Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 15:17

UN Watch Briefing

      Vol. 264,
Nov. 19, 2010  
 

 

Adaptation : Michel KÖNIG (que je remercie vivement pour sa traduction spontanée)  

Source :http://www.unwatch.org/site/apps/nlnet/content2.aspx?c=bdKKISNqEmG&b=1314451&ct=8886641  

 

Note liminaire.

 

Le remarquable discours ci-dessous a été présenté par Gabriel Latner, un étudiant de 19 ans, de Cambridge, à un récent colloque de la société de débats de cette prestigieuse université. UN Watch est fière d'annoncer que M. Latner viendra à l'Organisation des Nations-Unies en 2011 en tant que stagiaire de son organisation.

 

Le colloque de Cambridge est centré sur la motion qu'« Israël est un État factieux ». Il a été proposé par l'Anglaise Lauren Booth, une adversaire enragée d'Israël qui travaille pour Téhéran à la chaîne de télévision gérée par l'État iranien, et qui a récemment été convertie  à l'islam lors d'une visite en Iran. Ses prises de position ont été rejointes  par Mark McDonald, fondateur des Amis du Travail de la Palestine, et M. Latner.

 

Les Irlandais indépendants ont qualifié le discours de M. Latner de « la défense la plus brillante d'Israël depuis que Moïse sépara la mer Rouge ».

________________________

 

La « mauvaise réputation » d’Israël

Gabriel Latner

 

C'est une guerre des valeurs, et les autres orateurs ici ce soir sont, à juste titre, des idéalistes. Je ne suis pas un idéaliste. Je suis un réaliste, je suis ici pour  vous convaincre et mon seul but ce soir est d’obtenir que certains d’entre vous ne soient plus des « béni oui oui. » de l’antiisraélisme primaire.

 

Je fais face à un défi singulier -, la plupart, sinon la totalité, d'entre vous, avez déjà arrêté votre position. Cette question est trop polarisante pour que la grande majorité d'entre vous  puisse trouver une position commune. Je serais prêt à parier que la moitié d'entre vous appuie fortement la motion, et l’autre moitié s'y oppose fermement.

 

Je pourrais être tenté de faire ce que mes collègues orateurs vont faire -. Simplement ressasser toutes les mauvaises choses que le gouvernement israélien a toujours fait dans le but de satisfaire ceux qui sont d'accord avec ces intervenants. Et peut-être inspireront-ils un sentiment de culpabilité aux rares indécis pour les amener à voter pour la proposition, ou plus exactement, contre Israël.

Il est si facile de tordre la signification et l'importance du droit international pour faire qu'Israël ressemble à un Etat criminel. Mais cela est déjà usé jusqu’à la corde.

 

Il serait encore plus facile,  pour  jouer sur votre empathie, de raconter des histoires particulières de la souffrance palestinienne. Et ils peuvent faire des discours très éloquents sur ces questions.

 

Mais la vérité est que, maltraiter des personnes, qu'il s'agisse de vos citoyens ou de ceux d’une population occupée, ne fait pas d’un Etat, un Etat «voyou». Si c'était le cas, le Canada, les États-Unis et l'Australie devraient être traités d’Etats voyous si on s’en tient à la façon dont ils ont traité leurs populations autochtones. Et même encore de nos jours, pour la façon dont la Grande-Bretagne a traité l'Irlande. Leurs arguments, s’ils sont émotionnellement satisfaisants, manquent de rigueur intellectuelle.

 

Plus important encore, je ne pense pas que nous pouvons gagner avec ces arguments. Ils ne changeront pas le rapport de force. La moitié d'entre vous sera d'accord avec eux, la moitié d'entre vous ne le sera pas. Donc, je vais essayer quelque chose de différent, quelque chose d'un peu moins orthodoxe.

 

Je vais essayer de convaincre les sionistes purs et durs et les partisans d'Israël ici ce soir, de voter pour la proposition. À la fin de mon discours, j’aurai  présenté cinq arguments en faveur d'Israël qui montrent qu'Israël est, si ce n'est pas un «Etat factieux», au moins un Etat atypique.

 

Permettez-moi d'être clair. Je ne ferais pas valoir qu’Israël est «mauvais », ni  qu'il ne mérite pas d'exister. Je ne ferais pas valoir que son comportement est pire que tous les autres pays. Je vais seulement essayer de prouver  qu’Israël est un état non orthodoxe.

 

Le mot «factieux»  (rogue en anglais NdT)  a pris des connotations péjoratives. Mais le mot lui-même a une consonance neutre. Le dictionnaire anglais Oxford le définit comme «atypique,  anormal, singulier, qui se produit en un lieu ou un temps inattendu ». Un autre dictionnaire d’une institution presqu’aussi  prestigieuse donne cette définition : «se comporter d'une manière inattendue ou anormale, souvent de manière destructrice ».

 

Ces définitions, et d'autres, sont axées sur l'idée d'anomalie - l'inattendu ou inhabituel. Selon cette définition, un Etat qualifié ainsi est celui qui agit d'une manière inattendue, atypique ou singulière. Un Etat qui se comporte exactement comme Israël.

 

Le premier argument est d'ordre statistique. Le fait qu'Israël est un Etat juif, est déjà suffisant pour être qualifié d’atypique : Il y a 195 pays dans le monde. Certains sont chrétiens, certains musulmans, d’autres sont laïques. Israël est le seul pays au monde qui est juif. Ou, pour parler espérance mathématique pour un moment, la possibilité de tout Etat choisi au hasard, d’être juif est de 0,0051%. En comparaison, les chances d'un billet de loto gagnant du Royaume-Uni d’au moins 10 € est de 0,017% - plus de deux fois plus probable. La Judéité d'Israël est une aberration statistique.

 

Le second argument concerne l'humanitaire d'Israël, en particulier, la réponse d'Israël à une crise des réfugiés. Pas la crise des réfugiés palestiniens - car je suis sûr que les autres orateurs en parleront  -. Mais la question des réfugiés du Darfour.  Tout le monde sait que ce qui s'est passé et se passe encore au Darfour est un génocide, que l'ONU et la Ligue arabe l'appellent  ainsi ou non (En fait, j'ai espéré que M. Massih serait en mesure d’en parler - il est, en quelque  sorte, un expert sur la crise au Darfour, en fait même, c'est son expertise qui l’a appelé à  représenter l'ancien dictateur du Soudan, alors que ce dernier est mis en accusation par le TPI).

