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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 16:40

Kiko et moi durant le Grand Pardon

 

  Nous devons faire une marche de 10 kilomètres à pied de notre base à un campement près du Carmel. L’officier nous dirigeant lit mal la carte et nous fait faire un grand détour de 20 km, nous arrivons fatigués et affamés au camp.

   Le caporal Dror m’appelle et m’envoie à la cuisine où je travaille sans arrêt jusqu’à 21 heures. C’est alors que le sergent Tzipor me commande de tenir la garde de 21 heures à 22 heures. Je n’ai pas eu le temps d’aller sous ma tente chercher des balles et ainsi j’ai pris mon tour de garde sans cartouches dans la culasse du fusil. Vient à passer Le Capitaine je l’arrête et, pour lui montrer mon zèle lui demande de me dire le mot de passe. Lui, veut me  montrer de quel bois il se chauffe : prenant  mon fusil en mains et l’examine.
— Il n’est pas chargé !!! À Yom Kipour tu resteras à la base : pas de permission pour toi.

Mon premier Yom Kippour en Israël à la caserne, quelle baisade !

 

  Je n’ai aucune envie de rester seul dans cette base de jeudi matin jusqu’à mardi à midi. J’appelle Nataf et lui demande de rester avec moi. Il me promet de réfléchir à la question. Le dimanche matin il m’appelle téléphoniquement au bureau du secrétariat et me dit que mon ami Kiko est en route, à sa place. Ors Kiko n’est pas connu dans cette caserne. Pour lui procurer un laisser passer je dis à l’officier de service que mon ami va venir, qu’il est " Hazan ", meneur de prières et que nous en aurons besoin pour Le Grand Pardon.


Sitôt mon ami arrivé, la sentinelle à l'entrée lui demande s’il est le Hazan et fait la remarque qu’elle n’a jamais vu de Hazan à la calotte si petite et aux culottes si courtes.

   KIko me demande las signification de son état de Hazan et je lui explique le subterfuge.
— Je ne me rappelle rien des prières me dit mon ami de sa voix flegmatique si connue. Comment m’en tirer ? Je pense qu’il se moque de moi, car je ne connais aucun Marocain qui ne sait pas ses prières par cœur.
— Je suis sur que la synagogue sera vide. Tous les militaires sont en permission. Tu n’auras pas de gros problèmes.


   Le soir nous nous rendons au Temple qui est bondé, au moins cent personnes sont là, venues voir le meneur de prières et l’entendre. Kiko ouvre son livre de quatre cent pages au chapitre déjà lu à 14 heures. Ne savant pas où débuter, il chante :
 

   — Vous êtes le Bienfaisant et nous sommes tous penauds, la tête basse ! Les fidèles répètent après lui, ne comprenant pas pourquoi il commence par ce couplet. L’un d’eux se dirige vers Kiko et lui fait la remarque. Mon ami tourne une centaine de pages et arrive à la prière du lendemain matin. A ce moment les prieurs comprennent qu’ils ont affaire à un Hazan sorti " des Pieds Nickelés ".

 


 

   Un barbu prend la direction des affaires et lit à haute voix " Kol Nidrei, Tous mes serments ". Il n’a pas la voix du célèbre Hazan Fisher, mais ça peut aller. Les fidèles l’accompagnent afin de l’encourager, pendant que Kiko et moi prenons la poudre d’escampette.


   La journée du lendemain toute entière, je prie au Bon D-ieu et lui demande à ma façon de me pardonner ce mensonge qui a mit mon ami dans une situation délicate. Je prie sans cesse, nous sommes dans de beaux draps, Seigneur aidez nous, pardonnez votre humble pécheur, votre fidèle qui est menteur. Par la même occasion je demande pardon à mon ami accouru comme à son habitude à mon appel.
— Laisse-moi dormir ! grogne Kiko. Si tu fais la prière de bonne foi, même une seule fois dans ton existence, le Bon D-ieu te viendra en aide.


   L’après midi nous nous rendons à la synagogue pour l’épilogue " El Nora "qui est aussi important que le prologue " Tous mes serments ". A la fin de la cérémonie le meneur de prières improvisé demande si quelqu’un sait sonner du Cor, le Schofar qui termine cette longue journée de prières et de jeune. Le Son du Schofar est le cri que Notre Bienfaiteur Le Seigneur Tout Puissant entendra, et alors il nous absoudra. Personne ne répond, personne ne sait.


   C’est alors que mon ami Kiko s’avance et s’écrie :
— Moi ! Moi je sais ! Il prend en main le Schofar et il sonne exactement comme il se doit : " Troua’a, Shevarim, Tkia’a " et ainsi de suite dans l’ordre convenable, sans ouvrir le livre et pour terminer, un long son rituel. Sans Kiko nos prières n’avaient aucune valeur. Kiko est entouré et félicité. Nous nous embrassons entre fidèles et chacun demande pardon aux autres.


      Dans notre chambre Kiko me dit :
—  Tu vois ? Si tu fais la prière de bonne foi, même une seule fois dans ton existence, Le Bon D-ieu te viendra en aide.

—  Comment sais-tu le maniement du Cor ? Tu n’as même pas regardé le livre ! Explique-moi.
— Mon grand père sonnait du Schofar le Jour du Grand Pardon A Mogador. Je l’ai entendu tant de fois faire des répétitions que j’ai appris les sons par cœur et que je l’imitais quand il était absent.

   A tous mes amis Israélites, bonne fête de Kippour et je vous souhaite d’être inscrits dans le Grand Livre de La Vie, ceux des autres confessions aussi. 

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:24

 

Je m’attendais à une belle émission, et ce fut effectivement une belle émission. J’aimerais en voir plus souvent de semblables.

Cela me permettrait de devenir un bon antisémite français. 



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Quand on ne veut ni  voir, ni entendre, ni dire la vérité
Par Guy Millière
 L’émission s’appelait Un œil sur la planète : pour cette fois, l’expression appropriée aurait été un œil borgne sur la planète. D’ailleurs, je pense que c’est l’explication fondamentale. Les journalistes qui font l’émission sont borgnes, ce qui les empêche de voir une bonne partie de la réalité qui les entoure. Ils sont aussi en partie sourds, car il est des mots qu’ils n’entendent pas. Ils sont tellement ignorants en histoire qu’ils ont dû retripler leur sixième et rater leur bac à vingt cinq ans. Ils souffrent aussi de déficiences mentales assez marquées, car lorsque leur interlocuteur les prend pour des imbéciles, ils montrent avec un sourire niais que l’interlocuteur concerné a raison.


