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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 11:00

חזק וברוך !
Kol hakavod Avner Avneri !

חזנות

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Published by Camus Bouhnik
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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 17:56

Ma tante Beya, quelle adorable personne !
Elle se prénommait Shelbya, mais tout le monde l'appelait Beya ou Béya, Béatrice à l'école primaire qu'elle a fréquenté jusqu'au cours supérieur.
Tante Beya avait de l'esprit et quel plaisir était d'être en sa compagnie !
Avec l'âge sa vue s'affaiblit et sa mémoire aussi un peu. Si d'habitude on la trouvait souvent assise en train de lire une brochure ou plongée dans un livre, ces derniers temps elle déchiffrait mal les lettres s'embrouillant devant sa vue fatiguée.
- Va consulter un ophtalmologue, azizti* lui proposa maman.
- C'est ce que je ferais bientôt, kouni metanaya oukhti*.


En outre, elle oubliait où elle avait laissé son porte-monnaie, sa clef et en allant à la cuisine, elle ne se souvenait pas si elle y était venue pour remuer le contenu de son tajine, ou pour boire un verre d'eau ou tout simplement pour éteindre le feu. Maman trouva une solution partielle à ces menus problèmes.
- Fais un nœud à un mouchoir Beya et chaque fois que tu ne trouveras pas la clef tu diras :
" Ya Myriam rends moi ma clef, sinon ton mari sera prisonnier, attaché à  mon mouchoir ".
- C'est un bon conseil Meha, mais j'oublierai certainement l'emplacement du mouchoir.
- Non tu t'en souviendras.
Sur ce, maman prit un mouchoir et l'attacha au poignet de tante Beya.
- Voilà, de cette manière, tu trouveras toujours ton mouchoir. Mets tes clefs et ton porte-monnaie toujours dans ce casier. Tu seras ainsi dispensée d'implorer Myriam.
- Quelle bonne idée.  Et les autres oublis ?
- Inscris tout ce que tu voudras t'en souvenir sur un papier, placé toujours à la même place avec le crayon, disons dans le tiroir . Les autres oublis ne sont pas graves.
- Merci ma ch
érie. Enhabek, ya omri*.

 

Un beau jour un arôme de molokhïa* monta de la maison de tante Beya. Moi j'adore la molokhïa, ainsi que maman d'ailleurs. Justement tante Beya nous invite  à en goûter.
- Meha, venez manger avec nous, cria-t-elle de sa cour attenante
à la nôtre.
Ce n
'est pas de refus. Nous y allons.
Assis
à  sa table nous la félicitons pour sa bonne cuisine.  Quel bon plat ! Hum comme c'est bon . La molokhïa est succulente, bien plus qu'aucune autre. Pourtant maman est bonne cuisinière.
- Elle est excellente ya omri. Comment l
'as-tu si bien réussie ? demanda maman.
- La recette habituelle ch
érie, sans rien de plus.
- C'est-
à-dire ?
- Voyons, tu sais : Huile, oignon coup
é en petits carrés, tomate entaillée, piment piquant nettoyé et équeuté, viande baba* en morceaux, du sel, du carvi pilé avec de la coriandre, de l'eau et de la molokhïa moulue en poudre. Je laisse rosir les carrés d'oignon dans l'huile, j'ajoute la molokhïa, la viande, je couvre d'eau en ajoutant la tomate, le piment et le sel. J'assaisonne à la fin de la cuisson.
- Je la pr
épare de cette manière, mais la tienne est unique Beya oukhti.

 

Nous mangeons avec appétit et tante Beya nous ajoute encore sans que nous ne rouspétions. Elle est si bonne, comment refuser un rabiot ?
- Mangez ! nous conseille tante Beya. Tu sais Meha, ajoute ma tante savante : la molokh
ïa calme les nerfs, est bonne pour la circulation, pour le système digestif.
- Tant que
çà ?
- Et
çà ne coûte pas cher.
- Oui c
'est vrai, et elle est excellente ta molokhïa ajoute maman.
- Et elle est bonne pour le sexe ajoute ma tante en chuchotant à l
'oreille de maman.
- Tu aimes le sexe Beya demande maman
à mi-voix pour que nous n'entendions pas ma cousine et moi. Rires.
- J
'adore susurre-telle. Et toi non ? Elles parlent à voix basse, un murmure. Mais moi, j'entends. J'ai l'oreille très fine, vous savez ?  
- Maman c
'est quoi le sexe ?
- Beya ? Ma m
ère regarde ma tante. Celle-ci intervient :
- La sexologie est une science que tu
étudieras plus tard mon petit.
- Et tu aimes
çà  tata ?
- Oui. Nous sommes pour les
études. Qui étudie s'enrichit…
Maman rit et je ris aussi imit
é de ma cousine sans savoir pourquoi. Nous mangeons si bien que la marmite se vide petit à petit.

 

La gourmandise est un défaut, mais c'est exquis. Je trouve une carotte dans le fond et je la croque. Elle a un goût de molokhïa, la  carotte. Maman n'en croit pas ses yeux. Jetant encore un coup d'oeil, elle aperçoit une aubergine.
- Beya, tu as des secrets pour moi ? Tu as ajout
é une aubergine et une carotte ?
Tante Beya est confuse.
- Je les avais pos
ées sur la planche, je ne savais qu'elles ont abouti ici.
Fouillant encore dans la casserole, je ramasse un objet, un ornement en maillons dorés sur le bout de ma fourchette
.  Une parure ?
- C'est qu
'est-ce que c'est ? je demande.
- C
'est ta chaînette, remarque maman ? Ma gentille et adorable tante est confuse.
- Je l
'ai cherchée ce matin. Comment a-t-elle glissé ici ? Ouf ! Mais c'est de l'or pur, vous savez ?
- Dhab safi haï  carat* riposte maman. Ton repas est dhab safi, plaisante-t-elle pour clore le sujet. Mais j
'ajoute mon grain de sel :
- Un repas, fine gourmette
.
-  Pour les fins gourmets conclue tante Beya en m
'
embrassant.  
Du coup nous avions compris que tante Beya est devenue distraite.

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/CoreteJapon3.jpg
Glossaire :

Molok
hhïa* : met composé de feuilles de corète séchées et moulues.