 

Il y a eu un exode massif en provenance du Darfour parce que les populations opprimées recherchent la sécurité. Elles n'ont pas eu beaucoup de chance. Beaucoup de réfugiés sont allés au nord de l'Egypte - où ils sont traités de manière abominable. Les plus courageux  ont continué  à travers le désert du Sinaï dans l'espoir de se rendre en Israël. Non seulement ils doivent faire face aux menaces naturelles du Sinaï, mais ils sont également pris pour cible par les soldats égyptiens qui patrouillent le long de la frontière avec Israël. Pourquoi prennent-ils ces risques?

 

Parce qu'en Israël, ils sont traités avec compassion - ils sont traités comme les réfugiés qu'ils sont - et peut-être qu’il faut en blâmer la mémoire culturelle du génocide propre à Israël. Le gouvernement israélien est même allé jusqu'à accorder la citoyenneté  israélienne à plusieurs centaines de réfugiés du Darfour. Rien que cela met l’état d’Israël à l'écart du reste du monde.

 

Mais ce qui rend le comportement d’Israël encore plus hétérodoxe est le fait suivant : L'armée israélienne envoie des soldats et des médecins afin de patrouiller le long de sa frontière avec l’Egypte. Ils sont envoyés à la recherche de réfugiés qui tentent de pénétrer en Israël. Non pour  les renvoyer en Egypte, mais pour les sauver de la déshydratation, de l’épuisement par la chaleur, et des balles égyptiennes.

 

Comparez cela à la réaction des Etats-Unis face à l'immigration illégale à travers leur frontière avec le Mexique. Le gouvernement américain a fait arrêter des particuliers, parce qu’ils avaient donné  de l'eau aux  frontaliers qui mouraient de soif – alors qu’ici le gouvernement israélien envoie ses soldats pour sauver les immigrants illégaux. Appeler ce genre de comportement atypique est vraiment un euphémisme.

 

Mon troisième argument est que le gouvernement israélien se livre à une activité que le  reste du monde évite - il négocie avec les terroristes. Je n’évoque pas seulement  les dernières années du Président de l'OLP Yasser Arafat, un homme qui est mort avec les mains maculées de sang -. En ce moment même, Israël est en train de négocier avec les terroristes. Yasser Abed Rabbo est l'un des négociateurs principaux  qui a été envoyé aux pourparlers de paix avec Israël. Mais Abed Rabbo est également un leader du FPLP - une organisation de «combattants de la liberté» qui, sous la direction de Abed Rabbo, s’est engagée dans des activités de promotion de la liberté en tuant 22 lycéens Israéliens.

 

Et le gouvernement israélien accepte d'envoyer des délégués pour siéger à une table avec cet homme, et parler de paix. Et le monde applaudit. On ne verrait jamais le gouvernement espagnol dans des pourparlers de paix avec les dirigeants de l'ETA - le gouvernement britannique ne négociera jamais avec Thomas Murphy. Et si le président Obama avait accepté de parler de paix à la même table qu’Oussama Ben Laden, le monde aurait considéré cela comme de la folie. Mais on demande à  Israël  de faire cela pour se gagner les louanges de la communauté internationale. C'est la définition même du dictionnaire : se comporter d'une manière qui est inattendue ou anormale.

 

Une autre partie de la définition du dictionnaire est un comportement ou une activité qui se produit en un lieu ou un temps inattendus. Lorsque vous comparez Israël à ses voisins régionaux, il devient clair à quel point Israël est un « enfant terrible ». Et voici le quatrième argument : Israël a un meilleur dossier des droits de l'homme que n'importe lequel de ses voisins. À aucun moment dans l'histoire, il n’y a eu un Etat démocratique et tolérant au Moyen-Orient -. A l’exception d’Israël. De tous les pays du Moyen-Orient, Israël est le seul où la communauté homosexuelle bénéficie  d'une mesure d’égalité.

 

Au Koweït, Liban, Oman, au Qatar et en Syrie, les homosexuels sont passibles de flagellation, d’emprisonnement, ou des deux. Mais c’est un traitement plutôt clément  par rapport à celui que subissent leurs homologues en Iran, en Arabie saoudite et au Yémen, où ils sont mis à mort. Les homosexuels israéliens peuvent adopter des enfants, servir dans l'armée, se pacser, et ils sont protégés par une  législation anti discrimination exceptionnellement rigoureuse. Cette législation est meilleure que celle de l’Amérique où la peine de mort continue d’être pratiquée.

 

La protection des libertés de ses citoyens a valu à Israël une reconnaissance internationale. Freedom House est une ONG qui publie un rapport annuel sur la démocratie et les libertés civiles dans chacun des 195 pays dans le monde. Elle situe le pays comme «libre», «partiellement libre», ou «non libre». Au Moyen-Orient, Israël est le seul pays qui  a décroché la mention de «libre». Pas étonnant compte tenu du niveau de la liberté accordée aux citoyens dans, mettons le Liban - un pays désigné comme «partiellement libre», où il y a des lois contre les journalistes qui pourraient critiquer, non seulement le gouvernement libanais, mais aussi le régime syrien. J'espère que Mme Booth prendra la parole sur ce sujet, compte tenu de son expérience de travail comme "journaliste" pour l'Iran.

 

L'Iran est un pays qui a reçu la note «pas libre», aux côtés de la Chine, du Zimbabwe, de la Corée du Nord, et du Myanmar. En Iran, comme Mme Booth je l'espère, voudra bien le dire  dans son discours, il y a un tribunal d’exception pour la Presse  qui poursuit les journalistes pour des délits aussi inqualifiables que de critiquer l'Ayatollah, rapporter des faits de nature à saper les «fondements de la République islamique, d’utiliser des sources d’information suspectes (par exemple occidentales) ou insulter l'islam. L'Iran est le leader mondial en termes de journalistes emprisonnés, avec 39 journalistes (à notre connaissance) en prison depuis 2009. Ils ont également mis à la porte presque tous les journalistes occidentaux au cours de l'élection de 2009. (Je ne sais pas si Mme Booth a été affectée par cela.)

 

Je suppose que nous ne pouvons pas vraiment nous attendre à plus d'une théocratie. C'est ce que sont la plupart des pays du Moyen-Orient : théocraties et autocraties. Mais Israël est le seul, l'unique exemple de démocratie, ce qui en fait une exception anormale. A la différence de tous les autres pays du Moyen-Orient, il n’y a qu’en Israël que des manifestations ou des articles de presse contre le Gouvernement ne sont ni réprimées ni censurés...

