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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 13:31

Les ruines de Kart Hadasht

La ville de la période hellénistique était, d'après Tite-Live, entourée d'une enceinte fortifiée de 34 kilomètres de longueur. Il n'en reste que des blocs épars le long du front de mer et un fossé appartenant aux défenses extérieures qui barraient l'isthme à hauteur de Chott Bahira. Les deux lagunes qui s'étendent aujourd'hui parallèlement au rivage entre Douar ech Chott et Le Kram sont sans doute les vestiges des ports intérieurs ceints de portiques ioniques décrits par Appien. Le bassin rectangulaire qui débouche dans la baie du Kram occuperait l'emplacement du port de commerce, et le bassin circulaire entourant un îlot, celui du Cothôn ou port de guerre, au centre duquel se dressait le palais de l'Amirauté.

Au tophet de Salammbô, seul le niveau antérieur au IIIe siècle a subsisté ; il est formé de tertres truffés d'urnes contenant les cendres des enfants offerts en sacrifice et surmontés d'ex-voto, en forme de pilier funéraire ou de stèles à fronton triangulaire souvent flanqué de deux acrotères, ornées des emblèmes divins encadrés d'un décor floral ou architectural hellénisant. La couche supérieure a été bouleversée par les Romains, et les stèles arrachées de leur tertre, brisées, dispersées. Une chapelle de faubourg, détruite par l'incendie de 146 avant J-C, a été découverte sous la gare actuelle de Salammbô. Elle était décorée de colonnes en trompe l'œil alors fort à la mode et abritait des statues de divinités en terre cuite, alignées sur une banquette.

Les socles et les montants des trônes de ces simulacres étaient ornés de plaques de terre cuite estampées, représentant des sphinx et des Victoires tropéophores émergeant de buissons d'acanthe, de style alexandrin. Des plaques de terre cuite analogues ont été aussi exhumées dans un sanctuaire domestique attenant à une villa située à Amilcar et dans la favissa où se trouvaient entassés des brûle-parfum et des bustes de Déméter provenant du temple de cette déesse sans doute. Sur les premières, on voit des Victoires ailées, un masque de Gorgone, Scylla et une procession dionysiaque, sur les autres une naissance d'Aphrodite et des Amours ailés.

Sur la colline de Byrsa, les restes de maisons puniques détruites lors du siège de 146 avant J-C, des fragments de frises ou de corniches de céramique rehaussées de couleurs vives, des colonnettes tapissées de stuc laissent à penser que ces riches demeures ne différaient guère de celles des autres cités méditerranéennes de l'époque, si ce n'est par un goût assez prononcé pour les décors égyptisants. Les cimetières de la fin du IVe siècle et du IIIè ont livré de magnifiques sarcophages en marbre. Les uns portent sur leur couvercle l'effigie d'un homme barbu, la tête posée sur un coussin selon la mode étrusque, et tenant une lampe ou une cassolette ; le plus remarquable est orné d'un simulacre de Tanit, coiffée de la dépouille de l'épervier et drapée dans les ailes repliées de l'oiseau ; certains ont la forme d'un temple grec, au toit à double pente ; les frontons sont peints de motifs divers, Scylla, griffons affrontés, les bandeaux latéraux de rinceaux horizontaux encadrant une tête humaine.

À l'époque des guerres puniques, les Carthaginois se faisaient souvent incinérer ; leurs restes étaient alors déposés dans des coffrets en calcaire, tandis qu'une stèle creusée d'une niche abritant un portrait fort schématique du défunt ou une statue grossière se dressait au-dessus de la tombe.

 

2. Carthageromaine

La reconstruction de la ville : Les institutions

En 123 avant J-C, le tribun Caius Gracchus fait voter la création à Carthage d'une colonie romaine. Le projet, violemment combattu par les oligarques, avorte aussitôt. Il est repris par Jules César, mais celui-ci ne put le réaliser avant son assassinat. C'est seulement en 44 avant J.-C. que les triumvirs, exécutant les volontés du dictateur, installent une colonie qui occupe non l'emplacement de l'ancienne ville punique, mais la zone située au nord-ouest, autour du village arabe de La Malga. Après des vicissitudes résultant des guerres civiles, Octave renforce cette colonie par un nouveau contingent de trois mille familles en 29 avant J.-C. Il fait alors recouvrir le sol maudit en 146 avant J-C par une cadastration régulière dans laquelle s'inscrivent maisons et édifices publics ; le centre de cette cadastration se trouve sur l'actuelle colline de Byrsa, au chevet de la cathédrale ; elle a la forme d'un carré de 1 400 mètres de côté, avec un angle battu du côté nord-ouest correspondant à l'emplacement de la colonie césarienne.
Cette colonie possédait un vaste territoire aux limites d'ailleurs mal connues. On sait qu'il comprenait des pagi ou cantons, situés dans l'ouest de la Tunisie actuelle, dans la région de Dougga, à 100 kilomètres de Carthage. Il est possible que cet immense domaine ait été d'un seul tenant : s'y inséraient des terres laissées aux cités indigènes, des latifundia appartenant à l'empereur et aux sénateurs romains et même le territoire d'autres colonies moins importantes. Théoriquement, le sol de Carthage restait propriété publique du peuple romain. Les traces de cette fiction juridique ne disparurent qu'avec Septime Sévère, qui conféra aux Carthaginois le jus italicum comportant pleine propriété de leurs terres.

Les institutions de la Colonia Julia Karthago étaient, comme celles de toutes les colonies romaines, calquées sur celles de la République romaine. L'assemblée des citoyens élit annuellement les magistrats, dont les principaux sont les duumvirs. Les magistrats et anciens magistrats forment le sénat municipal ou ordo. En outre, Carthage est la résidence du proconsul, gouverneur de la province d'Afrique, toujours pris parmi les sénateurs romains parvenus au sommet de la hiérarchie ; il est assisté de légats. Le procureur gère les intérêts financiers de l'empereur ; il est le second personnage de la province. L'un et l'autre sont assistés d'un nombreux personnel administratif, les officiales, en majorité esclaves ou affranchis, dont on a retrouvé les tombeaux. Carthage est également le siège du conseil provincial - composé de délégués de toutes les cités africaines -, qui choisit chaque année le prêtre du culte impérial.

Très vite, les descendants des colons italiens se fondent avec les Africains qui accèdent de plus en plus nombreux au droit de cité romain. S'y ajoutent en assez grand nombre des immigrés venus de l'intérieur de l'Afrique et de toutes les régions de l'Empire. Le chiffre de la population est impossible à apprécier exactement. Les Anciens nous disent seulement que Carthage était la deuxième agglomération de l'Occident après Rome, et qu'elle ne le cédait guère aux principales villes d'Orient. Or Rome a compté au moins 500 000 habitants et probablement un million ; Alexandrie et Antioche en avaient plusieurs centaines de milliers. Le chiffre de 300 000 Carthaginois peut être considéré comme raisonnable.
Les édifices publics et privés de la Carthage augustéenne ont été presque tous détruits lors de reconstructions massives, dont les plus importantes se situent dans la seconde moitié du IIè siècle et au IVè. Très rares sont les murs en opus reticulatum, les mosaïques simples qui peuvent remonter au début de l'ère chrétienne. Même les sculptures datables sont en très grande majorité d'époque antonine ou sévérienne. Font exception : l'autel de la gens Augusta, dédié vers la fin du règne d'Auguste, et un relief représentant Mars Ultor et Vénus Genitrix (musée d'Alger).