Azizti* : ma ch
érie

Kouni metan
ya ya oukhti : sois tranquille ma sœur

Enhabek, ya omri* : je t
'adore ma chérie

Viande baba* : viande grasse avec os

Dhab safi ha
ï carat* : Or pur dix-huit carats

L'image : feuilles de cor
ète, la molokhia

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Published by Camus - dans Souvenirs
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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:38

Des yeux pour voir et un coeur pour aimer

 

http://w3.chabad.org/media/images/98/OfqG984789.jpgLe monde que D.ieu a créé pour nous est d’une grande beauté. Un aspect de cette beauté est la couleur : le bleu du ciel et le bleu plus profond de la mer, le brun et le vert des collines, le rougeoiement des couchers du soleil, l’arc-en-ciel multicolore et les myriades d’autres couleurs qui nous entourent à chaque instant de notre vie. Les couleurs possèdent également une signification spirituelle. Une expression de cette idée est à trouver dans la façon dont elles apparaissent dans la paracha de cette semaine, dans la description qui nous est donnée de la construction du Sanctuaire.1

Le Sanctuaire, construit avec soin par Moïse et le peuple juif après qu’ils aient reçu la Torah au mont Sinaï, était le prototype du Temple. Comme dans le Temple de Jérusalem, il créait un espace sacré, avec des niveaux croissants de sainteté : la cour extérieure, puis une pièce intérieure où se tenait la Ménorah en or, puis la pièce la plus intérieure, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche sainte qui contenait deux blocs de saphir, gravés des Dix Commandements, que Moïse avait rapportés du Sinaï.

Les murs du Sanctuaire étaient faits de planches de bois recouvertes d’or, tenues fermement par de lourds socles d’argent. Ces murs étaient presque entièrement recouverts d’une tenture faite d’étoffes spécialement tissées. Il y avait aussi les vêtements des Prêtres. La Torah énumère au début de la paracha les diverses matières constituant ces tissus : de la laine bleue, de la laine violette, de la laine écarlate, du lin blanc...

Des couleurs ! Quel est leur sens ?

La ‘Hassidout explique que le Sanctuaire n’est pas seulement un édifice matériel, destiné à être construit sous la forme plus pérenne du Temple à Jérusalem. Le Sanctuaire existe aussi dans le cœur de chacun. Ainsi D.ieu déclare-t-Il dans la Torah : « Ils me feront un Sanctuaire, et Je résiderai en eux »2 Le verset ne dit pas « Je résiderai en lui », dans le Sanctuaire, mais « Je résiderai en eux », dans le cœur de chaque Juif.

Nous en venons donc à notre question : que signifient les couleurs dans le sanctuaire du cœur ? Voici comment Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le sixième Rabbi de Loubavitch, les explique.3

Le bleu exprime notre crainte devant l’infinie grandeur du Divin. Toute l’immensité de notre univers décrite par les astronomes n’est rien comparée à D.ieu dont l’infinitude absolue dépasse le monde. Cette idée fait naître un sentiment de crainte : le bleu.

Et pourtant les Kabbalistes nous disent que la même idée peut induire un sentiment différent, une soif passionnée de se lier avec D.ieu, au-delà du monde, au-delà de la vie elle-même, un amour enflammé pour D.ieu: l’écarlate.

La combinaison de ces deux sentiments, la crainte et l’amour enflammé, conduit à la perception de notre propre petitesse, une conscience de notre pitoyable insignifiance par rapport à la grandeur infinie de D.ieu. De cette perspective, on considère sa propre personne avec compassion, comme en observant de très haut : pauvre petit moi, si perdu à penser exclusivement à moi-même... Ce mélange de bleu et de rouge écarlate donne le violet.

Mais il existe aussi une autre forme d’amour de D.ieu. Non pas l’amour enflammé qui transcende l’univers, mais un amour qui coule comme de l’eau pure, conscient de la proximité intime et bienveillante de D.ieu et de l’amour de D.ieu pour nous. Ce chaleureux sentiment d’amour et de bienveillance est le blanc.

Ce sont là les couleurs de l’âme, les émotions avec lesquelles nous nous lions à D.ieu dans notre propre Sanctuaire intérieur : le bleu, l’écarlate, le violet, le blanc...


Notes :
1. Exode, chapitres 25 à 27.
2. Exode 25, 8.
3.

Ce qui suit est basé sur un discours de Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, 5708, pp. 141-145.


par Tali Loewenthal
Dr Tali Loewenthal est maître de conférence en Spiritualité Juive au University College de Londres et directeur du Chabad Research Unit. Il est l'auteur de Communicating the Infinite: The Emergence of the Chabad School.
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 10:49

http://lorraine.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2014/01/20/juif_levy_glatigny.jpg?itok=ZNl_c20P

 

Glatigny (Moselle) près de Metz était interdit aux juifs depuis plus de 300 ans. Aujourd’hui, le village est de nouveau prêt à accueillir des juifs pour s’y installer ou de passage. Une sordide affaire en était à l’origine.

Le village interdisant aux juifs d’y résider ou d’y passer la nuit fait son mea-culpa. En effet, une affaire veille de plus de 300 ans vient de revenir sur le devant de la scène pour être enfin résolue. Raphaël Levy, un marchand de bestiaux juif originaire de Boulay (Moselle), avait été désigné coupable d'avoir enlevé et tué le petit Didier Lemoine, un enfant du village âgé de 3 ans. Jugé à Metz, il avait été condamné à mort pour un crime dont il s’est toujours défendu. 

Un innocent brûlé vif parce que juif

Raphaël Levy s'était rendu à Metz le 25 septembre 1669 à la veille des grandes fêtes juives du Nouvel An pour faire des achats. Il s'était arrêté en chemin pour faire ferrer son cheval. Une mère était allée laver son linge avec son petit garçon à une fontaine près de Glatigny.
"Cette femme se retourne et l'enfant a disparu",  explique Henry Schumann, en charge du patrimoine au sein du Consistoire de Moselle.
Le garçonnet avait été retrouvé mort un mois plus tard dans un buisson.
Au terme d'un procès émaillé de faux témoignages, Raphaël Levy avait été condamné à mort et brûlé vif le 17 janvier 1670 à Metz.

Le village était «maudit» pour les juifs

Lors de son procès à Metz, de nombreux témoins défilent. Si la plupart témoignent à charge, certains mettent en avant les incohérences des accusations. Le petit garçon était encore vivant à 15 heures alors que Levy avait déjà entamé le chemin de retour. La couleur de son cheval n'est pas celle décrite par les accusés. Rien n'y fait. Des villages alentours, des gens viennent dénoncer d'autres crimes rituels, des profanations d'hosties. D'autres Juifs sont ainsi jetés en prison. Malgré les effroyables tortures auxquelles il est soumis, Raphaël Levy continue de proclamer son innocence et la fidélité à sa foi. Il est brûlé vif le 17 janvier 1670 à Glatigny (Moselle) peut-on lire sur l’encyclopédie en ligne Wikipédia.

Le village avait depuis 1670 été déclaré maudit interdisant à tout juif d'y passer la nuit, une interdiction qui était encore respectée de nos jours. «Depuis cette époque il n'y a jamais eu aucun juif à Glatigny», a expliqué à l'AFP le responsable en charge du patrimoine au sein du Consistoire de Moselle.

"Les sources ont révélés que ce sont en général les témoignages de femmes dont les maris étaient débiteurs de ce marchand qui l'avaient fait condamner à mort", explique Henry Schumann.
Le roi Louis XIV en personne s'était intéressé à cette affaire, avait relu le procès, et le jugeant innocent, l'avait réhabilité quelques années après, tout comme le Parlement de Nancy en 1699.

