La Shoa

Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 13:48

                                     Une question de temps : A  Matter of Time

En ce jour international commémorant La Shoa, je me joins au Président Shimon Pérez à la lecture du Kaddish. J'allume une chandelle en souvenir de six millions de Juifs tués durant la seconde guerre mondiale.

Je revois  en ce moment le film : "A Matter of Time", une question de temps. Car c'était une question de temps, l'extermination du Judaïsme Nord Africain était en route, nous savons été ratés de peu. 
Désarmante a été l'attitude du Résident Général Français à Tunis qui aurait pu empêcher l'invasion allemande vu la supériorité numérique de l'armée française en Tunisie et sa prédominance en engins de guerre;  attitude comparable seulement à celle du Bey  Tunisien qui n'a pas levé un pouce afin de protéger ces sujets Juifs Tunisiens.

 

Révoltante a été la conduite du Judenrath, Comité Israélite ayant fourni aux Allemands les listes de "volontaires" aux travaux forcés, listes qui ne comprenaient pas les riches et les intellectuels.
L'écrivain Albert Memmi (La statue de sel) étant contre cette politique s'est engagé aux camps de travaux de son propre gré.  Lire aussi le livre  : "La villa Jasmin" de Serge Moati, http://www.akadem.org/photos/contextuels/4223_Villa_Jasmin_3.pdf

 

http://img242.imageshack.us/img242/9069/shoa1mx6.jpg

 

Ce film produit par Alain Jacubovicz et Tsvika Sheffy comprend deux parties : la première " From Tripoli to Bergen-Belsen ", mise en scène par Marco Carmel, et la seconde " Invasion at Tunisia", mise en scène par Serge Ankri.  Le conseiller historique du film est le Docteur Réouven (Roger) Cohen.

La tension qui en général divise les metteurs en scène et les conseillers historiques, - les premiers, parlant cinéma et le conseiller à cheval  sur le principe de la  fidélité aux faits historiques, - a donné naissance cette fois à un documentaire intéressant, où l'empreinte du conseiller historique semble avoir été déterminante.
En effet, la réalité historique que ce film retrace, explique nombre de questions qui avaient été laissées, jusqu'à ce jour, en suspens pendant la période du régime de Vichy et de l'invasion nazie en Afrique du Nord.
J'ai vu trois fois ce film en deux jours, sans doute pour mieux comprendre notre histoire de Juifs Nord-Africains, ou peut être, afin de calmer ma conscience du fait que j'ai toujours rejeté ce sujet dans le fin fond de ma mémoire.
 

 

Tout commence avec les décrets du gouvernement de Vichy, dont l'un est la suppression de la nationalité française aux Juifs Algériens. La France sous le régime de Vichy traite de l'histoire de la France entre 1940 et 1944, lorsque le pays est sous domination allemande après la défaite militaire de juin 1940.
Les Allemands qui occupent d'abord la partie nord, et à partir de novembre 1942 le pays tout entier, laissent en place l'administration française sous l'autorité d'un gouvernement français dirigé par le maréchal Pétain et installé à Vichy.
Le régime de Vichy est le nom généralement donné au régime qui s'est substitué à la Troisième République, sous le nom d' "État français " et qui détiendra le pouvoir jusqu'à la Libération, en août 1944, avant d'être remplacé par le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par le général de Gaulle.
 

 

Dès juin 1940, Pétain met en œuvre une Collaboration avec les Nazis, et celle-ci prendra plusieurs formes au cours de la guerre, dont les rafles de Juifs organisées par la police française.