Une histoire mouvementée

L'histoire de Carthage aux deux premiers siècles est fort paisible. En 70, dans la guerre civile qui suit la chute de Néron, le proconsul Pison tente de sefaire proclamer empereur, mais son complot échoue. Sous le règne de Commode et le proconsulat de Pertinax (180 après J.-C.), les prophètes qui hantent le temple de Caelestis et qu'on appelle les « chiens de la déesse » provoquent de l'agitation, probablement pour protester contre la romanisation du culte. Le premier événement politique vraiment grave survient en 238 ; le proconsul Gordien ayant été proclamé empereur par les Thysdritains, Carthage - ainsi que l'Assemblée des villes de Proconsulaire -, prend fait et cause pour lui, contre Maximin le Thrace.

La légion IIIè Augusta, commandée par Capellien, fidèle à Maximin, bat les milices des cités et ravage la ville. Cette dévastation est toutefois moins grave que celle qui résulte en 311 de l'usurpation de Domitius Alexander. L'Afrique est alors dans l'obédience de Maxence, en même temps que l'Italie. Le vicaire d'Afrique se fait proclamer empereur ; il semble appuyé par des éléments sécessionnistes, ou du moins désireux de supprimer l'exportation du blé d'Afrique en direction de Rome. Les docks du port où ce blé était entreposé sont détruits. Maxence envoie une expédition punitive qui anéantit en grande partie la ville. Mais, peu de temps après, il est vaincu et tué par Constantin. Carthage est somptueusement rebâtie.

Les ruines de la Carthage impériale, les thermes

Les vestiges les plus impressionnants de la Carthage impériale sont ceux des thermes d'Antonin, construits sur l'ordre de cet empereur, entre 145 et 162, au nord de la ville, le long du rivage. Leurs dimensions colossales (près de 300 m de long), la somptuosité de leur décor les classent parmi les plus remarquables des thermes impériaux. Un axe perpendiculaire à la mer sépare l'édifice en deux parties symétriques. On entrait par les faces latérales. Les bains se trouvaient à l'étage. Ils s'ordonnaient autour d'une immense salle centrale, aux voûtes soutenues par douze colonnes jumelées de granit gris, couronnées de chapiteaux corinthiens en marbre blanc, de plus de douze mètres de hauteur, et à laquelle on accédait en traversant vestibules et palestres.

Les piscines froides sont à l'est ; un portique ouvert sur le golfe les borde ; les bains chauds, à l'ouest, comprennent un caldarium de plan rectangulaire fermé par deux absides semi-circulaires et situé entre deux salles polygonales. On ne voit plus aujourd'hui que le rez-de-chaussée des thermes et le sol des piscines : au centre et à l'est, les salles à pilastres, arasées ou ayant conservé leurs voûtes qui soutenaient les palestres et la salle centrale ; à l'ouest, les salles polygonales à double voûte circulaire portée par un pilier central et des piliers rayonnants, séparées par des magasins voûtés qui portaient les bains chauds. Ces pièces étaient encombrées de blocs provenant des voûtes de l'étage (l'un d'eux est recouvert d'une mosaïque à cubes de verre polychrome), d'éléments de sols pavés de mosaïque noire et blanche (encadrant des tableaux polychromes), de fûts de colonnes de porphyre ou de marbre de Chemtou vert et rose, de chapiteaux historiés (chapiteau aux anguipèdes, à la tête de Caelestis, à la chouette), de débris de statues (dont les portraits des empereurs Antonin le Pieux et Caracalla, des impératrices Livie et Faustine, et deux hermès ou statues piliers représentant l'une un Berbère, l'autre un Nègre).

Une vaste esplanade entoure les thermes sur les trois côtés terrestres ; elle est bordée de salles de réunion richement décorées de stucs, de fontaines, de statues (on y a exhumé un magnifique portrait de Constance II), de latrines semi-circulaires. Le forum devait se trouver près des thermes, au sud, à l'emplacement de l'ancien palais beylical.

(A suivre)

Selon : http://www.harissa.com/news/article/histoire-de-carthage

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 02:50

Les guerres contre les Grecs

En 480 J-C, Carthage, battue à Himère par Gelon, tyran de Syracuse, évacue la Sicile à l'exception de Motye, tandis que la flotte perse, en grande partie formée de contingents phéniciens, est écrasée à Salamine. Les rois Magonides se replient sur l'Afrique et mettent leur territoire en valeur. Le roi Hannon dirige deux expéditions maritimes de prospection, l'une vers l'Afrique tropicale, l'autre vers la Grande-Bretagne, afin de trouver les ressources minières nécessaires au développement de l'industrie lourde naissante.


À la fin du Ve siècle avant J-C, la guerre éclate de nouveau en Sicile contre les Grecs ; les Carthaginois s'emparent de Sélinonte, Agrigente et Gela, mais Denys de Syracuse regroupe les Hellènes et le roi Himilcon échoue devant Syracuse. Les Magonides, attaqués par les aristocrates, propriétaires fonciers qui souhaitent la paix, voient leur pouvoir décroître. Une révolution religieuse porte alors Tanit Pene Baal au sommet du panthéon punique, à la place de son parèdre Baal Hammon qui est relégué au second rang ; et, au tophet, des stèles d'inspiration grecque ornées de symboles, dits « signes de la bouteille et de Tanit », remplacent peu à peu les anciens cippes votifs dédiés à Baal Hammon, en forme de trônes et de chapelles égyptisantes. Le culte grec de Déméter est introduit en 396 avant J-C. Vers 380 avant J-C, la noblesse se débarrasse définitivement des Magonides et institue le tribunal des Cent-Quatre qui surveille étroitement les généraux, substitués aux rois à la tête des armées. Le pouvoir réel est aux mains de comités secrets peu nombreux qui se recrutent par cooptation. Vers 360 avant J-C, Hannon le Grand, chef du parti « nationaliste », essaie vainement de renverser le régime oligarchique.


La lutte contre les Grecs de Sicile devient moins âpre après la mort de Denys Ier (367 avant J-C). La diplomatie carthaginoise suit de près l'évolution de la situation en Italie péninsulaire ; en 348 avant J-C, la vieille alliance avec Rome est renouvelée ; cette dernière en profite pour subjuguer la Campanie et le Latium. Carthageincite ses alliés étrusques à conserver la neutralité pendant les guerres samnites ; elle finira par sacrifier l'alliance tyrrhénienne à l'alliance romaine. Cependant, les Grecs reprennent l'offensive en Sicile avec Timoléon, qui inflige une grave défaite à l'armée punique au Crimisos (339avant J-C), et surtout avec Agathocle, qui prend le pouvoir à Syracuseen 312 avant J-C et débarque en Afrique en 310 avant J-C. L'invasion provoque des troubles religieux et politiques graves à Carthage, et le roi Bomilcar tente vainement, une nouvelle fois, de renverser le pouvoir oligarchique (307 avant J-C). L'échec d'Agathocle et de Bomilcar permet au régime oligarchique d'atteindre son apogée, qui durera près d'un demi-siècle (307-263 avant J-C). Inquiétée un moment par l'impérialisme macédonien (Alexandre prend Tyr en 332 avant J-C), Carthage conclut une entente économique profitable avec la dynastie lagide qui domine l'Égypte, la Palestine et la Phénicie. Elle accueille largement les influences grecques venues de Sicile, d'Italie méridionale et d'Égypte. Aristote, qui étudie sa constitution vers 330 avant J-C, la compare à celles des cités grecques qu'il considère comme les mieux gouvernées. Dominant économiquement la Méditerranée occidentale et entretenant de bonnes relations avec l'Orient, l'État punique jouit d'une grande prospérité.