Les juifs pourront désormais résider dans cette commune de 900 habitants ou y passer la nuit. Selon le maire du village, la réconciliation «n’a pas été facile mais aujourd’hui nous levons symboliquement cet interdit». Une situation vécue dans ce bourg mosellan jugée très rare par de nombreux historiens. Il s’agit d’un jour «historique» pour la réhabilitation d’un juif innocent a réagit un représentant de la communauté juive de Moselle.

Voir le reportage de Lorraine : http://lorraine.france3.fr/2014/01/20/344-ans-apres-glatigny-rend-hommage-raphael-levy-398711.html


cafe-copie-1

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Published by Camus - dans Antisémitisme
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:27

 

Le Grand Amour


Un texte écrit par la sexologue québécoise Jocelyne Robert.
Quand j'ai le sentiment que mon amant s'émeut de caresser ma peau, je me sens désirée et désirable.
Quand j'ai le sentiment qu'il caresse mon cœur lorsqu'il caresse ma peau, je me sens aimée .
L'amour, c'est plus que de l'affection saupoudrée de désir. C'est une participation de l'être tout entier.
Amour et érotisme poursuivent une fin commune : exalter le plaisir, livrer du bonheur, insuffler du sens à la vie. Pour plusieurs, le sentiment amoureux vient cautionner le désir. Ce qui n'empêche pas la sexualité, librement consommée, sans aromates amoureuses, d'être un mets qui se laisse goûter... À n'importe quel âge de la vie, un puissant désir érotique se confond aisément avec l'état amoureux. ​​
L'amour, c'est ce sentiment, convoité et glorifié, qui pousse à créer des liens, à partager l'intimité, à se solidariser. Il s'installe quand l'autre devient unique et qu'on est pris d'une irrésistible envie de le traiter de manière privilégiée.
L'amour, c'est aussi une vérité toute subjective, une création de l'esprit. Le seul, le très grand amour est l'amour imaginaire, celui après lequel on court toute sa vie, parfois même à l'intérieur d'un engagement au long cours. Aucune alliance, érotique ou amoureuse, ne peut traverser le temps sans la participation de l'imaginaire. L'amour a soif d'imaginaire. L'en priver c'est le condamner.
L'idée si répandue aux quatre vents selon laquelle l'amour ne dure pas, s'étiole après deux ou trois ans, se transforme forcément en tendresse, en attachement, en habitude routinière voire en platitude, m'énerve au plus haut point! Pourquoi cette exaspération? Simple: cette idée a tout faux. Et parce qu'elle a tout faux, elle fausse tout.
L'amour ne se tarit jamais, ne s'écluse jamais. Si c'était l'amour qui se tarissait, on ne le transposerait pas inlassablement d'un bien-aimé à l'autre. C'est la personne aimante, le véhicule de l'amour qui a des ratés, qui s'assèche ou met le cap vers une nouvelle destination. Ça n'est donc pas l'amour qui se raréfie forcément mais notre propre capacité d'aimer, notre aptitude à le syntoniser .
On attend l'amour benoîtement, dans sa bulle, plutôt que de le convoquer, de l'inviter, d'aller à sa rencontre, de l'attirer à soi. Parfois, il surgit et au lieu de l'agripper, d'entrer dans la parade amoureuse, on le regarde passer, figé comme un spectateur apeuré. Par ailleurs, d'autres fois, on le saisit puis on s'empresse de le mettre sous globe pour ne pas qu'il nous échappe. L'erreur est commune: on l'enferme dans une cage, oubliant qu'il ne peut vivre et s'épanouir que dans la liberté. Le propre de l'amour c'est d'être libre et la plus sûre façon de le perdre est de le mettre en cage.
Il est impossible d'aimer, de désirer longtemps une personne qui ne nous étonne pas, qu'on n'admire pas, qu'on a classé parmi nos biens et meubles.
Le désir brut convie à une petite promenade rafraîchissante.
L'amour, à condition qu'il soit libre, c'est à dire qu'il soit vécu et éprouvé, chaque jour et chaque seconde, comme pouvant nous échapper, invite à une longue traversée bien parfumée.
Dommage que l'on attende parfois d'être vieux, vieille, pour faire l'amour comme si c'était la dernière fois.

« Le meilleur moment  de l'amour, c'est quand on monte l'escalier »

Clémenceau
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Published by Camus - dans Dialogue
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 13:21

En bref :  à la demande d’Albert Abitbol, voici la recette du Kadaif. C’est un genre de baklawa, qu’on trouve en Afrique du nord et en Tunisie bien sur, et aussi dans tous les pays du Moyen Orient, même en Grèce, en Turquie et en Israël.

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/bac.jpgIngrédients : 1 rouleau de pâte kadaïf ou filo vendue dans les épiceries grecques ou turques et dans les supermarchés. 
150 grammes de beurre fondu
700 grammes de noix grillées et pilées gros ou de pistaches ou un mélange des deux.

Ingrédients pour le sirop de sucre :

3 verres de sucre
1 verre et  1/2 d’eau
1/2 citron
On peut ajouter quelques gouttes d’eau de rose ou d’oranger

Préparation :

1. Huiler un plateau assez grand pour contenir la pâte kadaif.

2. Couper le kadaif en bandes qui seront placées sur le plateau. Enduire de beurre fondu.

3. Poser sur l’extrémité de la première bande une cuillerée de noix ou de pistaches.

4. Enrouler la bande autour des fruits secs en serrant un peu.

5. Refaire les deux dernières opérations, jusqu’à remplir toutes les bandes de kadaif et les transformer en rouleaux assez serrées autour des noix ou des pistaches.

6. Enduire les rouleaux de beurre fondu.

7. Mettre au four pendant 35 à 40 minutes, a une température de 190 degrés.

8. En attendant cuire le sirop : mettre sur le gaz le sucre et l’eau pendant 7 minutes. On peut y ajouter les quelques gouttes d’eau de rose ou d’oranger. Quand le sirop est de couleur dorée, collant et assez épais, le laisser refroidir, y presser le citron, remuer.

9. Verser le sirop obtenu sur la pâtisserie.

Nota : La pâte kadaif est la même que la pâte filo. On peut se servir de cette dernière pâte, et la passer dans la machine à faire des pâtes sur le mode le plus fin et emmagasiner les vermicelles obtenus au congélateur si on n’en sert pas.
Les ménagères d’antan préparaient la pâte de A jusqu’à Z. Les dégourdies trouveront dans Internet la recette appropriée.

Ça fait grossir un peu, mais pour les fêtes ou pour le kif, ça peut aller.

Bon appétit

Offert par la pâtisserie Camus.

Images de Camus, Tunecity : http://www.tunecity.net/?Gateaux-de-Ramadhan-la-baklawa

Texte de Camus, Tunecity : http://www.tunecity.net/?La-baklawa-de-kadaif

 

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/c_beklawa_350.jpg

 

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Published by Camus - dans recettes
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 01:30

                                                                              J’aime

 Indications thérapeutiques du champagne

 
Tant l’expérience que les études scientifiques ont contribué à l’identification des multiples qualités du champagne. Ainsi, depuis la fin du XIXe siècle, il a sa place dans la pharmacopée où il n’est cependant pas considéré comme un médicament. Thérapeutique un peu déroutante à nos yeux, le vin de Champagne n’en possède pas moins des vertus biologiques et médicinales indéniables.

