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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 16:00

AFP 27 février 2014 à 22:01 (Mis à jour : 28 février 2014 à 00:25)http://md1.libe.com/photo/623999-latifa-ibn-ziaten-la-mere-du-soldat-assassine-par-mohammed-merah-a-toulouse-le-27-fevrier-2014.jpg?modified_at=1393543807&width=750

Latifa Ibn Ziaten, la mère du soldat assassiné par Mohammed Merah, à Toulouse le 27 février 2014 (Photo Rémy Gabalda. AFP)

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées a rendu hommage, jeudi à Toulouse en présence de Manuel Valls, au travail de l’association fondée par Latifa Ibn Ziaten, mère d’un soldat assassiné en 2012 par Mohamed Merah.

A l’occasion de son dîner annuel, le Crif régional a remis un prix à Latifa Ibn Ziaten pour honorer le travail de «l’Association Imad Ibn Ziaten pour la jeunesse et la paix» fondée en avril 2012, moins de deux mois après les sept assassinats commis par Merah, petit délinquant des cités toulousaines tombé dans l’islamisme radical.

Le dîner réunissait quelques centaines de convives, juifs et non juifs. Le président national du Crif Roger Cukierman y assistait, de même que le cinéaste Alexandre Arcady, des élus, des représentants des différentes religions et de l’État.

«L’islam n’est pas une arme de guerre. L’islam, c’est la paix, la tolérance, le respect. Les gens qui disent tuer au nom de l’islam... Non, on ne doit pas tuer!», a déclaré à l’AFP Mme Ibn Ziaten, mère de famille de 53 ans, juste avant de recevoir son prix. «Il faut savoir pardonner» et ne pas garder «la haine au coeur», a-t-elle aussi insisté.

Son fils, le soldat Imad Ibn Ziaten, avait été tué au nom du jihad le 11 mars 2012 à Toulouse par Mohamed Merah. Quatre jours plus tard, à Montauban, deux autres parachutistes avaient été assassinés par le jeune «tueur au scooter» de 23 ans. Puis le 19 mars, Merah avait abattu trois enfants juifs et le père de ces derniers à l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse.

A l’issue du siège de son appartement à Toulouse, Mohamed Merah avait été tué par les policiers du Raid le 22 mars 2012.

Depuis, l’Association Imad Ibn Ziaten tente de promouvoir chez les jeunes la laïcité et le dialogue interreligieux.

Samuel Sandler, père et grand-père de trois des victimes juives de Merah, était également présent jeudi soir au dîner du Crif à Toulouse.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls y a appelé à combattre «l’antisémitisme virulent» diffusé notamment sur internet. Il a évoqué une «lame de fond» faisant se joindre «l’antisémitisme traditionnel et un nouvel antisémitisme (...) qui se cache derrière un antisionisme de façade». «Cette jonction, qui se fait notamment sur Internet, ranime un antisémitisme virulent, celui dont Alain Soral n’est qu’un petit idéologue rabougri», a lancé M. Valls, au sujet de l’essayiste proche de l’extrême droite et du polémiste Dieudonné.

Le ministre s’est également dit «fier» d’avoir mené le combat pour faire interdire les représentations des spectacles de Dieudonné, ajoutant: «Plus personne ne peut dire qu’il ne sait pas quel est le vrai visage de Dieudonné M’Bala M’Bala».

La présidente du Crif Midi-Pyrénées, Nicole Yardeni, s’était auparavant inquiétée d’un réveil de la haine, «parfois dissimulée sous le masque de l’antisionisme», en fustigeant «les islamistes, l’extrême droite» et «l’ultra-gauche».

Deux mille personnes avaient participé le 22 février à Toulouse à une manifestation contre les discriminations homophobes et antisémites. Mais des représentants de la communauté juive avaient été alors conspués par une partie du cortège, aux cris de «Yardeni casse-toi, le Crif, fascistes, sionistes, cassez-vous».

Au dîner du Crif à Toulouse, était présente Françoise Rudetski de la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac). «Je suis venue interpeller M. Valls car deux ans après les drames de Montauban et de Toulouse, les dossiers d’indemnisation sont au point mort», a-t-elle affirmé à l’AFP. «Les propositions d’indemnisation faites aux familles des victimes et aux blessés sont indécentes», a-t-elle ajouté.

 

Source : Libération

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AFP 

 

 

 

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 16:55

 

Sports Hockey

Tournoi Provincial de Hockey Balle: c'est bientôt ! 