 

J'ai un dernier argument - le dernier clou dans le cercueil des opposants à la motion  - et il est assis juste en face. La présence de M. Ran Gidor est ici la preuve pour nous tous que nous avons bien raison de considérer Israël comme pas très catholique. Pour ceux d'entre vous qui n'ont jamais entendu parler de lui, M. Gidor est un conseiller politique attaché à l'ambassade d'Israël à Londres. C’est le gars que le gouvernement israélien envoie  pour le représenter à l'ONU. Il sait ce qu'il fait. Et il est ici ce soir. Et c'est incroyable.

 

Considérons, un instant, ce que sa présence signifie ici. Le gouvernement israélien a accepté de permettre à l'un de ses hauts représentants diplomatiques de participer à un débat sur la légitimité de l’Etat d’Israël. C'est remarquable.

 

Pouvez-vous penser, juste une minute,  qu’un autre pays ferait la même chose? Si la « Debating Society » de l'Université de Yale avait décidé d’avoir un débat sur le thème « Notre société est d'avis que la Grande-Bretagne est un état raciste et totalitaire qui a causé un tort irrémédiable à tous les peuples du monde » , est-ce que  la Grande-Bretagne permettrait à un de ses agents d’y participer? Non.

 

Est-ce que la Chine participerait  à un débat sur le statut de Taiwan? Jamais.

 

Et il n'y a peu de chance qu’un représentant du gouvernement américain ne soit jamais autorisé à prendre part à un débat concernant son traitement des prisonniers à Guantanamo Bay.

 

Mais Israël a envoyé à M. Ran Gidor pour débattre ce soir contre un "journaliste"- en fait une star de la télé-réalité et moi-même, un étudiant en droit de 19 ans, qui est tout à fait incompétent  pour parler de la question à l’ordre du jour.

 

Tous les gouvernements dans le monde devraient en ce moment se moquer de l’Etat d'Israël - parce qu'il a oublié la règle n ° 1. Vous ne devez jamais apporter de la crédibilité à des idéologues farfelus en discutant avec eux. C'est pour la même raison que vous ne verrez jamais Stephen Hawking ou Richard Dawkins débattre avec  David Icke. Mais c’est ce que précisément fait Israël. Encore une fois, c’est se comporter d'une manière singulière, inattendue ou anormale. Se comporter comme un État hétérodoxe…

 

Cela fait cinq arguments que j’adresse aux partisans d'Israël. Mais j'ai encore une ou deux minutes de parole. Alors voici un argument pour tout le monde – Israël, volontairement, bafoue le droit international. En 1981, Israël a détruit Osirak -. Le Laboratoire de Sadam Hussein pour l’obtention de la bombe nucléaire. Tous les gouvernements dans le monde savaient que Saddam Hussein était en train de fabriquer sa bombe atomique. Et ils n'ont rien fait... A l’exception d’Israël qui ce faisant, a porté atteinte au droit international et aux usages diplomatiques. Mais qui nous a aussi tous sauvés du nucléaire irakien.

 

Cette action isolée devrait apporter de la considération à Israël aux yeux de tous les peuples épris de liberté. Mais ce ne fut pas le cas. Et ce soir, pendant que vous écoutez nos discussions, il me faut vous rappeler quelque chose : A cet instant même, l'Iran de Khomeiny travaille à la bombe. Et si vous avez un tant soit peu d’honnêteté intellectuelle, vous savez qu’Israël est le seul pays qui  a le vouloir et le pouvoir d’y faire quelque chose. Israël, par nécessité, agit d'une manière qui est en dehors des normes, et on peut espérer qu'il le fasse d'une manière destructrice. Toute personne saine d'esprit préférera un Etat d’Israël factieux que l'Iran nucléaire. Sauf Mme Booth.

 

L'auteur, un étudiant de Cambridge droit de l'Université, sera un stagiaire 2011 à UN Watch.  

   

L’auteur utilise dans son texte un jeu de mot intraduisible. Le mot « rogue » en anglais qu’on traduit habituellement par voyou, est le dérivé péjoratif d’un signifiant qui veut dire : anormal ou atypique. On pourrait le traduire par « louche » ou « pas orthodoxe » ou « pas catholique ». Dans la traduction, s’agissant d’un état (qui plus est juif donc non orthodoxe ou catholique), j’ai utilisé le terme factieux qui exprime l’idée de séparation et de comportement hétérodoxe. 

La chanson de Georges Brassens « la mauvaise réputation » exprime bien cette idée : « les braves gens n’aiment pas que -  l’on suive une autre route qu’eux ». D’où la référence à cette chanson utilisée comme titre de l’article. 

[ii] David Icke, né le 29 avril 1952 à Leicester, est un ancien joueur de football professionnel, journaliste sportif à la BBC et ancien membre du parti vert britannique. Il est depuis 1990, selon ses propres dires, un « enquêteur à plein temps sur qui contrôle vraiment le monde ». Il développe une théorie du complot selon laquelle des reptiles humanoïdes dominent secrètement le monde. (Wikipédia)

 

Et merci à Chochana Boukhobza.

 

drapeau-israel.gif

Repost 0
Published by Camus - dans Opinions
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 17:24

 

 

Le’ ha Dodi

 

Source : http://www.terredisrael.com/wordpress/?tag=lekha-dodi

Georges Chouraqui

 
Une synagogue à Jérusalem.

L'office étant terminé, David se dirigea rapidement vers les premiers rangs pour dire 'Chabbat Chalom' au rabbin et aux quelques personnes de sa connaissance, puis rebroussa chemin vers la sortie. Il fallait maintenant rentrer à la maison pour le Kiddouch .
Comme il s'apprêtait à sortir, mû par une impulsion soudaine, il se retourna pour regarder les fidèles qui sortaient un par un de la synagogue. Il regarda attentivement.
N'y aurait-il pas quelqu'un d'isolé qu'il pourrait inviter ? 'Tiens, qui est encore assis prés du mur latéral ?
Je connais pratiquement tout le monde ici, et je n'ai pas l'impression de l'avoir déjà vu'.