L’étude des composants du champagne permet de comprendre leur action dans l’organisme et de déterminer ses propriétés dans le traitement de telle ou telle pathologie.

En voici les principales caractéristiques :
-  Faible pH ;
-  Acidité élevée ;
-  Présence de gaz carbonique (provenant de la seconde fermentation et donc d’un processus naturel (pour plus de détails, se reporter à l’article sur la vinification) ;
-  Richesse en sels minéraux, vitamines et oligo-éléments : manganèse, cobalt, soufre, potassium, magnésium (10 mg par litre), calcium, lithium (traces), cuivre, fer ionique et zinc.

Et les propriétés générales :
-  Euphorisant [1] ;
-  Cholagogue [2] ;
-  Orexigène [3] ;
-  Diurétique [4] ;
-  Analeptique [5] ;
-  Cardio-respiratoire [6] ;
-  Bactéricide [7].

On rappellera que, pour chaque indication, une consommation abusive entraîne toujours l’effet inverse de celui escompté. Il est donc essentiel de faire un usage modéré du vin de Champagne.

1. Traitement des troubles liés à la digestion

a. Aérophagie

Celle-ci résulte d’un dysfonctionnement de la vidange de l’estomac. Le gaz carbonique contenu dans le champagne contribue à la stimulation de la contraction gastrique et améliore ainsi le travail du tube digestif.

b. Allergies alimentaires

Face aux agressions diverses auxquelles doit faire face le système immunitaire (notamment les intolérances alimentaires), le manganèse et le soufre agissent comme un anti-allergique. Il faut néanmoins noter que certaines personnes ne supportent pas le champagne lui-même ; il est alors fortement déconseillé de leur en donner... !

c. Ballonnement, flatulence et indigestion

Les sels minéraux, les sucres du raisin (glucose, fructose, sorbitol...) et le gaz carbonique contribuent à combattre l’indigestion. Le potassium et le magnésium font disparaître les flatulences.

d. Constipation

La médecine traditionnelle a toujours considéré le vin blanc, et plus particulièrement le vin champenois, comme laxatif ; elle a d’ailleurs utilisé celui-ci dès le XVIIIe siècle pour guérir certaines formes de constipation. Il faut cependant noter que le champagne n’est efficace qu’à petite dose, une consommation excessive entraînant une paralysie de l’intestin.

e. Crise de foie et intoxication (tabagisme, tranquillisants, somnifères...)

Les qualités épuratrices du champagne contribuent au soulagement des troubles provoqués par la crise de foie.

2. Vertus euphorisantes

a. État dépressif et angoisse

Apprécié de manière empirique à une époque où la science n’avait pas encore découvert les causes et remèdes de la dépression, le champagne contribuait à chasser angoisses et tristesse. Avec l’avènement de la psychanalyse, l’état dépressif devint une « maladie à part entière » nécessitant l’action des tranquillisants, ainsi que le recours à la psychothérapie. Il n’en demeure pas moins que le champagne possède une action euphorisante certaine, non seulement en raison de la présence d’alcool et de gaz carbonique, mais aussi grâce à l’effet psychologique provoqué par son effervescence et son éclat.

 

b. Réussite de la relation amoureuse - réveil du désir

À raison d’une ou deux flûtes par personne, le champagne facilite l’éclosion et l’expression d’un sentiment préexistant en plongeant les buveurs dans un état euphorisant, et ce pendant 2 à 3 heures ( !)

Le problème principal du champagne réside dans la présence d’alcool : À faible dose, celui-ci a un effet euphorisant ; une consommation trop importante risque à l’inverse, d’entraîner fatigue et dépression. Il convient donc de ne pas en abuser. La dose journalière recommandée est de deux flûtes, une à chaque repas.

3. Autres indications

a. Insomnie

Un demi-verre ou un verre de champagne, après le repas du soir, contribue à l’endormissement, et ce dans un délai d’une heure environ. Ceci grâce à l’action du magnésium, du fer, du calcium, et surtout du zinc (contenu jusqu’à 7 mg dans une petite flûte).

b. Migraine

L’action bénéfique apportée par le champagne tient dans la présence de lithium dont l’effet est renforcé par le magnésium (celui-ci ayant un effet sédatif sur le cerveau). Il faut cependant souligner qu’il existe presque autant de types de migraines que de migraineux et que le champagne ne peut prétendre à les soulager toutes... L’action est donc variable suivant le sujet et efficace seulement aux premiers stades de la migraine. Malgré tout, le champagne est le seul vin susceptible de soulager la migraine, tous les autres ayant plutôt tendance à l’aggraver, ou même à la déclencher (en raison notamment de la présence de méthanol, de tyramine ou d’histamine dont le champagne est quant à lui pratiquement dépourvu).

c. Obésité et cellulite

Le champagne brut peut être utilisé dans la lutte contre la cellulite grâce à ses propriétés diurétiques. Il contribue aussi à la stimulation de la circulation lymphatique.

d. Perte d’appétit

Dans un délai moyen de 10 minutes, l’absorption d’un verre de champagne entraîne un réveil de l’appétit, et ce notamment grâce à l’action du gaz carbonique. Pour cela, le vin ne doit pas être bu trop froid (la température idéale se situant entre 6 et 9 degrés).

e. Troubles gynécologiques

Considéré au cours de l’Histoire comme favorisant la procréation de garçons, le champagne fut longtemps prescrit dans ce but. Il fut également utilisé pour aider les femmes au cours de leur grossesse et de leur accouchement (pratique qui demeure aujourd’hui pour les délivrances difficiles ou pour éviter toute infection à l’accouchée). Il est aujourd’hui prouvé que sa teneur en fer permet d’éviter l’anémie et que son apport en calcium et en potassium apporte du soulagement lors de règles douloureuses.

f. Gérontologie

Par son action tonique, le champagne redonne force et appétit aux personnes affaiblies. Ses vertus digestives le font supporter très bien par les personnes à la digestion rendue encore plus délicate par l’âge.

L’usage du champagne est également préconisé pour :
* Prévenir le rétrécissement artériel dû à l’artériosclérose [8] et aider au traitement des affections cardio-vasculaires ;
* Traiter les fièvres infectieuses (par son action bactéricide) ;
* Agir sur l’appareil respiratoire et l’amélioration de la respiration (par exemple dans les cas de pneumonie et de pleurésie) ;
* Redonner des forces aux opérés et aux convalescents ;
* Contribuer au traitement de certaines maladies de peau.

En conclusion, le champagne est indéniablement un remède efficace contre de multiples affections, agréable et sans effets secondaires. Son seul inconvénient réside dans son coût et dans le fait qu’il ne soit pas remboursé par la Sécurité sociale !