Par Anne-Sophie Bois

La 17e édition du Tournoi Provincial de Hockey Balle pour les athlètes vivant avec une déficience intellectuelle se déroulera les 15 et 16 mars au Cégep de Drummondville et à l’école Jean-Raimbault.

Anne-Sophie Bois

La 17e édition du Tournoi Provincial de Hockey Balle pour les athlètes vivant avec une déficience intellectuelle se déroulera les 15 et 16 mars au Cégep de Drummondville et à l’école Jean-Raimbault.

DRUMMONDVILLE - La 17e édition du Tournoi Provincial de Hockey Balle pour les athlètes vivant avec une déficience intellectuelle se déroulera les 15 et 16 mars au Cégep de Drummondville et à l’école Jean-Raimbault.

Près de 300 athlètes et entraîneurs seront présents pour prendre part aux différentes activités. Au total, 14 équipes provenant des quatre coins de la province seront présentes. À noter que les formations sont mixtes et il n'y a pas de catégorie d’âge.

«C’est une très belle preuve d’humanité. Il faut faire sortir ces gens qui sont un peu ignorés. Je regarde ce qui est gagnant et c’est le sourire des participants. C’est ça le succès. Il faut que ces gens soient mis à l’avant-scène et qu’ils soient impliqués dans la société», mentionne le député dans Drummond-Bois-Francs, Sébastien Schneeberger.

Cette année, l’ancien capitaine des Voltigeurs de Drummondville, Marc-Olivier Vachon, qui s’aligne aujourd’hui avec l’Université McGill. De plus, le numéro 77 des Voltigeurs, Jérôme Verrier remettra les médailles et les trophées pour une troisième année consécutive.

Questionné sur l’avenir du tournoi, Daniel Dicaire, le coordonnateur du tournoi a mentionné : «Dans les prochaines années, nous aimerions attirer des équipes de l’Ontario. Actuellement, nous sommes une des seules occasions de compétitivité au niveau du hockey balle.»

Pour ceux qui aimeraient être bénévole durant cet événement, il est encore possible de s’inscrire auprès du comité organisateur.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:20

 

Le sport c'est le sport, un point  c'est tout ! 

Basket : l’international tunisien Saleh Mejri refuse de boycotter Israël !



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Du haut de ses 2.17m, c’est un incroyable swish shot  dans le panier du BDS qu’a expédié l’international tunisien Saleh Mejri, en refusant de boycotter sportivement Israël. Le basketteur jouera bien avec son club du Real Madrid à Tel-Aviv.

“Sport et Politique ne font pas un, il faut faire la distinction entre les deux”, a déclaré le sociétaire du club espagnol à la radio tunisienne Shems FM, ajoutant qu’il ne voit “aucun inconvénient à affronter un club israélien”.

“D’ailleurs, je connais un compatriote qui évolue dans le championnat israélien. En plus, plusieurs Palestiniens évoluent également dans le championnat israélien”, a-t-il poursuivi.

“Je suis un joueur professionnel qui évolue dans un club professionnel qui possède une aura et un palmarès énorme et où je gagne beaucoup d’argent. Donc, je ne peux pas refuser de jouer contre une telle équipe ou une autre. J’ai des devoirs et un contrat à respecter”, a conclu le franc-tireur tunisien.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info

© Photos : DR

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:03

En bref

Le saviez vous ? Les Tunisiens sont superstitieux, mais surtout craignent le coup d’oeil. Leur parler comprend beaucoup de diminutifs, quant à leur nourriture : une tomate, un oeuf, une marmite deviennent une petite tomate, un petit oeuf ou une petite marmite.

http://www.tunecity.net/IMG/gif/chat_noir.gif

Chat noir

Idiot : C’est un porte-bonheur que d’avoir un idiot dans sa famille et l’on considère qu’il vaut mieux ne pas habiter dans un village où il n’y a pas d’idiot (d’après les Français et les Ecossais). Si un idiot sème du persil, celui-ci poussera beaucoup mieux (selon les habitants de Provence).

Moi j’en connais un, Goulettois d’origine, pas si idiot que ça, mais ça marche quand même, de faire l'idiot lui a attiré la chance de son côté. Faisant la cour à une fille pas tellement décidée, il a après son immigration en Israël écrit à la dulcinée que " le pétrole a jailli sur notre terre. " La nouvelle a finit par décider la récalcitrante qui a accepté de l’épouser. En réalité, il a nommé "nôtre terre " pour dire " nôtre contrée ", ce qui n’est pas exactement pareil.

Plus tard j’ai constaté qu’il avait réussi dans tout ce qu’il avait entrepris, des fois par chance et d’autres fois au défit de la chance.