" A matter of time " soutient que ce que programmaient les autorités Nazies, était la réalisation de leur plan d'extermination du peuple Juif  en Afrique du Nord et en Libye aussi. Le temps leur manqua, fort heureusement.
Une opinion erronée était que seuls les Juifs Européens avaient souffert sous "La botte Nazie".  Le film " Une question de temps " nous prouve le contraire, les Juifs de Libye et de Tunisie amassés dans des camps de travaux forcés ont subi eux aussi, à une échelle plus réduite, vu leur nombre, les sévices dont avaient souffert, au début de leur emprisonnement, les Juifs d'Europe.
Ils furent obligés de travailler depuis l'aube jusqu'à la nuit tombante. Ils reçurent un seul repas par jour fourni par la Communauté Juive, qu'ils mangèrent dans une gamelle leur servant aussi de tasse et… aux besoins urinaux nocturnes. Nombre de témoignages sont donnés par ceux qui ont vécu cet enfer.
Une partie des Juifs Libyens fut  transportée à Bergen-Belsen, jusqu'à leur massacre.  Certains ont eu la chance de survivre et grâce à eux nous savons ce qui s'est passé.

Quand l'Iran proclame que l'holocauste n'est qu'une fiction, ces témoignages sont là pour prouver le contraire.

 

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J'ai appris en contemplant cette production destinée à la télévision, que le leader choisi par les Juifs Libyens avait refusé de fournir des listes d'hommes âgés de 18 à 65 ans pour les travaux forcés. Avec diplomatie il a trouvé pas mal d'excuses ("C'est compliqué", " le recensement prendra un temps infini"…)  D'autres cependant, parmi les notables ont accepté de faire cette triste besogne,  pensant ainsi sauver leur peau. La chose se répète en Tunisie.

Les Juifs Tunisiens eux aussi en ont vu de toutes les couleurs : camps de travaux forcés (mon père en a fait partie), spoliations (ma famille aussi a subi cette dépossession), bombardements par les alliées (ma sœur en est encore traumatisée, la maison de mon oncle a été détruite et sa fille a trouvé la mort sous les décombres) et la suppression de la nationalité française pour les Algériens... 

En voyant ce film j'ai bien cerné les procédés utilisés par les nazis tels que nous les expliquent les personnages qui témoignent… Notamment j'ai écouté le témoignage important de Moïse Bouhnik, une connaissance sfaxienne, j'ai écouté les affirmations d'Yvette Saâdoun que j'ai connue à Sfax et qui est la belle sœur du précédent. J'ai suivi les explications de l'historien, le professeur Haïm Saâdoun  rencontré à Sfax quand il était âgé de trois ans. J'ai été très impressionné par ce que j'ai vu et entendu, j'ai appris ce que je ne savais que vaguement.

Mes félicitations à ceux qui ont tenu le flambeau et n'ont pas accepté qu'on falsifie l'histoire. Ce qui est fâcheux c'est que les émigrants d'Afrique du Nord, une fois arrivés en Israël ont été déroutés par un nouvel mode de vie. Un peu de tact et de compréhension de la part de la société israélienne de cette époque, aurait facilité leur intégration dans le pays.

Je trouve que tout a été bien expliqué. Historiquement je ne peux que donner mon avis bien humble. Je remercie mon ami Réouven (Roger) Cohen de m'avoir envoyé ce film. Vous pourrez le voir aussi en vous adressant au producteur,
Alain Jacobuvicz, téléphone :  972(0)528-3117911.

Camus Bouhnik, Beer Sheva.

Voir aussi : le régime de Vichy, cliquer sur les termes écrits ys en bleu pour en savoir plus, dans le texte de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_de_Vichy

 

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Par Camus - Publié dans : La Shoa - Communauté : Notre devoir est de parler
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 17:53

 

Le Kaddish de Ravel, interprété le 8 juin 2010 à Jérusalem


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/84/Maurice_Ravel_1912.jpg/250px-Maurice_Ravel_1912.jpgMaurice Ravel fils de Joseph et Maria, né le 7 mars  1875 à Ciboure  et mort à Paris le 28 décembre 1937, était un compositeur français de l’époque moderne.

Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du XXe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites),  couleurs et rythmes du jazz et d'influences multiples dont celle de l'Espagne.


Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. Maître de l’orchestration et artisan perfectionniste, cet homme à la personnalité complexe ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité qui, selon Le Robert, lui firent évoquer dans son œuvre à la fois « les jeux les plus subtils de l’intelligence » et « les épanchements les plus secrets du cœur.


Voici le Kaddisch de  Maurice Ravel. Interprétation du ténor Azi Schwartz. Au piano : Fadi Deeb. Enregistré en direct à Jérusalem,  Music Center, le 8 juin 2010.

Je dédie ce Kaddish de Ravel aux déportés massacrés par le régime nazi, à la Shoa.    

 

 

 

 

           

Biographie : http://www.musicologie.org/Biographies/ravel_maurice.html


Merci à Chochana Boukhobza, facebook

Par Camus - Publié dans : La Shoa - Communauté : Dialogue
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Lundi 2 mai 2011 1 02 /05 /Mai /2011 09:30

Yad ve ashem – Par Rachel Franco

  Ce n'est pas la première fois que je visite le musée de Yad Vashem et ce ne sera pas la dernière fois. Ce n'est pas qu'il faille cultiver la morbidité et la tristesse, mais il ne faut surtout jamais oublier la force et l'intensité de la nuit noire qui paralyse les consciences et finit par enterrer les cœurs libres.  Drzz.fr nous permet de le rappeler.

C'est un labyrinthe qui s'ouvre sur la nuit. La pyramide semblait pourtant être suspendue sur les montagnes de Jérusalem et les journées, ici, sont le plus souvent bien ensoleillées.   Mais l'obscurité est là, à chaque pas que foule le visiteur, pris au piège de ses propres défaillances, de ces oublis, de son désir de vivre loin de toutes ces malédictions qui frappent ces pauvres êtres sans une seule sépulture.

Je ne pourrai, avec vous, partager la totalité des pensées et des sentiments qui ont été les miens durant cette visite ; c'est impossible. Cependant, puisque d'ici quelques heures, nous allons commémorer en Israël le jour de la Shoah, voici ma contribution de quelques-uns des moments forts de cette visite dans les entrailles de la nuit des hommes.

Yad Vashem est comme une pyramide dont les couloirs s'enfoncent et se rétrécissent et génèrent ainsi un sentiment d'étouffement ; ce n'est que vers la fin de la visite que l'horizon s'élargit peu à peu et s'ouvre sur une vue splendide des montagnes de Jérusalem comme si le visiteur était lui – même entre le ciel de Jérusalem, lieu de tous les espoirs et la terre des  hommes, lieu de tant de désenchantements.

Le premier mur animé qui s'offre au regard est un mur triangulaire d'une vidéo des juifs dans l'Europe d'avant la mort programmée de plus de six millions d'entre eux. La camera erre de village en village et nous voyons les porteurs d'eau, les étudiants de yeshiva, les professeurs de musique et tout ce monde vivant qui ne sait pas encore la tourmente qui d'ici peu, va les emporter. Ces femmes et ces hommes, ces enfants et ces vieillards apparaissent puis disparaissent pour réapparaitre sur le mur, comme des fantômes vivants qui refusent de mourir devant nous. L'un des moments forts de cette vidéo est celui d'une chorale de jeunes enfants juifs qui chantent la Tikva, « l'espoir », qui deviendra quelques années plus tard, l'hymne choisi par Israël. Cette Tikva est d'ailleurs chantée à nouveau à la fin de la visite comme pour nous signifier que plus fort que la mort, c'est bien l'espoir qui est la force maitresse dans l'échiquier des relations humaines.

 

 

Puis les couloirs se suivent sans jamais se ressembler ; ici ce sont les vociférations d'Hitler et de ce peuple allemand dont on disait qu'il était le plus cultivé et le plus lumineux de tous les peuples civilisés. Qui a dit que la culture nous protège du Mal ? Qui peut dire qu'aimer la musique classique, les arts ou la philosophie peut être une garantie d'éthique et de moralité ? Nombre de juifs allemands ont été pris par les filets de cette illusion de l'esprit selon laquelle un peuple civilisé ne saurait faire de mal aux juifs.

