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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:13

Quelle peur !

J'ai eu peur plus d'une fois durant mon enfance, les gamins Juifs n'étaient pas toujours en sécurité en dehors de leur quartier convivial…

Vous souvenez vous d’une grande anxiété, d’une panique qui vous aurait laissé angoissé, crispé, prêt à jouer le tout pour le tout afin de vous dégager de la cause de cet effroi ?

Moi une vraie, une frayeur bleue je l'ai connue à l'âge de quinze ans à Tunis.

J’étais en colonie de vacances à Aïn-Draham. Le directeur du camp, Meyer Aïdan m’avait  envoyé à Tunis pour faire quelques commissions :

*Accompagner un jeune Sfaxien, Henry La Championade à la gare de Tunis et l'installer dans le train en direction de Sfax ; le pauvre se sentait tellement dépaysé loin de sa maman...

*Acheter un appareil photographique.

*Louer deux tentes pour dix personnes chacune.

J’avais mené à bien ma mission - complétée le  vendredi vers midi - et me rendis à la station centrale des autobus afin de me rendre au campement à Aïn Draham le plus rapidement possible. Là, l'horaire m'indiqua que le prochain voyage était fixé pour le lendemain à 5 heures trente à l’aube : pas d'autre car faisant le même parcours antérieurement.

Mettant de côté le montant du voyage, il me restait heureusement assez d'argent pour payer mes repas d'aujourd'hui et c'est déjà bon. Mais problème,  je n'ayant pas de montre, comment me réveiller à l'heure ?

J'eu l'idée de demander à Nadine une amie du mouvement de Jeunesse Dror de me prêter un réveille-matin.  Elle voulait bien, mais son père a mal pris la chose et l'a grondé. J'avais compris. J'ai remercié Nadine sur le pas de sa porte et lui je l'ai rassuré :

— Sans rancune, ton père est ton père. Je fermerai le local et laisserai la clef sur le rebord de  la fenêtre, tu la retrouveras là-bas. A un de ces jours, viens que je t'embrasse.

 —  Je dormais cette nuit-là comme les deux nuits d'avant dans le local du mouvement Dror tout près du marché, du coté de l’avenue de Paris. Je me suis mis au lit et  m’endormis vite.

Après une heure de sommeil, je me suis réveillé, levé, sorti, relevant le rideau de fer roulant avec un bruit fracassant, je l’ai refermé et tourné la clef dans le cadenas. Je devais me rendre compte de l’heure qu’il était. Je laissais la clef sur le rebord de  la fenêtre à l'intention de Nadine.

Arrivé au marché, j’ai vu le café encore ouvert, mais je ne savais pas s’il n’avait pas encore fermé ou s’il avait déjà ouvert. Donc l’heure devait être entre minuit et cinq heures. Pour en avoir le cœur net j'ai fait une marche jusqu’à l’Avenue de Paris, là j’ai vu l’heure à la devanture d’un horloger : l’heure exacte était minuit trente. Retourné au local Je me suis mis au lit m’endormis.

J’ai sommeillé encore un certain temps et je me suis réveillé de nouveau. Je me suis levé, sorti, relevant le rideau de fer roulant avec un bruit fracassant, je l’ai refermé et tourné la clef dans le cadenas. Je devais me rendre compte de l’heure qu’il était. Je laissais la clef sur le rebord de  la fenêtre à l'intention de Nadine.

Au marché le café était fermé, donc il n’était pas encore cinq heures. Pour en avoir le cœur net et savoir l’heure exacte je devais...

Mais voila qu’on m’a interpellé. C'étaient deux gars de vingt ans au moins et pas rassurants.  Pour vous donner une idée : le plus petit ressemblait à un bœuf et le second à un cheval, un véritable géant.

— Tu as un peu d’argent sur toi ? Nous avons faim, me dit le moins grand et le plus trapu des deux.

— Non !

En réalité j’avais un peu de fric, mais je le gardais pour l’autobus.