En Tunisie, on disait " Koun maboule et eish ". Autrement dit : Sois fou et tu vivras (assez bien).http://www.tunecity.net/IMG/jpg/comet.jpg                                          Etoile filante ? Faites un souhait ! 

Echelle : C’est un danger, mais surtout un malheur que de passer sous une échelle.

Je vais vous dire, c’est dangereux aussi de tomber de l’échelle et si une échelle vous tombe dessus ?

Un autre idiot est passé sous une échelle, sans la toucher dans la Rue des Belges à Sfax. L’échelle a glissé, celui qui était dessus essayant de se retenir, sans succès, a chuté. La dite échelle est tombée sur un passant. Les deux ont eu des bobos assez sérieux et le chanceux qui est passé en dessous était sain et sauf.

Je lui ai demandé ce qui s’était passé, il m’a répondu : " Moi, je ne sais pas, je viens tout juste d’arriver ".

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 12:23

En bref (les contes de Léon Caméléon*)

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/deguesa.jpgPris dans l’envoutement de ses yeux verts, je me mis en route, et j’étais bientôt de retour avec 50 euros en poche, 25 dans mon porte feuille et 25 dans ma poche arrière.

Histoire racontée par un ami dans une veillée. Sans doute imaginée et peut être vraie.

Léon commence son récit :

1. J’étais trois mois sans emploi et les petites annonces ne s’avéraient pas efficaces. Pourtant je ne me m’avouai pas vaincu. Essai après essai et puis encore une fois recommencé.J
Je revenais d’une entrevue chez un employeur qui m’avait dit :

—  L’emploi que je propose est bien modeste pour vous. Vous avez les capacités d’être directeur de banque.

—  Je ne dirais pas non à une telle proposition, répondis-je blasé.

Je me retrouvais encore une fois dans la rue désappointé. Cela devait se voir sur mon visage, car une déguéza - diseuse de bonnre aventure -  m’arrêta en me disant :

— Vous souffrez d’un coup d’œil, mon bonhomme. Je pourrais vous aider. Offrez quelques pièces et tout ira bien. Je n’avais pas le choix et la prenant au sérieux, j’ai vidé ma poche, ce n’était pas beaucoup, 15 euros tout juste.

Le coup d’œil.

— Vous n’êtes pas sérieux, mon ami. Glissez-moi un billet ! Vous avez sûrement une carte bancaire ? Servez vous en, je vous attends sous cette arbre.
Pris dans l’envoutement de ses yeux verts, je me mis en route, et j’étais bientôt de retour avec 50 euros en poche, 25 dans mon porte feuille et 25 dans ma poche arrière.

La jeune devineresse me prit la paume de la main droite, me regarda droit dans les yeux et me dit avec un hochement de tête :

—  J’avais raison ! C’est un coup d’œil grand comme un œuf. Prend cette ficelle rouge liée dans ta main et ferme la ! Passe la cordelette dans l’autre main et tiens la bien close. Maintenant de ta main libérée, sors ton portefeuille et fais jaillir le deuxième billet de banque. Ouvre tes deux mains.

Miracle ! De ma main gauche le lien a été défait et de la droite le banque note a disparu dans les profondeurs de la blouse de la déguéza.

—  Sors le deuxième billet de ta poche révolver m’ordonna l’ensorceleuse. J’obéis à contre cœur.

—  Pourquoi fais tu cette gueule ? Vas sur le champ voir un embaucheur et tu seras recruté de suite. Mais si tu veux une place aisée, avec une bonne rémunération, et une belle pension, vas de nouveau à la banque et apportes moi des beaux billets. Je t’attends à la même place.

Je suis parti au pas de course, non à la banque mais à la quête d’un travail. Le premier patron sollicité me donna une réponse affirmative. J’ai commencé un travail pépère que je n’ai pas quitté jusqu’à la retraite. J’ai longtemps recherché la diseuse de bonne aventure pour la remercier et lui offrir un bonus, mais je ne l’ai jamais retrouvée.

— Dommage ! Je fis remarquer à mon copain, sinon tu aurais été riche comme Crésus, si tu lui aurais glissé la dîme chaque mois.

2. Je ne crois pas au coup d'oeil, mais au vu de ma voisine Mazel, je commence à avoir des doutes et à y croire :


Notre voisine Mazel était réputée pour son mauvais œil. Elle était venue voir des travaux faits chez nous : des nouveaux robinets de nickel étincelants, un carrelage carrare, une nouvelle baignoire et menus ajouts.