David s'approcha du jeune inconnu et l'examina d'un oeil expert.
Une salopette, un sac à dos, le teint mat, des cheveux bruns bouclés : un Sépharade sans doute, peut être un Marocain...
Il réfléchit encore un instant puis se dirigea vers le jeune garçon en lui tendant la main dans un geste de bienvenue : 'Chabbat Chalom! Je m'appelle David Einfild. Voulez-vous dîner chez moi ce soir ?'
Le visage soucieux du jeune garcon s'éclaira instantanément d' un grand sourire. 'Oui, merci.
Moi, c'est Mochi '. Il ramassa son sac à dos et ils sortirent ensemble de la synagogue.


Quelques minutes plus tard, ils étaient tous debout autour de la table de Chabbat de David. Alors que toute la famille entonnait 'Chalom Aleichem', David remarqua que son invité ne chantait pas. ' Peut-être qu'il est timide, ou qu'il ne sait pas chanter' se dit-il. Le jeune garcon le gratifia d'un autre de ses grands sourires et tenta de suivre, sans grand succès, mais en essayant visiblement de faire de son mieux.
Le repas commença et l'invité se détendit un peu, mais il semblait toujours un peu nerveux et ne parlait pratiquement pas. David, s'en rendant compte, fit en sorte que la conversation s'en tienne à des généralités et se cantonna à des réflexions sur la Paracha de la semaine et à des propos à bâtons rompus sur l'actualité.

 


 

Après le poisson, David remarqua que son invité feuilletait le recueil de zmiroth (chants de Chabbat), comme s'il y cherchait quelque chose. Il lui demanda en souriant : 'Vous voulez chanter quelque chose ? Je peux vous aider si vous n'étes pas sûr de l’air'.
Le visage de Mochi s'éclaira instantanément. ' Oui, il y a un air que j'aimerais bien chanter, mais je ne le trouve pas là.
J'ai beaucoup aimé ce que nous avons chanté ce soir à la synagogue.
C'était comment, déjà ?
Quelque chose avec 'Dodi'...'
David était sur le point de dire: ' C'est qu'on ne le chante pas à table habituellement...' mais il se reprit rapidement et se dit ' Après tout, si ça lui fait plaisir, quel mal y a-t-il ?'.
Il reprit à voix haute: ' Vous voulez dire Le' ha Dodi ? Attendez, je vais vous donner un Livre de Prières.'

 

Après avoir chanté Le'ha Dodi, le jeune garçon redevint silencieux jusqu'après le potage, lorsque David lui demanda 'Et maintenant que voulez-vous chanter ?'

L'invité eut l'air embarrassé, mais après avoir été encouragé, il dit fermement : 'J'aimerais vraiment chanter encore Le'ha Dodi.'
David ne fut pas surpris lorsque, ayant demandé à son invité, après le poulet, ce qu'il voulait chanter, le jeune garcon lui répondit: 'Le'ha Dodi, s'il vous plait'. David faillit s'exclamer :' Chantons un peu moins fort cette fois, les voisins vont croire que je suis cinglé', mais il se ravisa.

A la fin, David, n'en pouvant plus, suggéra gentiment, 'Vous ne voulez pas chanter autre chose?'
Son invité rougit et baissa les yeux. 'C'est que j'aime vraiment cette mélodie', murmura-t-il.


'Il y a quelque chose en elle...Je l'aime vraiment.' Ils avaient bien dû chanter huit ou neuf fois ' La Mélodie '. David ne savait plus très bien...il avait perdu le compte.
Plus tard dans la soirée, lorsqu 'ils purent parler tranquillement, David lui dit :' Nous n'avons pas eu beaucoup le temps de bavarder. D'où étes - vous ?'
Le garçon eut l'air ennuyé, puis, tout en regardant le plancher, répondit doucement : ' De Ramallah '.
David sentit son coeur s'arrêter dans sa poitrine. Il n'était pas sûr d'avoir entendu le garçon dire ' Ramallah ', une grande ville arabe de Judée-Samarie.
Il se reprit rapidement et se dit qu'il avait dû dire ' Ramleh ', une ville israélienne. David dit:' Oh oui, j'ai un cousin là-bas.
Est-ce que vous connaissez Effie Golberg ? Il habite rue Herzl.'
Le jeune garcon secoua la tête et dit avec tristesse : 'Il n'y a pas de Juif à Ramallah.'

 

David eut le souffle coupé. Il avait bien dit ' Ramallah '!
Ses pensées se précipitaient.
Est-ce qu'il venait de passer Chabbat avec un Arabe ?
Pas d'affolement ! Tu vas respirer à fond et essayer d'y voir plus clair.
Il secoua rapidement la tête et dit au garçon : 'Je suis désolé , je m'y perds un peu. A propos, j'y pense maintenant, je ne vous ai même pas demandé votre nom de famille.
Comment vous appelez-vous ?'

 

Le garçon eut un moment l'air terrifié, puis, se raidissant, il dit calmement: 'Brahim Ibn-Esh-Hussein.'
Mochi semblait encore plus terrifié maintenant. A l'évidence, il savait ce que David pensait. Il s'écria précipitamment : ' Attendez ! Je suis juif ! J'essaye simplement de savoir où se trouve ma place.'
David restait sans voix. Que pouvait-il dire ?

 

Mochi hésita, puis rompit le silence. 'Je suis né et j'ai grandi à Ramallah. On m'a appris à haïr mes 'oppresseurs' juifs et à penser que les tuer était un acte héroïque. Mais j'ai toujours eu des doutes à ce sujet. On nous apprend que la Sunna, la tradition, dit que ' Nul d'entre vous n'est un croyant s'il ne désire pas pour son frère ce qu'il désire pour lui-même '. J'ai réfléchi et je me suis demandé, est-ce que les Yahud (les Juifs) ne sont pas un peuple eux aussi ? N'ont-ils pas, comme nous, le droit de vivre ? Si nous devons être bons envers tout le monde, comment se fait-il que les Juifs soient tenus à l'écart ?'


'J'ai posé ces questions à mon père et il m'a chassé de la maison. Comme ça, sans rien d'autre que les vêtements que j'avais sur le dos.

 

Mais ma décision était prise : je voulais partir et vivre avec les Yahud jusqu'à ce que je me fasse une idée de ce qu'ils sont réellement.'
Mochi poursuivit :
'Je revins à la maison cette nuit-là pour rassembler mes affaires et les mettre dans mon sac à dos. Ma mère me surprit en pleins préparatifs. Elle me parut pale et troublée, mais elle était calme et me parla gentiment. Je lui expliquai que je voulais aller vivre quelque temps avec les Juifs pour voir comment ils étaient réellement, et que, peut-être, j'envisagerais même de me convertir.