 

Sources :

 

Notes :

 

[1] Qui provoque l’euphorie, le bien-être.

[2] Qui facilite l’évacuation de la bile.

[3] Qui stimule l’appétit.

[4] Qui augmente la sécrétion d’urine.

[5] Qui permet de rétablir les forces, stimule les fonctions de l’organisme.

[6] Qui se rapporte au cœur et à la fonction respiratoire.

[7] Qui détruit les bactéries.

[8] État pathologique caractérisé par un durcissement progressif des artères. Source : Le Petit Robert, Dictionnaire de la langue française, 1996.


Merci  Véronique Vebert

 

A votre santé

 

http://yvonne92110.y.v.pic.centerblog.net/e1c37174.gif

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Published by Camus - dans recettes
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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 18:49

Définition

http://medias.jds.fr/article/8129/le-regime-cretois-ou-la-cuisine-de-longue-vie_600C.jpgSi l’on retrouve des habitudes alimentaires diversifiées dans la quinzaine de pays situés sur le pourtour de la mer Méditerranée, il y a au moins une constante : l'utilisation abondante d'huile d'olive. Lorsqu'on parle de « régime méditerranéen », on fait plus particulièrement référence à l'alimentation traditionnelle des îles grecques de Crète et de Corfou — d'où l'appellation occasionnelle de « régime crétois ».

L'intérêt pour ce type d’alimentation provient d'une recherche (The Seven Countries Study) menée par Ancel Keys dans les années 1950, qui démontrait que, malgré un apport alimentaire élevé en matières grasses et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les habitants de ces îles (ainsi que ceux de l’Italie méridionale) jouissaient d'une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes très faible.

Plus tard, le professeur Serge Renaud — découvreur de ce que, en nutrition, on appelle « le paradoxe français » —, publiait une recherche (The Lyon Diet Study) qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 %, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu'une réduction de 25 %.

Depuis la publication de cette étude dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.

Mentionnons que les Crétois — qui affichent toujours le taux le plus bas de mortalité cardiovasculaire au monde — mangent encore aujourd’hui de façon traditionnelle, consommant très peu d’aliments importés et transformés.

Ce régime méditerranéen permet de prévenir les maladies cardiovasculaires et d'avoir une meilleure qualité de vie. L'huile d'olive contient des acides gras mono insaturés qui améliore le taux du bon cholestérol (HDL)* et réduit les risques de maladies cardiovasculaires. Il limite les graisses saturées, entrainant une augmentation du mauvais cholestérol (LDL)*  et favorise les légumes verts et les fruits et permet la consommation de bons lipides, à l'origine d'une augmentation du bon cholestérol et d'une diminution des risques cardiovasculaires

Aliments à éviter ou à réduire

Le beurre

La margarine

Le sucre

les viandes rouges

Les produits laitiers à base de lait de vache

Aliments autorisés

Le pain consommation quotidienne  modérée

L'huile d'olive corps gras  Les céréales en abondance

Les fruits crus, cuits ou secs en abondance

Les herbes, épices et aromates en abondance

Les légumes en abondance

L'ail et l'oignon en abondance

Les légumineuses (arachide, petits pois, soja, lentilles..) consommation quotidienne

Du poisson en abondance

La consommation de viande, d'œuf est possible, mais en petites quantités

Yogourt et fromage consommation quotidienne 

Vin consommation quotidienne  modérée

Aspects positifs

  • Il permet de manger des aliments naturels
  • Il maintient le poids idéal sur une longue période.

Aspects négatifs

Il n'y a pas d'aspect réellement négatif, mais il faut accepter que ce régime représente avant tout un mode de vie avec de bonnes habitudes alimentaires et qu'il n'entraine pas toujours une véritable perte de poids.

http://www.reussirmaigrir.com/wp-content/uploads/2012/09/regime-cretois.jpg

Selon le régime crétois de Passeport Santé : http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/Regimes/Fiche.aspx?doc=mediterraneen_regime

 

Et selon : Santé et Médecine http://sante-medecine.commentcamarche.net/contents/331-regime-cretois

 

Notes :

Le bon cholestérol (HDL)*: Les lipoprotéines HDL récupèrent le cholestérol qui se dépose dans les artères, se chargeant ainsi du transport du cholestérol qui circule ainsi des artères vers le foie où il est éliminé.Le HDL cholestérol ainsi constitué débarrasse les artères de dépôts lipidiques de mauvaise qualité. Ce cholestérol associé à l'HDL est appelé « le bon cholestérol » : il permet de réduire les risques de survenue de l'athérome. 20 à 30% environ du cholest

érol sanguin est associé aux HDL.

Le mauvais cholestérol (LDL)*  : Les lipoprotéines LDL déposent le cholestérol sur les parois des artères formant alors des plaques d'athérome. Ce cholestérol a donc ainsi tendance à se déposer dans les artères et à les obstruer. 60 à 80% du cholestérol dans le sang est associé aux LDL.

Selon: http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/893-bon-cholesterol-hdl-et-mauvais-cholesterol-ldl#cholesterol-hdl

 

http://static.commentcamarche.net/cuisine.commentcamarche.net/pictures/4vL9hoK6-photo-regime-cretois-s-.png

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Published by Camus - dans recettes
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 09:44

La ville punique

Grâce aux fouilles, la ville punique, jusque-là mystérieuse, est réapparue, et son évolution est mieux connue. Malgré de grandes lacunes, les lignes générales de l'histoire de l'antique cité peuvent être esquissées. Surtout parce que la plus marquante, la dernière phase qui précède la destruction de 146 avant J.-C., a été mise au jour. Un quartier a été découvert, dégagé et restauré sur le flanc sud de l'acropole de Byrsa. Ce quartier, miraculeusement préservé, doit sa survivance aux énormes travaux entrepris par le constructeur romain : pour établir une immense plate-forme sur la colline, on a écrêté le sommet et comblé les versants sous d'énormes quantités de remblais maintenus à mi-pente par des murs de soutènement. Ce sont ces remblais qui ont enfoui et préservé les vestiges.


C'est un quartier d'habitation édifié à flanc de colline selon un plan régulier, suivant une orientation nord-est - sud-ouest ; chaque îlot rectangulaire (30 m x 15 m environ), entouré par de larges rues orthogonales, s'étage par paliers successifs suivant la pente et comprend plusieurs habitations de plan allongé comportant différentes variantes : donnant sur la façade, une grande salle longée d'un couloir d'accès conduit vers une courette centrale à ciel ouvert et débouche au fond sur un ensemble de petites pièces. Au sous-sol de chaque unité, une citerne très profonde était approvisionnée par les eaux de pluie provenant des terrasses. Le sol est pavé d'un tuileau de poterie concassée parsemé de petits cubes de marbre blanc. Les murs sont couverts d'un stuc blanc, parfois peint. Nul doute que cette architecture comportait plusieurs étages.