—  Comme c’est beau ! dit-elle et son œil brilla. Vous avez vite fait. Chez moi, ça n’en finissait pas. Simon, dans ma maison tu ne t’ais pas si bien appliqué.
Entrant dans les toilettes, elle fit la remarque, que chez elle, la cuvette a été brisée et elle a dû en acheter une autre.

Le soir même nous avons remarqué que le carrelage dans les toilettes s’est affaissé. Voulant décoller les toilettes, en bougeant la cuvette : crac !... elle s’est fendue en deux. Une histoire vache, dire que nous avons dormi chez maman une nuit, afin de permettre au ciment de sécher et de coller. A l’époque, quelle guigne ! nous n’avions pas deux W.-C. !

Un jour après, en entrant chez moi, j’ai entendu un grand bruit, c’était une étagère avec sa vaisselle qui venait se détériorer sur le nouveau robinet. Un truc à tout casser et l’eau qui sortait en jets continues. Sacrée Mazel ! Je ne crois pas au mauvais œil, mais des fois !... Et avec un nom pareil : Mazel ?... Je l’aurais nommée malchance, si j’avais osé.

cafeNote : Léon Caméléon*, ainsi nommé à cause de son mode d'habillement  uniforme : il apparait vêtu des pieds à la tête de la même couleur, chaussures, pantalons, chemise, veste et couvre chef. Une habitude bien à lui.

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 09:08

Il était une fois...

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ריקי 1967Le 15 février 1964. Je lis le roman d’Alexandre Dumas : Le vicomte de Bragelonne (Dix ans plus tard). Gisèle ma très jeune épouse depuis huit mois, ou plus exactement depuis le 17 juin 1963, est allongée près de moi. Elle se plaint d’une douleur au bas ventre et au dos. Je lui propose une tisane, ou un verre de thé, mais elle refuse. Elle ne veut pas un massage non plus. J’essaie de la calmer, tant bien que mal, et elle finit par s’endormir.

Le lendemain soir, j’ai encore le même roman en mains, quand elle se plaint de nouveau. Je renouvelle mes suggestions une tisane, un verre de thé, ou un massage qui sont repoussées de même que la veille, mais les douleurs sont plus denses. Je m’habille rapidement et cours chez maman, cent pas plus loin. Mes parents ont justement fermé la porte, et maman a déclaré : " Je n’ouvrirai à personne, ce soir. Je suis fatiguée. "

Je sonne. Je m’annonce à travers les battants verrouillés. Peu après, j’explique à maman la raison de ma visite nocturne :
— Gisèle a mal au ventre et au dos.
— Appelle donc un médecin.
— Maman, tu es sûre pour un mal de ventre ?
— Avance et trouve un médecin, donne moi la clef de la maison, je m’occuperai d’elle en attendant.

Dix minutes plus tard, je frappe à la porte du Docteur Samson. Je suis intimidé, venir le déranger. Il est vrai que je n'ai que peu de notions de ce va se passer. Mais le Docteur Samson est une noble personne, il ne pose pas de questions et m’accompagne. En ce temps lointain, les voitures étaient rares à Dimona, notre commune, et les téléphones aussi. Les médecins et les notables de la ville étaient parmi les rares privilégiés qui les possédaient.

— Commandez une ambulance et hospitalisez la dans la clinique d’accouchement à Beer Cheva. me dit le praticien, après sa visite.
— Maintenant, ou demain je demande bêtement ?
— Tout de suite ! Fut la réponse. Voila mon ordonnance. Venez, je vous emmène, vous gagnerez du temps ainsi !

Gisèle est reçue de suite par la sage-femme, et moi confus n’en croyant pas mes oreilles et me yeux, suis sur qu’il s’agit d’un malentendu. D’abord elle a un tout petit ventre, ensuite ne faut-il pas neuf bons mois pour arriver à terme ? Bientôt on va m’envoyer rouler dans les escaliers pour avoir fait cette farce. Docteur Samson doit se tromper, maman de même. Je sors prendre l’air et je rencontre le chauffeur d’ambulance qui me propose de revenir avec lui à la maison, à Dimona. C’est ce que je fais, fuyant comme un lapin.