Le sujet était la création de l’Etat palestinien. Tous les Palestiniens montrés étaient des gens doux et gentils qui souffraient sans cesse pour toutes les raisons imaginables, à croire qu’ils étaient atrocement persécutés par de monstrueux sadiques appelés les Juifs, parfois, les Israéliens. Certains de ces gens doux et gentils rejoignaient des groupes armés désireux de tuer les monstrueux sadiques d’en face, ces sales Juifs, et il était fatal, à l’évidence, que des gens doux et gentils en arrivent là : quand la souffrance devient insupportable et quand les persécutions atroces durent trop longtemps, même le plus doux des agneaux peut se mettre à crier et à se rebeller.


On a montré Gaza enfermé entre de hauts murs par les Juifs. On a dit que les Juifs ne voulaient pas que les terres soient cultivées sur une bande de trois cent mètres le long de la frontière, juste pour empêcher des agriculteurs de planter des légumes et pour faire mourir de faim des familles entières. On a montré les tunnels de contrebande vers l’Egypte et pas longtemps après, dans un centre commercial, le seul escalator de Gaza, flambant neuf. Ils sont vraiment forts les Palestiniens doux et gentils. Ils ont réussi à faire passer un escalator par des tunnels d’un mètre de large. On a évoqué les tirs de roquettes sur Gaza, mais on a expliqué que ces tirs se faisaient en représailles aux tirs des Juifs, qui, semble-t-il tirent sur des Palestiniens doux et gentils de Gaza rien que pour le plaisir.


Il y a eu un beau passage sur la Judée-Samarie, expliquant que les Juifs coupent l’eau aux Palestiniens qui, sans cela, cultiveraient tellement que la région serait aussi prolifique et féconde que la Beauce. Les Juifs empêchent les cultivateurs de cultiver et veulent faire mourir de soif les gens doux et gentils : une honte. Et le journaliste croit savoir qu’avant les Juifs, la Judée-Samarie était verdoyante. J’attendais des photos de la Judée-Samarie verdoyante d’avant les Juifs. Il semble que le journaliste ne les ait pas trouvées.


Bien sûr, le mur a été évoqué. Et là, les Juifs ont construit un mur enfermant les gens doux et gentils d’un côté du mur tout en laissant le jardin que les gens doux et gentils cultivent de l’autre côté du mur. Du pur sadisme. Il n’a pas été question d’attentats ou de terrorisme, car, comme chacun le sait, il n’y a jamais eu d’attentats ou de terrorisme. S’il y en avait eu le journaliste l’aurait dit.


On a vu Ramallah, belle, propre, neuve, avec une police souriante et scrupuleuse, des services administratifs qui fonctionnent. On donnerait un Etat les yeux fermés à ces gens là. Surtout lorsqu’on est borgne et qu’on ne demande pas pourquoi toutes les rues ont des noms de terroristes ou d’auteur d’attentat suicide. 


On a vu Hebron et les humiliations incessantes que des Juifs colonisateurs font subir aux gens doux et gentils. On n’a pas entendu parler des gens assassinés ou égorgés par des gens doux et gentils, sans doute parce que des Juifs assassinés, cela n’existe pas non plus. 

On a appris que Jérusalem Est était très largement colonisée, que des Juifs y démolissaient cyniquement des maisons de gens doux et gentils, et qu’on y construisait des maisons pour les Juifs. Quels gens répugnants, ces Juifs !


On a vu des gens dans un camp de réfugiés au Liban, et ces gens souffrent aussi énormément à cause des Juifs : les Juifs les ont chassés de chez eux en 1948, le droit international, a dit le journaliste, leur donne le droit de rentrer chez eux, mais comme les Juifs violent sans cesse le droit international, ils doivent pendre au mur la clé de leur maison que des Juifs occupent indûment. 


Le fait que les Arabes palestiniens n’ont pas le droit de s’intégrer à la société libanaise a été évoqué par quelqu’un qui a dit que c’était parce qu’il fallait d’abord libérer la Palestine. Le journaliste a trouvé l’explication convaincante. C’est vrai, quoi ! Si on ne peut pas faire revenir cinq millions de personnes qui n’ont jamais mis les pieds en Israël, et dont l’arrière grand père est parti sur ordre des autorités arabes, pour quinze jours, le temps que tous les Juifs soient massacrés, c’est injuste ! Est-ce de la faute de ces gens si les Juifs n’ont pas été tous massacrés ! Les Juifs se sont défendus : c’est dire à quel point ils sont ignobles.


On a très peu vu Israël : l’œil borgne n’a pas vu qu’Israël existait, et il a préféré ne pas voir. Cela aurait été risqué pour lui de se promener au milieu de Juifs, ces gens sont si méchants ! Pas étonnant si Hitler les détestait ! Se disant qu’il devait quand même équilibrer son discours, le journaliste a rencontré, pour une minute trente Uzi Landau, ministre du gouvernement israélien. Il n’a pas pu tenir davantage qu’une minute trente : une minute trente de vérité après une dose intensive de mensonges, c’est dangereux pour le rythme cardiaque, surtout chez les borgnes. On a aperçu Charles Enderlin, dont la réputation n’est plus à faire. Et on a eu dix minutes d’interview d’Avraham Burg qui a pu dire amplement que le gouvernement présent d’Israël pratique l’apartheid, est composé de racistes et de gens d’extrême-droite. Pour de l’information, çà c’est de l’information.


Le dernier volet était consacré aux Etats-Unis : comment se fait-il que le peuple américain aime tant les Juifs et Israël ? Comment se fait-il que tant d’hommes politiques américains soutiennent Israël ? Le journaliste l’œil borgne n’a pas tardé à trouver la réponse : le lobby juif, bien sûr. L’argent juif qui va de pair avec le lobby juif. 


Ces sales juifs achètent les hommes politiques qui sont, bien sûr, très corrompus et vendus au pouvoir juif. Ils placent des journalistes juifs dans les médias, et dans ces conditions, comment voudriez-vous que l’information soit aussi bien faite qu’en France ? 