 

'Elle devenait de plus en plus pale en m'entendant, et je crus qu'elle était en colère, mais je me trompais. C'était autre chose qui lui faisait mal. Elle murmura:' Tu n'as pas besoin de te convertir. Tu es déjà juif.'
'J'étais sous le choc. Ma tête se mit à tourner et pendant un moment, je fus incapable de parler. Puis je balbutiai 'Qu'est-ce que tu veux dire ?'


'Dans le judaïsme, me dit-elle, la religion se transmet par la mère. Je suis juive, cela signifie que tu es juif.'
'Je n'avais jamais eu l'idée que ma mère puisse être juive. Je suppose qu'elle voulait que personne ne le sache. Elle ne devait pas être très satisfaite de sa vie car elle murmura soudainement : 'J'ai fait une erreur en épousant un Arabe. A travers toi, ma faute sera rachetée.'


'Ma mère s'exprimait toujours comme ça, de manière un peu poétique. Elle s'éloigna et revint avec de vieux documents qu'elle me tendit : c'était mon bulletin de naissance et sa vieille carte d'identité israélienne, qui me permettraient de prouver que j'étais juif. Je les ai là, avec moi, mais je ne sais pas quoi en faire.

 

' Ma mère avait encore en main un papier qu'elle hésitait à me donner. Elle finit par dire:' Tiens, autant que tu prennes ça aussi. C'est une vieille photo de mes grands-parents , qui a été prise alors qu'ils cherchaient la tombe d'un de nos ancêtres très vénéré. Ils sont allés dans le nord et ont trouvé la tombe, et c'est là que cette photo a été prise.'

 

David posa doucement sa main sur l'épaule de Mochi, qui leva les yeux, et on lisait dans son regard un mélange de crainte et d'espoir. David demanda:' Tu as la photo avec toi ?'
Le visage du garçon s'éclaira. 'Oui, bien sûr ! Je l'ai toujours avec moi.'
Il chercha dans son sac à dos et en sortit une vieille enveloppe froissée.


David sortit avec précaution la photo de l'enveloppe, prit ses lunettes, et regarda attentivement. Ce qu'on voyait au premier abord, c'était une photo de groupe : une vieille famille Sépharade du début du siècle. Puis, il se concentra sur la tombe autour de laquelle se tenaient les personnages. Lorsqu'il parvint à lire l'inscription sur la pierre tombale, il faillit laisser tomber la photo. Il se frotta les yeux pour être sûr qu'il avait bien lu. Il n'y avait pas le moindre doute. La photo avait été prise dans le vieux cimetière de Safed, et la tombe était celle du grand kabbaliste et tsaddik Rabbi Shlomo Alkabetz, l'auteur de 'Le'ha Dodi.'

 

'David expliqua à Mochi, d'une voix tremblante d'excitation, qui était son ancêtre. 'C'était l'ami du Ari zal, un grand Sage, un Juste, un mystique. Et tu vois, Mochi, c'est ton ancêtre qui a écrit cette mélodie que nous n'avons pas arrêté de chanter ce Chabbat : Le'ha Dodi.'

 

Cette fois, c'était au tour de Mochi de rester sans voix. David se leva lentement, encore sous le choc de ce qui venait de se passer. Il tendit une main tremblante et dit: ' Bienvenue à la maison, Mochi ! Et maintenant, que dirais-tu de te choisir un nouveau nom ?'


Extrait de :  Moncey, Kiryat Sefer, and Beyond.
L'histoire est véridique, seuls les noms ont été modifiés.

Repost 0
Published by Camus - dans nouvelles
commenter cet article
29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 14:54

 

 

Bienfaits du citron.

 


http://annemarl.canalblog.com/images/citron.gif

Le citron (citrus) est un produit miraculeux pour tuer les cellules cancéreuses.
Il est 10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie.
Pourquoi ne sommes-nous pas au courant de cela?
Parce qu'il existe des laboratoires intéressés par la fabrication d'une version synthétique  qui leur rapportera d'énormes bénéfices.
Vous pouvez désormais aider un ami qui en a besoin en lui faisant savoir que le jus de citron lui est bénéfique pour prévenir la maladie.


http://www.lesbaux.fr/photos/citronnier.jpg
Son goût est agréable et il ne produit pas les horribles effets de la chimiothérapie. Si vous en avez la possibilité, plantez un citronnier dans votre patio ou votre jardin.
Combien de personnes meurent pendant que ce secret est jalousement gardé pour ne pas
porter atteinte aux bénéfices multimillionnaires de grandes corporations ?
Comme vous le savez, le citronnier est bas, n'occupe pas beaucoup d'espace et est connu
pour ses variétés de citrons et de limes.

 http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQena2y4HYiUMnQa_6TzOj1TpabHgiHTgSYdk7SFrcL_fz63b8i-Q
Vous pouvez consommer le fruit de manières différentes: vous pouvez manger la pulpe,la presser en jus, élaborer des boissons, sorbets, pâtisseries, ...
On lui attribue plusieurs vertus mais la plus intéressante est l'effet qu'elle produit sur les kystes et les tumeurs.
Cette plante est un remède prouvé contre les cancers de tous types. Certains affirment qu'il est de grande utilité dans toutes les variantes de cancer.


On la considère aussi comme un agent anti microbien à large spectre contre les infectionsbactériennes et les champignons, efficace contre les parasites internes et les vers, elle régule la tension artérielle trop haute et est antidépressive, combat la tension et les désordres nerveux.

  http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS_WHD9v1ON7zWYfakf4FkN6HweNpMkEkbbWiwXOoMgYGVzHv88
La source de cette information est fascinante: elle provient d'un des plus grands fabricantsde médicaments au monde, qui affirme qu'après plus de 20 essais effectués en laboratoire

depuis 1970, les extraits ont révélé que:
Il détruit les cellules malignes dans 12 types de cancer, y compris celui du côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas...


  Les composés de cet arbre ont démontré agir 10.000 fois mieux que le produit Adriamycin, une drogue chimiothérapeute normalement utilisée dans le monde, en ralentissant la

croissance des cellules du cancer.

 
Et ce qui est encore plus étonnant: ce type de thérapie avec l'extrait de citron détruit nonseulement les cellules malignes du cancer et n'affecte pas les cellules saines.

