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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 12:24

 

A la recherche des criminels nazis

 

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Source : http://www.juif.org/video/4808,nazis-l-ultime-traque.php

 

 

Depuis la mort de Simon Wiesenthal, c'est Efraïl Zuroff qui a pris le relais de la recherche des criminels nazis en fuite en lançant l'opération " Last Chance " selon la devise : "Il n'est jamais trop tard pour poursuivre ces criminels nazis, mais le temps presse".

Une fois par an, en Autriche, ils arborent leurs décorations et leurs bannières. Admirative, la jeune garde crâne rasé assure leur protection et rêve du retour du grand Reich. Les émules d'Hitler sont à nos portes, au c?ur de l'Europe.

Un film de Gérard Beaufils, Mathieu Sarfati et Alexandre Fronty.

 

 

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 08:31

 

                                                       
Le jeune roi Arthur

Le jeune roi Arthur tomba un jour dans une embuscade et fut fait prisonnier par le monarque d'un royaume voisin.  

Le monarque aurait pu le tuer mais fut ému de la jeunesse et de la joie de vivre d'Arthur.

   

Alors il lui offrit la liberté contre la réponse a une question très difficile.  

Arthur aurait une année pour deviner la réponse et s'il ne pouvait

la donner au bout de ce délai il serait tué.

La question était : que veulent réellement les femmes ?

 

Une telle question laisserait perplexes les hommes les plus savants

et pour le jeune Arthur cela semblait être une quête impossible. Mais

Comme c'était quand même mieux que la mort, il accepta la proposition

du monarque de lui ramener la réponse au bout d'un an.

 

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 Il retourna dans son royaume pour interroger tout le monde : les princesses,

les prostituées, les prêtres, les sages et le fou de la cour. Il parla a chacun mais personne ne put lui donner une réponse satisfaisante. Ce que la plupart des gens lui dirent fut d'aller consulter la vieille sorcière qui était la seule à pouvoir connaître la réponse.

 

Le prix en serait élevé car la sorcière était connue dans tout le royaume pour les prix exorbitants qu'elle demandait.

Le dernier jour de l'année arriva et Arthur n'avait pas d'autre choix que d'aller parler à la sorcière. Elle accepta de répondre à sa question mais il devait d'abord accepter son prix.

 

La vieille sorcière voulait épouser Gauvain, le plus noble des Chevaliers de la Table Ronde et le plus cher ami d'Arthur.

Le jeune Arthur fut horrifie la vieille sorcière était bossue et terriblement laide.

Elle n'avait qu'une dent, sentait comme l'eau des égouts, faisait souvent des bruits obscènes. Il n'avait jamais rencontré de créature aussi répugnante.

Il refusait de forcer son ami à l'épouser et d'endurer un tel fardeau.

 

Gauvain en entendant la proposition parla à Arthur. Il lui dit que ce n'était pas un si terrible sacrifice pour sauver la vie d'Arthur et préserver la Table Ronde.

 

Ainsi le mariage eut lieu et la sorcière répondit à la question.

Ce qu'une femme veut vraiment c'est de pouvoir décider de sa propre vie.

Chacun sut à l'instant que la sorcière venait de dire une grande vérité et que la vie d'Arthur serait épargnée. Et ce fut le cas. Le monarque voisin épargna la vie d'Arthur et lui garantit une totale liberté.

Quel mariage ! Arthur était tenaille entre le soulagement et l'angoisse.  

Gauvain se montrait agréable comme toujours, charmant et courtois.  

 

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La vieille sorcière montra ses plus mauvaises manières. Elle mangea avec les doigts, rota et péta et mis tout le monde mal a l'aise. La nuit de noce approcha. 

Gauvain se préparant psychologiquement pour la nuit de noce entra dans la chambre.

 

Mais quelle surprise ! La plus belle femme qu'il ait jamais vue se tenait devant lui.

Gauvain était éberlué et demanda ce qui se passait. La beauté répondit que comme il avait été gentil avec elle quand elle était la sorcière, elle serait la moitié du temps horrible et déformée et l'autre moitié une magnifique jeune fille. Quelle forme voulait-il qu'elle prenne le jour et la nuit ? Quelle question cruelle...?

 

Gauvain commença à réfléchir à ce problème : pendant la journée une belle femme à montrer à ses amis mais la nuit, dans l'intimité une vieille et sinistre sorcière, ou bien dans la journée une hideuse sorcière mais la nuit une belle femme pour jouir des moments intimes?

Que feriez-vous ?  

Ce que choisit Gauvain est écrit plus bas mais ne lisez pas avant d'avoir fait votre propre choix.

 

Le noble Gauvain répondit à la sorcière qu'il la laisserait choisir elle-même.

 

En entendant cela elle annonça qu'elle serait belle tout le temps parce qu'il l'avait respectée et l'avait laissé décider elle-même de sa vie.

 

Morale de l'histoire (Conficius) :

- Laissez votre femme décider. Cela ira dans le sens de vos intérêts.

« Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés ».

 

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 16:33

LA PRIÈRE     

 

    " Mon Dieu, je vais travailler tous les jours pendant 8 heures et je ne compte pas les 3 heures que je passe en plus dans le bus..... 
Tout ça pendant que ma femme reste à la maison!!! Je voudrais qu 'elle sache comment gagner l' argent est pénible… 
Pourriez-vous échanger nos corps afin qu 'elle se rende compte de mon calvaire?!" 
Le Bon Dieu, dans son infinie bonté, exauça son souhait. Le lendemain matin l' homme se réveilla changé en femme.. Alors, elle...  

 

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1. Fit cuire le déjeuner pour la famille 
2. Réveilla les enfants 
3. Prépara leurs vêtements pour l' école 
4. Les fit manger 
5.. Emplit leurs boîtes à goûter 
6. Les conduisit à l' école 
7. Reprit le linge du pressing en revenant à la maison 
8. s' arrêta à la banque 
9. Passa au supermarché pour quelques courses 
10.Revint à la maison pour déballer et ranger les courses 
11. Prit le courrier dans la boîte aux lettres et paya les factures 
12. Nettoya la litière du chat et lava le chien 
13. Mangea seule en 10 minutes

 14. Se dépêcha de faire les lits 
15. Fit la lessive 
16. Passa l' aspirateur, épousseta, balaya et lava le sol 
17. Courut à l' école ramener les enfants et dut subir leurs cris dans la voiture en revenant 
18. Leur donna quelque chose à boire et à grignoter 
19. Leur fit faire leurs devoirs 
20. Sortit la planche à repasser et regarda la TV en repassant 
21. Commença à éplucher les patates et laver les légumes pour la salade 
22. Prépara la viande et une tarte aux pommes pour le dessert

 23. Servit le repas du soir, puis, elle nettoya la table et la cuisine 
24. Emplit le lave-vaisselle 
25. Ramassa le linge des uns et des autres qui traînait un peu n' importe où et alentour dans le lave-linge 
26. Donna le bain des enfants et les mit au lit et.... 
27. À 21h00, exténuée même si ses corvées de la journée n'étaient pas terminées, elle alla au lit où on attendait d' elle qu 'elle veuille bien faire l' amour....  Ce qu 'elle fit sans se plaindre.

 
 Le lendemain matin elle se leva et se mit à genoux près du lit et pria: "Mon Dieu, je ne sais pas ce à quoi je pensais... j' ai eu tort d' envier ma femme qui restait à la maison. s' il vous plaît, faites que nous puissions chacun reprendre nos corps d' origine." Le Bon Dieu dans son infinie bonté lui répondit: 
"Mon fils, je crois que tu as assimilé la leçon et je serais heureux de ramener les choses telles qu' elles étaient mais, il va falloir que tu attendes 9 mois... Tu es tombée enceinte hier soir !!!! " BONNE  JOURNÉE  !!!...
 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 20:02
   

 

Isaac notre patriarche

Cette promesse déjà entendue d'une bénédiction en lui, devenue cette fois-ci une bénédiction en sa descendance, promesse faite au Père des familles de la terre, a labouré son être de mille-et-une questions.
Qui sera-t-il cet enfant attendu, rêvé et espéré et pourtant dénié par la carte du ciel que sait lire Abraham, l'Hébreu ? 
 
Mais l'Éternel lui avait dit de « sortir » et de porter son regard bien haut dans les cieux, au-delà des étoiles, au-dessus du soleil, en un lieu hors nature où les lois du déterminisme n'ont plus aucun pouvoir pour figer le sort des hommes. Il l'avait invité à sortir de ses propres limites pour habiter le temps quand il se fait Éternité.
 
Il avait donc fallu qu'Abraham se mette en chemin vers sa terre intérieure pour mériter que lui soient dévoilés les secrets de la terre de Canaan. Il fallait à présent qu'il quitte le centre de sa terre pour visiter son ciel et entendre la voix de la promesse d'un à venir sur la terre des hommes.
 