La montée du nazisme en Allemagne est ressentie comme une oppression qui ne veut dire son nom, un malaise qui prend aux tripes et ne vous lâche plus. Les pancartes allemandes qui limitent aux juifs le droit de traverser les parcs, de prendre les transports en commun et qui, mesure après mesure, font d'eux les parias de la société, sont suspendues au dessus de nos têtes et sont visibles aussi sur les photos qui agressent nos regards de juifs… survivants de toutes les oppressions de l'histoire.

Les drapeaux allemands, les insignes, les outils de mesure des oreilles et des nez des juifs, les photos de ces pauvres hommes et femmes « mesurés » savamment par des docteurs en blouses blanches ajoutent au dégout qui s'installe durablement tout au long de cette visite.

Puis vient la nuit de cristal ! Un si joli nom pour une tuerie collective où un peuple entier est appelé à se lâcher pour tuer du juif. Je suis restée quelque temps en ce lieu où les vitrines s'effondrent dans un bruit de joie, où les hommes et même de bien jeunes personnes s'installent sur les balustrades pour mieux jouir du spectacle de cette nuit cristalline. Puis j'ai fait quelques pas pour reprendre de l'air loin de ces enregistrements hallucinants.

Mais le couloir ne laisse aucune autre issue que la poursuite de ce chemin dans la nuit des hommes. L'invasion de la Pologne, les synagogues incendiées, les hommes et les femmes humiliées devant un public en fête.

Mon Dieu, Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob… pourquoi tant de haine et tant de mal ? Pourquoi faut-il vivre sous la main d'Amaleck puisque notre fidélité T'est éternelle ?

Je ne sais plus si c'est à cet endroit qu'avec Eva, la plus jeune de mes filles, nous avons vu les tresses d'une enfant que sa mère lui a coupées avant d'être emportée avec sa fille dans les trains de la mort. Les Allemands n'auront pas tes jolies nattes, avait-elle dit et ces longues nattes sont là devant nous. Insupportable.

J'ai lu aussi la lettre d'une mère française jetée d'un train en stationnement dans laquelle elle supplie que l'on prenne soin de son petit Richard, son enfant de deux ans et la photo de cette mère et de son enfant viennent témoigner d'un temps de confiance à jamais révolu.

 Et les histoires se succèdent les unes aux autres, et les visages se suivent sans jamais se ressembler. Ici, c'est une femme qui tient son enfant et derrière elle, un nazi tend son revolver et va lui tirer une balle dans la tête, à bout portant. Là, c'est une femme presque dénudée, terrifiée qui court pour se sauver des Ukrainiens qui vont l'assassiner, sous le regard amusé des nazis. Et voici que surgit une charrette sur laquelle ont dû s'entasser les biens de ces juifs qui fuient la mort qui couvre l'Europe. Voici les ghettos et la faim qui tenaille les esprits et tue les plus faibles.

Les scènes sont lourdes et tout est mis en place pour que le visiteur ne soit plus un visiteur, mais un juif dans le ghetto de la mort annoncée. Les pavés sur lesquels nous marchons sont les pavés du ghetto ; il en est de même du lampadaire, du banc, de cette autre charrette qui a transporté tant de mes frères et de mes sœurs juifs. Et puis ce petit film terrible où meurent devant nos yeux les enfants du ghetto. Une petite fille en haillons est assise par terre près de son petit frère ou de sa petite sœur. La maigreur est si forte qu'il est impossible de le savoir. L'enfant vient à l'instant de mourir ! Et cette petite fille tente de le réveiller et s'aperçoit sans doute que l'enfant est mort, mais ne veut l'accepter et toute la peur et la douleur dans ses yeux comme si elle perdait à cet instant toute raison de survivre : seule au monde pour l'éternité. Et elle refuse et bouscule encore et encore l'enfant… en vain.