Et puis il y a des Chrétiens qui ne sont pas antisémites, et qui sont même tout le contraire, et qui parlent avec déférence du peuple juif comme du peuple élu pour apporter au monde le message de Dieu. Et ces Chrétiens sont influents. Le peuple américain est sous influence juive et chrétienne. Il est composé de gens qui ne sont pas capables de penser par eux-mêmes et qui n’ont pas les bonnes informations. Obama a fait son possible, et a dénoncé Israël dans son discours au Caire, ce qui a beaucoup plu aux musulmans et, a dit le journaliste, a été un pas en avant en direction de la paix, mais Obama n’a pas pu poursuivre dans cette direction. Pourquoi ? Demandez au lobby juif. 


Les explications finales ont été fournies par un ami d’Ismael Haniyeh, Jimmy Carter, qui lui aussi a parlé d’apartheid israélien, puis par deux auteurs antisémites, auteurs d’un best seller qui s’est bien vendu en France : The Israel Lobby, Stephen Walt et John Measheimer, qui ont expliqué à quel point le soutien américain à Israël était irrationnel, et que c’est à cause de ce soutien irrationnel que tout le terrorisme islamique existait sur la planète, y compris les attentats du onze septembre. Une superbe explication. Très convaincante. 


Sans le soutien américain à Israël, plus d’Israël, donc plus de problèmes. Les musulmans du monde entier se comporteraient comme des moines bouddhistes. Les gens doux et gentils du Moyen Orient n’auraient plus à souffrir. Et c’est vrai : si Israël n’existait pas et si les Etats-Unis ne soutenaient pas Israël, il ne se serait rien passé le onze septembre. 

Je savais bien que le onze septembre, c’était à cause d’Israël ! J’y vois enfin clair. Et je sais aussi que si Hassan el-Banna a fondé les Frères musulmans en 1928, c’est parce qu’Israël a été fondé en 1948. C’est logique. 


Dans un prochain documentaire que j’attends avec impatience, on m’expliquera sans doute que Syed Ahmad Shaheed, djihadiste des années 1820 en Inde était devenu djihadiste à cause de la création d’Israël en 1948.

Ce fut une belle émission, oui. 


Réflexion faite, je me passerai d’en voir de semblables. Mais c’est à force de faire des émissions de ce genre que l’antisémitisme remonte en France, dans le sillage de la haine d’Israël. France 2 fait partie du service public. Les missions du service public ne me semblaient pas inclure l’incitation à la haine, la propagation de l’antisémitisme et la falsification de l’histoire. Mais c’était avant qu’on embauche dans le service public des journalistes borgnes, en partie sourds, déficients mentalement et ignorants en histoire.

Je leur enverrais bien le prochain livre que je publie, début novembre, vu le titre, « Comment le peuple palestinien fut inventé », je suis certain qu’il va leur plaire.


Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

  © Guy Millière pour www.Drzz.fr


Merci à:   http://www.drzz.info/article-un-oeil-borgne-sur-la-planete-une-emissions-d-incitation-a-la-haine-sur-france-2-guy-milliere-85789992.html 

 

Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre - Goethe

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 18:33

L'opinion de  Thierry Desjardins

 

Lire sur l'auteur : 

   Thierry  Desjardins
  Journaliste et Reporter,  né en 1941,
  Directeur général  adjoint du Figaro.
  Auteur d'un  nombre considérable d'ouvrages  politiques.
  Lauréat de l'Académie  française.
  Prix Albert Londres  1975.
  Prix Louis Pauwels  2000. 

 

http://archives-fr.novopress.info/wp-content/uploads/2011/01/td2.jpgIl serait grand temps que nous nous apercevions –enfin- qu’une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l’échelle planétaire. Les Islamistes massacrent les Chrétiens en Egypte, en Irak, aux Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigéria, un peu partout.
Malraux avait dit : « Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ». On a bien l’impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d’un Islam renaissant voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.


Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s’attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les Islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu’ils appellent le « néo-colonialisme », la parité hommes-femmes, les Droits de l’Homme, le progrès tel que nous le concevons.
Le XXème siècle a été marqué par l’affrontement est-ouest, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont effondrés d’eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète. Le Coran a pris la place du Capital, le drapeau vert de l’Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques. Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l’ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.


Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les Coptes massacrés à Alexandrie et les Chrétiens assassinés à Bagdad. Mais nous restons les bras ballants.
Il faut bien dire qu’on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n’est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n’ont pas été très concluantes c’est le moins qu’on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les Maronites du Liban que massacraient les Druzes.


Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse « repentance » qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.
Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les Islamistes égyptiens massacraient les Coptes c’était parce que ces Chrétiens de la vallée du Nil étaient « les représentants de l’Occident », « les ambassadeurs de la culture européenne », les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l’époque coloniale. Autant dire, à l’en coire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d’un passé détesté.
L’imbécile était, en plus, un inculte. Les Coptes sont les descendants du peuple des Pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S’ils sont plus nombreux au sud, entre Assiut et Assouan, c’est précisément parce qu’ils ont fui les cavaliers conquérants venus d’Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.


On peut d’ailleurs dire exactement la même chose de tous les Chrétiens d’Orient qu’ils soient catholiques (de rite d’Antioche, de rite syriaque comme les Maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d’Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les Coptes, ou Orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l’araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l’Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité. Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l’étaient avant nous.


Nous ne pouvons rien faire pour les protéger mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d’accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays. Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de « l’amitié islamo-chrétienne », d’un « Islam à l’occidental », de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».


Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité (qui ne doit rien avoir de « positif », quoi qu’en pense Sarkozy) mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaite encore le même Sarkozy) car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.
Aujourd’hui, la grande mode est d’évoquer, d’invoquer à tout bout de champ « les années les plus sombres de notre histoire ». C’est souvent absurde et parfois odieux. Mais s’il y a une leçon qu’il ne faut jamais oublier c’est bien celle de Munich. Churchill avait dit : « Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux ». Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre.