Mais que peut être cette promesse qui s'installe dans un futur voilé et que peut être le temps quand il se fait Éternité ? Pourquoi cet enfant devra-t-il se nommer Isaac et que peuvent signifier profondément les rires de ses parents ?
 
Enfin, quelle est cette assurance qui donne au peuple d'Israël, aujourd'hui comme hier et hier comme demain, la force de traverser tant de tourments insupportables, tant de haines viscérales, tant de regards malsains sans jamais perdre l'espoir d'un rire universel qui se moque du ridicule des situations figées par les pensées obsolètes des grands de ce monde, qui se moque de leurs plans et projets, eux qui se leurrent du pouvoir de décider de l'avenir de la terre d'Israël et du peuple d'Israël ?
 
En hébreu, Isaac veut dire « il rira », car père et mère bien avancés en âge ont souri, puis rit intérieurement de cette annonce extraordinaire d'une engeance à venir, qui se moque des lois de la nature.
 
« Il rira » est un futur qui promet la délivrance et la joie d'un Vivre ensemble tant espéré pour les hommes. Ce futur, je voudrai l'interroger avec vous et visiter les mots qui disent le temps hébreu pour tenter de comprendre un peu du sens de la promesse divine.
 
Isaac, selon la kabbale, est la « personnalisation » de la Colonne de la Rigueur, Guevorah. La Tradition dit qu'Isaac affrontait ses ennemis avec le sourire et qu'il connaissait le secret de la dérision ; c'est avec le rire qu'il démasquait les forces négatives et faisait tomber les écorces du Mal.
 
 Son nom s'écrit avec un Youd dont la valeur est 10, un Tsadé dont la valeur est 90, un Het dont la valeur est huit et un Kouf  dont la valeur est 100.
 
Le Youd renvoie à la dixième épreuve d'Abraham concernant la ligature d'Isaac, le Tsadé renvoie aux 90 ans de Sarah lorsqu'elle a mis au monde son fils, le Het renvoie aux 8 jours de l'alliance de la circoncision et le Kouf renvoie aux 100 ans d'Abraham lorsqu’enfin il est devenu père.

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L'ensemble du nom a pour valeur le nombre 208 qui est le nombre des os du corps humain (il y a 365 nerfs, 248 muscles et 208 os) mais c'est aussi huit fois vingt-six, soit huit fois le nombre du Nom ineffable. Je n'aborderai pas ici le secret du nombre Huit selon la Tradition juive — une autre opportunité pour le faire se présentera certainement. Mais la symbolique des os est importante, car ils sont la charpente de l'homme qui tient le plus longtemps dans un corps sans vie, quand il retourne au silence de ce qui ne fait que ressembler à la nuit, bien après que l'âme ait quitté le corps. Isaac est une charpente, une structure osseuse et bien que j'en ai fort envie, je ne vous parlerai pas ici de cet os très particulier qui est la porte des Cieux et que je garde en réserve pour la lection sur l'échelle de Jacob.
 
Il y a plusieurs mots qui disent le temps et je voudrai ici en retenir trois : le mot ZMaN, le mot ET et le mot MOED.
 
Le mot ZMaN est écrit avec les lettres racines du mot Invitation HaZMaNa, car le temps est bien une invitation à être, non pas à laisser passer le temps sur nous, mais bien à l'habiter pour être présent à chacune de nos pensées, présent dans les mots qui traduisent un peu de notre intériorité et présent dans les gestes de la vie qui portent trace de nos engagements.
 
Comment ne pas entendre alors que le ZMaN offre la MaNNe, nourriture du ciel pour nos âmes qui ont soif de spiritualité, pour ceux qui ont répondu « présent » à l'appel de l'invitation ?
 
« Nourriture »  disais-je, car si les lettres du mot Temps écrivent MaNNe qui est un mot hébreu, elles écrivent aussi le mot MaZoN qui signifie « nourriture ».
 
Le mot ET (prière de prononcer la lettre T) s'écrit avec deux lettres qui sont le Ayin et le Tav et ensemble ils font le la guematrie de 470.
 
C'est un nombre très intéressant qui lie ensemble le secret de Gog et Magog, le Vin de la délivrance finale et le Signe 22.
 
Je vais essayer d'être claire non sans remercier d'ores et déjà mon ami David Lellouche qui me soutient dans mes études et me délivre ses enseignements si précieux.
 
La lettre Ayin de ET veut dire Source, Œil et vaut 70, tout comme les mots « Gog et Magog », « Vin » et « Secret ».
 
La lettre Tav de ET veut dire Signe et elle est la vingt-deuxième lettre de l'alphabet hébreu qu'elle clôture.
 
Je ne voudrai pas faire ici d'interprétation toute personnelle, simplement vous proposer des rapprochements et vous laisser libre de vos associations.
 
Mais ET, le temps est aussi le temps pour chaque chose (un pour pleurer, un pour rire, un pour détruire, un pour construire, etc.) qui se partagent en 28 moments décrits par le Roi Salomon, car le Nombre 28 est la clé du Temps (28 jours, 28 sections dans le mois lunaire, 28 ans dans le grand cycle et autres, développés de manière bien profonde dans le livre de la Création, le  "Sefer Hayetsira").  
 
Enfin le temps est aussi MOED qui est l'anagramme du mot Conscience "MOUDA" et qui nous parle d'un Rendez-vous fort particulier, celui de la Tente du Rendez-vous qui accompagnait les Hébreux dans le désert et qui se dit OHeL MOED.
 
Un rendez-vous qui se tient, lorsque l'homme a entendu l'invitation du cœur du Temps pour réussir à être présent à lui-même, réussir à se nourrir de la spiritualité et réussir à endosser les épreuves d'un temps pour tout.
 
MOED que nous pouvons encore diviser en deux lectures ED qui veut dire « Témoin » et MO, constitué d'un Mem et d'un Vav et qui symbolisent, en tout cas à mes yeux, le Mem, le ventre maternel des eaux de la Binah, l'Intelligence et le Vav, le cordon ombilical qui relie la conscience de l'homme à cette Connaissance secrète au cœur de la Tente du Rendez-vous. C'est alors que dans la Tente du Monde, l'homme peut enfin être initié aux secrets de l'Univers.
 
Que pourrai-je encore ajouter sur MOED ? Il est le mot retenu par la Bible pour fixer toutes les fêtes juives, tous ces temps de rencontre d'un peuple avec le Divin ; sans doute, il appartient à ceux qui s'élèvent au rang de Témoins de la transcendance d'offrir leurs tâtonnements sans honte, ni crainte, car on ne saurait garder jalousement les enseignements des traditions humaines.
 
Me suis-je trop éloignée d'Isaac et du rire à venir ? Sans doute un peu, comme à l'accoutumée quand je me laisse emporter par mon désir de créer du sens et de lire les mots et les lettres hébraïques comme un code secret pour apaiser mes interrogations.
 
Abraham avait interrogé le Maître du Monde : est-ce Éléazar qui héritera des fruits que j'ai planté dans le cœur des hommes ? Puis il avait demandé : est-ce mon fils Ismaël, fils d'Agar, la servante de Sarah ?
 
Mais n'en déplaise à qui en déplait, la promesse est claire et sans équivoque ; ce ne sera ni Éléazar, ni les fils d'Ismaël qui hériteront d'Abraham et de cette terre, mais bien Isaac, fils physique et spirituel de son père.
 
Et Isaac, modèle du Rire à venir rit des plans des Nations, de leurs priorités et piteux calculs sur le compte d'Israël, car il sait que le Maître du Monde se joue des projets fumeux de destruction des puissances nucléaires et autres armes malfaisantes.
 
Quels que soient les artifices dont elles usent pour nous abuser, les Nations qui ont les yeux rivés à la terre promise et qui ne cessent de nous disputer le droit à une terre — la nôtre — ne décident de rien du tout et ne font que préparer le lit du Mal qui se retournera contre elles. Car on ne saurait acheter la paix sur le compte d'un peuple, on ne saurait sacrifier Israël sur l'autel de l'islamisme sans payer de leurs personnes les mauvaises herbes qui croissent dans leurs champs.
 
Isaac ne craint rien ; il sait que la promesse d'un peuple juif revenu sur sa terre est déjà réalisée. Il rit en lui-même de cet avenir qui promet la victoire des forces du Bien sur les forces du Mal, pour qu'enfin éclate le rire de la délivrance pour tous.
 
Rira bien qui rira le dernier !
 