 

Institut de Sciences de la Santé, L.L.C. 819 N.

Causez Street, Baltimore, MD 1201
 
ENVOYER A TOUT LE MONDE... ! ! ! ! !

Repost 0
Published by Camus
commenter cet article
27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 19:36

 

Hédi Bouraoui : un nouveau livre

 

« Méditerranée à voile toute, roman pluriel et fascinant d’un accomplissement extraordinaire sur trois générations ! Entrelacs du passé, du présent et de l’avenir ! Télescopage de l’Histoire et du mythe, du monde d’Hannibal et de celui d’Ulysse ! Fluctuations entre la réalité et le monde virtuel, Neptune présidant à toutes les destinées ! » Elizabeth Sabiston

 

 

hedi-1-.jpg

Hédi Bouraoui portrait par Kiat Lim Chew

 

L'auteur : Hédi Bouraoui est né à Sfax, en Tunisie. Éduqué en France, il enseigne et écrit à Toronto. Il est l’auteur d’une vingtaine de recueils de poésie, d’une douzaine de romans, et d’une dizaine d’essais de critique littéraire où il fait l’analyse d’une francophonie plurielle.


vermillonÉditions du Vermillon

Collection : Romans

348 pages

ISBN : 978-1-926628-07-3

Date de parution : 2010/10

Format : 15,25 cm x 22,9 cm

Reliure : Allemande

Code : VER374

Prix : 25.00 $

 

Au milieu d’une Méditerranée grouillante de vie, où crises et drames surviennent en cavalcade, Hannibal Ben Omer, à la fois omniprésent et secret, résout les énigmes, excepté la sienne propre.

 

Guidé par son humanisme, ce Carthaginois immigré en Sicile porte haut les couleurs de la tolérance et se moque des barrières de race ou de religion. Curieux de tout, il demeure indéchiffrable. Qui est-il ? Où va-t-il ? Pourquoi délaisse-t-il sa femme Laura et Télémaque, leur enfant ?

 

Celui-ci, à son tour, quitte le foyer natal et, en fin limier, débarque à Malte où il entreprend une enquête sur celui qu’on a surnommé Le Marcheur. Tout en suivant les traces de son père, il le redécouvre par les témoignages de ceux qui ont croisé son chemin. Télémaque apprend à voir le monde par le prisme d’un Carnet où son père a consigné réflexions et aveux. L’amour filial résistera-t-il à la révélation de la vérité ?

logo 0

COORDONNÉES ÉDITEUR  

 

Les Éditions du Vermillon

305, rue Saint-Patrick

Ottawa (Ontario) K1N 5K4

Tél. : 613 241-4032

Fax : 613 241-3109

leseditionsduvermillon@rogers.com

Vermillon

 

Pour se procurer le livre, commandez-le chez votre libraire ou à l’adresse suivant : www.livres-disques.ca les frais de transport seront moindres.


 

papillon.gif


 
Repost 0
Published by Camus - dans littérature
commenter cet article
25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 15:55

 

 

Sénégal : Distribution de moutons par l’ambassadeur Gidéon Béhar à des nécessiteux


 

C’est désormais une tradition israélienne au Sénégal. Comme à chaque « fête du sacrifice » l'Ambassade d’Israel Dakar procède à un don de 99 moutons (99 noms d’Allah) aux nécessiteux.


Son Excellence Gideon Behar, ambassadeur d’Israël au Sénégal, a organisé comme chaque année à l’occasion de fête de l’Aïd une cérémonie de remise de moutons au Centre ‘’Amadou Malick Gaye’’ du quartier de Bopp, à Dakar.


’’Ce don unique en son genre, entre dans le cadre de la coopération toujours active entre Israeël et  le Sénégal et plus particulièrement dans le dialogue entre les différentes communautés religieuses. Un dialogue dans lequel nous accordons tous beaucoup d’importance’’ a dit l’ambassadeur israélien.

 

Gideon-Behar.jpg

’’Il est prévu d’offrir 99 moutons, parce que ce nombre symbolise les quatre vingt-dix-neuf noms d’Allah. Et la Tabaski reste un moment de réjouissance familliales et de partage’’ at-il ajouté.

 

Son Excellence Gidéon Behar  est venu offrir des moutons à des personnes handicapées, pour la fête de l’Aid El Kébir (Tabaski). Il est arrivé  pour offrir et distribuer des moutons aux nécessiteux autour d’un impressionnant dispositif sécuritaire.

 

Car, en plus des dizaines d’éléments du Groupement d’intervention de la  Gendarmerie nationale (Gign) mobilisés pour la circonstance, il y avait près d’une dizaine d’éléments de sécurité de l’Ambassade d’Israël au Sénégal, visibles un peu partout à l’intérieur et en dehors du centre. Ces derniers de type occidental étaient de loin de passer inaperçu avec leurs lunettes de soleil et leur physique de barbouze.

 

Ainsi, les  personnes présentes ont eu droit à une fouille systématique, avant qu’ils n’accèdent à l’intérieur. Les détenteurs de sac, surtout les femmes, ont été obligés de l’ouvrir, pour montrer le contenu et dire les raisons de leur présence sur les lieux. Toutes les entrées étaient filtrées jusqu’à exaspérer même certains, qui s’interrogeaient sur les raisons de cette étonnante sécurité.

 

 

Même les véhicules qui stationnaient au bord du centre n’ont pas été épargnés. Certains ont été contraints de s’éloigner un peu plus loin des lieux. Au loin également, l’on apercevait les tireurs d’élite du Gign avec des jumelles, perchés sur les deux immeubles distants du centre de 50 mètres. Les Israéliens, conscients du danger qui plane sur le Sénégal, n’ont pas lésiné sur les moyens sécuritaires et donnent ainsi un signal fort à ceux qui tenteraient de commettre du mal à leur endroit.

 

Moutons-de-Dakar-.jpg

L’Etat hébreu a en effet, détaché des éléments de sécurité israéliens, au Sénégal pour veiller sur la sécurité de ses représentants. L’Etat d’Israël prend très au sérieux les menaces formulées par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) à l’endroit du Sénégal. Depuis quelque temps, en effet, l’Etat hébreu a détaché des éléments de sécurité israéliens, pour veiller sur la sécurité de ses représentants au Sénégal.