 

Source : http://www.thierry-desjardins.fr/2011/01/la-guerre-de-religion-a-commence/

                http://archives-fr.novopress.info/75818/la-guerre-de-religion-a-commence-par-thierry-desjardins/

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:44

Korim : toile

 

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Enfance

 

Des nèfles qui éclatent

Un citronnier en fleurs

Le linge sèche sur des cordes

Entourées d’une haie de goyaves

Nous roulons nos billes

Sautons à la corde ou jouant 

Au carré et à cache-cache

 

Dans le logis le primus cuisine

Un met délicieusement appétissant

Un bloc gelé ruisselle dans la glacière    

Le pétrole se consume peu à peu

Nous dînons à la lumière d’une lanterne

Nous reposant des corvées du jour

 

Le temps passe et ça ne nous regarde pas

Nous l’ignorions au cours de notre enfance

Dans une maison modeste sans luxe ni tapis

Une simplicité qui ne reviendra plus jamais

 

Refrain :

 

Nos yeux rayonnaient

Nous n’avions besoin de rien

Notre cœur était si jeune

Qui savait qu’il mûrirait ?

 

2008

 

http://pyutit.com/Images/Small_Logo.png

Merci aux éditions Pïoutit

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 20:14

Les traditions festives de Rosh Hashana

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Par Ftouh Souhail



http://www.gil.ch/sites/gil/SiteCollectionImages/F%C3%AAtes/Rosh_Hashana_final.jpgComme chaque année, la fête du  Nouvel An juif dure deux jours. La fête est surtout marquée par la solennité, mais les deux soirs font toujours l’objet de repas familiaux abondants. On mange notamment des quartiers de pomme trempés dans du miel pour que l’année soit « bonne et douce ».

Retour sur les célébrations, traditions et rites de la nouvelle année dans le judaïsme.

A l’occasion du nouvel an Juif il est d'usage de symboliser les vœux d'une année bonne et douce par la consommation d'aliments sucrés cuisinés ou plongés dans le miel.

Les deux soirs de Roch Hachana, différents aliments sont consommés pour symboliser les prières et les espoirs pour une douce nouvelle année. Les dattes liées au mot תם     : « terminer » ; Petits haricots blancs liés aux mots רב     : « nombreux » et לב     : cœur.

Il est de coutume aussi de consommer de la viande grasse, ainsi que des douceurs, le jour de Rosh Ha-Shana. Parmi ces douceurs, le lekach (gâteau au miel) est probablement le plus classique et le plus symbolique particulièrement chez les Juifs d'origine ashkénaze.

 

 

Comme pour les autres fêtes juives, de nombreuses traditions se sont développées au cours des siècles autour de la table familiale. Chaque communauté a ses propres rites, usages et spécialités culinaires. La coutume plus populaire aujourd’hui consiste à tremper de la pomme dans du miel, en demandant à Dieu d’accorder une année de bienfaits et de douceur et en se souhaitant une «année bonne et douce ».

 

 

Chaque foyer Juif a pour tradition de consommer de la pomme trempée dans du miel le soir de Rosh Hashana. Outre cette tradition universelle, il est également d'usage pendant toute la période de fêtes allant de Rosh Hashana jusqu'à la fête des Cabanes (Souccot) de consommer du miel à tous les repas soit directement en y trempant le pain du repas sur lequel est faite la bénédiction, soit de façon indirecte en consommant des aliments cuisinés avec du miel: beignets de légume, biscuits, ou gâteaux selon les traditions.

 

Il y’a aussi une tradition de se rendde chez le coiffeur faire une beauté et de revêtir des vêtements de fête, en l'honneur de Rosh Hashana.

  Il faut  aussi  s'efforcer de se lever à l'aube le jour de Rosh Ha-Shana, ou au moins à l'heure du levé du soleil (le Nets), et se préparer à la Tefila (la prière).

 

 

 Une autre coutume particulièrement populaire est la cérémonie du Tashlikh (1) : le premier jour de la fête en fin d’après midi, les fidèles se rendent près d’un cours d’eau, d’un étang ou au bord de la mer pour y vider leurs poches. Par ce geste symbolique, ils veulent jeter leurs péchés dans la mer. Ils récitent alors le passage biblique de Michée 7, 18-20 : « De nouveau, il nous manifestera sa miséricorde, il piétinera nos péchés. Tu jetteras (tashlikh) toutes leurs fautes au fond de la mer ».

 

 

Selon le Fonds National Juif et le Bureau de Protection des Parcs et Nature, le premier jour de l’année sur le calendrier juif a vu affluer plus de 50.000 Israéliens dans les parcs naturels à travers tout le pays. Dans le Nord, ce sont plutôt des familles qui sont allées se balader dans les parcs d’Emek à Hulad, de Nahal Hermon ou près de la cascade de Banias.

Les jeunes couples, eux, préfèrent le désert du Néguev et la forêt Be’eri… D’autre ont pris la route plus longtemps, allant du côté de la Mer Morte ou d’Ein Gedi. D’autre vont jusqu’à la forêt Lahav ou le parc Yaar dans le sud du pays.

 

Et pour ceux qui sont resté dans le centre du pays, la somptueuse Césarée a toutes les faveurs des Israéliens. Tout comme le Parc Rothschild du côté de Hadera.

 

 

Souhaitons-nous à la veille d’un nouveau an « Chana Tova» à tout le peuple Juif et d'excellentes fêtes de Tishri.

 

Ftouh Souhail

 

http://farm2.static.flickr.com/1087/1394307189_fbd9958a0d_o.jpg

 

(1) Le Tashlikh  est la récitation de textes extraits du Zohar Hakadosh, qui commentent les versets de Mi El Kamo'ha Nossé, Avon Veover, Al Pesha', et de VeTashli'h Bimtsoulot Yam', (versets extraits du livre du prophète Mi'ha, et qui décrivent les attributs de la Miséricorde Divine).

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 09:51

Pour la jeunesse tunisienne

 OPINIONS

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Par Hédi Bouraoui 

 

 

2011-09-29

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Les conseils des « Sages » ne doivent pas nous faire oublier d’inclure l’apport de la jeunesse. Celle-ci devrait, encore une fois, être incluse dans toutes les instances légales, sociales, politiques… Cette participation jeunes hommes / femmes est absolument nécessaire. Ne représentent-ils pas l’avenir ? Et ne sommes-nous tous pas penchés sur le genre de vie libre, digne, juste, démocratique que nous voudrions leur forger ? Rien ne peut et ne doit être élaboré, socialement et nationalement parlant, sans ces forces vives des jeunes. Nous devons leur rendre les honneurs pour avoir pris le sort du pays entre les mains, aidés bien sûr par les aînés de toutes les couches sociales. Pas d’opposition de générations ! Mais préséance des jeunes ! Ceux-ci et celles-ci nous ont fait relever la tête, et débarrassé des chemins tortueux de la dictature et de la corruption, tout en nous ouvrant de nouvelles voix à la hauteur de nos espoirs. [Cliquer ici pour lire tout le texte]


Hédi Bouraoui 

 

Source : http://www.leaders.com.tn/article/pour-la-jeunesse-tunisienne?id=6466

 

http://www.leaders.com.tn/images/leaders_new.png

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:48

Les Sélihot : Repentirs

 

Pendant les 40 jours précédant le Grand Pardon, les Juifs se lamentent et se repentent afin d’être pardonnés par le Seigneur tout Puissant de tous les péchés commis en quantité considérable, si l’on croit au livret des "Selihot".