Rachel Franco
Israël, le 27 octobre 2010
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 18:00

   

 

 

Un moment de détente : Camus'ons nous



Leur nom de famille ne change pas.
Ils ne peuvent jamais être enceinte.
Les mécaniciens leur disent la vérité.
Ils n’ont jamais à conduire jusqu’à une autre station essence pour faire pipi parce que les toilettes de la précédente étaient trop dégueulasses.
Ils ne sont pas obligés de réfléchir au sens dans lequel un écrou doit tourner.
Même travail, plus de paye.
Les rides leur donnent de la personnalité.
Robe de mariée 2000 Euros, location de smoking 50 Euros.
Les gens ne fixent pas leur poitrine quand ils leur parlent.
Les chaussures neuves ne leur donnent pas d’ampoules.
– Une seule humeur, la même tout le temps!
Les conversations téléphoniques sont finies en 30 secondes.
Ils savent des choses sur les chars d’assaut et les fusées.
Ils n’ont besoin que d’une valise pour des vacances de cinq jours.
Ils peuvent ouvrir eux-mêmes leur pot de confiture.
Le moindre geste agréable de leur part leur vaut de la reconnaissance.
Si quelqu’un a oublié de les inviter, cette personne peut quand même rester leur ami(e).
Leurs sous-vêtements coûtent au plus 10 Euros pour un paquet de 3.
Trois paires de chaussures sont plus que suffisantes.
Ils n’ont presque jamais de problèmes de bretelles en public.
Ils sont incapables de voir si leurs vêtements sont froissés ou tachés.
Tout sur leur visage reste de la même couleur tout le temps.
Les frites, le chocolat, les viandes en sauce, le pain avec la pizza ne leur posent aucun problème.
La même coupe de cheveux dure des années, peut-être même des décennies.
 
 Ils n’ont que leur visage à raser.
  Ils peuvent jouer avec des joujoux toute leur vie.
Un seul sac ou portefeuille et une paire de chaussures peut importe la couleur.
–  Une seule couleur pour toutes les saisons.
–  Ils peuvent se promener en short, quel que soit l’état de leurs jambes.
– Ils peuvent s’arranger les ongles avec un canif de poche.
– Ils ont le libre choix concernant le port d’une moustache.

– Ils peuvent faire les courses de Noël pour 25 personnes en 25 minutes le 24 décembre.
– Et on continue de se demander pourquoi les hommes sont heureux.
Envoie ce message à tous les hommes qui seront contents de le lire !
Et à toutes les femmes qui vont se plier en deux à la lecture de ces vérités.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 10:59

Abraham

 

La semaine passée, nous avons suivi Abraham, pas à pas,  sur un chemin vraiment très particulier, semé d´embûches et d´épreuves et puisque l´invitation divine est un " Va vers toi-même " ou encore " Va pour toi ", il convient de se mettre en chemin vers cette terre promise qui ne sera dévoilée que si nous sommes en mesure de nous tenir en un lieu fort près du cœur, au centre de nous-mêmes.

Mais que peut être ce chemin dans la vie qui est la nôtre ? Et en quoi Abraham est-il pour nous, aujourd'hui plus que jamais, un modèle à vivre ?


Souvenons-nous! Il était Abram et non Abraham et dans le monde qui était le sien, on vénérait des idoles de pierre, faites de main d´homme et pourtant élevées au rang de divinités; Abraham a t-il cependant cédé au ronflement ambiant pour vivre au jour le jour, une vie facile faite de plaisirs futiles ? A t-il renoncé à la fièvre de l´esprit pour une paix illusoire auprès de ses contemporains?  Non, car plus fort que tout, la soif de la Connaissance, le  pourquoi du monde et le sens de la vie de l´homme ont eu raison de ses nuits et de ses jours, de ses instants et de ses rêveries et son regard n´a cessé de fouiller la nature pour se rapprocher de la Cause première et invisible qui fait agir les mondes et fixe des lois aux œuvres de la Création.

 

Abraham savait que la tranquillité de l´esprit quand elle renonce au questionnement fondamental qui s´attache aux mystères de l´Être, n´est autre que mort de l´esprit vivant. Aussi, notre Père fondateur a choisi d´être pleinement et entièrement dans chacun des pas de son cheminement, jalonné d´un questionnement en perpétuel mouvement. 

Et nous, ne sommes-nous pas toujours à la croisée des chemins, mis en demeure de choisir entre la soumission de l´esprit et la recherche de la Sagesse? Ceux qui à l´image de l´autruche, plantent leurs têtes dans le sable pour ne risquer aucun inconfort dans leurs vies prudemment réglées comme du papier à musique, n´ont-ils pas fait choix d´un laisser-faire qui s´apparente à une capitulation pure et dure ?

 

Qui sont les idolâtres aujourd´hui? Et quelles sont ces idoles aux masques scintillants auxquelles nous rendons hommage sans même y prêter la moindre attention?

La question mérite le détour d´une vie pourtant tracée comme une ligne droite sur une surface plane; " Prêter attention "  se dit en hébreu " Mettre le cœur ", et il s´agit bien de cela ! Il faut vivre en éveil et vibrer de toutes les fibres de notre cœur pour entendre l´invitation au voyage spirituel, comme notre Père Abraham.

 

Lui qui est nommé "l´hébreu", "Ha Ivri"  est le Passeur des âmes qui aide les êtres en chemin à traverser la rive du profane pour se tenir sur la berge des quêteurs de vérité.  

Ses interrogations, entre autres sur l´origine du monde, n´ont pas été le fruit  d´une banale curiosité, toute extérieure à des préoccupations intimes; Elles ont germé en son cœur au détour de ses réflexions, après qu´il soit devenu Maître dans l´art de la logique et de la déduction;  C´est alors qu´il s´est détaché des superstitions et autres croyances communes de son temps, pour laisser place à une intuition suprême qui a élevé Abraham, bien au delà du monde de la raison.

 

Pour se mettre en chemin comme Abraham, ne faut-il pas avoir la force du détachement, la force de se mettre à distance de toute évidence, de tout dogme, de tout enfermement de l´esprit?

 

La Sagesse se dit en hébreu  " Hochma " et peut se lire " Coah Mah ", soit  " la force du Quoi ". N´en doutons pas, le chemin de la Sagesse commence bien par le questionnement nécessaire qui oblige à lever ses yeux vers la montagne, et à ouvrir son regard à l´humanité en marche vers elle-même. C´est alors, il me semble, que le questionnement du Quoi conduit au questionnement du Qui et permet de progresser sur le chemin du Cœur.

 

Abraham, Père du monothéisme n´est pas venu à la foi en rejetant l´intelligence humaine; C´est elle qui doucement, par l´aveu de même de sa finitude, l´a guidé vers les sommets de la montagne Moria où seront édifiés  les Temples de Jérusalem.  

 

Mais dans les temples de l´esprit moderne où les hommes entendent imposer le diktat de leurs idéologies, les sciences sont ennemies des religions;   Comme s´il était impossible d´aimer l´intelligence et de manier les outils de la réflexion et dans le même temps et la même vie, se  relier aux mystères de l´être qui échappe à toute définition pauvrement humaine !

 

Abraham savait créer des ponts, ouvrir sa tente aux passants et pratiquer l´hospitalité; Aujourd´hui encore, il nous offre son bâton de pèlerin.   

 

La religion, comme nous l´enseigne son étymologie latine, consiste à relier, à attacher ensemble ce qui dans ce monde semble divisé, morcelé,  voire perdu.

 

On  ne saurait faire de tous les croyants des êtres stupides et bornés, ni de la religion, "l´opium des peuples". Et de la même manière, on ne saurait renoncer à la nécessité impérieuse d´étudier les sciences et de travailler notre intelligence. On ne saurait renoncer à la liberté de l´esprit qui consiste a bouger de nos certitudes pour se mettre en chemin et c est bien ce qu a fait l´ Hébreu, Père de toutes les bénédictions pour l´ensemble des Nations.

 

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De nos jours, les idoles ne sont plus des statues supposées régir nos vies. La cupidité, l´égoïsme,  les appétits débridés, l´ambition, la jalousie et autres faiblesses humaines peuvent agir sur nous comme des dieux auxquels nous vouons nos forces et nos rêves. Le dogme religieux aussi, quand il se vit dans le sang et la haine, est une idole détestable et le Dieu auquel est voué un culte de sang est avili par ces hommes; Non, le Maître des mondes ne saurait se reconnaître dans leurs barbaries terroristes ni bénir le Mal qui vit en ces hommes,  aveuglés par leurs propres ténèbres.

 

Le Maître des mondes a déjà choisi; Il a gratifié Abram de la lettre Hé et rendu son nom Abraham afin, dit la Tradition orale, qu´il ne soit plus seulement " Père élevé ", mais " Père d´une multitude " et que par la lettre Hé, Lettre du souffle par excellence et lettre de l´engendrement et de la multiplication du cinquième jour de la Création, Abraham puisse être porteur de la force de l´engendrement de l´histoire d´un peuple, témoin de la transcendance divine.