Les guerres contre Rome

Cette situation est gravement ébranlée par la première guerre avec Rome (264-241 avant J-C). Carthage et Rome s'étaient encore entendues pour éliminer Pyrrhos d'Épire qui tentait de relever l'hellénisme occidental (278-276 avant J-C). Mais Rome fut entraînée par ses associés campaniens à prendre pied en Sicile. Le gouvernement punique ne sut ni voir venir le péril, ni le conjurer à temps. Dès les premières années de la guerre, il perdit la province sicilienne, à l'exception de quelques places fortes, et subit même de graves défaites navales (Myles en 260 avant J-C). En 256 avant J-C, Regulus renouvela la tentative d'invasion d'Agathocle. Il échoua ; mais la guerre, en se prolongeant, ruina l'économie de Carthage qui dut accepter la paix en 241 avant J-C.

Cet échec provoqua la chute du régime oligarchique. Une révolte sociale menée par les mercenaires menace l'existence même de Carthage. Elle est maîtrisée par Amilcar Barca, général qui s'était illustré en Sicile et qui mit fin au régime aristocratique. Carthage sera désormais gouvernée par deux suffètes, élus annuellement par l'Assemblée populaire devenue souveraine. Au lieu d'établir sa dictature en Afrique, Amilcar préfère fonder en Espagne un État théoriquement soumis à Carthage, mais dont il est le maître et où il trouve les ressources nécessaires à la revanche contre Rome.

Après sa mort et le règne de son gendre Asdrubal, ses projets sont réalisés par son fils Hannibal. Celui-ci projette de séparer de Rome ses alliés de Campanie et d'Italie méridionale, en ébranlant la Confédération italique avec l'aide des Celtes. Il est tout près du succès après la victoire de Cannes (216 avant J-C) qui entraîne la défection de Capoue, Tarente et Syracuse. Mais, isolé par la défaite de son beau-frère Asdrubal vaincu et tué à la bataille du Métaure, affaibli par les défections des Campaniens et des Apuliens, il ne peut assiéger Rome. Une armée romaine conduite par Scipion s'empare des possessions espagnoles de Carthage, passe en Afrique, et Hannibal, contraint de quitter l'Italie, est écrasé à Zamaen 202. La paix est signée, la puissance de Carthage détruite à jamais. La troisième guerre punique éclate en 148 avant J-C et, en 146 avant J-C, Scipion Émilien rase Carthage.

(A suivre)

Mes-images-a-partir-de-juillet-2009_5132.jpg

Selon : http://www.harissa.com/news/article/histoire-de-carthage

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 16:13

Histoire de Carthage Introduction

Fondée par les Phéniciens au IXe siècle avant Jésus-Christ selon les uns, au VIIIe selon les autres, Carthage tira longtemps sa prospérité de ses relations commerciales avec les divers peuples de l'Afrique septentrionale et de la Méditerranée occidentale.
Ses tentatives d'expansion territoriale en Sicile devaient l'entraîner dans de graves conflits, avec les Grecs d'abord, de 480 à 264 avant J.-C., puis avec les Romains, de 264 à 146 avant J.-C. Ces luttes devaient prendre fin avec la destruction complète de la ville et avec l'annexion de son territoire à l'ager publicus de Rome. L'établissement d'une colonie romaine sur le site de Carthage fut l'objet des revendications du parti populaire. La victoire de César allait aboutir à la reconstruction de la ville, en 44 avant J.-C. Carthagere devient, sous Auguste, la cité la plus prospère d'Afrique ; elle rivalise bientôt avec Rome par la splendeur de ses monuments. Cette prospérité cependant ne devait pas survivre aux troubles sociaux et religieux qui marquèrent, au IVe siècle après J.-C., l'histoire de l'Afrique romaine. Pillée par les Vandales en 440 et reconstruite par Justinien, Carthage sera finalement anéantie par les Arabes en 698.

1. Kart Hadasht, la « Ville neuve »

Carthage est située au fond du golfe de Tunis, sur une presqu'île baignée à l'est par la mer, au sud par le lac de Tunis, au nord par la sebkha el-Riana qui formait jadis le fond du golfe d'Utique avant qu'il ne soit comblé par les alluvions de la Medjerda. Des collines disposées en arc de cercle dominent la ville à l'ouest ; sur la plus méridionale se dressait la citadelle de Byrsa, les autres abritaient des nécropoles. Au-delà, vers Sidi Bou Saïd et La Marsa, s'étendait une banlieue nommée Megara.

Les origines de la cité

Selon une tradition transmise par Timée et reprise par Justin, Carthage aurait été fondée vers 814 avant J.-C. par Elissa ou Didon, sœur du roi de Tyr, Pygmalion, accompagnée de notables tyriens fuyant leur patrie et des Chypriotes. L'historien juif Flavius Josèphe, citant Ménandre, Grec d'Asie qui avait consulté les Archives royales de Tyr, rapporte l'événement à Elissa et le situe entre 825 et 819. Mais il est impossible de démontrer que ces deux récits sont indépendants l'un de l'autre, aussi leur valeur probante demeure-t-elle incertaine. Le monument phénicien le plus ancien trouvé à Carthage est une chapelle votive sise au tophet de Salammbô ; on peut la dater, par la céramique grecque placée dans un dépôt de fondation et accompagnant les offrandes sacrificielles, aux environs de 725 avant J.-C. Les tombes puniques connues ne sont pas antérieures à la fin de ce siècle. Aussi, plusieurs savants (notamment Rhys Carpenter) rejettent la tradition littéraire et s'appuient sur ces documents archéologiques pour dater la fondation de la cité du milieu du VIIIe siècle. Des sondages profonds réalisés dans la plaine littorale située au pied de Byrsa permettent de démontrer l'existence d'un habitat archaïque datant de la première moitié du VIIIe siècle avant J.-C.
Nous ne savons pratiquement rien de la Carthage des VIIIe et VIIe siècles avant J.-C., si ce n'est qu'elle vivait de cabotage, importait tous les produits fabriqués et avait pour dieu tutélaire Baal Hammon, le El phénicien, assimilé plus tard à Kronos et à Saturne. C'est à lui qu'étaient voués les enfants qu'on brûlait vifs en sacrifice (molek), pour assurer vie et prospérité à la cité, en son tophet de Salammbô. Un siècle et demi après la fondation de la ville, les Carthaginois s'installent à Ibiza (Baléares).

Dès le milieu du VIe siècle, la ville est gouvernée par des rois appartenant à la famille des Magonides. Alliée aux Étrusques, elle domine la Sicile du Sud-Ouest, prend pied en Sardaigne, repousse les Phocéens de Corse à Alalia, secourt Gadir (Cadix) assiégée par les Ibères, chasse Dôrieus et ses colons spartiates de Tripolitaine. Dans les dernières années du siècle, les lamelles d'or de Pyrgi attestent son entente avec Caere, et le premier traité d'alliance avec Romeest conclu. La richesse du mobilier funéraire témoigne de sa prospérité et de l'activité du commerce avec l'Égypte, la Grèce et l'Étrurie. 