Le lendemain matin, le 17 février, je suis au travail, à Kitane la grande fabrique de textiles. Je suis la depuis un quart d’heure seulement, que je vois debout devant moi, tout souriant, mon frère Nathan.
— Félicitations, me crie-t-il, ta femme a été délivrée.
— Tu dois te tromper, je lui réponds. Ce n’est pas possible.
— Comment me tromper. J’ai donné un coup de fil à la clinique : tu as des jumelles.
— Là tu dois te tromper vraiment. Avec le petit ventre qu’elle avait !... Tu ne sais pas bien l’hébreu. Tu as entendu sûrement : "Est née une fille." Et tu as pensé : une née et une fille.
— C’est toi qui dérailles complètement. Tu as deux jumelles. Maman est déjà partie pour visiter Gisèle et tes bébés, à la clinique d’accouchement.

Je range rapidement mes outils, et cours comme un fou. Ma femme a mis au monde deux jumelles. Record de Guînes. En huit mois deux enfants, c’est le championnat du monde. Je prends vite le bus en direction de l’hôpital. Là m’attend une déception : les nouvelles nées avant terme ont été hospitalisées à Wizo, Tel-Aviv, faute d’incubateurs à Beer-Cheva. Elles ont été envoyées en hélicoptère. Donc je ne les verrai pas de suite. 

— Je les ai vues me dit maman. Elles sont aussi petites que deux bouteilles de lait. Leurs membres sont transparents. J’ai choisie une, la mieux portante et j’ai demandé qu’elle porte mon nom.
— D’accord maman. On l’a nommera Miha. Ou en Hébreu : Mikhal.
— Gisèle m’a déjà donné son accord. Je voudrais la deuxième aussi.
— Nous ne pouvons pas donner le même nom aux deux, maman.
— Nous nommerons l’une Miha et la seconde Mihona.
— Pour la seconde c’est refusé. A propos maman, il y a une grande différence entre les deux ?
— 1120 grammes pèse l’ainée et 1600 la cadette.
Je me sens triste. Mes filles sont si petites. Mais j’essaie de cacher mon désarroi. Je rentre voir mon épouse avec un grand bouquet de roses rouges. Je l’embrasse, la félicite, lui demande pardon de pas avoir été auprès d’elle, en un moment si important.
— De toutes façons, on ne t’aurait pas laissé être à mes cotés. Je suis contente que tu aies dormi à la maison. (Quelques années plus tard, on a autorisé à l’époux d'être présent pendant l’accouchement de ses enfants). Tu sais chéri, elles sont petites.
— Ne te fais pas de mauvais sang, mon chou, elles sont nées au septième mois. Pendant les deux mois qui viendront, elles grandiront et grossiront.

En sortant de la clinique le soir, je rencontre un homme qui était présent à notre mariage.
— J’ai entendu dire que ta femme a accouché, pourtant neuf mois ne sont pas écoulés depuis votre noce.
— C’est possible, nous n’avons pas compté, je réponds à l’indiscret.

A la maison papa nous remonte le moral :
— Vous savez, je me suis endormi cet après-midi. Et vous savez ce que j’ai vu dans mon rêve ? Nos deux jumelles, bien portantes, habillées de rose avec des rubans noués sur les cheveux et chaussées de souliers noirs vernis, tous brillants. Elles s’amusaient dans la maison.
M.jpgLe rêve de papa s’est réalisé : neuf et douze semaines plus tard, dans cet ordre, Mikhal et Riki quittent l’hôpital et sont reçues comme il se doit par la famille Bouhnik. Pourtant papa n’a pas eut la joie de les voir courir dans la maison : il nous a quitté le mois d’octobre suivant. Zikhrono librakha : du haut du ciel il nous regarde.

Les deux premières petites filles de notre famille sont natives du 17 février 1964 :
Riki est née à une heure dix, et Mikhal à une heure vingt. Elles se portent bien. Le reste est une autre histoire. Mazel tov. 

Aujourd'hui le 17 février 2014, nos jumelles fêtent leur cinquantième anniversaire. Ce sont deux femmes très recherchées par leurs amies et leurs camarades de classe qui sont en contact avec jusqu'à présent. Riki est mariée et a deux fils et deux filles, tous très beaux. Elle vit à Sdérot dans une très jolie maison avec jardin attenant. Mikhal est chef cuisinier, elle a choisi de divorcer et élève seule trois garçons beaux et intelligents. Les aînés de Riki et Mikhal sont à l'Université. Et la vie continue... Mazel Tov à mes  filles, bonne continuation.