 

Je précise ici, à toutes fins utiles, que la guématrie de cette lettre est le nombre cinq et que Saraï a aussi bénéficié de cet ajout divin pour être Sarah et qu´avec son époux, Ils atteignent la perfection du nombre dix, qui compose le premier ensemble, la première famille humaine ouverte au sens de l´Unité.

 

En gratifiant Abraham de la lettre Hé, souffle de Vie, la guématrie de son nom devient 248 qui est le nombre des membres du corps humain et le nombre des commandements positifs que doit "faire" un juif croyant, afin de perfectionner son être à la fois dans son enveloppe corporelle et dans son corps spirituel, étant précisé que selon la Tradition juive, chaque commandement correspond à une "réparation" d´un membre de son corps pour le soigner des détritus de nos erreurs de vie. 

Que puis-je ajouter encore sans craindre de vous lasser? 

 

Le nombre 248 est également le nombre du mot " Rehem " qui veut dire "Matrice" ; Il y a donc une identité de fonction entre Abraham et la Matrice de vie; Sans doute est-ce la raison pour laquelle, les deux Hé de Abraham et de Sarah correspondent aux deux Hé du Tétragramme, seconde et quatrième lettre du Nom divin qui ensemble symbolisent le Dix, Youd créateur du Nom ineffable, qui à l´échelle du projet de vie nommé Abraham, symbolise la matrice de la bénédiction pour tous les peuples.

 

Aussi, il me parait que l´invitation au voyage d´Abraham respire à la fois l´amour de la Sagesse et la force de son courage pour affirmer et vivre le désir intérieur d´une humanité meilleure, d´une nécessaire altérité fraternelle qui ne saurait faire l´économie  de la transcendance divine.

 

Rachel Franco

Israël, le 20 Octobre 2010

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 10:03



Le tremblement de terre.

Non bis in idem


Nouvelle de Reuven (Roger) Cohen sur l'assassinat d'Itshak Rabin

–  La désuétude - III

Reuven--Roger--Cohen.jpgElle en avait parlé avec ses parents et ses frères, dont l’avis lui importait beaucoup. Son père, soutenait que tous les malheurs qui s’abattaient sur le pays, découlaient de l’abandon des valeurs qui guidaient jadis son mode de vie. Il était né dans les années trente, à l’époque où les valeurs du Gdoud Ha Avoda, le Bataillon du Travail, qui se consacra à la construction d’Israël et du Socialisme, régnaient en Israël. Ses frères voyaient, dans le style de vie de la grande ville et dans ses loisirs, la source de la perte de l’harmonie, qui régnait dans la Société israélienne à l'époque où les valeurs simples de la vie à la campagne donnaient le ton, même à la ville.

Elle leur avait raconté comment la Ville, qu'ils mésestimaient, avait pourtant réagi à l'assassinat. Elle leur avait décrit comment les jeunes avaient manifesté leur douleur sincère, eux qui avaient cependant reçu leur éducation en ville, de parents aisés et jouissant du style au niveau de vie élevé - certains utilisaient le terme de "corrompu" pour caractériser ce style que la grande ville avait développé.

"Ils avaient, de leur propre chef, leur raconta-t-elle, fait un travail de deuil et lancé une grande campagne d'éveil et de protestation, alors que les hommes politiques, encore sous le coup, n'avaient fait que suivre. Elle leur avait décrit comment l’université s'était vidée et comment la Place s'était remplie. Un autre style et une autre mentalité les faisaient agir.

Les adolescents de la Place, pleuraient d’avoir perdu celui qui pour eux apparaissait, comme un bon patriarche qui veillait à leur sécurité depuis des décennies, et qui dans ce but, était passé de la guerre à la paix, leur expliquait-elle avec force détails. Les mythes profonds du Judaïsme réapparurent à travers leur discours et leurs sentiments. Dans les interviews de presse, ils disaient qu'ils subissaient ce crime comme un crime perpétré contre leur propre famille. Pour eux, les valeurs nobles du Judaïsme en furent ainsi touchées. La vieille Maxime des Pères, inscrite au  Pirkei Avot, qui recommandait “Sages prenez garde à vos paroles”, n’avait jamais été, pour eux, aussi pertinente. Ce que tout le monde avait compris, c'est que des slogans et des paroles avaient tué le Premier Ministre lors de cette grande manifestation pour la Paix. Certes la main fut celle de l’assassin, mais l’esprit fut celui des hommes politiques de droite, religieux et laïques, qui l’avaient accusé de trahison".

Ils l'écoutaient avec intérêt. Son père hochait la tête, lui signifiant que ses analyses étaient solides.
"Mais la cause n'est pas politique ou éducative comme tu le soutiens, lui faisait-il remarquer, elle est, avant tout, morale. La ville a rejeté les valeurs morales d'une conduite honnête, gérée par une vie de simplicité qui ne peut engendrer la corruption.

C'est la corruption, ajoutait-il, qui est la mère de tous les maux, sociaux comme politiques. Avec elle tout est permis, jusqu'aux mensonges éhontés dont ses adversaires politiques l'ont accusé !"    
"Ce que tu dis, Papa est juste, lui répondit Néta. D'ailleurs, les 'Adolescents de La Place' l'ont soutenu, avant même que le soutint la presse de gauche. Ils soutenaient que la main de l’assassin avait été guidée par les milliers de portraits mensongers, par les affiches qui couvraient les murs des villes. Rabin y apparaissait en uniforme de S/S, ou coiffé d’une kaffia, comme Arafat. Ils rappelaient les stickers qui faisaient de Rabin un traître dangereux.

Les étudiants et la presse insistèrent eux aussi, par la suite, que ce qui avait déterminé l'assassin à accomplir son acte criminel, ce furent les paroles des pseudo ‘Sages’, les paroles des rabbins extrémistes, qui s’opposaient à l'accord d'Oslo. Ceux-ci s’appuyaient sur des concepts que l’on retrouvait dans certaines sentences du Talmud, exprimés il y a des siècles. On se souvint de ce converti récent au Judaïsme, qui dans son zèle de néophyte, avait tiré des poubelles de l’histoire une vieille sentence Juive, jamais appliquée, qui engageait les fidèles à assassiner celui qui était considéré comme un traître à la Nation Juive, s’il livrait les terres qui appartenaient historiquement au peule juif, le livrant ainsi aux sévices de ses ennemis.

Plus que les arguments idéologiques et politiques, ce qui avait persuadé l’assassin dans son geste, soutenaient-ils, c'était certains mythes mal interprétés et incrustés profondément dans les Ecrits qui composaient le vaste corpus canonique de la Culture Juive Ecrite.

Or, tout le long de l’histoire spirituelle du peuple juif, ces mythes ont toujours été corrigés, réinterprétés par les Sages, équilibrés par les pratiques, par d'autres mythes et adages exprimés sous forme de fables et contenus dans La Haggada.
Ce sont ces derniers qui ont structuré la Culture Juive Orale.
Et c’est cette Culture Orale et ‘populaire’, juive dans sa vérité la plus profonde et proche du peuple, qui a déterminé les normes du ‘vécu’ juif. C'est à sa lumière, que le peuple avait interprété et jugé pendant les différentes périodes de son Histoire, la réalité mouvante.

C’est elle qui a cristallisée la Tradition Juive, cette fameuse Massoreth, respectée par les religieux, comme par les nombreux laïcs qui y voient les vecteurs des forces spirituelles et gestuelles qui caractérisent leur identité.

Cette Massoreth a toujours été, pour le Juif existentiel, plus sacrée encore que les textes canoniques. C’est elle qui fait que le Juif ‘est’ tel qu’il ‘est’. Il s’y reconnaît ; elle représente à ses yeux l'essence de l’Ethos Juif. En ce sens, on peut dire que dans la lutte menée par les Saducéens contre les Pharisiens, les Tzedukim contre les Prouchim, ce furent les Prouchim, défenseurs de la Culture Orale, aimés du Peuple, qui triomphèrent.

Or, c’est contre cette Culture, contre cette Massoreth, contre ces normes, contre cet Ethos, que les extrémistes Juifs, dont faisait partie l’assassin, se soulevèrent. Or, même chez la plupart des orthodoxes, leur dit-elle, c’est cet équilibre, c’est cette tension fertile en créativité spirituelle entre ‘La Parole Ecrite’ et ‘La Parole Orale’-  les deux étant Paroles transmises à Moïse sur le Mont Sinaï - qui fait office de Règle.
Et seul un esprit ‘faible’, pour ne pas dire un tant soit peu dérangé, pouvait ignorer cette sacralité du Vécu Juif, reconnue et admise par les Sages. Seuls des esprits faibles pouvaient voir dans l'assassin du Premier Ministre ‘Un Fou de Dieu’, alors qu’il n’était, tout simplement, qu'un ‘fou’, et tel que la Massoreth définit ce concept ‘un demeuré’, dépourvu de raison, explosa-t-elle".