(A suivre)

Selon : http://www.harissa.com/news/article/histoire-de-carthage

http://www.harissa.com/news/sites/default/files/imagecache/400xY/Carthage.jpg

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 19:22

Azaria Alon né le 18 novembre 1918, décédé le 19 janvier 2014. Pendant des dizaines d'années j'ai entendu sa voix décrire une contrée du pays, un coin qu'il connaissait à fond et qu'il dessinait de sa voix claire et mélodieuse, la peignant dans toutes ses couleurs merveilleuses. Il savait tout, le nom des fleurs des oiseaux, des villages et aussi l'histoire du pays et des habitants. Quel plaisir j'avais à l'écouter presque religieusement. Il n'est plus et a travaillé jusqu'au dernier jour de sa vie. 

Nos condoléances sincères, nous te regrettons cher Alon...

Né en Ukraine Azria Alon arrive en Israël en 1925 avec sa famille qui s'installe dans le village Kfar Yéhezkel dans la vallée de Yezréel. Son père est arrêté par les autorités soviétiques en 1924 et sera emprisonné de nombreuses années.  Sa famille vire à Quiriat Haïm ren 1932 après la libération de son papa.  A l'âge de vingt ans il revient à la vallée de son enfance et devient membre du kibboutz Beith Hashita, où il vivra durant toute sa vie…

Lors du mandat britannique il a été arrêté plusieurs fois pour voyages en zones interdites. Il  a été emprisonné lors d'un voyage au Hermon par les Syriens et relaché aporès avoir payé une rançon. A combattu pour l'indépendance du pays.

Azaria Alon connaissant parfaitement toutes les régions du pays a servi de guide et a enseigné la géographie. Il a inculqué l'amour de la nature aux jeunes du pays et a écrit des livres d'enfants afin de leur inculquer la beauté de la création et leur apprendre à la conserver. Il a rédigé le "guide des volatiles du pays" et a été le rédacteur de l'Encyclopédie de la flore et la faune en Israël 1983-1984.

C'est l'un des fondateurs  de la société de la nature en Israël et des réserves naturelles dans le pays.  Connu comme écrivain sur le thème : la nature et la terre d'Israël. Présentateur de "Vue notre pays " sur la "Voix d'Israël".

Bien que n'ayant pas de formation académique formelle Azaria Alon a enseigné depuis 1992 à la Faculté d'architecture à l'Ecole Polytechnique (Technïon) à Haïfa.

 
  • 1977 Prix Zimmerman  de l'Environnement
  • 1980 – Prix d'Israël (avec la Société Nature)
  • 1984 Prix de la Présidente qualité de la vie et de l'environnement
  • 1991 – Baccalauréat doctorat honorifique de l'Institut Weizmann
  • 1994 – Prix Yigal Allon Pioneer fait chef-d'œuvre
  • 2008 "protection de l'environnement de signal Lifetime Achievement» par le ministère de l'Environnement
  • 2009 – Prix pratt presse Vert - catégorie Lifetime Achievement, de  Heschel 
  • 2010 – Prix Herzl par la ville de Herzliya
  • 2011 - Baccalauréat doctorat honorifique de Ben Gourion University, ville de Beer-Sheva  
  • 2012 – Prix d'Israël pour l'ensemble des réalisations

http://www.calcalist.co.il/PicServer2/20122005/99363/sd_l.jpg

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 14:19

201369_vignette_sabra-shatila-massacres-ljuul-19672

 

Trente-deux ans après la tragédie et moins d’une semaine après la mort d’Ariel Sharon, les langues commencent à se délier et la vérité à sortir.

Dans une analyse largement diffusée, Hameed Ghuriafi, éditorialiste du quotidien koweïtien as-Siyassa, affirme que c’est le président syrien Hafez el-Assad qui a donné l’ordre des massacres de Sabra et Chatila en 1982, a rapporté mercredi soir le quotidien libanais L’Orient Le Jour.

Cet ordre aurait été donné à un chef de milice libanais, par le biais des services de renseignements syriens à Beyrouth, et précisément du général Ghazi Kanaan.

S’il a déjà été établi que les massacres ont été directement perpétrés par les milices libanaises, Hameed Ghuriafi insiste que les ordres ont émané de Ghazi Kanaan, comme le lui aurait confirmé un témoin oculaire, Robert Hatem, l’ancien responsable de la sécurité du chef de milice en question.

Le journaliste relève que le seul élément qui n’a jamais fait l’objet d’une enquête sur les massacres est celui « de l’influence syrienne sur ce chef de milice ». Pourtant, selon un observateur à Beyrouth, qui avait suivi le débat sur Sabra et Chatila en 1982, « identifier le responsable des massacres, c’est retracer l’origine des ordres donnés ».

Sachant que Sharon et ses alliés libanais voulaient sécuriser les camps jusqu’à l’arrivée des troupes libanaises, une partie tierce aurait donné l’ordre aux miliciens d’attaquer.

Un témoin principal sur le terrain avait déjà révélé que cette personne était bien le général Ghazi Kanaan, mais son témoignage n’a jamais été intégré dans les travaux de l’enquête. Un livre incluant ce témoignage a été publié dans les années 90, sans toutefois éveiller la curiosité des médias occidentaux.

Entre 700 et 3500 réfugiés palestiniens furent massacrés entre le 16 et 18 septembre 1982.

© Le Monde Juif .info avec L’Orient Le Jour

© Photos : DR

Mal nommer
les choses, c'est ajouter
au malheur du monde.

Albert Camus.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 13:16

http://www.lnt.ma/wp-content/uploads/2011/12/caroube.jpgLa caroube est une graine pleine de vertus. Le caroubier est un arbre de la famille des légumineuses, mesurant généralement cinq mètres de hauteur. Sa longévité peut atteindre 500 ans. Les graines de caroube grillées sont utilisées en substitution du café en confiserie après le broyage des graines, ou transformées en sirop.

Historique

Le caroubier est un arbre apprécié depuis des milliers d’années par les habitants des pays méditerranéens pour sa chair farineuse et sucrée. Il serait originaire de Syrie et a été cultivé par les Égyptiens qui utilisaient la farine de caroube pour rigidifier les bandelettes de leurs momies. Il fut également utilisé par les berbères du Maroc pour ses vertus médicinales : grâce à sa teneur élevée en fibres, son fruit (la caroube) était dissout dans un liquide chaud pour stopper les diarrhées.

Recherches

Traitement de l'hypercholestérolémie

La haute teneur en fibres de la caroube suggère qu'elle pourrait réduire le taux de cholestérol sanguin. En 2010, des chercheurs ont étudié les effets d'une consommation de fibres de caroube riches en polyphénols sur 88 individus souffrant d'hypercholestérolémie. Les résultats de cette étude indiquent que cette consommation diminue au bout d'un mois les niveaux de cholestérol total (-18%), de LDL cholestérol « mauvais cholestérol » (-26%) et triglycérides (-16%).