 

Ce lotissement a été daté de la fin du IIIe siècle – début du IIe siècle, c'est-à-dire de la seconde guerre punique. Après sa défaite à Zamaen 203, Hannibal, devenu suffète de sa patrie, aurait été le promoteur de cet ensemble qui révèle une organisation urbanistique et architecturale remarquable.
Ce quartier aura la vie courte, puisque, en 146 avant J.C., il sera détruit par les soldats de Scipion, puis enfoui sous les remblais des terrassements de la ville romaine. Ce sont les fouilles récentes menées par l'équipe française dans le cadre de la campagne internationale qui le remettront au jour.
Un autre secteur essentiel de Carthage a fait l'objet de travaux de fouilles et de recherches : ce sont les ports puniques. L'identification des anciens ports de Carthage avec les deux lagunes actuelles n'était pas assurée et certains la contestaient. L'équipe britannique a pu, - malgré l'état fangeux actuel des lagunes, les remaniements opérés à l'époque romaine et l'abandon ultérieur -, reconstituer l'état et l'aspect des prestigieux ports de Carthage et plus particulièrement le port militaire circulaire.

 

L'archéologie a confirmé la description qu'en avait faite Polybe, reprise par Appien : « Les ports de Carthage étaient disposés de telle sorte que les navires passaient de l'un dans l'autre ; de la mer, on pénétrait par une entrée large de 70 pieds [20,72 m] qui se fermait avec des chaînes de fer. Le premier port, réservé aux marchands, était pourvu d'amarres nombreuses et variées. Au milieu du port intérieur était une île. L'île et le port étaient bordés de grands quais. Tout le long de ces quais, il y avait des loges, faites pour contenir 220 vaisseaux, et, au-dessus des loges, des magasins pour les agrès. » On sait par les fouilles britanniques que cet état date de la dernière période de Carthage et qu'il ne peut être antérieur au IVe siècle avant J.-C.
Autre révélation des fouilles internationales : la découverte des niveaux et des vestiges du Ve siècle, c'est-à-dire de la période d'expansion de Carthage, sous les Magonides (fouilles allemandes). Sur la plaine littorale qui s'étend au pied de la colline de Byrsa, à l'abri d'une puissante muraille garnie de tours, fut construit alors un nouveau quartier d'habitation selon un plan régulier ; il était desservi par une voie de communication aboutissant à une porte maritime défendue par des bastions.

 

Au IIe siècle, certaines demeures furent agrandies aux dépens d'autres : ordonnées autour d'une cour à colonnade, les ailes de la maison comportaient désormais au moins deux niveaux. L'architecture en était soignée : stucs peints aux murs, sols en mosaïques ; puits et citernes assuraient l'approvisionnement en eau. L'incendie de 146 avant J.C. détruisit ce quartier. Lorsque les Romains reconstruisirent la ville, ils reprirent le même schéma d'orientation urbanistique. Un sondage stratigraphique profond opéré sur l'axe du Decumanus Maximus dans la plaine littorale, au pied de la colline de Byrsa, a permis d'obtenir une séquence chronologique des différentes occupations urbaines de la ville.
Au plus profond du sondage, à 8 mètres au-dessous du niveau actuel, on a distingué plusieurs couches de sol en terre battue, datées à partir de la première moitié du VIIIè siècle grâce à des fragments de céramique d'importation grecque, phénicienne, chypriote et ibérique, ainsi que de la céramique locale.

 

Au-dessous des couches archaïques était édifié un grand temple que l'on a pu identifier grâce aux éléments architecturaux retrouvés. Une grande quantité de sceaux sigillés qui fermaient les rouleaux de papyrus permet d'affirmer l'existence d'archives qui ont brûlé.
Le temple serait consacré à Baal Hamon Jeune, assimilé au dieu égyptien Horus Harpocrate, dans lequel les Romains reconnaissaient Apollon.
Après la destruction de la ville punique, une grande basilique civile aurait été élevée, et l'on sait par les textes anciens qu'un tel monument donnait sur le forum de la ville basse, qui aurait succédé à l'agora punique.
Un autre témoignage important de la Carthage punique est le « tophet* », sanctuaire de Tanit et de Baal Hamon. On sait par diverses sources antiques que les Carthaginois pratiquaient des sacrifices de jeunes enfants* en l'honneur de divinités tutélaires de la ville. C'est par hasard que ce lieu consacré a été découvert, en 1920, à proximité du port marchand. Plusieurs milliers de stèles votives surmontant des urnes qui contenaient les restes des sacrifiés ont été recueillies par les fouilleurs. Comme elles se sont superposées au cours du temps, on a pris l'habitude de les répartir en trois grandes périodes : la plus ancienne, au niveau le plus bas, allant de 715 à 600, puis la deuxième de 600 à 300, enfin la dernière de 350 à 146. C'est là qu'a été découvert le dépôt le plus ancien recueilli à Carthage : constitué de céramiques d'importation chypriote et orientale, il remonte à 725 avant J.-C. La découverte du tophet démontre la persistance des sacrifices humains durant toute l'époque punique, même si l'on y substitua parfois des animaux. La fouille menée par une équipe américaine dans un secteur du tophet a confirmé les observations faites auparavant.

 

Sur la pente méridionale de Byrsa, on a découvert une nécropole très ancienne remontant à la fin du VIIIè et au début du VIIè siècle. Ce sont les poteries importées constituant le mobilier funéraire qui permettent de dater les tombes : en particulier les « kotyles », gobelets à boire à paroi très fine et décorée, produits à Corinthe et diffusés sur le pourtour de la Méditerranée.
De fait, c'est paradoxalement par les nécropoles que la Carthage punique a survécu et a été redécouverte : dès la fin du XIXè siècle, les fouilles de Gauckler et surtout celles de Delattre ont révélé la multitude des tombes, caveaux et fosses étalés sur les versants des collines de Borj Jédid et de l'Odéon ainsi qu'à Byrsa. Ces tombeaux ont fourni une quantité innombrable d'objets hétéroclites ayant constitué le mobilier funéraire : en dehors des stèles et des sarcophages, ce sont des milliers de vases en terre cuite, de lampes, accompagnés d'amulettes, de bijoux parmi lesquels figurent des pièces d'importation que l'on peut dater. Les fouilles de Delattre, qui se sont étendues sur plusieurs années, ont rempli le musée de Carthage, sans que toutes les précautions scientifiques aient été prises. Le mérite d'Hélène Bénichou-Safar est d'avoir repris l'ensemble de la question et d'en avoir présenté une étude complète : la carte qu'elle a établie permet de se faire une idée de l'extension et de la chronologie de la ville des morts.