Ses frères et son père hochaient la tête, sceptiques. Ils appréciaient sa vaste culture judaïque, mais n'en démordaient pas. Le mal, en profondeur, soutenaient ses frères, venait de la Ville qui s'était éloignée des valeurs humanistes, celles que la campagne avait su préserver.
"Mais ce n'est pas avec du 'vieux qu'on fait du neuf', leur répondait-elle.

Au contraire, il faut s'appuyer sur les nouvelles forces qui tendent vers un meilleur avenir, afin de ne pas forger de nouveau les mêmes processus que nous avons connus. Vous voulez ignorer l'imagination, et vous recréer les conditions du "Bis in Idem" ! Il s'agit de changer de direction, de style de vie, de mentalité, de système !"  

Seule sa mère l’encourageait dans son choix de vie. Elle lui dit, qu’elle était heureuse qu’elle ait choisi d’être indépendante des diktats de la communauté et du parti politique qui l'identifiait. Elle lui dit qu'elle était fière d'elle qu’elle ait su rompre avec la "routine d'esprit", quelle ait su fuir l’ennui qui règne dans les campagnes. Elle pensait, quant à elle, que le manque de solidarité sociale et culturelle qui blessait la Société israélienne, était la conséquence normale de son rapide développement et enrichissement. « Le réajustement à de nouvelles normes humanistes prendra encore du temps, soutenait-elle, et je suis heureuse que tu vives avec ton temps et que tu contribues à ce réajustement ! »

Ils roulent en silence dans Wadi Milek vers Bat Shlomo.
Perdue dans ses pensées, une certaine tristesse remue son esprit : elle se dit que ‘statistiquement parlant’, elle fait partie de la moyenne qui contribue à ce que ses frères nomment le style corrompu mais de bon ton de la Ville. "Car, il est de bon ton, pour une étudiante, se dit-elle, de s’éprendre de son prof, comme cela, tout bêtement. Je vis donc avec mon temps, comme ma mère le souhaite, pense-t-elle, navrée."

D’après les statistiques estudiantines, en effet, à la rubrique ‘Le Cœur" de leur périodique, près de cinquante pour cent des élèves de maîtrise de sexe féminin, avaient déclaré avoir cherché à ‘frayer sexuellement’ avec leurs jeunes profs.
De correspondre ainsi à la moyenne statistique la gêne.
Elle se dit qu’elle avance dans ce domaine sur des sentiers battus, sans aucune originalité ; et comme il était dit plus loin dans cet article que moins d'un pour cent seulement de ces étudiantes devenait leur compagne, elle se dit que cet amour qu’elle pense vivre, ne peut être qu’éphémère : la statistique, en fin de compte le vaincra.

Et cependant, cette pensée ne convient pas à son caractère. ‘Si mon amour n’a aucune chance, se dit-elle, alors il faut arrêter de suite ; s’il a la moindre chance, il faut alors lutter et vaincre ! »


En arrivant à Bat-Shlomo, elle pense à ce que lui avait encore dit sa mère.
Malgré le soleil et le ciel bleu, la grisaille règne partout.
"Les maisons sont vieilles et sans âme, se dit-elle, les gens sont pâles et sans verve, les haies sans couleur. Tout respire l’ennui et le mal de vivre, que j'ai quittés voila plus de cinq ans. La longue rue bordée des bâtisses qui composent les fermes des paysans, avec leur domicile sur la façade, et sur l’arrière l’étable, les différents élevages, les machines agricoles et les hangars, le petit jardin potager et plus loin encore le verger, tout sent le passé et la désuétude."

Elle a soudain un haut le corps et prise par une colère qu'elle ne se connaît pas, elle chasse toutes les pensées de défaite qui l'assaillaient un instant plus tôt, comme on balaie les feuilles mortes. Elle se raidit et refuse d'accepter que tournoie en elle toute tristesse mal avenue.

Elle est prise alors d'un tremblement, qu'elle ne parvient pas à contrôler.
Comme un éclair, une idée lancinante lui traverse l'esprit, une révélation : "Je ne me suis pas trompée, se dit-elle, j'ai fait les bons choix !
Elle ressent alors une sérénité profonde, et un sentiment de profonde sécurité inonde son cœur.
Elle comprend qu'elle "prend part" à ce changement qui conduira la société israélienne, blessée par l'assassinat de Rabin, vers plus de moralité. Elle est partie prenante de ce "réajustement" dont avait parlé sa mère. Elle sait qu'elle s'engage dans la "voie étroite" où seuls les "élus" avancent. Elle sait qu'elle fait partie de ceux que l'Histoire a choisis pour changer le cours des choses.
Une plénitude l'envahit.

Enlaçant celui auquel elle rêve depuis le début de ses études à l'université, elle sent couler dans ses veines comme un grand bonheur.
Une profonde quiétude l'enveloppe.

Elle se sait libre dans ses pensées et dans son corps de tous les préjugés qui l'avaient freinée dans sa prime jeunesse. Elle jubile dans son for intérieur d'avoir réussi à supplanter auprès de Rafy toutes les autres, celles qui grimacent de jalousie, quand il lui adresse la parole en souriant.
Elle respire profondément, lui sourit, le prend par la main et l'entraîne vers la voiture. "La vie est ailleurs, lui dit-elle, je t'emmène déjeuner à Dalya el Carmel"!

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:00
Se souvenir : 15 ans après le meurtre d'Ytzhak Rabin

 

Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre. Le tremblement de terre.

Non bis in idem : écrit par Reuven (Roger) Cohen



II - Néta



Néta ressentait cet assassinat comme l’évènement qui lui avait fait perdre son innocence et sa foi dans les Appareils d’Etat.
Elle exigeait d’elle-même et des ses camarades, entretenus depuis le berceau par leurs parents et leurs éducateurs dans la confiance des institutions et des mécanismes de l’Etat, qu’ils quittent leur cocon et s’emparent de leurs responsabilités, spoliées par le pouvoir, dans toutes ses expressions.
« Tout doit être soumis à la critique, disait-elle. Tout doit souffrir le contrôle des citoyens. Tout doit être transparent, l’Armée, les Services de Renseignement et de Sécurité, en tête !  Comme l’avait demandé Wilson, après la Grande Guerre, à la création  de la S.D.N., nous devons, nous aussi, nous opposer à toute diplomatie secrète à la Metternich, cause des guerres et des maux de la société. La transparence est à la démocratie ce que le garde fou est à l’aveugle. Or on nous a éduqués à avancer, en aveugles, sur le bord d’un précipice - et sans garde fou ! »

Sa réaction au meurtre galvanisait ses camarades. Les sceptiques, cependant, la nommaient  ‘La Passionnera des cafétérias’. Ils la louait pour ses engagements politiques, mais la blâmaient de ne pas partager avec eux la conception du ‘Complot’.
« Ce serait aller trop loin, disait-elle ! »
« Ce serait aller trop loin dans la transparence, lui répondaient les sceptiques, et tu crains la brutalité du réveil, la découverte de la triste réalité ! Aussi tu te voiles le visage ! Tant que nous n’irons pas jusqu’au bout, nous n’aurons rien fait. Or comme d’habitude, nous n’irons pas jusqu’au bout. Voilà pourquoi rien ne sert de perdre son temps en paroles et en sermons !  »

Parfois, dans ses moments de doute profond, elle semblait, non sans amertume, en convenir avec eux. Elle admettait que le manque de prudence et de réalisme dont avait fait preuve le Service responsable de la sécurité du Premier Ministre, étaient flagrants. Elle savait, que deux semaines avant le meurtre, le journaliste Arié Caspi avait raconté, dans le quotidien Ha Haretz, qu’il avait rencontré Rabin dans le lobby d’un hôtel ; tous ceux qui se trouvaient dans le lobby auraient pu tirer sur lui à moins de cinq mètres de distance, avait écrit Caspi ! Pourtant, depuis des semaines, l’alerte avait été donnée quant à la haine qui l’entourait et aux insultes de ‘Rabin le Traître’, qui pleuvaient sur lui lors de ses déplacements, ajoutait Caspi.

« Un enfant aurait compris le danger qui le menaçait, convenait Néta, et les hauts responsables sur sa sécurité ne l’ont pas compris ! »




« N’ont pas voulu le comprendre, la reprenaient les sceptiques, la rabrouant - ‘pour sa naïveté’, disaient-ils ! »    
Car de suite après les Accords d’Oslo, soulignaient-ils, ‘Le Chab’ak’ avait estimé qu’il existait une éventualité fort plausible que des Juifs portent atteinte à la vie d’autres Juifs, à plus forte raison à celle de personnalités politiques responsables ou soutenant ces Accords. A la mi-août, le Chab’ak avait envisagé d’interdire aux membres des colonies de se rendre armés aux manifestations politiques.

