à sonner nous viendrons. Pourtant ils affirment l'avoir entendu, mais ils veulent lui apprendre à sonner. Ma parole, elles sont sonnées ! Je trouve cela plutôt  c...  Je retourne à la chambre et sonne. Enfin l'infirmière arrive pour voir ce que je voulais.

- Ce n'est pas pour moi, mais plutôt pour Monsieur Ubaldo qui a mal au ventre.

- Ah bon !  Je vais envoyer un infirmier pour l'aider à aller au WC.

Voilà que je trouve çà bien intelligent, mais c'est malheureusement trop tard.

Car quand ils sont  venus prendre ce malade je m'aperçois  qu'il venait de se dégager quelque chose de couleur  verte et puante aussi. Le meilleur est que l'infirmier trouve le toupet de l'accuser d'appeler trop tard, allez comprendre ce beau monde.

Les médecins  sont là pour leur visite,  les invités sont priés de quitter la chambre. Comme toujours le dernier lit est le premier à consulter.

Le professeur C (contreverse) s'adresse à Ubaldo qui ô miracle n'ouvre plus sa bouche.

- Je vois Mr Ubaldo selon votre dossier que tout va bien et que pourrez quitter aujourd'hui, j'attire l'attention du Prof. sur la mésaventure du malade qui décide de faire de nouvelles analyses pour illuminer tout doute suspect.

Ubaldo n'avait entendu qu'une chose son retour à la maison, il téléphone sur place à sa femme pour annoncer la bonne nouvelle. Hélas l'homme propose et D.ieu dispose, les résultats reçus ne portaient pas de bonnes nouvelles notre Ubaldo avait un violent virus et ne pouvait quitter l'hôpital. (Je crois bien lui avoir sauvé la vie).  Il n'avait plus envie de rien  et ne voulait rien savoir qu'une seule chose,  retourner chez lui quitte à en prendre tout les risques. Il alla jusqu'à signer un document libérant l'hôpital de toute responsabilité. Il nous faillait son fils, ma sœur et moi presque toute la nuit pour le persuader de rester jusqu'au lendemain pour les nouvelles analyses. En attendant moi je venais cette nuit tester mon nouvel appareil et si tout aller bien aves mes analyses je pourrais faire comme Ubaldo. Ironies du sort mes résultats sont bons et ceux d'Ubaldo donnaient des signes qu'il resteraient encore là. Donc ce week-end  aussi Ubaldo restera ici.

Le pauvre éclate de rage, j'en avais presque des remords quand je lui ai fait mes adieux.

Demain le récit de Luc dit Lulu le turlu lu

(À suivre… )

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Published by Camus - dans Rions un peu
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