Ces résultats concordent avec ceux publiés en 2003 qui montraient qu'une préparation de pulpe de caroubier de 15 g par jour et riche en polyphénols diminuait au bout de 6 semaines le profil lipidique à raison de -10% de LDL cholestérol et de  -11% de triglycérides, chez des individus présentant une hypercholestérolémie. Cet effet bénéfique, comparé à un placebo, était plus marqué chez les femmes2. Une autre équipe avait précédemment montré qu'un extrait de pulpe de caroubier riche en polyphénols augmentait l'oxydation des acides gras reflétée notamment par une augmentation de la dépense énergétique et les taux de triglycérides mesurés après un repas.

Traitement de la diarrhée

Traditionnellement, la caroube est utilisée pour le traitement des affections gastro-intestinales, en particulier les diarrhées.  Une étude a montré que différents types de produits à base de caroube comme le jus de caroube associé à une solution de réhydratation orale, réduit la durée des diarrhées chez  80 enfants âgés de 4 mois à 4 ans, comparés à une solution de réhydratation seule.

La fraction insoluble de caroube provenant de la pulpe à raison de 2 g toutes les deux heures pendant 48 heures n’apporterait aucun effet bénéfique chez les voyageurs victimes de diarrhée. Dans une autre étude réalisée chez des enfants âgés de 3 à 21 mois, un extrait de farine de caroube à raison d’1,5 g/kg/jour contenant 40% de tannins et 26% de fibres réduirait, au bout de 6 jours de traitement, la période des diarrhées. Cette préparation diminue également les vomissements et aide à retrouver le poids d’origine plus rapidement que chez ceux traités avec le placebo. La préparation était bien tolérée par les participants.

Traitement du reflux gastro-œsophagien

La gomme de caroube est un épaississant alimentaire qui pourrait se révéler utile dans le traitement du reflux gastro-œsophagien infantile, selon une étude publiée en 2007. Au cours de cette étude, des chercheurs ont examiné l’effet d’un concentré de gomme de caroube (HL-350) sur 20 enfants de moins de 2 mois souffrant de reflux. Le nombre de régurgitations diminuait chez le groupe ayant reçu la préparation, comparé au groupe contrôle7. Cet effet bénéfique confirme les résultats précédents obtenus sur 50 enfants ayant bu une préparation contenant du Gaviscon® (un médicament anti-reflux) et de la farine de caroube

Précautions

La gomme de caroube est à utiliser avec prudence :

chez les diabétiques  car elle pourrait diminuer la réponse glycémique de l’insuline.

chez les patients présentant une insuffisance rénale car elle peut provoquer une chute de l'urée et de la créatinine (= hormone sécrétée par le pancréas).

chez les patients souffrant d'anémie car elle pourrait réduire l'absorption du fer.

La caroube est à éviter :

chez les sujets présentant une allergie ou une hypersensibilité connue à la caroube, à ses composants comme les tannins ou chez ceux qui sont allergiques aux plantes de la famille des Fabacées.

chez les patients atteints de troubles ou de carence en chrome, en cobalt, en cuivre, en fer ou en zinc, car elle pourrait réduire leur absorption.

chez les patients souffrant de troubles métaboliques, de diarrhées  aiguës ou chez les nourrissons présentant une insuffisance pondérale.

Effets indésirables

La caroube est reconnue comme inoffensive par l’agence de santé américaine, la Food and Drug Administration, si elle est consommée en quantités habituellement utilisées dans les études.

Il a été cependant rapporté le cas d’un bébé de cinq mois allergique à un lait contenant de la gomme de caroube, ce qui a provoqué une éruption cutanée dans les 30 minutes suivant l'administration du lait infantile.

Le lait infantile contenant de la gomme de caroube pourrait endommager les tissus des intestins chez les nourrissons ayant un faible poids à la naissance.

Voir aussi  Les Références dans :

http://dafina.net/gazette/article/la-caroube-la-graine-pleine-de-vertus

 

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=caroube

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/JBaum.JPG/290px-JBaum.JPG 

J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. Voltaire

 

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 16:29

 Tou Bichvat

Le quinzième jour du mois de chevat (hébreu : ט"ו בִּשְׁבָט Tou Bichvat ou חֲמִשָּׁה עָשָׂר בִּשְׁבָט Hamicha assar Bichvat) est, selon la tradition rabbinique, la date du nouvel an des arbres. Célébration mineure dans l’antiquité, elle devient, sous l’impulsion des kabbalistes de Safed puis du sionisme, une fête du renouveau de la nature.

Elle donne lieu de nos jours à un festival agricole voire une journée de l’écologie.

C'est la fin de la saison pluvieuse et au temps de la montée de la sève dans l'arbre.
L'amandier commence à fleurir vers la mi-Chvat. C’est l'arbre qui fleurit le premier.

 

http://2.bp.blogspot.com/_l7gwHbre8Fk/Sx7I2FlphsI/AAAAAAAAAEw/MPKQkQsepiI/s400/amandier-fleurs.jpg

 

 

Tou bichvat, c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël, donc connaître le sens particulier de cette terre et de découvrir la beauté des paysages de la terre d'Israël.

Tou bichvat marque le retour du printemps et les premiers signes de renouveau de la nature, des arbres, des fleurs et des fruits, c'est un renouvellement de notre sensibilité à la beauté de la terre d'Israël.

Les arbres revêtent une valeur et un symbole importants depuis les temps bibliques. La tradition veut, aussi, que l’on plante un arbre dans le lieu de naissance de chaque enfant. Depuis sa création contemporaine en 1948, Israël a planté plus de 200 millions d'arbres, y compris dans le désert du Néguev. Toutefois, avec 8 pour cent de surface boisée, Israël demeure l’un des pays les moins boisés de la planète (la France a 27 pour cent de surface boisée).

 

http://photos.linternaute.com/image_photo/550/l-amandier-en-fleur-2241632343-744182.jpg

Notes : 

Tou : 15, le milieu du mois.

Shevat, Chvat : Mois hébreu. Tou bichsvat : le 15 Chvat. Cette année le 16 janvier 2014 (du 15 janvier au soir jusqu'au 16 janvier à la tombée de la nuit). Tou bichvat est le nouvel an des arbres.

L'écologie est la science ayant pour objet les relations des êtres vivants (animaux, végétaux, micro-organismes) avec leur environnement, ainsi qu'avec les autres êtres vivants. Malgré une confusion extrêmement fréquente dans les médias français, elle ne doit pas être confondue avec l’écologisme, qui est un courant de pensée.

   La Pchicha 

Une coutume juive-tunisienne veut qu'on mange la Pchicha deux fois l'an : la veille de Tou bichvat et la veille du mois de Nissan.  

La Pchicha ou Pchich est un mélange de blé, pois chiches, févettes chauffés au four et moulus avec un ajout d'épices. On dit que chaque ville a ses habitudes, j'ajouterai que chaque ville a sa manière de cuisiner les recettes tunisiennes et chaque ville a sa Pchicha.  

Je vous proposerai deux recettes, l'une sfaxienne et l'autre gabésienne[Voir la recette...]  