Et dans une interview qui parut dans le quotidien Maariv, du 12 octobre, trois semaines avant l’assassinat, Chimon Romah déclarait : « Certaines conditions sont aujourd’hui réunies qui signalent  que des extrémistes pourraient tenter, non seulement de conspuer à leur aise le Premier Ministre, mais bien au delà de cela. Je pense que le motif d’attenter à la vie de Rabin se fait réel (…) Une nouvelle situation s’est créée qui n’existait pas dans le passé ; il se trouve qu’il y a, aujourd’hui, des personnes qui peuvent avoir l’intention de le tuer ( …) Je ne me souviens pas d’un temps où l’on parlait de façon si claire, que le Premier ministre est un traître et un criminel, et qu’il mérite donc la mort (…) La rue est, aujourd’hui, mûre pour effectuer un attentat contre les dirigeants de l’Etat. Leurs slogans aujourd’hui dégoulinent de sang. »



« J’ai lu pendant toute la journée d’hier, dit Néta à Rafy.
Ils dégustaient, à leur réveil de cette longue nuit d'amour, un café fumant et souriaient de plaisir au rayon de soleil qui filtrait de la fenêtre et jouait sur la table. Comme cela, tout simplement.
Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'assassinat.
La vie reprenait ses droits.  
"J'ai lu une série de textes sur la kabbale qui pourraient m’aider dans mon travail. Pourrais-tu m’accorder quelques instants, ce matin à l’Université? Je voudrais que tu me donnes ton avis sur leur place dans ma recherche. »
Il lui dit qu’il n’avait pas cours le dimanche et qu’il aimerait bien en profiter pour sortir de la ville avec elle. « Nous nous en occuperons dans la nature. Si tu pouvais te libérer aujourd’hui, lui dit-t-il, ce serait formidable. »
Elle lui répondit toute illuminée de bonheur qu’elle en serait ravie, et qu’elle ferait un saut chez elle pour se préparer.

« Mais non, lui dit-il, je vais t’y accompagner et t’attendrai quelques instants, à moins que ton petit ami soit encore chez toi. »

Elle le fixa dans les yeux, comme pour le remercier de laisser fuser ce soupçon de jalousie, qui est à l’amour ce que le levain est au bon pain chaud. Elle se souvint, que le Zohar, Le Livre de la Splendeur, dont se nourrissent les Kabbalistes, se sert de cette idée de complémentarité entre l’amour et la jalousie, afin d’illustrer le caractère du lien qui relie Israël à son Dieu, et celui de Dieu à son Peuple. C’est sans doute pour cela que leurs rapports sont absolus à ce point, actifs, tendus et toujours tumultueux, sans pause aucune.
Elle voulut lui dire qu’elle rêvait d’un amour qui s’en rapproche, d'un amour absolu, mais les mots lui restèrent bloqués dans la gorge ; pour s’en libérer, elle se jeta dans ses bras. Il l’avait comprise et lui dit à l’oreille qu’elle l’émouvait par la spontanéité et la sincérité de ses caresses. Elle se dégagea de son étreinte et lui dit qu’elle craignait fort qu’elle était en train de tomber profondément amoureuse, et qu’elle sentait qu’elle perdait ses défenses.
« Peut-être vaudrait-il mieux que nous nous arrêtions là avant que je ne sois malheureuse, lui dit-elle. »

Encore ce sens pratique, pensa-t-il. Jamais je n’aurai pensé dans cette direction. Il la tranquillisa et lui raconta comment, au petit jour, « Comme les condamnés à mort sont conscients de l’inexorable qui les attend, je me suis aperçu qu’un sentiment de grande sérénité m’enveloppait et que ta  présence me charmait. Je sentais que je venais à toi. »

Elle le fixa du regard, essayant de plonger en lui pour scruter sa sincérité, mais comprit que cette idée là n'était qu'une figure de style, un vœu pieux d'écrivain. 'Qu'ai-je à perdre, se dit-elle, 'let it be', advienne que pourra !"  

Ils roulent vers le nord.
La pluie a fait place à un ciel bleu. Le temps comme le caractère des gens d’ici, change du jour au lendemain, d’une heure à l’autre.
« Je voudrais visiter une ou deux colonisations de la Première Alya, sur la route de Waadi Milek. Je voudrais m’inspirer de l’atmosphère qui aurait pu régner, il y a cent ans, dans ces colonies. J’aimerais que tu m’aides, si cela ne t’ennuie pas à ‘ressentir’ l’histoire de cette colonisation. Elle applaudit de joie et lui dit qu’elle rêve d’être son assistante dans la recherche. Il remet à plus tard l’explication complète sur ce sujet, et la place que tient Taly, sa collègue, dans cette recherche. Il lui sourit, et lui caresse le visage ; elle le fixe, étonnée de son geste et, inquiète, avec un certain tremblement dans la voix, elle lui dit: « Si tu penses un jour me quitter, sois gentil, prépare moi longtemps à l’avance. »
Pour la première fois depuis de longues années, il sent son cœur se pincer dans sa poitrine. Ses yeux s’embuent de larmes. " Je dois faire un début de dépression nerveuse, se dit-il ; avoir la gorge qui se noue ainsi pour si peu, en est un signe avant-coureur !"  
Il se demande si c’est l’amour que Néta lui porte qui l’émeut à ce point et fait tomber ses défenses, ou le sentiment de frustration que lui a causé Taly en ignorant ses avances. Mais une sensation étrange le traverse ce matin, et il se dit qu’il a le sentiment qu’il est en train de s’attacher à cette jeune étudiante. "Il n’y a aucune raison à cela, se dit-il ; elle ne représente pour moi, en fin de compte, qu’une simple ‘aventure sans lendemain'! Que sais-je, en fait, d’elle ? "

Et cependant, il ne la voie pas comme une élève ‘tout simplement plus facile que les autres’, une élève qui avait été "disponible" au bon moment ; ni comme une élève qu’il avait choisi, pour son sérieux, afin qu’elle l’aide dans sa recherche. Non, il la saisit plutôt comme une compagne avec qui il se sent bien. "C’est peut-être son assurance honnête et sans fard qui me plait, se dit-il, ou sans doute son contact sain avec les choses de la vie qui me charme et me pousse à l’avoir près de moi."

Plus il y pense, et plus Néta l’enchante.

Mais que sait-il d'elle ?
Il sait que Néta a près de vingt cinq ans.
Il sait qu'elle lutte pour la paix.
Il sait que ses camarades les plus proches, militent dans ce Mouvement pour la Paix qui soutient "Qu'au Moyen Orient, seule la paix est révolutionnaire", car elle entraînera un changement radical dans toutes les sociétés civiles de cette région vers plus de libertés et de bien être.    

Il sait encore, comme elle le lui avait raconté, qu’elle avait été appelée à faire carrière à l’armée, et qu’elle avait refusé. Ses supérieurs avaient inscrit dans son dossier que "Sa douceur cache un caractère et une personnalité qui l’aidera à remplir son rôle d’officier à leur entière satisfaction, comme à celle de ses soldats".
Elle avait, auparavant formé des soldats dans les blindés, pendant plus d’un an, en tant que sergent. Son endurance physique et sa volonté de fer, malgré sa silhouette fragile, sa douceur et sa conduite souple avec ses soldats, qui non seulement respectaient ses ordres sans broncher, mais ne juraient que d’elle, lui valurent qu’on l’intégrât alors au Cours d’Officiers. On lui avait demandé de faire carrière dans l’Armée, mais elle avait refusé, ressentant cette soif des études qui s’était emparée d’elle, comme une fièvre.

Elle lui avait raconté encore qu’elle se savait sentimentalement ‘faible’, ne se connaissant ni soif de vengeance ni ressentiment, mais se savait aussi, solide dans l’action et dans l’application des décisions qu’elle prenait.
Elle lui avait raconté que ce ressort de volonté toujours tendu vers les buts qu’elle décidait d’atteindre, et cette ferveur de l’étude, la poussait vers le ‘savoir’ qui devait, à son sens, la rapprocher de l’essence des choses de l’esprit.
"En effet, se dit Rafy, ces éléments réunis ont fait d’elle une excellente élève. Elle est  choyée par ses professeurs et aimée de ses camarades, qui voient en elle un de leurs leaders à l’Association des Etudiants de l’Université de Tel-Aviv."
Rafy s’était félicité de l’avoir eu dans ses cours, les premières années, et de la guider ensuite dans sa maîtrise. « Je voudrais que ce soit vous qui soyez mon directeur de thèse de doctorat, lui avait-elle dit dès ses premières semaines à l'université, alors qu’elle ne le connaissait qu’à peine". C’était comme si elle avait décidé de le lier à elle, par l’intérêt qu’elle portait à ses cours. Aiguisant la dialectique du maître et de l’élève qu’elle avait découverte chez Platon, «Qui est bien plus riche et profonde que ‘la dialectique du maître et de l’esclave’ de Hegel », soutenait-elle, elle recherchait son enseignement comme un adepte suit son maître.