A quatre heures, avant l’aube le réveil sonne et je me lève. Même s’il ne carillonne pas, je me réveille de toute façon. Je fais ma toilette et mes préparatifs et me rend à la synagogue du quartier. A partir du premier du mois d’Elloul, pendant les 40 jours précédant le Grand Pardon, les Juifs se lamentent et se repentent afin d’être pardonnés par le Seigneur tout Puissant de tous les péchés commis en quantité considérable, si l’on croit au livret des "Selihot".


Selihot se traduit par : pardons, mais moi je dirai plutôt : repentirs, car le pardon n’est pas dans nos dispositions, ce que nous avons la possibilité de faire, c’est de nous repentir, de prouver notre désolation et demander pardon. Pardons au pluriel parce que nos méfaits sont innombrables.


Les jours de l’année, nous disons dans notre repentir que nous sommes coupables, traîtres, escrocs, que nous avons dit des commérages et des médisances, que nous avons falsifié, que nous avons accusé (des innocents), que nous avons volé et cambriolé, que nous avons menti et travesti la vérité, que nous avons été mauvais conseillers, que nous avons trompé et péché, que nous avons été coléreux et rancuniers, que nous nous sommes moqué d’autrui, que nous nous sommes révoltés, que nous avons quitté la bonne voie, que nous avons profané, que nous que nous avons manqué de respect a nos père mère... et j’en passe.


Mais si tous les jours nous reconnaissons ces mauvaises actions, durant les 40 jours des Selihot, nous développons chacun des méfaits et lui trouvons des sous titres, ainsi chaque péché devient un chapitre. Alors nous demandons grâce, au nom d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de David, de Salomon, de Moise st d’Aaron. Et ils ne sont pas les seuls. Rebbi Meyer, Rebbi Shimon, le prophète Eliaou et Rebbi Akiba s’en mêlent. Merci chers pères et parrains.

Tout de suite après ces aveux dits debout, - nous disons les treize attributs que le Seigneur a enseignés à Moise -, courbés dans une humble révérence.

 

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Les treize Attributs de D.

1. Adonaye : D. est compatissant.

2. Adonaye : D. est miséricordieux.

3. El : Ce nom dénote la puissance et la clémence.

4. Rahum : Bienveillant. D. soulage le coupable de sa punition. .

5. Ve-Hanun : Et Aimable.

6. Ereh Apayim : Très patient.

7. Ve-Rav hessed : Et abondant en bonté.

8. Ve-Emet : Et sincère. D. ne revient jamais sur sa parole.

9. Notzer Hessed La-Alafim : les actes des justes font bénéficier des milliers, les futures générations.

10. Nossé Avon : Pardonne l’iniquité.

11. Va-Phesha’a : Ainsi que la rébellion et le péché.

12. Ve-Chataah. : et l’erreur, péché commis à cause d’inattention ou d’apathie.

13. Ve-Naké : Et qui efface, D. efface les péchés de ceux qui se repentent.


Les Selihot a Sfax.

A Sfax, âgé de 12 ans, j’allais tous les jours aux Selihot. J’adorai ces prières qu’on chantait avant le lever du jour. Autour de nous s’activaient les dames de la synagogue et elles nous préparaient du thé à la menthe, du café, et nous offraient des beignets. Je les entendais dire :

— C’est le fils de Miha, comme il est calé ! Et je me sentais tout fier.

Parmi les habitués, je me rappelle du chamach Joseph Bouhnik, dit Soussou, de Bounik (sans h) et ses deux fils, de Henry Cohen et son fils, de Samoha, de Birou, de mes rabbins Isaac Zagdoun et Khamous Taïto le rouquin, du surnommé Capitaine assis les bras croisés avec sa tête flamboyante, de Bah Hai parfois et de Friah Bouhnik de temps en temps.


Slat Shoushane, est le nom de notre synagogue à Moulinville. Il y avait d’autres fidèles, dont les noms ne me reviennent pas, mais la plupart de nos habitués dont pas mal de Bouhnik D. bénisse, nous rejoignaient le samedi : Khamous Bouhnik dit Namsa, le frère du chamach et son fils Clément, Salomon Bouhnik le père de Joseph et son frère Clément le mari de Martine-Kouka, Hector le frère aimé de Joseph, les frères Chelly, forgerons et leur père, les voisins de Kouka Bouhnik. Ceux que je n’ai pas cités pardonneront sûrement ma fuite de mémoire.

 

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Les Selihot et les soldats Turcs. (D’après Myriam Houri-Pasoti)

Autrefois à Tunis le chamach passait de maison en maison afin de réveiller les fidèles et et  pratiquer les Selihot, il appelait de sa voix chantonnante.

— Abraham, lève-toi pour les Selihot.

— Isaac, lève-toi pour les Selihot. Et ainsi de suite. Les hommes se levaient et enlevaient les lourdes barres qui closaient les portes et peu après se dirigeaient vers la synagogue.


Un jour le chamach voit devant lui, un groupe de soldats Turcs. Il est effrayé mais on lui ordonne de continuer sa tournée. En ce temps la, on prenait des précautions, les Turcs n’étant aimés ni des Juifs Tunisiens et ni des Musulmans. N’a-t-on pas raconté que dans le Cap Bon, les Musulmans ont pris la défense des Juifs contre les Turcs ?


Alors le chamach passa de porte en porte et dans la même intonation chantante, il réveilla les habitués, et leur demanda de ne pas venir à la synagogue.

— Abraham, ne te lève pas pour les Selihot.

— Isaac, ne te lève toi pour les Selihot. Et ainsi de suite...


Et il passa de maison en maison et demandant à chacun de ne pas se lever pour les Selihot.