La solution finale, les charniers, les tueries, tant et tant de visages emportes dans la tourmente nazie, tant de souffrances que rien ne pourra jamais réparer, tant de larmes qui refusent de sécher, tant de cris qui s'étouffent sous la cendre, tant de peurs, tant de malheurs… pourquoi ?

Je pensais que les nazis exigeaient des juifs qu'ils se déshabillent avant de les tuer pour mieux les humilier; mon ainée qui est étudiante en histoire et travaille à Yad Vashem dans le département des Justes des Nations m'a appris que cette mesure avait été décidée en haut lieu pour pallier aux sentiments désagréables ressentis par les nazis à force de tirer sur des êtres dont les habits évoquaient identité et histoire personnelle.

Les nazis, qui sont-ils? Comment ont-ils pu se laisser prendre par la vague hitlérienne? Un long débat s'est instauré pour savoir s'il fallait accoler des visages aux noms des nazis à Yad Vashem. Et la réponse a été positive. Ces visages sont sur des boites noires que l'on ouvre pour lire l'histoire de ceux qui ont fait tant de mal par conviction, par lâcheté ou pour obéir aux ordres… comme ils disent.

J'ai essayé de lire quelques uns de ces visages mais je ne sais plus lire; J'ai perdu la souvenance des lettres qui m'aidaient à comprendre le monde. J'ai regardé les yeux qui ont vu et se sont détournés; Ils ne m'ont rien révélé du secret de la racine du mal qui a germé en eux.  J'ai interrogé leurs lèvres qui, devant le malheur de mon peuple, ont gardé le silence; Elles sont restées closes. Je me suis détournée des ces corbeaux de malheur.

Et l'Europe change elle aussi de visage et les chiffres des juifs gazés s'affichent par pays, les uns derrière les autres. Je me suis attardée devant la France et devant des noms et des adresses parisiennes que je connais par ailleurs. Il y avait une Rachel, bien sur, comme tant d'autres Rachel, ou Sarah ou Anna. J'ai marché plus vite et je suis arrivée devant les trains de la mort, puis dans les camps de concentration et enfin les camps de la mort. "Le travail rend libre!" ont-ils dit ! Une reproduction de la fameuse enseigne est au dessus de moi. Les rails, la porte et puis tout est de nouveau là, les lits de bois, les plans des camps, les écuelles pour la soupe, les photos insupportables, les vêtements, les numéros inscrits dans la chair aussi et dans l'âme, je crois.   Les fours, les gaz… tout est devant mes yeux de femme israélienne qui vit libre dans son pays Eretz Israël.

Puis enfin la résistance s'organise et la lumière qui habite les gens de Bien, leur donne le courage et la force de dire Non!

Non au silence! Non à la lâcheté! Non à la peur! Non au nazisme! Non au racisme! Non à la haine! Des hommes et des femmes, au péril de leurs vies, sauvent des juifs, des familles, des enfants et comprennent qu'ils ne peuvent être eux-mêmes si on les ampute d'une partie de leurs frères en humanité. Pour la première fois, je respire davantage et il me semble bien que c'est aussi à cet instant que la pyramide s'ouvre un peu plus vers la lumière du ciel.

Avant que les survivants ne se dirigent vers leur terre ancestrale, où les attendent d'autres  juifs qui n'ont jamais quitté le pays, il y a eu bien des bateaux qui ont cherché une terre d'asile. Vous le savez, n'est-ce pas?  Aucun des pays qui auraient pu les sauver n'a accepté de les recevoir et ils sont retournés vers l'enfer nazi. Insupportable. Et on vient nous donner des leçons de moralité!