Des menaces d’attentat d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique)  pèsent aujourd’hui sur le Sénégal, en représailles à la décision des autorités sénégalaises d’extrader des Salafistes mauritaniens et marocains dans leurs pays respectifs.

 


Écrit par Aly FALL, avec adaptation de Ftouh Souhail


A lire sur l’article original sur www.lequotidien.sn

Repost 0
Published by Camus - dans Revue de presse
commenter cet article
24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 11:31


L’armée israélienne invente un serpent drone – par Jean-Patrick Grumberg

 

 Source : Europe-Israël

 

http://europe-israel.org/img/logo.png

http://www.europe-israel.org/wp-content/uploads/2010/11/Robot-Serpent.jpgL’armée israélienne vient d’inventer un robot serpent… qui se reproduit. 

Totalement autonome, il se déplace en rampant tel un serpent, et il est capable de se reproduire en cas d’attaque ! Inspiré du corps des reptiles, il possède un cerveau, des capteurs, des moteurs, ainsi que des batteries lui permettant une autonomie totale de mouvement. Il peut donc se faufiler à travers les bois, dans les trous, et dans tous les endroits généralement difficiles d’accès. 

 

Mais la chose la plus étonnante reste que ce robot-serpent est capable de se reproduire après avoir été touché par un impact. Une fois endommagé, il libère en effet de petites répliques de lui-même tout aussi autonomes, qui continuent alors la mission et peuvent également se faufiler à travers les obstacles. Une prouesse technique hallucinante et terriblement efficace qui servira notamment au service des renseignements généraux.

 

Merci à Ftouh Souhail, Tunis

 

 

 

 

papillon.gif

Repost 0
Published by Camus - dans Israël
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 13:26

Le Glaive et l'Esprit 

 

 

De la main ou la voix, 

Pour qui la bénédiction du père ?   

Est-ce le Glaive ou l'Esprit

Qui règnera sur la terre ?

 

Ils sont nés jumeaux,

Frères des mêmes entrailles ;

Sur lequel des deux,

Se posera la bénédiction d'Abraham ?

 

L'un d'eux était fort

Et habile à la chasse ;

Il aimait le rouge des champs

Et il parlait aux vents.

 

Qu'ai-je à faire des études

Et des questions sans fin ?

Je suis homme d'aventure,

Le monde m'appartient.

 

De la main ou la voix

Pour qui la bénédiction du père ?

Est-ce le Glaive ou l'Esprit

Qui règnera sur la terre ?

 

Le plus jeune retenait encore par la main

Le talon de l'aîné, habité par la faim.

 

Jacob, sous les tentes

Méditait en silence 

Une histoire d'errance 

Et d'une promesse qui chante.

 

Qu'ai-je à faire sur la terre

Lieu des rixes et des guerres ?

Je suis homme de prière,

Le fils de mes pères.

 

Mais en son for intérieur, la mère des jumeaux

Ordonnait au plus jeune de ses fils

De se vêtir de la main d'Esaü

Et couvrir ainsi sa peau lisse.

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTOeZ83qo3wwxraR1ivkAQMa3wW7FXfxJfNgEXZeZdmLbtO8JPwBw

Isaac le père, aimait le champ béni de Dieu,

Il espérait voir ses deux fils unis en tous lieux ;

Ne sont-ils pas frères de la même mère ?

Chacun de mes fils porte en lui sa propre lumière !

 

Entre la force et la prière

Pour qui la bénédiction du père ?

Ne faut-il pas et le glaive et l’esprit

Pour travailler et garder le jardin de la terre ?

 

Jacob, homme intérieur saura  transformer ses peurs

Et Esaü, homme extérieur réveiller l'étincelle de chaque lueur ;

De ces deux vocations, je ne saurai choisir,

Pour l'identité d'Israël, ils devront s'unir !

 

Au chasseur des âmes perdues, j’offrirai la bénédiction matérielle

Et au veilleur des secrets intérieurs, la bénédiction spirituelle ; 

Isaac ignorait l'accord conclu entre frères,

Du droit d'aînesse, Ésaü n'avait que faire !

 

Le plus jeune retenait encore par la main

Le talon de l'aîné, habité par la faim.

 

Fatigué du labeur de la terre,

Esaü aspirait aux énergies rouges cuisinées par son frère

Et renonçant à sa noble mission

Il a perdu la bénédiction.

 

La main est celle d’Esaü

Mais la voix est celle de Jacob !

La bénédiction du père s'est envolée

À l'âme du  plus jeune, elle s’est attachée.

 

La rosée des cieux et la saveur de la terre

Accompagnent les enfants du troisième père

Mais qu'ils oublient que leur voix est prière

Et le ciel et la terre refuseront la Parole qui désaltère.

 

« Tu vivras à la pointe de ton épée »

Est une bénédiction de guerre,

La haine de l'aîné

S'est portée sur le jeune frère.

 

Oubliant la terrible cession

Qui lui a fait perdre la bénédiction

Dans un grand cri d'amertume,

Il jure qu'il n'oubliera pas l'imposture ;

 

Depuis lors, boitant entre l'épée et la prière

Jacob avance sur les chemins de la terre ; 

Il porte haut les deux bénédictions du père

Et se sert de la parole comme d’une épée de lumière.

 

 

Rachel Franco 

21 novembre 2010

 

 

Repost 0
Published by Camus - dans Poésie
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 11:30

 



 
Recette : les fricassés



Ordre de préparation :

1. Il est préférable de préparer La Slata Méchouïa (salade braisée) à l'avance, pour ne pas faire tout a la fois le même jour.
2. Préparer la pâte.
3. Bouillir les œufs et les pommes de terre pendant la levée de la pâte.
4. Ouvrir le thon et servir.

Ingrédients pour la pâte.

1 kg de farine à pain, en France type 55, tamisée
2 cuillères à soupe de levure hydratéee ou 50 grammes de levure de bière.
2 3/4 verres d'eau tiède.
1 à 2 cuillérées a soupe de sucre, selon le goût.
1 œuf.
1 cuillérée a soupe de sel fin.
1/3 de verre d'huile.

Pour frire :

3/4 de litre d'huile
1/3 de carotte.


Préparation :

La pâte. Mettez dans le mixer malaxeur la moitié de la farine, le sucre et la levure.

Ajoutez le reste de la farine. Mélangez. Ajoutez le sel, le jaune d'œuf et l'eau progressivement. Mélangez, ajoutez l'huile. Mélangez pendant 5 minutes. Si la pâte ne colle pas aux doigts et aux parois du mélangeur, elle est prête à lever.