 

Sources : Wikepdia

                Terre d'Israël                       

                   La cuisine de chez nous


http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:PHqerERhoSdGkM:http://i40.tinypic.com/24bm0t4.jpg

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 11:32

Le chou : un allié de la santé 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/20/%D7%9B%D7%A8%D7%95%D7%91_%D7%90%D7%93%D7%95%D7%9D.JPG/253px-%D7%9B%D7%A8%D7%95%D7%91_%D7%90%D7%93%D7%95%D7%9D.JPGLe chou, famille des crucifères, est un légume vert riche en vitamines C. et acide folique.  Il a des vertus tonifiantes en couvrant 50 % de nos besoins en vitamines B1 pour la transmission de l’influx nerveux et en vitamines A et E qui sont des antioxydants. Le chou est également source de minéraux comme le potassium, qui nous permet de rester en forme tout l’hiver. Riche en fibres, il agit sur les transits difficiles. En plus d’être un aliment sain et équilibré, le chou est un allié pour la forme et la ligne : il ne fournit que 22 kcal / 100 g.

Le chou possède des vertus médicinales contre les ulcères gastriques, la goutte, les douleurs musculaires ou encore l’alcoolisme. Le chou, comme les autres crucifères, contribuerait à nous protéger des cancers, particulièrement ceux du poumon et de l’appareil digestif.

Principes actifs et propriétés : Pour les légumes en général et les crucifères 

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. Quelques mécanismes d’action ont été proposés pour expliquer cet effet protecteur; la présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait y jouer un rôle.

En ce qui concerne les légumes de la famille des crucifères tels que le chou, le brocoli et le chou-fleur, des études épidémiologiques laissent penser que leur consommation régulière pourrait contribuer à prévenir certains cancers comme ceux du poumon, des ovaires et des reins (dans ce dernier cas chez la femme). Par ailleurs, une étude a démontré qu’une consommation fréquente de crucifères (plus de 30 fois par mois) était associée à une plus faible concentration sanguine d’homocystéine dans le sang, un acide aminé constituant un facteur de risque de maladie cardiovasculaire lorsque sa concentration est trop élevée. Enfin, une étude explorant la fonction cognitive (par exemple, divers aspects de la mémoire) chez les femmes âgées a démontré que celles qui consommaient le plus souvent des crucifères présentaient un déclin cognitif plus faible que celles qui en consommaient le moins souvent, un résultat pour l’instant encore préliminaire.

Pour le chou 

Une revue de la littérature scientifique ainsi qu’une étude d’observation chez l’humain démontrent une association entre une consommation régulière de chou (au moins une portion par semaine) et une diminution du risque global de cancer, tous types confondus, ainsi qu’un plus faible risque de cancer du poumon et du pancréas. D’autres chercheurs se sont penchés sur des composés spécifiques du chou, décrits ci-dessous, qui pourraient contribuer à expliquer les bienfaits potentiels de ce légume sur la santé.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires,  de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement. Des chercheurs ont étudié in vitro l’effet des composés phénoliques (une grande famille d’antioxydants) de dix légumes sur la croissance de cellules cancéreuses humaines. Le mélange de composés phénoliques extraits du chou a démontré l’une des plus fortes capacités à diminuer la croissance de ces cellules cancéreuses. Cet effet a été surpassé seulement par les composés phénoliques de l’épinard. D’autres chercheurs ont comparé le contenu total en composés phénoliques de plusieurs variétés de chou. Le chou rouge s’est avéré celui qui en contenait le plus, soit au moins le double comparativement aux autres variétés de chou.

Chez l’animal, un extrait de chou rouge s’est également montré efficace pour protéger le cerveau contre le stress oxydatif, cette protection constituant un effet antioxydant. Cyanidine. Parmi les différentes variétés de chou, le chou rouge se distingue par son contenu plus élevé en flavonoïdes, une catégorie d’antioxydants. Le principal flavonoïde du chou rouge est la cyanidine, un pigment anthocyanin qui contribue d’ailleurs à sa couleur prononcée. Une revue de la littérature scientifique sur les anthocyanines démontre des propriétés bénéfiques pour la prévention du cancer (diminution de la formation de tumeurs chez l’animal, diminution de la croissance des cellules cancéreuses in vitro)16. Davantage d’études doivent toutefois être menées avant d’appliquer ces résultats à l’humain.

Glucosinolates. Ce terme regroupe un ensemble de composés principalement retrouvés dans les légumes crucifères, dont le chou. Les glucosinolates sont biologiquement inactifs. Toutefois, lorsque l’aliment subit des transformations physiques (par exemple haché ou mastiqué), les glucosinolates entrent en contact avec un enzyme présent dans l’aliment, appelé myrosinase. Les glucosinolates se transforment alors en molécules actives appelées isothiocyanates; plusieurs de ces molécules contribueraient à limiter le développement du cancer. La cuisson du chou réduit l’activité de la myrosinase, diminuant la possibilité de transformer les glucosinolates en composés actifs dans l’organisme. Toutefois, la flore bactérienne intestinale peut également transformer les glucosinolates en isothiocyanates, ce qui pourrait compenser partiellement la perte d’activité de la myrosinase des aliments cuits. Le fait de bouillir le chou peut également entraîner une perte importante de glucosinolates à travers l’eau de cuisson. L’idéal serait donc de le consommer cru ou légèrement cuit, dans peu d’eau. Le chou contient plusieurs glucosinolates, les principaux étant la glucobrassicine et la sinigrine.

Indole-3-carbinol et 3,3-diindolylméthane. Le chou renferme un glucosinolate appelé glucobrassicine qui, sous l’action de la myrosinase, se transforme en un isothiocyanate actif appelé indole-3-carbinol. Dans l’organisme, l’indole-3-carbinol peut se transformer à son tour en 3,3-diindolylméthane. Des recherches in vitro et chez l’animal laissent supposer que ces deux composés pourraient prévenir la formation de tumeurs, diminuer la croissance des cellules cancéreuses et favoriser leur autodestruction. Ces études portent surtout sur des cancers liés au système hormonal (sein, prostate), mais d’autres résultats chez l’animal démontrent aussi un effet bénéfique contre le cancer cervical. Bien que ces composés semblent prometteurs, certains chercheurs s’entendent pour dire qu’il faut en savoir davantage avant d’entreprendre des études chez l’humain. En effet, ces substances ne seraient pas toujours bénéfiques chez des animaux déjà atteints de cancer.

Allyle isothiocyanate (AITC). Le chou est l’une des principales sources d’un glucosinolate appelé sinigrine, que la myrosinase transforme ensuite en un composé actif appelé allyle isothiocyanate (AITC). L’AITC a démontré in vitro et chez l’animal une capacité à limiter la croissance de cellules cancéreuses. Toutefois, puisque les résultats d’autres recherches sur ces composés suscitent la controverse, davantage d’études seront nécessaires pour clarifier ces propriétés et vérifier si elles s’appliquent chez l’humain.

Pour soulager les douleurs de l’arthrose ou des rhumatismes, lavez et essuyez des feuilles de chou bien vertes. Ensuite, écrasez-les à l’aide d’un rouleau à pâtisserie afin d’en dégager les sucs. Appliquez cette préparation sur les articulations douloureuses et protégez avec une bande de tissu. Imbibées dans de l’huile d’olive, les feuilles sont efficaces pour les gerçures ou les crevasses. Les résultats des études scientifiques montrent que la consommation de chou deux à trois fois par semaine réduirait le risque de cancer du poumon.