 

Sans être exhaustives, les fouilles et les recherches effectuées depuis 1973 ont beaucoup contribué à faire connaître l'histoire de Carthage : la mise au jour des vestiges architecturaux, l'accumulation des niveaux d'occupation ou de destruction qui se sont succédé sur le site permettent d'en ébaucher une histoire archéologique à partir de l'époque archaïque, même lorsque ces niveaux se ramènent à quelques horizons entassés ou à quelques indices de murs évanescents. Leur datation est d'un apport considérable. La pratique du terrain révèle aussi la fragilité de la construction punique constituée de grands blocs superposés encadrant des assises régulières de moellons, sans liant autre que la terre ou la glaise ; ces murs se délitent facilement une fois abandonnés. De même, l'analyse de certains documents jusque-là négligés a permis de saisir ou de percevoir des phénomènes économiques nouveaux : en particulier la céramique d'importation grecque dont la présence fréquente dans les endroits fouillés révèle des échanges commerciaux assez soutenus, même durant les périodes d'hostilités.

 

La capitale de l'Afrique proconsulaire

À l'époque romaine, Carthage est la capitale de l'Afrique proconsulaire. La nouvelle ville s'élève sur le même emplacement que la métropole punique, au-dessus des vestiges détruits un siècle auparavant. D'emblée, le pouvoir impérial la voudra majestueuse. Le plan cadastral ayant pour centre la colline de Byrsa en est la preuve : le croisement du Decumanus Maximus avec le Kardo Maximus détermine un réseau de rues et d'avenues secondaires enserrant des îlots rectangulaires couvrant l'ensemble de la cité. C'est à l'intérieur de ces insulae, ou îlots, que prendront place les monuments publics et privés. Seuls les noyaux en béton des structures ou des voûtes ont subsisté pour les grands monuments. Des maisons, ce sont en général les citernes indestructibles et les pavements de mosaïques inutilisables qui ont survécu. Des grands temples et de leurs annexes, de même que des basiliques immenses, rien apparemment n'a subsisté !

 

Leurs structures architecturales spécifiques ainsi que la qualité de leur matériau sont responsables de leur quasi-disparition : colonnes, corniches et charpentes de pierre, de marbre et de bois ont été bien évidemment exploitées et récupérées avec profit. Ainsi, l'emplacement du forum de Carthage est resté ignoré jusqu'aux fouilles récentes : le décor architectonique, les murs en grand appareil et les grosses dalles de pavement ont totalement disparu. On sait aujourd'hui que le cœur de la cité s'élevait au sommet de la colline de Byrsa : vaste programme de construction commencé sous Auguste, agrandi par Antonin le Pieux en 155-156 et achevé par Marc Aurèle, ce qui fit de cette réalisation l'une des plus grandioses de l'empire. Il suffit d'évoquer la grandeur de la basilique judiciaire, longue de 84 mètres, large de 44 mètres, qui fermait du côté est l'esplanade du forum (elle n'offre plus aujourd'hui qu'un vaste terre-plein dans le jardin du musée).

 

En bas, sur la côte, dans l'îlot situé au milieu du bassin du port circulaire, une autre place, circulaire, elle aussi entourée d'un double portique, l'un tourné à l'intérieur, l'autre tourné à l'extérieur sur les quais, était le centre portuaire. On date l'aménagement de cette place et des portiques, ainsi que le réaménagement du bassin, du règne de l'empereur Commode qui avait créé la Classis Commodiana en 186, confirmant ainsi le rôle éminent du port de Carthage.
Ce sont là les deux principaux apports de la Campagne internationale de fouilles de Carthage pour la période romaine. Une autre découverte a trait à la période tardive.

 

Les envahisseurs successifs

Cadastrée, Carthage fut pendant longtemps une ville ouverte à la fois sur la mer par son port et sur son arrière-pays par les nombreuses routes qui y convergeaient.
Ce n'est qu'au début du Vè siècle que, sentant venir le danger barbare, elle se prémunit contre l'arrivée des envahisseurs en construisant à la hâte une muraille précédée d'un fossé qui fait le tour de l'agglomération.
Cette enceinte n'empêchera pas l'entrée des Vandales et leur installation dans la ville. De même qu'elle n'empêchera pas leur expulsion un siècle plus tard lors de la reconquête byzantine, ni la prise de la ville par les Arabes et son démantèlement en 698. Une muraille vaut ce que valent les hommes qui la défendent : celle de Carthage a donc disparu, démantelée pièce par pièce par le pillage et l'exploitation de ses matériaux, mais les archéologues ont retrouvé certaines traces de ses fondations : H. Hurst dans un grand sondage au sud de Salambô, Carandini et Wells le long de l'escarpement qui limite le quartier de l'Odéon.

 

Après un bref essor, marqué par la volonté de Byzance de conforter sa province reconquise, Carthage ne tarde pas à entrer en décadence. Délaissée par le pouvoir central préoccupé par sa propre survie, abandonnée progressivement par sa population dont l'aristocratie émigre, Carthage, affaiblie et dépeuplée, va être prise en 698 par le conquérant arabe Hassan Ibn Nôoman qui l'abandonnera au profit de Tunis. Désormais, l'antique Carthage va servir de carrière pour la nouvelle capitale de cette province de l'empire arabo-musulman naissant.

 

Perspectives d'avenir

Le développement économique introduit par le protectorat français et l'accroissement démographique qui s'ensuivit avaient déclenché l'expansion urbaine. C'est alors que cette zone de Carthage, jusque-là périphérique, se rapprocha de la nouvelle capitale, Tunis, et entra dans sa zone d'attraction. Le cardinal Lavigerie avait pris possession de toutes les hauteurs du site pour y édifier des monuments et des centres religieux. Visionnaire, il avait projeté de refonder la nouvelle capitale catholique du récent protectorat à l'emplacement de l'antique métropole africaine, punique, romaine et chrétienne. L'érection d'une immense cathédrale ainsi que d'un grand séminaire au sommet de Byrsa, haut lieu et centre géométrique de la presqu'île, devait être le cœur de cette résurrection. L'histoire en décida autrement. La nouvelle ville de Tunis s'étant établie au voisinage de la médina, le site de Carthage fut épargné.

Mais la progression urbanistique constante de Tunis tout au long de ce siècle a fini par atteindre Carthage : elle n'est plus aujourd'hui qu'une des dix-neuf communes satellites d'une vaste banlieue et soumise à l'attraction et à la loi de Tunis. La confrontation entre la poussée urbaine et l'archéologie n'a donc pas été de tout repos. C'est au prix de nombreux faits accomplis et de dures concessions à la construction que l'on a pu constituer une zone archéologique non aedificandi : cette réserve doit constituer le futur parc archéologique de Carthage. Le site de Carthage figure depuis 1979 sur la liste du Patrimoine mondial établie par l'U.N.E.S.C.O. Après avoir fait l'objet d'une grande campagne internationale, il est désormais protégé de façon draconienne par la loi de classement nationale du 7 octobre 1985.

http://www.oystermouthparish.com/resource/A%20TASTE%20OF%20TUNIS-CARTHAGE%20AND%20ROME%20MAIN.jpgCarthage romaine

Selon :  http://www.harissa.com/news/article/histoire-de-carthage 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:44

Le port

Du port et des docks, il ne reste qu'une faible partie des murs de fondation : mur courbe soutenant des magasins encerclant le port rond du Kram, voûtes et piliers portant des magasins alignés le long du bassin rectangulaire de Salammbô, édifiés au-dessus du champ de stèles du tophet. Il se peut que l'ancien Cothôn punique, situé au nord de cet ensemble, ait conservé sa fonction de rade militaire, car on y a trouvé des restes de quais et de dallage datant du IVè siècle après J.-C.