Posez la pâte sur une plaque de bois enfarinée, couvrez. Tout ce que vous préparez de bon cœur sera bon, sinon il aura le goût de votre humeur. Laissez la pâte lever 20 minutes. Il est possible, même préférable d'écouter de la musique. La pâte aime l'ambiance.

 

  http://img97.imageshack.us/img97/2130/500019ej.jpg

 

La pâte


La pâte a déjà doublé son volume. Pétrissez la, en vous servant des paumes de vos mains, étirez la pâte en avant avec la main droite et en la tenant de a main gauche. Laissez lever. Plus vous pétrissez, le résultat sera meilleur... Il plus facile de se servir d'un riouleau patissier.

Coupez votre pâte en trois, pétrissez et couvrez la. Laissez lever 15 minutes.

Formez des petits pains que vous placerez dans deux plateaux sur des serviettes, couvrez et laissez lever.

Nota : cette pâte suffit a préparer entre 18 à 20 petits pains. Nous préparons d'habitude de cette pâte dix fricassés et le reste sera enfourné, comme pain. Ainsi nous ne mangeons pas trop de frits, un pour chacun suffira amplement et le reste est gardé pour les visiteurs. Et noues en offrons deux ou trois selon l'appétit de la maisonnée. Si vous êtes plus nombreux, c'est autre chose : on s'amuse plus, si on est en société.

Chauffez l'huile entre-temps dans un ustensile assez profond. Pelez une carotte, coupez la en trois, mangez en deux parties et placez la troisième dans l'huile. Ce morceau de racine attirera l'huile pendant la cuisson et les petits pains n'en seront pas imbibés. Pour savoir si l'huile est prête, y mettre un petit bout de pâte : quand il remonte à la surface après un petit laps de temps, l'huile est prête à fricasser.

 

http://img110.imageshack.us/img110/1374/500043zo.jpg

Frire : feu doux à moyen

 


Dès que les petits pains ont levé (ils ont doublé de volume, ils sont frais au toucher et très légers), trempez les dans l'huile deux par deux, laissez frire et retournez les. Frire la seconde face. Attention si l'huile est trop chaude la pâte ne sera pas cuite à l'intérieur et si elle n'est pas chaude la pâte risque de s'imbiber. Alors choisissez de préférence le deuxième feu, par ordre grandissant.

Nota : les fricassés augmentent de volume quand ils sont plongées dans l'huile.
Laissez égoutter l'huile dès que les pains sont prêts en les posant sur une passoire, et ensuite sur une serviette buveuse de papier dans un plateau.

 

http://img97.imageshack.us/img97/4093/500038hr.jpg

Egoutter



La salade braisée (slata méchouïa) :

Ingrédients :

5 grosses tomates
4 poivrons
2 piments piquants
1 gousse d'ail
Huile d'olive de Sfax
Sel
Citron
Poivre

Préparation :

Faites griller les tomates, les poivrons, les piments et l'ail de préférence sur une flamme. Vous pouvez profiter de votre barbecue pour griller les légumes de suite après les viandes : vous aurez ainsi une slata méchouïa toute prête dans le réfrigérateur, à toute occasion.
Lorsque les légumes sont bien grillés, pelez les et passez dans un Moulinex. Il est préférable de les couper fins, à l'aide de deux couteaux sur une planche de cuisine.
Assaisonnez et huilez juste avant de servir, l'huile d'olive laissant une matière grasse sur les aliments laissés dans le frigidaire.

Les suppléments :

Deux œufs durs coupés en rondelles
Trois pommes de terre coupées en rondelles (bouillies en même temps que les œufs)
Deux boites de thon (320 grammes) égoutté de son huile
Olives dénoyautées
Piments grillés (facultatif)
Câpres (facultatif)

 

http://img167.imageshack.us/img167/4426/30470844ua5.jpg

Bon appétit


Servir les fricassés :

Ouvrir les petits pains, les enduire de salade braisée, y ajouter du thon, des olives des rondelles de pommes de terre et d'œufs, plus les facultatifs si vous voulez. Servir en souhaitant bon appétit.


C'est bon? C'est appétissant ? Bonne santé.

Camus fait de la bonne cuisine.

 

papillon.gif

Repost 0
Published by Camus - dans recettes
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 10:51

Lien primal 

 

  

hedi-1-.jpg

 

 Hédi Bouraoui


Sfax ville natale surgit

Poulpe rayonnant tentacules

Toujours ce soleil fulgurant

Remonte la route vers la Capitale

Lointaine concordance de l’absolu

Je cherche la chéchia aux yeux

Des portes de Bab-Diwane vers la mer

A battre ardemment pour attendrir la chair

Et dépecer peau comestible

Rien que pour le souvenir du goût

Chakchouka aux pois verts, piments rouges

Qu’une tendre sœur prépare une fois l’an...

Je ravale ma naissance au lieu-dit du savoir

Rehaussé par une famille corrosive

Qui ne te laisse jamais oublier son ascendance.

 

  

Sfax, Soleil de vérité

Ville aux branches d’olivier

Tu mets du baume

Au cœur de chaque regret

Des calamités et du destin traître

De ton Olive, tu étanches

La soif des damnés de la terre

Ta lumière nourrit les éclairs

Ton esprit foudroie les fantômes

Ton arbre mien plonge

Ses racines dans le phréatique

Du ciel inversé de l’adversité

Et redore notre fierté de figue de barbarie

Témoin de la sereine splendeur

Qui racle les épines des envieux

N’es-tu pas la médiatrice de l’espoir

Entre Capitale et pleines saheliennes ?

Tu relèves les défis de cette dédaigneuse

Acerbe dans sa servitude à tant d’aléas

Et quand elle t’abandonne à la Porte du sud

Le No man’s land saharien vient à ton secours

Peu importe le dédain et l’envie

Peu importent les calanques tunisoises

Safakous a inauguré notre prestige

Et nous devons lui rendre la pareille

A l’aune de sa majestueuse oliveraie


 

Hédi Bouraoui, Toronto

 

CMC.jpg

 

Canada Mediterrannee Center

Repost 0
Published by Camus - dans Poésie
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:07

Tel Aviv, tous les vendredis.  

 

 

Je vous prépare des fricassés. En attendant qu'ils soient frits, regardez les habitants de Tel Aviv s'amuser.
Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article