יגאל איילה והבנות עם אמאLa jeune famille

T.jpg

Riki 2è de gauche, Mikhal 2è de droite

תאומותRiki à droite, Mikhal à gauche

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:28

Ce n'est pas une légende 

  Une fête vielle de 16 siècles
  La Saint-Valentin serait-elle berbère ?

 
http://2.bp.blogspot.com/-WAKIZ80WOCM/TZYoYhEXzAI/AAAAAAAAAi4/CbAI-OK2fv8/s1600/rose11_1_4.jpg La légende raconte que cette fête a été instaurée par un Berbère de la tribu des Djelass :  il est le descendant d’une lignée princière.
Oui, la Saint Valentin, fête de l’amour et des amoureux est bien une fête instaurée et décrétée par un Berbère de la tribu des Djelass, originaire du Maghreb, que les historiens localisent tantôt à Mila, dans le Constantinois, tantôt à Beni Yefrène (sud de Mostaganem) ou à Béni Saf (nord de Tlemcen).

Ce Berbère de lignée princière - qu’importe son rang ou son origine géographique du Maghreb berbère - est devenu le 49e Pape de Rome (492/496) sous le nom de Saint-Gelasse1er, succédant au Pape Phélix III.
L’une des toutes premières mesures qu’il eut à décréter, en 493, fut la suppression des fêtes Lupercales, grandes cérémonies païennes dédiées au paganisme et par extension, aux excès sexuels pour une meilleure fécondité que recherchaient les femmes romaines. La fête des Lupercales est une fête de purification qui  avait lieu à Rome du 13 au 15 février, c’est-à-dire à la fin de l’année romaine, qui commençait le 1er mars.

Les Luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus, après avoir découvert les  deux jumeaux sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis), situé devant l’entrée de celle-ci, avant qu’il ne soient recueillis et élevés par le berger Faustulus et son épouse Acca Larentia, une prostituée surnommée lupa (en latin la louve), par les autres bergers de la région. Il est à noter que le terme de «figuier sauvage»  ne s’applique qu’au figuier commun mâle, appelé aussi «caprifiguier» (caprificu, c’est-à-dire figuier de bouc).

Deux jeunes hommes, vêtus uniquement d’un pagne en peau de bouc, assistaient à la cérémonie.

Le prêtre sacrificateur leur touchait le front de son couteau. Puis, le sang était essuyé d’un flocon de laine trempé dans le lait. A ce moment, les jeunes gens devaient rire aux éclats. Puis, ils couraient dans toute la ville de Rome. Ils étaient armés de lanières taillées dans la peau du bouc sacrifié, avec lesquelles ils fouettaient les femmes rencontrées sur leur passage et qui souhaitaient avoir un enfant dans l’année, afin de les rendre fécondes.

Gelasse 1er, le Berbère de rang et de sang, ne se contenta pas de supprimer et d’interdire ces Lupercales païennes dédiées au paganisme, mais les fit remplacer par la Saint-Valentin, décrétée par lui Fête de l’amour, des amoureux et des fiancés. Il la datera entre le 13 et le 15 février, en plein cœur des fêtes lupercales, c’est-à-dire le 14 février. Et voilà plus de seize siècles, chaque année, le 14 février, des millions de femmes et d’hommes se rappellent et se disent pour la St-Valentin «combien je t’aime».

Combien de millions d’Algériens et d’Algériennes savent-ils que c’est un petit Algérien devenu pape qui planta la première fleur du dire «je t’aime» ? Un petit Djelass anonyme de Béni-Yefrène ou de Béni Yenni, devenu Saint-Gilasse 1er, pontife reconnu et vénéré de l’Eglise romaine et des amours universelles a su planter la seule fleur qui pousse depuis des siècles pour dire combien je t’aime et combien on devrait s’aimer.

 

Source : http://www.elwatan.com/actualite/et...

 

http://amour-du-reiki.com/wp-content/uploads/2012/05/coeur-amour-joie-exaltation-bonheurencore-lhi-L-f3yxF1.jpeg

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 20:03

cafeShmile habitant la rue Darom à Bat Yam aime les oiseaux en général et avait en haute estime Coco son perroquet. Avant toute chose, Shmile s'occupe de ses amis volants qu'il laisse libres dans leurs nids bien propres, change les graines, l'eau,  ses compagnons  sont heureux et virevoltent autour de lui à tire d'aile en sifflotant.

Quand tout est nettoyé les oiseaux retournent à leurs logis toujours contents.

Quant à lui Coco le perroquet restait perché au beau milieu de la salle, gesticulant tel un maestro dans son plumage bariolé.

Ce jour là Shmile se rend à l'épicerie voisine se ravitailler pour la journée ; comme c'est un homme simple et confiant, il ne tourne pas la clef dans la serrure et  laisse  les fenêtres ouvertes pour aérer… Si un visiteur vient, il attendra assis dans la véranda à l'ombre. Les habitués se serviront à boire ou liront le journal en écoutant le zézaiement des oiseaux.