Autres propriétés

*** Vitamine K. Le chou commun ainsi que le chou rouge bouilli sont d’excellentes sources de vitamine K. Le chou rouge cru, quant à lui, est une bonne source de vitamine K pour la femme et une source pour l’homme, les besoins de l’homme étant supérieurs.

* Fer. Le chou rouge bouilli est une source de fr pour l’homme seulement, les besoins de la femme étant supérieurs. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules.

* Manganèse. Le chou rouge bouilli est une source de manganèse. Le chou commun bouilli et le chou rouge cru en sont des sources pour la femme seulement, les besoins de l’homme étant supérieurs. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

* Vitamine B1. Le chou rouge bouilli est une source de vitamine B1 pour la femme seulement, les besoins de l’homme étant supérieurs. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d'un coenzyme nécessaire à la production d'énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l'influx nerveux et favorise une croissance normale.

* Vitamine B6. Le chou rouge ainsi que le chou commun bouilli sont des sources de vitamine B6 Aussi appelée pyridoxine, la vitamine B6 fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la synthèse (fabrication) des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la fabrication des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Cette vitamine joue enfin un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses et dans la modulation de récepteurs hormonaux.

* Vitamine C. Le chou est une source de vitamine C. Le rôle que joue la vitamine C dans l’organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l’absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.

Le chou dans notre assiette

En raison de l’odeur qu’il dégage, le chou est un légume délaissé. Pourtant, il suffit de bien savoir le cuisiner pour obtenir ses vertus nutritives. Avant de le préparer, le chou se choisit lourd et dense avec des feuilles serrées, fermes et brillantes. Comme salade, il faut bien le laver, retirer le trognon et les feuilles abîmées. Le chou peut se déguster cru, en crudité. Pour les intestins fragiles, il suffit de précéder la cuisson à la vapeur par une cuisson à gros bouillons dans un récipient ouvert sans mettre de sel. Vous pouvez rajouter des graines de cumin ou d’anis vert pour faciliter la digestion.

Le chou s’intègre dans une soupe ou un potage avec les pommes de terre comme le Caldo Verde des Portugais. Les feuilles de chou peuvent servir de récipient pour réaliser des aumônières en incorporant une farce au centre. Il suffit de refermer à l’aide d’une tige de ciboulette pour former une petite bourse. Vous pouvez également opter pour la recette incontournable, la choucroute. Pour les personnes qui veulent garder toutes les vertus thérapeutiques du chou, préparez-le en jus. Il faut choisir des feuilles de chou biologique que l’on plonge dans une eau peu minéralisée à 40° pendant 10 secondes. Il faut refaire l’opération 3 fois avant de hacher et de presser pour en extraire le jus.

  http://www.halfshira.co.il/files/dietat_kruv.jpg

Les données / Passeport Santé et autres sources

 

 


 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:00

http://pics.2012.lesechos.com/css/2012/img/logo.pngPar Les Echos | 11/01 | 14:57 | mis à jour à 19:24 |

Samedi, suite à l’annonce de la mort d’Ariel Sharon , les communiqués rendant hommage à l’ancien Premier ministre israélien se sont succédés.

François Hollande

Le président François Hollande a déclaré que l’ ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, décédé samedi , avait été « un acteur majeur dans l’histoire de son pays ».

«  Ariel Sharon, ancien Premier ministre d’Israël, a été un acteur majeur dans l’histoire de son pays. Après une longue carrière militaire et politique, il a fait le choix de se tourner vers le dialogue avec les Palestiniens », écrit le président français dans un bref communiqué. « Je présente mes condoléances sincères à sa famille et au peuple d’Israël », ajoute-t-il.

Barack Obama

Le président des Etats-Unis Barack Obama a présenté ses condoléances aux Israéliens et à la famille de l’ancien Premier ministre israélien, qu’il décrit comme « un leader qui a consacré sa vie à l’Etat d’Israël ».

«  Nous réaffirmons notre engagement inébranlable en faveur de la sécurité d’Israël et notre attachement à l’amitié durable entre nos deux pays et nos deux peuples », a déclaré le président dans un bref communiqué.

«  Nous restons attachés à une paix durable et à la sécurité pour le peuple d’Israël, y compris par notre engagement en faveur de l’objectif de deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », poursuit Barack Obama. « Alors qu’Israël fait ses adieux au Premier ministre Sharon, nous nous joignons aux Israéliens pour rendre hommage à son engagement pour son pays ».

La brièveté et sobriété du communiqué présidentiel tranchaient avec celui du secrétaire d’Etat John Kerry, qui fut sénateur jusqu’en 2013.

John Kerry

«  Le voyage d’Ariel Sharon a été celui d’Israël », a déclaré John Kerry dans une longue déclaration. « Le rêve d’Israël a été sa raison de vivre et il a joué le tout pour le tout pour faire vivre ce rêve ».

Le secrétaire d’Etat a fait allusion à sa première rencontre avec « ce gros ours d’homme » quand Ariel Sharon a été élu Premier ministre le 6 février 2 2001.

« Durant toute sa carrière politique, ce n’est un secret pour personne que les Etats-Unis ont parfois eu des divergences avec lui », a ajouté le chef de la diplomatie américaine. « Mais que vous soyez d’accord ou non avec ses positions - et les opinions d’Arik étaient toujours claires comme de l’eau de roche - vous ne pouviez qu’admirer cet homme, déterminé à assurer la sécurité et la survie de l’Etat juif ».

Joe Biden

Le vice-président des Etats-Unis Joe Biden se rendra en Israël aux funérailles d’Ariel Sharon, a-t-il annoncé.

«  Je conduirai la délégation américaine lors de la cérémonie en son souvenir pour honorer l’homme et rendre hommage au partenariat inébranlable entre les Etats-Unis et Israël », a déclaré le vice-président dans un communiqué.

Benjamin Netanyahu

La mémoire de l’ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon vivra « à jamais dans le coeur de la nation », a affirmé le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu.

« L’Etat d’Israël s’incline devant la disparition de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon », a déclaré dans un communiqué Benjamin Netanyahu en exprimant son « profond chagrin ». « Il a été d’abord et surtout un guerrier courageux et un grand chef militaire, un des plus grands des forces armées israéliennes », a insisté M. Netanyahu.

«  Et quand il a quitté l’armée, il a continué à oeuvrer pour Israël, jouant un rôle dans de nombreux gouvernements israéliens et bien sûr en tant que 11e Premier ministre d’Israël », a-t-il ajouté.

Shimon Peres

Le président israélien Shimon Peres a salué son « cher ami, Arik ». « Arik était un soldat courageux et un dirigeant audacieux qui aimait sa nation et que sa nation aimait », a-t-il ajouté.

«  Il fut l’un des plus grand protecteurs d’Israël et un de ses plus importants architectes », a-t-il estimé, en soulignant que le général Sharon « ne connaissait pas la peur ».

Bill Clinton

L’ancien président américain Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d’Etat, ont rendu hommage dans un communiqué commun à Ariel Sharon, qui a selon eux « donné sa vie à Israël ».

«  Ariel Sharon a donné sa vie à Israël - pour lui donner vie, le soutenir et le préserver, et à la fin de sa longue carrière, a créé un nouveau parti politique dédié à une paix juste et une sécurité durable », a déclaré Bill Clinton au nom de son couple.