La visite s'achève avec la naissance de l'Etat hébreu, et l'hymne de la Tikva chantée par ces mêmes enfants juifs qui n'ont jamais su qu'un jour ce rêve de vivre libres sur notre terre deviendrait réalité.

Au sortir de cette visite, la pyramide s'ouvre sur une vue splendide des montagnes de Jérusalem, le plus bel horizon que l'esprit puisse concevoir.

Une autre fois, je vous raconterai les autres visites de ce musée, dans ses jardins et autres pavillons de douleur.

Puisse notre mémoire garder vivant le souvenir de celles et ceux qui ont été assassinés par les Amaleks de l'histoire.

 Rachel Franco,

Israël- le 1 er mai 2o11

Par Camus - Publié dans : La Shoa - Communauté : La vérité sur Israël
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Dimanche 30 janvier 2011 7 30 /01 /Jan /2011 15:57

Le projet Aladin en février à Auschwitz

 

http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/logo_lacroix_06.gif

 Source : La croix.com

 

 

Une délégation internationale emmenée par les dirigeants du projet Aladin -chargé de rendre disponibles en arabe, persan et turc des informations objectives sur la Shoah-, l'Unesco et la mairie de Paris se rendra le 1er février à Auschwitz, a annoncé mercredi la mairie de Paris.

"Le 1er février, les dirigeants du projet Aladin, le maire de Paris et la directrice générale de l'Unesco conduiront une importante délégation internationale composée de 150 dirigeants et personnalités du Moyen-Orient, d'Afrique, d'Asie, des Etats-Unis et d'Europe à Auschwitz-Birkenau" a annoncé un communiqué commun.


Ce voyage se tiendra "au lendemain de l'anniversaire de la libération du camp de concentration et d'extermination (le 27 janvier 1945, ndlr)" a-t-on précisé" de même source.

 

Le but : "rappeler les conséquences dramatiques du nazisme et du fascisme, rejeter le négationnisme et appeler les responsables politiques, religieux et intellectuels de tous les pays à endiguer les nouvelles formes de haine et d'intolérance", selon le communiqué.

 

Une conférence de presse aura lieu la veille du déplacement le lundi 31 janvier à 15H15 à l'Hôtel de Ville, avec Bertrand Delanoë, maire PS de Paris, Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal et Président de la conférence islamique, Asha-Rose Migiro, Vice-Secrétaire Générale des Nations Unies, envoyée spéciale de M. Ban Ki-moon, Irina Bokova, Directrice Générale de l'Unesco et Anne-Marie Revcolevschi, Présidente du Projet Aladin.

 

Toutes ces personnalités feront partie du voyage, a-t-on précisé.

Fin mars 2009, plus de deux cents personnalités d'Europe et du monde arabo-musulman avaient lancé au palais de l'Unesco à Paris le projet Aladin.

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRGjttWKLmC5_guULYoou0oSLC_YBIYO88LaRhaYxhpaZqY5VhtrQ

Par Camus - Publié dans : La Shoa - Communauté : La vérité sur Israël
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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 18:54

Journée de la mémoire de l’Holocauste 

 

http://ds111.haisoft.net/album_photo/themes/classic/images/site_logo.png

 

Le 27 Janvier est l’anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et la Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité. 


En 2002, les ministres européens de l’éducation ont adopté à l’initiative du Conseil de l’Europe la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des Etats membres. La France et l’Allemagne ont retenu la date du 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz, pour instituer cette journée du souvenir.

 

 

A l’occasion du 65ème anniversaire de l’ouverture du camp d’Auschwitz et de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, le Mémorial de la Shoah a pris l’initiative d’organiser et coordonne sur tout le territoire francais, des manifestations à vocation pédagogiques et commémoratives, en partenariat avec six institutions en charge de lieux de mémoire liés à la persécution, l’internement, la déportationet l’extermination des Juifs de France.


Dr Zvi Tenney

 

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[lire la suite...]

Par Camus - Publié dans : La Shoa - Communauté : La vérité sur Israël
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