Or c'est un malfaiteur qui fait son entrée ce matin de janvier ensoleillé. Les volatiles apeurés prennent le large laissant Coco le perroquet seul en sentinelle. Le cambrioleur fait les tiroirs, se remplit un sac puis un autre et apercevant Coco il a une idée : il va le vendre au marché. Coco n'est pas d'accord et de son bec picore le crane du voleur, envoyant son chapeau à tous les vents. L'homme a le dessus et il fourre  la volaille dans un sac sous son pardessus, pour le vendre au marché peu de temps après.

Bref, l'histoire se serait terminée comme tant d'autres cas de vol si ce n'est que la police toujours pleine de malice trouve sur la place du larcin le couvre-chef imbibé de sang du voleur. Une analyse ADN met les détectives sur la piste du malfaiteur qui a été vu dans les parages par des voisins attentifs ; il est rapidement  incarcéré.

Une bonne nouvelle : les oiseaux reviennent bien vite et ils consolent Shmile du manque laissé par Coco…

Et des fois dans la soirée quand les voisins se réunissent dans la véranda de Shmile, on n'oublie pas de parler de Coco le perroquet. Il était OK le perroquet vendu au marché.  

    

http://hibou70.h.i.pic.centerblog.net/fpzbgffq.jpg

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:18

Incroyable ! Un Cheikh jordanien: « Allah a donné la terre d’Israël aux Juifs, Palestiniens vous mentez ! »

Incroyable ! Un Cheikh jordanien: « Allah a donné la terre d’Israël aux Juifs, Palestiniens vous mentez ! »

Al Qods et d’autres médias arabes ont publié cet article incroyable ce week-end. 

Le  Cheikh Ahmad Adwan, qui se présente comme un savant musulman qui vit en Jordanie, a déclaré sur sa page personnelle Facebook qu’il n’y a pas une telle chose comme la « Palestine » dans le Coran.

Allah a assigné la Terre Sainte pour les enfants d’Israël jusqu’à ce que le Jour du Jugement arrive (Coran, sourate 5 – « La Sourate de la Table », verset 21), et «Nous avons fait les enfants d’Israël les héritiers de la terre  » . (Coran, Sourate 26 – « La Sourate des Poètes », verset 59)

«Je dis à ceux qui déforment le livre de leur Seigneur, le Coran: D’où avez-vous apporté le nom de Palestine, vous êtes menteurs, vous maudissez, quand Allah a déjà nommé « La Terre Sainte » et l’a légué aux enfants d’Israël jusqu’à ce que le Jour du Jugement arrive. Il n’y a pas une telle chose comme «Palestine» dans le Coran.

Votre exigence sur la Terre d’Israël est un mensonge et constitue une attaque .. du Coran, sur les Juifs et leurs terres

Par conséquent, vous ne réussirez pas, et Allah vous fera échouer et vous humiliera, car Allah est celui qui va les protéger (les juifs) « 

Le cheikh a ajouté: «Les Palestiniens sont des tueurs d’enfants, de personnes âgées et de femmes.

Ils attaquent les Juifs et ils utilisent ces (enfants, personnes âgées et femmes) comme des boucliers humains et se cachent derrière eux, sans pitié comme si leurs enfants n’étaient pas leurs propres enfants , afin de dire à l’opinion publique que les Juifs se destinaient à les tuer. C’est exactement ce que j’ai vu de mes propres yeux dans les années 70 (Septembre Noir), quand ils (les palestiniens) ont attaqué l’armée jordanienne, qui les abritait et les protégeait. Au lieu de la remercier (l’ armée jordanienne), ils ont amené leurs enfants à l’avant et face à  l’armée jordanienne, afin de faire croire au monde que l’armée tuait leurs enfants.

C’est leur habitude et leur coutume, leur méchanceté, ils ont des  cœurs de pierres à l’égard de leurs enfants, et mentent à l’opinion publique, afin d’obtenir son soutien. « 

La raison de son ouverture à l’égard du peuple juif – « vient de ma reconnaissance de leur souveraineté sur leurs terres et ma croyance dans le Coran, qui nous a dit et c’est souligné  dans de nombreux endroits, comme Allah dit » Oh peuple (c’est à dire  Les enfants d’Israël), entrez dans la Terre sainte qu’Allah vous a attribuée »(Coran, sourate 5 - » La Sourate de la Table « , verset 21), et Sa parole« Nous avons fait des enfants d’Israël les héritiers de la terre   »(Coran, Sourate 26 - » La Sourate des Poètes « , verset 59) et beaucoup d’autres versets.