Les Turcs ne comprenant pas le dialecte Judeo-Arabe, n’ont pas fait attention à la négation, du moment que le rythme restait le même. Ils retournèrent à leur caserne, ne saisissant pas la clef de l’énigme.


Je ne développe pas plus le sujet, mais il est bon parfois à tout un chacun de regarder en arrière, afin de corriger ses fautes et ses défauts.

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 18:23

Un pogrome diplomatique –

Communiqué de RAISON GARDER, 16 septembre 2011

Article mis à jour le 18-09-2011

 

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Les messages reçus depuis le 12 septembre attestent que la dernière déclaration de Raison Garder a contribué à provoquer un réveil collectif salutaire. Nous voulions à la fois briser un silence incompréhensible dans le débat français et fonder de façon argumentée les raisons pour lesquelles la reconnaissance d’un Etat de Palestine dans la situation présente n’était pas justifiée.


Clarifier et formuler cette position est capital dans une atmosphère de confusion générale et de manipulations idéologique. Elle permet de comprendre la volonté de destruction de l'Etat d'Israël qui se trame dans la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien à l'ONU. La déclaration de Raison Garder s’inscrit dans le compte à rebours très serré à présent lancé. Plusieurs initiatives sont en cours qu’il faut saluer et soutenir, à commencer par la réunion de parlementaires français au Théâtre du Gymnase le 20 septembre.


Nous joignons à notre envoi trois lettres à l’adresse du président Obama par Ed Koch, au président Sarkozy par le député Claude Goasguen et le sénateur Plancade et par le Bureau de Marseille de l’association France-Israël.

 

Le président de la République et son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, doivent prendre conscience des risques mortels qu'ils feraient courir à l'Etat d'Israël en soutenant l'initiative palestinienne au Conseil de sécurité comme à l'Assemblée générale de l'ONU, en entraînant avec eux l'Union Européenne. Ils rejoindraient ainsi le bloc d'Etats de l'Organisation de la Conférence islamique et de ses satellites.

 

Le pays d'Israël ne vaut pas moins cher que la Libye.

Par là même, ils méconnaîtraient gravement le sentiment de la majorité de la communauté juive de France et accentueraient encore plus une inquiétude qui rappelle celle des jours les plus sombres de 1967.

 

Tous nos élus, du plan municipal au plan national, doivent être alertés en ce sens et par tous les moyens, associatifs et individuels, comme les lettres que nous publions en donnent l’exemple.

La France ne saurait en aucune manière se joindre à la tentative de pogrom diplomatique sous des dehors vertueux dont l'ONU devient l'arène.

 

La France doit joindre son veto au courageux veto américain et suivre dans l'Union Européenne l'exemple politique et moral de l'Allemagne et des Pays-Bas.

Il y va de l'honneur de la République, de l'image qu'elle laissera dans l'Histoire et de son avenir.

 

LA LETTRE DE ED KOCH* AU PRÉSIDENT OBAMA

 

http://fr.mg.mail.yahoo.com/ya/download?mid=1%5f5652668%5fAMAKDNkAABXwTnic5gbTFnvO1dM&pid=2&fid=Inbox&inline=1

Jewish World Review, 13 septembre 2011

 

Le Président et le Congrès vont-ils envoyer un message à l’Egypte et à la Turquie pour leur dire qu’attaquer Israël, c’est attaquer les Etats-Unis ?

Israël est désormais encerclé par des nations arabes et plus largement musulmanes qui pensent que le moment est venu de détruire l’état juif. Ils ont essayé de conquérir Israël lors de cinq guerres depuis 1948. Ils ont échoué, mais ils essaient encore.

 

Depuis les révoltes du « printemps arabe » survenues au cœur du monde arabe, en Tunisie, en Libye, en Egypte, au Yémen et en Syrie, les faiseurs d’opinion du monde occidental ont tout fait pour donner une image positive de ces révolutions grâce à une analogie avec les révolutions qui ont permis aux pays d’Europe de l’Est de se libérer des régimes communistes qui avaient été mis en place par l’Union Soviétique.

 

C’est ainsi que les médias ont regroupé ces divers soulèvements contre les régimes autoritaires arabes sous le terme de « printemps arabe ». Cette expression avait pour ambition de signifier que les Arabes, jusqu’alors englués dans le Moyen Age, avaient enfin émergé de ces sombres ténèbres et que l’on pouvait les applaudir et les accueillir au sein du monde occidental.


Certains observateurs, dont j’ai fait partie, ont exprimé une grande inquiétude au sujet du soutien aveugle de l’occident, et en particulier de notre gouvernement américain, pour tous ces mouvements arabes révolutionnaires. A mon sens, il était dangereux pour notre sécurité nationale de se débarrasser du président égyptien Hosni Moubarak de manière aussi expéditive en exigeant qu’il soit déposé, comme le président Obama en a décidé. C’était certes un despote, qu’on a décrit comme quelqu’un d’autoritaire dans un monde de dictatures musulmanes, mais à tout le moins désirait-il conserver de bonnes relations avec les Etats-Unis et préserver la paix avec Israël qui avait été signée en 1978 par Anouar El-Sadate et Menahem Begin à Camp David. Ceux qui l’ont renversé ont été très clairs : leur intention est de mettre fin à cette paix. Les forces dominantes aujourd’hui en Egypte sont les militaires, les Frères Musulmans et d’autres islamistes. Le but des militaires est de préserver leur position privilégiée de force de gouvernement. Les Frères Musulmans et les autres factions islamistes sont les mieux organisées et les plus fortes politiquement parmi les formations civiles qui sont en lutte pour saisir le pouvoir lors des prochaines élections présidentielles.


La récente occupation et le sac de l’ambassade israélienne au Caire sous le regard passif de la police et de l’armée égyptiennes, nous montre bien que le gouvernement intérimaire en Egypte a décidé de mettre de côté la paix avec Israël et de choisir les islamistes. Le Times du 11 septembre rapporte que « les officiers de l’armée et des forces de sécurité égyptiennes sont pour l’essentiel restées immobiles et ne sont pas intervenu pour empêcher la démolition de l’ambassade. Ils se sont contentés de se mettre devant les portes de l’ambassade pour empêcher les émeutiers de rentrer. Les forces de sécurité s’étaient retiré de la Place Tahrir et d’autres zones sensibles dès le début de la journée pour éviter des heurts avec les émeutiers, même si les militaires avaient publié un avertissement sévère sur leur page Facebook condamnant tout destruction de biens ». L’ambassadeur israélien, sa famille et d’autres officiels israéliens ont dû s’enfuir pour protéger leur vie. Ce sont les admonestations du président Obama qui les ont préservés des violences et leur ont permis d’emprunter des jets israéliens pour rentrer en Israël.