Les élèves lui racontaient qu'il avait un groopy en elle, qu'elle parlait de lui avec enthousiasme et qu'elle soulignait, sans sourciller, l’originalité de son savoir et sa finesse d’esprit. Ils souriaient avec malice de son enthousiasme et leur regard entendu paraissait évoquer qu'elle en était un peu amoureuse.

Il comprenait ce qu'ils lui disaient, et savait quels arguments ils employaient pour la dissuader de tomber dans les rets de ce jeune enseignant ; les mêmes qu'il employa jadis lui-même lorsqu'il s'efforçait, alors étudiant, de persuader celles qu'il courtisait, jaloux du succès de ses jeunes profs auxquels elles étaient prêtes à offrir leurs grâces.
"Tu ne seras ni la première ni la dernière sur ses listes, leur disait-il, nous en avons vu plus d’une en pleurs, délaissée et brisée ! "  

Elle lui avait raconté encore que ses parents et ses deux frères vivaient avec leur famille dans un Kibboutz du Nord de la Galilée. Elle était la dernière, née bien plus tard que ses frères et choyée par toute la famille. Cependant, mais peut-être pour cette raison, elle était partie. Au grand dam de ses frères, elle avait quitté cette vie de communauté protégée, ayant décidé de voler de ses propres ailes et de traverser seule les tempêtes de la vie. Armée de valeurs morales solides, elle possédait une boussole rigoureuse et dessinait, depuis, la carte sur laquelle elle désirait menait son périple.  

Elle lui avait raconté que ses deux grands amours étaient l’étude, et la découverte de sites dans la campagne israélienne et dans ses déserts ignorés du grand public et de ces sociétés de tourisme qui 'trafiquaient' la vie des gens.

Il cherchait à en savoir plus, surtout dans le domaine de sa vie personnelle et intime, mais elle restait silencieuse sur ce terrain, se protégeant derrière un mutisme qui la rendait mystérieuse à ses yeux, de ce mystère qui donnait à son être une profonde densité et qui l'excitait. 



Hommage à Ytzhak Rabin

Elle ne lui racontait pas, non plus, qu'elle haïssait cette vulgarité qui émanait des touristes, munis de dollars, qui se prenaient pour les maîtres de ces petits villages où les habitants essayaient encore de protéger leur vie culturelle et sociale. Même le kibboutz où elle était née, était tombé dans le piège de rentabiliser son patrimoine. Comme n’importe quel village de Sicile ou d’Afrique, il se laissait envahir par des touristes grossiers, qui déversaient leurs poubelles sur les chemins qui menaient aux Jardins d’enfants et à la Maison de la Culture, piétinaient sans vergogne les parterres de fleurs entretenus avec amour par Dan, le vieux jardinier du Kibboutz. Elle aurait aimé que le Trésorier du kibboutz et ses collègues de la Direction, découvrent, comme elle l’avait fait pendant ses vacances, ces petits villages de la France profonde, perdus au cœur du Massif Central ou sur les contreforts des Pyrénées, qui exigent des touristes de respecter leur  intégrité.

« L’argent, lui avait dit, dans un de ces petits villages, un patron de ce café épicerie qui faisait aussi station d’essence et distributeur de ballons de gaz butane, permet au client d’être bien accueilli et bien servi, mais non d’être le Roi ! Ce n’est pas pour rien, ajouta-t-il en riant, que nos ancêtres ont fait la Révolution et aboli la royauté ! »

Plus que les cours, c’était la recherche qui intéressait Néta.
C'est elle qui la mettait dans ce que l’on pourrait définir comme une transe intellectuelle. Son émotion grandissait à mesure que les heures passaient, elle entrait alors dans un état de demi conscience, s’oubliant et oubliant ses rendez-vous et ses cours. Elle était capable de passer plus de six heures d’affilé dans la bibliothèque, approfondissant tel aspect du problème, soulevant telle hypothèse, recherchant comme en mathématiques, la solution la plus plausible.

Les bibliothécaires la savaient là, et à la fermeture, la cherchaient entre les longues rangées d’étagères. Elle aimait les livres, surtout les livres anciens, qu’elle considérait comme des monuments de savoir et de sagesse et que les bibliothécaires n’osaient pas encore évacuer vers les caves. Elle s’en délectait avec gourmandise, et racontait qu’elle ne se connaissait le sentiment de jalousie qu’à l’égard de leurs auteurs.

« Je suis jalouse de leur intelligence, répétait-elle à ses camarades. Comment peut-on parvenir à un tel degré de perfection dans la pensée et dans l’intuition ? Comment peut-on écrire de telles merveilles ? »

Cependant, quoiqu’elle fît partie de ces étudiants 'sérieux', la nuit venue, elle se transformait en noctambule. La grande ville lui avait offert un éventail de divertissements qu’elle exploitait jusqu’à tard dans la nuit.

Avec une bande de quelques bons camarades, on la voyait partout où on pouvait s’amuser sans trop débourser. Les nouveaux pubs à la mode leur ouvraient les bras, les soirées de Jazz, où se produisaient de nouvelles formations, ne se déroulaient pas sans eux, les organisateurs de festivals de films les invitaient, et leurs places dans les salles de théâtre et de concert leur étaient réservées.

Il faut dire aussi qu’elle avait trouvé le filon. Elle était reporter à la  rubrique ‘Culture et Loisirs’ d'un quotidien. Eux aussi écrivaient dans des feuilles de choux ou dans des hebdomadaires respectables. Elle avait et le ‘Pain et les Jeux’. Elle s'était spécialisée dans la rédaction d'articles succincts et aigus, et, comme eux, elle gagnait sa vie en se divertissant.  

Elle avait ainsi l’occasion de rencontrer des artistes, des créateurs, des hommes politiques, qui se laissaient interviewer avec grâce sur la performance de cet Ensemble-ci, de cette Compagnie-là, de ce nouveau pub. Elle se frottait ainsi à un éventail d’avis sur des sujets qui dépassaient parfois le cadre de sa rubrique.

Après le meurtre du Premier Ministre, elle s’était faite un devoir de soulever avec ses interlocuteurs, à chaque occasion qui se présentait à elle, la gravité de cet acte criminel et ses conséquences culturelles.


Lire le prelier épisode : Le tremblement de terre.
Lire la suite : la désuétude

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:40
Se souvenir : 15 ans après l'assassinat de Ytzhak Rabin

"Non bis in idem" : Définition du Petit Larousse: "Non deux fois pour la même chose. Axiome de Jurisprudence, en vertu duquel on ne peut être jugé deux fois pour la même chose".


Ignorant cet axiome, l'Histoire nous jugera-t-elle une seconde fois et nous déclarera-t-elle coupable pour notre Nonchalance et notre Hubris, comme elle l'a fait la première fois après l'assassinat d'Itshak Rabin ?

Sommes nous certains que nous avons tout fait pour nous libérer de cette "faiblesse de caractère", caractéristique des Sociétés Démocratiques, qui a engendré les grandes catastrophes de L'Histoire ?

Ecrit par Reuven (Roger) Cohen 

I - On était en Novembre


On était en Novembre.
C’est alors que le tremblement de terre eut lieu.

L’université et les lycées se vidèrent de leurs élèves, les bus silencieux, chargés de voyageurs en deuil, ne diffusaient plus que des nouvelles. Les cafés furent désertés. Chacun recherchait ses chers, ses amis, ses pairs, les larmes aux yeux. On parlait à voix basse, le regard effacé. On vit qui déambulaient dans les rues sans but, perdus, frappés par le malheur.

L’ombre du désastre planait sur la ville.
Un certain désarroi s’installait et s’épaississait. Les voitures se déplaçaient lentement, en silence. Les vitrines des boutiques paraissaient mornes et les étals des fleuristes insipides. Elles n’attiraient plus personne.
Une certaine torpeur s’était emparée de la cité.  

Ce furent les jeunes lycéens et les membres des mouvements de jeunesse qui réagirent les premiers. Les premiers à sortir de cette léthargie et à imaginer un travail de deuil.
Sans concertation aucune, spontanément, par centaines, ils marchèrent vers la Place. De toutes les rues adjacentes, des fleuves de jeunes en deuil, une bougie et des fleurs à la main, s’y déversaient. Ils entonnaient en silence les seules prières qu’ils connaissaient, des chansons douces du hit-parade israélien, des chansons d’un autre age, celles qui bercèrent leur prime enfance au jardin d’enfants et à l’école primaire, ces cantilènes qui racontent les temps héroïques et fraternels du “Bel Israël”.