Il (Adwan) a ajouté: « Les Juifs sont des gens pacifiques qui aiment la paix, qui ne sont pas hostiles et ne sont pas des agresseurs , mais s' ils sont attaqués, ils se défendent tout en causant le moins de dommages aux assaillants que possible C’est un honneur pour eux que Dieu les ait choisis  -.. je fais état des raisons du choix clair d’Allah  dans mes livres et brochures. Quand Allah les a choisis, il ne l’a fait pas par politesse,  il a fait ce choix juste car les Juifs le  méritaient   ».

Source : Harissa.com

cafe

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Published by Camus - dans Israël
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 11:07

Kria

J’habitai une maison en face de l’immeuble Kria, juste dans l’angle que formaient deux lignes droites de bâtiments.

L’édifice Kria n’existait pas toujours, je me souviens même des travaux de construction qui ont été rapides, par rapport à l’époque où ils ont été exécutés.

L'étang. A l’ère antérieure, on voyait une grande place vacante, qui se remplissait d’eau après les averses, comme un étang. Sfax ayant un climat modéré, ultérieurement à la pluie, venait le beau temps et avec lui le soleil. La grande mare dont l’eau se chauffait sous les rayons bienfaisants, attirait tous les gosses du quartier qui y venaient prendre un bain. Je faisais comme les autres, laissant mes habits de coté, accrochés à un cactus de la tabia (dune) et j’entrais dans l’eau en caleçon.

Un jour entendant l'appel de maman : "Camus !!!" je me suis habillé en vitesse et j’ai couru en direction de la maison. Freinant ma course aux abords de notre demeure,  j’ai glissé sur la boue et je suis tombé sur le dos en plein dans une petite flaque.
Maman s’empressa de me soulever… A près un bain rapide, en m'essuyant la serviette encore à la main, elle disait encore émue :
— Ouldi, ma nétèchouach alek ! D. me préserve.
En vérité, j’étais content d’avoir chuté. La nappe d'eau  et la vase qui m’ont humecté étaient une excuse valable qui m’a dispensé d’expliquer à maman pourquoi j’étais humide.

Flila.  Flila était une amie de la famille Kria et comme elle était veuve et dépourvue de possibilités financières, elle a été nommée, grâce a la bonté des frères Kria, concierge du bâtiment. Elle occupait une maisonnette au dernier plan, tout près de la terrasse.

Un jour que j’étai poursuivi par un voyou, - çà arrivait hélas aux gamins d'être poursuivis par des délinquants étrangers au quartier -. J’ai couru m’abriter dans l’entrée de Flila, puis ayant grimpé les étages, j’ai demandé assistance à la gentille Flila. Elle m’a montré la toit du doigt et l’a refermé à clef après que je m’y suis caché. De là, j’ai sauté un petit mur et me trouvant sur un toit voisin je me suis introduit dans les escaliers et je suis descendu comme si rien n’était. Bien sur pour les vauriens un garçonnet ressemble à une autre et ainsi je suis sorti paisiblement, me mêlant à la foule.

La place du café Cyrnos.  Le bar Cyrnos était situé juste en face des bureaux de Kria. On s’asseyait Gago et moi sur le parterre cimenté près du café et on jouait au carré loup. Sur une des marches de l'administration qui n’était jamais ouverte - peut être avait-elle  il une autre entrée ?-,  était un jour assise une fille. Gago s’arrêtant de jouer  en me disant :
— Regarde ! Comme c’est beau ! Aïe ! Les charmes...
— Ah ! Non ! C’est péché de regarder les filles qui ont les jambes découvertes par mégarde. J’ai gagné la partie, Gago.
Et oui, notre éducation était stricte, il ne fallait pas z’yeuter et nous ne le faisions pas.

La course.  Autour du bâtiment Kria nous organisions des course a pied, un vrai tournoi. Deux enfants partaient au signal donné, dans des sens opposés et ils faisaient en courant le tour de l’immeuble. Au milieu de la route ils se croisaient et à la fin du parcours, l’in des deux était sélectionné pour avoir devancé son concurrent de quelques mètres. On arrivait ainsi au quart de finale, à la demi finale et enfin on couronnait le champion du jour, toujours le même d’un bandeau de papier.

Mes amis. Certains de mes  amis habitaient cet immeuble.  Voici une partie de  la famille Abraham dans l'image qui suit.  

http://img204.imageshack.us/img204/7273/65345392.jpg

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