Et qu’en est-il de la situation avec la Turquie ? Autrefois amie d’Israël, la Turquie a désormais un gouvernement islamiste dirigé par le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan, dont les derniers propos ressemblent à s’y méprendre à une déclaration de guerre. Selon le Times du 10 septembre, « le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan a déclaré à Al Jazeera, la chaîne de télévision pan-arabe, qu’il utiliserait sa flotte de guerre pour empêcher des commandos israéliens d’aborder un navire se rendant à Gaza, comme l’an dernier où 9 passagers avaient été tués, et pour empêcher Israël d’exploiter les ressources en gaz naturel qui se trouve dans les fonds maritimes ».


Les Nations Unies, qui sont en général loin d’être des défenseurs d’Israël, ont récemment publié un rapport établissant qu’Israël a parfaitement le droit de mettre en place un blocus de Gaza afin d’empêcher des armes d’atteindre la Bande de Gaza qui est aujourd’hui gouvernée par le Hamas. La Turquie a pourtant refusé les conclusions de ce rapport et renvoyé l’ambassadeur israélien. Le Hamas a déclaré qu’il était en guerre avec Israël et que s’il était en position de pouvoir le faire, il expulserait tous les Juifs de Palestine arrivés après 1917 et qu’il utiliserait la violence pour parvenir à ses fins. Le Hamas a intentionnellement tué des civils innocents et envoyé des milliers de roquettes sur le sud d’Israël ou permis à d’autres groupes terroristes de le faire.


En plus du Hamas à sa frontière sud, Israël doit maintenant faire face à une Egypte de plus en plus hostile disposant d’une armée de près d’un million d’hommes et d’une population de 81 millions de personnes. Au nord d’Israël se trouvent non seulement le Liban et la Syrie qui lui sont hostiles mais aussi la Turquie qui dispose d’une armée d’un million d’homme et d’une population de 73 millions de personnes.


Il est également très dérangeant de constater la montée d’une haine anti-juive en Grande-Bretagne et en France. En Grande-Bretagne, cette haine s’est manifestée le 1er septembre dernier par le biais de gens qui se prétendent artistes et qui sont intervenus pendant un concert de l’Israël-Philharmonic Orchestra dirigé par Zubin Mehta à Londres. La police n’a arrêté personne parmi les perturbateurs qui ont empêché un public de 5000 personnes de suivre le concert. Aucun conférencier pro-israélien n’est admis dans les universités britanniques. On ne les invite pas, ou alors juste pour qu’ils se fassent huer.


Quant à la France, elle travaille actuellement avec les Palestiniens pour les faire admettre dans l’Assemblée Générale de l’ONU. Il semble que le seul défenseur d’Israël sur le continent européen soit l’Allemagne grâce à l’indéfectible soutien apporté par la Chancelière Angela Merkel. Je l’ai rencontrée en 2004 à Berlin où je l’ai entendue s’exprimer lors du colloque de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sur le thème de la montée de l’antisémitisme où je dirigeais la délégation américaine. J’avais été impressionné par la profondeur de sa sincérité dans sa dénonciation de l’antisémitisme qui reconnaissait combien la nation allemande s’était dépravée sous le règne d’Hitler en recherchant l’extermination des Juifs du monde.


Il ne fait aucun doute que les nations musulmanes se lèchent les babines à l’idée des conséquences d’une victoire militaire contre Israël ou bien d’une victoire diplomatique à l’ONU qui se prépare à être le lieu d’un nouveau Munich. Si Assad en Syrie est prêt à massacrer des innocents, hommes, femmes et enfants dans les rues des villes syriennes, comment croyez-vous qu’il se comporterait si ses soldats pouvaient patrouiller dans les rues de Tel-Aviv ?


Avec 7,7 millions d’habitants, dont 1,2 millions d’Arabes, Israël se voit menacer de destruction par les pays arabes. Cela ne fait pourtant pas la une des journaux et l’on n’entend guère de dénonciation des dirigeants de l’OTAN. En revanche ce sont les « révolutionnaires » du fameux « printemps arabe » qui se voient tresser des louanges par les faiseurs d’opinions américains et, plus encore, européens.

Dimanche dernier, nous avons commémoré à New York City, Washington, et Shanksville (Pennsylvanie), la mort de plus de 3000 civils innocents lors des attentats du 11 septembre commis par des terroristes dont les supporteurs se comptent par millions et peuplent au moins 62 pays. Nos alliés de l’OTAN n’ont à aucun moment soutenu les Etats-Unis au niveau où ils avaient promis de le faire lors de l’invasion de l’Afghanistan pour punir le gouvernement afghan qui avait offert un refuge à Al-Qaïda, coupable des atrocités du 11 septembre et de beaucoup d’autres. Mon jugement pourra paraître sévère mais il semble bien que de nombreux pays de l’OTAN, dont la Grande-Bretagne et la France, seraient prêts à livrer la nation juive à ses meurtriers putatifs si seulement cela leur permettait d’avoir la paix, à l’instar d’un Chamberlain offrant la Tchécoslovaquie aux Nazis. Sommes-nous prêts, nous, Américains, à nous battre pour nos précieuses libertés et à soutenir des pays comme Israël qui partagent les mêmes valeurs morales et culturelles que nous ?


L’Amérique, unie derrière le président Obama et le Congrès, doit absolument faire comprendre aux terroristes islamistes que nous ne nous rendrons jamais. Nous les pourchasserons afin de les tuer comme nous avons pourchassé leur chef, Ousama Ben Laden.


Les Etats-Unis sont le seul ami et allié d’Israël. Il n’est ni fantaisiste ni même prématuré de se demander ce que feront les Etats-Unis quand les nations musulmanes qui entourent Israël, et qui seront cette fois-ci menées par l’Egypte et la Turquie, avec d’autres nombreux soutiens, se lanceront à l’assaut de la nation juive ? Le président et le Congrès lui viendront-ils en aide ? Israël ne devrait-il pas le savoir dès maintenant ? Les nations musulmanes ne devraient-elles pas le savoir dès maintenant ?