Sanglotant, assis en cercle à même le sol, comme il est de coutume pendant la semaine de deuil, la ‘Chiva’, ils se pressaient les uns contre les autres, se consolant mutuellement, s’enlaçant avec affection autour des milliers de petites flammes qui frémissaient sous la brise légère. Un second cercle, plus âgé, s’était formé autour d’eux, debout, les épaules voûtés, en silence, le visage défait, marqué par une nuit de veille. La question clef, celle qui ouvre toute conversation  entre Israéliens, « Que va-t-il se passer, maintenant ?» ("Ma yhié"), fusait dès lors dans toute sa rigueur, de partout.
« Qui nous conduira hors de cette passe, se demandait-on, qui saura gérer ce malheur ? »  


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Itshak Rabin



Les hautes sphères demeuraient silencieuses et n’émettaient que de courtes déclarations de deuil. Les stations de radio, inondées d’habitude d’un verbiage interminable, qu’alimentaient avec ferveur les hommes au pouvoir, ne diffusaient plus que des mélodies de deuil, des berceuses, comme lors de la Journée consacrée à la commémoration de la Shoa ou à celle consacrée au souvenir des combattants de T.S.A.H.AL tombés sur le champs de bataille.      

Les paroles d’Eytan Haber, chef du cabinet du Premier Ministre Itshak Rabin, résonnaient encore et revenaient inlassablement.
La veille à 23h.14, devant une foule atterrée qui se pressait aux portes de l’Hôpital Hikhilov, où Rabin avait été transporté moins d’une heure auparavant, il avait lu, d'une feuille arrachée à son bloc-notes, un communiqué qui ne se résumait qu'à une phrase, une seule :

« Le gouvernement israélien annonce, frappé de stupeur et affligé d’une profonde douleur, la mort du Premier Ministre Itshak Rabin, assassiné ce soir à Tel-Aviv." Puis il ajouta: " Que sa mémoire soit bénie. »  
Plus que la foudre, plus que le tonnerre, ce fut un ‘Tremblement de Terre’.

Après quelques secondes de stupeur, la foule saisissant le sens de la phrase que venait de prononcer Eytan Haber, lança un cri qui déchira le ciel : « Non !!!!! »

Certains restèrent là, figés, hoquetant de sanglots. D’autres quittèrent les lieux d’un pas accéléré, à la recherche de leurs proches, de ceux avec qui ils avaient participé, dans l’euphorie, à la grande manifestation pour la Paix qui s’était déroulée sur la Place, au début de cette soirée mortelle. On ne pouvait, en ces moments macabres, demeurer avec soi-même. Il fallait parler, se serrer les uns contre les autres, se sentir soutenu et soutenir les autres. Un grand deuil avait frappé ces êtres qui avaient eu foi en la Paix.

On était désorienté.
Pour ceux qui y avaient cru, plus rien désormais ne fut comme auparavant.
Ils avaient quitté à jamais l’heureuse époque de l’adolescence, de la jeunesse, de la foi éthérée ; le temps de la naïveté.
Le temps qui précédait l’assassinat s’était arrêté de s’écouler.
Un temps autre était apparu, rêche, âpre et douloureux, un temps “déssentimentalisé”.  

Cela commença par l’Université.
Le lendemain de l’assassinat, à l’université de Tel-Aviv, à la cafétéria de Guilman, le bâtiment où siégeaient les Humanités, les étudiants, les yeux rougis de la nuit qu’ils avaient passée éveillés, s'agglutinaient par petits groupes, débattant de ce qu’ils devaient faire. Ils accusaient à haute voix ceux qu’ils considéraient comme les "coupables en profondeur".  Ils se servaient d’arguments qu'ils avaient forgés lors des séminaires d'études, ceux qu'ils avaient débattus avec leurs professeurs. Ils revenaient à ceux qu’ils avaient retirés de leurs travaux, de leurs lectures.

Les lycéens, eux, les plus frappés par l’assassinat, chuchotaient entre eux contre ceux qui avaient conduit la main de l'assassin par leur silence.
Ils portaient leur deuil à fleur de peau, s’appuyaient, à voix basse, presque dans un murmure, sur des arguments conçus dans leur douleur, générés par des valeurs immédiates et profondes qui les avaient travaillés, qui les avaient modelés depuis leur prime enfance; ces valeurs premières, qu’ils avaient adaptées à leur tempérament, à leur entendement, à leur vécu.

Ils les avaient soulevées en classe avec leurs éducateurs, lors de ces jeux de rôles du ‘Pour ou Contre’. Ils les avaient débattues pendant les repas de famille du Shabbat avec leurs parents autour de la ‘Parashat Ha Shavoua’, ce verset hebdomadaire de la Bible qui engageait les convives aux commentaires moralisants. Ils en avaient discutés dans la cour de récréation avec leurs camarades, lors d’un conflit sur une décision de l’arbitre dans un match de foot.

Les parents étaient étonnés de la réaction de leurs enfants. Eux qui les considéraient comme mus par des motifs futiles, comme légers d’esprit et dénués de valeurs, ne pensant qu’à s’amuser et fuyant toute responsabilité, furent surpris de leur conduite, qui n’avait rien à envier à celle d’une personne adulte. Ils en furent fiers et se joignirent à eux dans leurs assemblées de deuil, sur La Place. Ils retrouvaient dans leur façon d'agir une gestuelle et des valeurs qu’ils croyaient à jamais perdues.

La Presse elle aussi fut frappée par l’élan de ces jeunes lycéens qui entraînèrent aux obsèques leurs jeunes frères et sœurs des classes supérieures du primaire, comme s’ils étaient leurs parents ou leurs instituteurs. Plus d’un article de fond fut consacré à ce phénomène inconnu jusqu’alors, et que ce Tremblement de Terre avait engendré.

« Plus rien dorénavant, n’en déplaise à l’auteur de l’Ecclésiaste ‘ne sera ce qui a été’, répétait Taly à ses élèves. Chacune des 340 mille lettres qui structurent la Thora s’éparpilleront comme feuilles aux vents, si Israël ne réagit pas comme un seul homme à cet assassinat ! »  


Lire la suite " Néta ", demain.


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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 17:55

 

60  Minutes du Correspondant de CBS Andy Rooney

 

Commentaires d'un homme brillant.

En vieillissant j'estime les femmes de plus de quarante ans.  Voici pourquoi :

Une femme de plus de 40 ans ne vous réveille jamais au milieu de la nuit pour vous demander: 'À quoi tu penses?'   Elle ne s'en préoccupe plus.  

Si une femme de plus de 40 ans ne veut pas regarder le match à la télé, elle ne s'assoit pas près de toi pour pleurnicher. Elle fait quelque chose qu'elle veut faire et de plus intéressant.  

Les  femmes de plus de 40 ans, sont pleines de dignité.   Elles complimentent souvent les autres car elles savent ce que c'est que de ne pas être apprécié.

 

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Les  femmes deviennent psychologues en vieillissant. Vous n'avez jamais à vous confesser de vos péchés à une femme de plus de 40 ans.

Après une ride ou deux, une femme de plus de 40 ans est beaucoup plus sexy que sa collègue plus jeune.

Les femmes plus âgées sont franches et honnêtes. Elles vous diront immédiatement que vous êtes stupide si vous agissez comme tel.

Vous n'avez même pas à vous demander où vous en êtes avec elles.  

Pour toutes les femmes formidables, débrouillardes, bien coiffées et séduisantes de plus de 40 ans; il y a un chauve, mal rasé, bedonnant et en pantalon jaune, qui fait un fou de lui avec une serveuse de 22 ans.  

 

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Mesdames, en leur nom, je m'excuse.  

Pour tous ces hommes qui disent, 'Pourquoi acheter la vache quand vous pouvez avoir le lait gratuit?', Voici une mise à jour pour vous. De nos  jours, 80% des femmes sont contre le mariage. Pourquoi?   Parce que les femmes réalisent que ça ne vaut pas la peine d'acheter un cochon entier juste pour avoir une petite saucisse!  

Andy Rooney est vraiment un gars brillant!  

Transférez ceci à toutes les femmes de plus de 40 ans pour qu'elles ne dépriment pas à cause de leur âge.
Transférez ceci à tous les hommes, sans exception.

 

 

Merci à Marguerite Axisa

 

Source : http://laboiteado.over-blog.com/article-les-femmes-de-40-ans-et-par-andy-rooney-45644228.html

 

et d'autres variantes dans les blogs.

 

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