Ban Ki-moon

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué samedi le « courage politique » dont Ariel Sharon a fait preuve en ordonnant le retrait israélien de Gaza en 2005 et a appelé l’actuel premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à s’inspirer de son « pragmatisme ».

Selon le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky, « on se souviendra (d’Ariel Sharon) pour le courage politique et la détermination dont il a fait preuve en appliquant la décision douloureuse et historique de retirer les colons et les soldats israéliens de la bande de Gaza ».

Evoquant les négociations de paix israélo-palestiniennes auxquelles participe « son successeur » Benjamin Netanyahu, Ban Ki-moon « appelle Israël à s’inspirer de l’héritage de pragmatisme (de Sharon) pour s’efforcer de créer enfin un Etat palestinien indépendant et viable, aux côtés d’un Israël en sécurité », a ajouté le porte-parole.

«  Tout au long d’une vie dévouée à l’Etat d’Israël, Ariel Sharon a été un héros pour son peuple, d’abord comme soldat puis comme homme d’Etat », poursuit le communiqué. Exprimant sa « tristesse » face à ce décès, Ban Ki-moon « renouvelle l’engagement des Nations unies à travailler avec le gouvernement et le peuple d’Israël en faveur de la paix et la sécurité ».

Source AFP

http://www.lesechos.fr/medias/2014/01/11/642202_0203236863256_web_tete.jpg

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 17:43

http://blog.tapuz.co.il/tripsandtips/images/%7B09D03FF4-16B5-468A-8AA1-088414356C9C%7D.jpgAriel Sharon, mort samedi 11 janvier 2014 à l'âge de 85 ans, a été le Premier ministre d'Israël pendant cinq ans avant d'être victime, le 4 janvier 2006, d'une attaque cérébrale qui le plonge dans un coma dont il n'est plus sorti.

Surnommé "le bulldozer" à la fois pour son style et sa corpulence, cet ancien général a longtemps été un farouche partisan de la colonisation des territoires palestiniens, avant de devenir l'artisan inflexible du retrait israélien de la bande de Gaza en 2005.

Né le 27 février 1928 près de Tel-Aviv de parents originaires d'Europe centrale, Ariel Sharon rejoint à 17 ans les rangs de la Haganah, l'armée clandestine des juifs de Palestine, afin de se battre contre la puissance mandataire britannique.

Lieutenant trois ans plus tard, il est de toutes les guerres israélo-arabes depuis 1948. Ariel, Arik pour tout le monde, a terminé des études d'histoire avant de faire un retour à l'armée environ en 1953, dans l'unité des parachutistes. On lui demande ensuite d'organiser et de commander  l'unité 101. Aidé de ses fidèles lieutenants Soupapo, Méïr Har-Zïon, Dany Matt, Aaron Davidi, Ya'cov Ya'cov, Raphaël Eytan, il se met au travail. L’Unité 101 est la première unité de forces spéciales de l'histoire de l'armée israélienne. L'unité, qui exista entre le 28 août1953 et janvier 1954, avait pour but de mener des opérations de représailles à l'encontre des palestiniens, après une série de raids contre les civils israéliens. Elle était dirigée par Ariel Sharon et placée sous les ordres directs du premier ministre israélien David Ben Gourion.

Mobilisé dans l'armée de réserve pendant la guerre du Kippour d'octobre 1973, il accomplit son plus haut fait d'armes en franchissant le canal de Suez, une action reconnue comme celle qui changea le cours du conflit.

Ariel Sharon poursuit ensuite une carrière politique au sein du Likoud, le grand parti de la droite nationaliste. Il devient ministre de la Défense du cabinet de Menahem Begin en 1982, qu'il entraîne dans l'invasion du Liban et aussi la démission du premier ministre Begin. Begin est dépassé par l'ampleur de l'opération commencée comme un raid de quarante kilomètres.  Arik l'homme surnommé "le bulldozer" est à la fois plein d'initiative et aussi le genre insubordonné : en 1973 il est à la fois considéré comme un héros par ses admirateurs et blâmé par ses supérieurs qui le considèrent comme un étalon sauvage, pas toujours conforme aux ordres reçus.

Arik Sharon homme charismatique, très poli avec ses invités, plein d'humour, savait entourer ses amis d'une belle ambiance, avec en plus d'une table bien garnie et des anecdotes à n'en plus finir -, il donnait l'impression à chacun de ses convives d'être le clou de la soirée… 

Avec  tout ce charme et ses qualités de leader-né, pas étonnant qu'on le suivait de partout. Après la traversée du canal de Suez faite contrairement aux ordres reçus, il fut acclamé par les soldats de sa division :
«  Arik Sharon Roi d'Israël   » ! Titre qui l'accompagnera durant toute sa vie. 

Arik était fier de son passé militaire et jaloux :«  dites ce que vous voulez de moi comme homme politique dira-t-il, mais ne touchez pas à ma gloire    ». 

Il occupe dans le civil  plusieurs postes ministériels. Du côté initiative : lors de la grande Alya (immigration) russe et éthiopienne en Israël, il a su en tant que ministre de l'habitat trouver des solutions aux dizaines de milliers de nouveaux émigrants. Beer Shéva où nous habitons a vu sa population se multiplier par deux. Sharon a installé sur une plaine voisine à notre quartier des centaines de caravanes qui servirent de toits aux nouveaux venus, en attendant la construction de logements.

Sharon a fondé le Likoud en 1973 : alliance des partis de droite. Son côté insupportable monte à la surface quand ministre sous Shamir il lui met des batons dans les roues. Les amis de Sharon prétendent que sa carrière militaire aurait été ralentie pour une raison politique, ce qui n'est pas plausible : Ben Gourion aimait Sharon, de même que Dayan et Rabin qui ont été tous deux ses chefs d'état-major, à tour de rôle.

Vainqueur des élections en 2001, il devient Premier ministre avant d'être réélu en 2003.

En février 2004, il annonce son intention de démanteler les colonies de la bande de Gaza, et, à terme, de mettre fin à la présence juive dans ce territoire. Ce fut chose faite en septembre 2005 malgré l'hostilité d'une importante partie du Likoud et des colons, dont il a été longtemps le champion.

Cofondateur du Likoud en 1973, il en avait claqué la porte le 21 novembre 2005 pour créer une nouvelle formation de centre-droit, Kadima ("En avant"). 

Sharon, on l'a déjà dit était un bulldozer : bien conduit ou plutôt bien conseillé par Ehoud Olmerth , Shimon Peres, Haïm Ramon et d'autres il se tourna vers la paix… la paix tant souhaitée, qu'il était sans doute le seul à pouvoir l'atteindre, si ce n'était ce coma qui l'a endormi pour toujours.

Le corps du défunt Sharon sera exposé devant la Knesset aujourd'hui avant d'être enseveli selon son vœu dans la colline aux anémones auprès de la tombe de Lili sa femme bien aimée au sein du Ranch des Sycomores, le domaine de Sharon.   Le cercueil sera soulevé par quatre officiers du grade d'Arik. 

Nous présentons nos condoléances sincères à la famille Sharon.    ת.נ.צ.ב.ה   http://images1.ynet.co.il/PicServer3/2014/01/01/5073067/1763700_b.jpg

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http://www.ynet.co.il/PicServer2/24012010/3204004/yom-cipur-war_f.jpg

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