Je demande au Président et au Congrès de faire pour Israël ce que le président Kennedy avait fait lors de la crise des missiles cubains de 1962. Le Président Kennedy avait dit : « la politique de notre nation sera de considérer tout missile nucléaire en provenance de Cuba et en direction de toute nation de la sphère occidentale comme une attaque de l’Union Soviétique envers les Etats-Unis nécessitant une riposte déterminée envers l’Union Soviétique ».

Traduction : Jean Slamowicz

 


* Edward Irving "Ed" Koch, né en 1924, est un avocat, politicien et commentateur politique américain. Il a fut membre de la Chambre des Représentants de 1969 à 1977, et a rempli les fonctions de Maire de New York durant trois législatures (1978-1989).

 

Source : UPJF Union des Patrons et Profressionnels Juifs de France

http://www.upjf.org/fr/4314-un-pogrome-diplomatique--communique-de-raison-garder-16-septembre-2011.html



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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 08:16

Entre la Haine et l'Espoir


Ce que disent les médias arabes et iraniens et  

dont personne n'a jamais osé en parler (1) 

  

Par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

11/09/11


Réuni en novembre 2010 à Ramallah, et rassemblant une centaine d'officiels, le Conseil Révolutionnaire du Fatah' a proféré, avec l'accord du président Mahmoud Abbas, un "octuple NON" à toute proposition ou idée qui aurait pu ouvrir la voie à un quelconque règlement entre Israël et les Palestiniens. Qui s'en souvient en Occident ? En fait les medias occidentaux l'ont simplement occulté.


Le problème c'est l'ignorance permanente et continue des positions du Fatah' par les gouvernements et les medias de l'Occident qui minimisent et souvent ignorent des déclarations faites en arabe qui les gênent dans leurs convictions ou dans leurs intérêts. 

Mais Jean Robin, journaliste courageux, rapporte les faits dans un livre édité par les éditions Tatamis et dont le titre est repris pour cet article. Selon lui le problème est plus général et plus grave pour l'Occident. Depuis des décennies, la question des fanatismes et des intégrismes et de leurs néfastes conséquences se pose partout. Mais tout ce qui se dit, s'écrit et se filme ou se chante en arabe ou en persan à propos du Moyen Orient est rarement traduit ou rapporté pour le lecteur ou le téléspectateur européen. Une véritable "omerta" de fait.


Or ce sont des dirigeants politiques, des universitaires, des journalistes et des imams respectés dans les pays arabes et en Iran qui profèrent aux heures de grande écoute des propos venimeux incitant à la haine du Juif et de l'Occidental et au jihad. 

 

Depuis des décennies de véritables appels au meurtre sont transmis aux téléspectateurs du Moyen Orient, mais aussi aux populations immigrées d'Europe et des Etats-Unis, par l'intermédiaire des paraboles. Chauffées à blanc, ces populations portent la haine dans leur regard, avec tout ce qui peut s'ensuivre comme désordres dans le monde. Il faut le savoir. 

Il faut savoir aussi que dans ce monde en proie à la tentation totalitaire des voix s'élèvent, courageuses et lucides, pour dénoncer le désordre établi et reconnaître le "choc des civilisations" et la lâcheté d'un Occident complice des dictatures corrompues.

Il faut aussi pouvoir entendre, ces citoyens arabes ou iraniens opprimés dans leur pays et qui luttent à armes inégales contre des pouvoirs établis par la force et l'arbitraire. Il faut entendre ces "étincelles de lumière", dans l'obscurité qui a envahi l'Orient depuis trop longtemps hélas !

 

Notes

(1) Ce titre est celui du livre réunissant les preuves rassemblées par Jean Robin, journaliste et éditeur – éditions Tatamis – 5, rue Lalo – 75116 Paris –tatamis.presse@gmail.com

L'article ci-dessus est repris dans www.nuitdorient.com/n2280.htm

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:26

Yossi Benayoun

 

http://img.chronofoot.com/arsenal/yossi-benayoun-avec-le-maillot-des-gunners_35122_w250.jpg 


Je l’ai connu en 1985. Yossi avait 5 ans. Il était déjà virtuose dans le football de salle et faisait des slaloms en poussant son ballon, feintant les joueurs adverses tous plus âgés.

« Regarde ce gosse », me fait remarquer mon frangin.

« Le peu que je puisse dire est qu’il a de l’avenir » répliquais-je.


A dix ans il s’entrainait sous la direction de Benny Tabac avec une sélection de benjamins de 12 à 14 ans. Assis sur le banc, il regardait son entraineur d’un air de dire : « Laisse-moi  monter ». Son équipe avait trois buts de retard, dix minutes avant la fin du jeu. Benny voyant la partie perdue, accepta d’envoyer Yossi sur le gazon. Qu’avait-il à perdre ? Trois buts ou quatre, çà n’avait plus d’importance.

Mais Yossi rapide comme l’éclair, fait une entrée triomphale en marquant quatre buts en dix minutes et ajouta sa collaboration à un cinquième.  Benny Tabac n’en croyait pas ses yeux, il gagnait la partie grâce à ce bambin.

« Prends-le faire son école de foot à Beer-Sheva », dit-il à son père alors ailier dans l’équipe Hapoël Dimona.

 

Ainsi chaque semaine Yossi et son papa faisaient patiemment l’auto-stop en direction de la ville voisine. La famille très modeste ne possédait pas de voiture et les tickets de bus coûtant cher à la longue, les deux Benayoun faisaient contre mauvaise fortune bon cœur.

 

J’ai connu cette belle famille de Dimona, le père, le grand-père et la maman.

J’aime ce joueur fascinant par ses tours sur le terrain.  

Ici une vidéo dans un tour de magie : trois coups de talon quand le troisième dépasse le gardien de but en plein dans le filet. Bravo Yossi. 


 

 

 

Dans une autre vidéo on voit un assortiment de buts marqués par Yossi.

En 2002, il signe en faveur du club espagnol du Racing de Santander, où il devint le capitaine. A partir de 2005 il joue dans la première Ligue en Angleterre : Westham,  Liverpool et joue actuellement  dans le centre d’Arsenal.


 

 

 

 

Amateurs de football, suivez Yossi Benayoun.

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