Les théâtres et le cirque

La cavea du Théâtre était creusée dans les flancs de la colline qui porte ce nom et qui domine la ville au nord-ouest : c'est là qu'Apulée prononça Les Florides. L'Odéon ou théâtre couvert fut édifié sous les Sévères, au sommet de cette colline. L'hémicycle des gradins était tourné vers le nord et reposait sur un dispositif de couloirs semi-circulaires, voûtés et étagés en amphithéâtre, qui servaient à la circulation des spectateurs. L'édifice était orné de colonnes corinthiennes en marbre de Chemtou vert et rose, et de statues. Le cirque et l'amphithéâtre se dressaient au sud-ouest de la ville. Aujourd'hui, on distingue à peine l'emplacement de la piste et de la spina du cirque. L'amphithéâtre aussi a été rasé, mais Edrisi, voyageur arabe du XIIè siècle, le décrit ceint de cinquante arcades, surmontées de plusieurs rangs d'arcades similaires, ornées de reliefs représentant des hommes, des animaux et des navires. Les carceres fermées par des herses occupaient le sous-sol du podium. À l'origine, Carthage était alimentée en eau par des réservoirs voûtés, dans lesquels s'installa le village arabe de La Malga, et par les citernes des maisons privées. Puis il fallut construire un aqueduc amenant l'eau du massif du Zaghouan pour approvisionner les thermes d'Antonin.

  Mes-images-a-partir-de-juillet-2009_5150.jpg(Ruines des aqueducs qui acheminaient l'eau)

Les habitations

Les riches demeures s'étageaient sur les pentes des collines, bien aérées. La mieux conservée se dresse sur la colline du Théâtre, face à la mer. Le rez-de-chaussée est occupé par des boutiques ; au premier, les pièces de réception et le laraire, tapissés de marbre blanc, pavés de mosaïques, s'ouvrent sur une enfilade de jardins et de portiques, agrémentés de bassins. Une magnifique mosaïque figurant une volière où des oiseaux s'ébattent dans le feuillage couvrait le péristyle du viridarium ; elle a donné son nom à cette maison. Des bains chauds et des magasins se cachent dans la partie amont. Mais, en général, seules les mosaïques de sol des habitations ont été conservées : celles de La Chasse, du Couronnement d'Ariadne, de l'Aurige Scorpianus, du Seigneur Julius, du Paon, des Saisons... L'une de ces demeures a vue le jour lorsqu'on a creusé les fondations du lycée de Sainte-Monique. La pièce principale est divisée en trois parties. Un tableau de mosaïque, situé au centre, porte le portrait d'un personnage vu de face, en buste, coiffé d'un diadème, vêtu d'une tunique recouverte d'un manteau de pourpre et tenant un sceptre ; la tête est auréolée d'un nimbe ; cette composition ressemble aux personnifications d'idées philosophiques, Sagesse, Magnanimité, Force ou autres, à la mode en Orient aux environs de 400 après J.-C. Le reste du sol est couvert d'un semis de roses.
Certains monuments ont servi de siège à des associations religieuses ou civiles. L'un d'eux, situé le long de la route d'Amilcar, abritait une secte mystique de douze membres, vénérant Sylvain, dieu berbère assimilé à Jupiter Hammon. Pourchassés par les chrétiens après la paix de l'Église, ces dévots païens entassèrent dans un caveau leur matériel cultuel, dont une statue de Déméter et une de Vénus, et en célèrent l'accès par une mosaïque. Au pied de la colline de Junon, du côté nord, se tenait le « club » de la faction du cirque des Bleus, comprenant une vaste salle à colonnes de plan basilical, une cour à péristyle pavée de mosaïques représentant une chasse aux fauves, une frise d'enfants chasseurs, exécutées par l'équipe qui travailla à Piazza Armerina, et une immense salle où les dalles de marbre polychrome alternent avec quatre-vingt-six tableaux de mosaïque, qui représentent des chevaux de course dont les noms sont indiqués par des rébus.

Enfin, à l'ouest des thermes d'Antonin se trouvait la schola des augustales vouée au culte impérial. Une cour centrale, fermée par une abside, creusée d'un bassin au centre et bordée de colonnes sur ses côtés les plus longs, donnait accès à l'ouest à des bureaux et à l'est à une salle de réception trifoliée. Le pavement d'une des absides représente des putti accrochant des guirlandes à la coupole d'un kiosque flanqué, aux deux ailes, d'une colonnade fermée par un rideau où devait se dérouler une cérémonie du culte impérial. Dans le quartier des Ports, un palais fastueux s'élevait au-dessus de l'area du tophet punique. Il n'en reste que des fragments de fresques figurant un thiase marin et des panneaux de mosaïques ornant les sols qui représentent des Saisons nimbées et ailées, datant de la première moitié du IVè siècle. La banlieue nord de Carthage, l'ancienne Megara, était couverte de villas et de jardins.

Les sanctuaires

Aucun des grands sanctuaires de la Carthage romaine n'a été retrouvé. Un petit metroon* a cependant été reconnu sur le flanc ouest de la colline de Byrsa ; une statue de Cérès, couronnée d'épis, une inscription mentionnant une confrérie de prêtres de Cérès (sacerdotes céréales) ainsi que de nombreux fragments architecturaux décorés de raisins et d'épis ont été exhumés sur le plateau de Bordj Djedid, là où devait s'élever le temple de la déesse ; de même, au tophet de Salammbô, on a retrouvé des vestiges de la modeste chapelle dédiée à Saturne, un buste du dieu, une mosaïque consacrée au « Seigneur » par Erucius et des cippes. Enfin, un bloc pesant plusieurs tonnes, portant l'inscription Iussu Domini Aescu (lapi), découvert sur la colline du Théâtre, indique sans doute l'emplacement du temple de ce dieu, qui succéda à celui d'Eshmoun.

3. L'apport des fouilles depuis 1973

Carthage est la seule grande ville antique du monde méditerranéen dont la connaissance a été profondément renouvelée. De 1973 à 1989, la grande campagne internationale de Carthage patronnée par l'U.N.E.S.C.O. a fait participer des dizaines de missions venant de nombreux pays à l'étude des vestiges carthaginois à travers toutes les périodes.

Selon : http://www.harissa.com/news/article/histoire-de-carthage

(A suivre)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/Metroon_del_Agora_de_Atenas.JPG/220px-Metroon_del_Agora_de_Atenas.JPGVestiges du Métrôon (agora d'Athènes)

 

Note : Metron *: également appelé Métrôon (en grec ancien : Μητρῷον, de μήτηρ θεῶν, la « mère des dieux », désignant Cybèle, qui se confond avec Rhéa et Déméter) (Wykepedia)

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