— Emmène nous chez toi, Nous trouverons bien quelque chose à manger. Mon ami est sorti cet après midi de prison et à part un melon crevé nous n’avons rien mis sous la dent...

— Je n’habite pas Tunis, je suis chez des amis, fut ma réponse.

— Bon ! Allons chez eux ! m’ordonna le géant en m’empoignant par le col de ma chemise.

J’avais peur, mes jambes tremblaient je pense, mon ventre était crispé, je sentais mes fesses se serrer mais ma cervelle travaillait rapidement. Pour gagner du temps j’ai dit :

— Pas question de les déranger !

— Tu m'as fait rire, fais ce que je te dis ! s’exclama l’impatient en me poussant.

Faisant mine d’accepter, j’ai fait quelques pas en avant et je me suis retourné d’un seul coup, poussant violemment Le Goliath qui perdit l’équilibre, vu sa grande taille. J’ai décoché un coup de pied dans le genou du second et j’ai pris la fuite courant à toute vitesse, ayant le feu au cul. J’entendais les pas de ces deux crétins me poursuivant, mais le son se faisait de plus en plus faible. Vous connaissez quelqu'un capable de me rattraper ?

Je n’ai pas oublié dans ma retraite de jeter un coup d’œil à la façade de l’horloger et là j’ai appris qu’il était 2 heures et demi. J'ai souhaité trouver la Grande Synagogue ouverte pour les Sélihot à cette heure bien qu'il fut encore si tôt. J'espérai y être protégé.  Mais non, la Synagogue était fermée, les Sélihot n'ayant pas lieu les samedis.  

A un certain moment j’ai tourné à gauche, puis à droite, m’engouffrant dans un immeuble, fermant la porte derrière moi. J’ai escaladé quelques marches, prêt à frapper à une porte s’il le fallait et demander du secours...

J’ai entendu les pas des deux coureurs de garçon, j’ai attendu encore un quart d’heure et puis je me rendis au local du Dror afin de dormir encore un coup.

Après mon troisième réveil j’ai quitté mon " auberge ", laissant la clef dans l'endroit convenu. Nadine devait venir la prendre pendant la journée.

Je suis arrivé à la station des bus vers 4 heures trente et je m’y suis installé. Un homme de petite taille vint s’asseoir près de moi.

— Je suis Yudah Bouhnik de Pic Ville, Sfax, se présentât-il.

— Enchanté ! Je suis Camus Bouhnik de Moulinville.

— Camus ? Mon frère se nomme Camus.

— Oui, je le connais, il est surnommé Galini. Il tient un commerce dans la Rue du Bey. Je connais ta famille et ton fils. Je suis venu chez vous. Mon père Clément Bouhnik est votre parent.

— Je vais de ce pas me rendre à Aïn-Draham voir mon fils.

— Alors nous monterons le même bus et je t’accompagnerai jusqu’à la tente de ton fils qui est dans le camp de L’Anoar Atsioni. C’est à cinq cent mètres de notre campement.

Le dit Youdah Bouhnik a remercié Le Ciel cent fois de m’avoir rencontré, une fois pour l’avoir dirigé, une seconde pour lui avoir redonné de l’assurance, une troisième pour l’avoir réveillé sitôt arrivés, une quatrième pour l’avoir conduit dans la montagne dans des sentiers par moi connus – il ne serait pas arrangé seul –, un cinquième parce que je lui ai promis de ne dire à personne à Sfax qu’il a entrepris ce voyage un samedi. Et une quantité de fois encore pour la simple raison d’après lui, que ceux qui me rencontreront auront un Mazel Tov.

Moi j’ai fais mes grâces à D-ieu, pour le simple fait que je n’étais plus seul, la nuit et ses frayeurs était passée.

Aujourd'hui après 60 ans, je me sens délivré de ma promesse de me taire.

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  Aïn-Draham

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Aïn-Draham

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/aindraham32fw_1_.jpgAïn-Draham

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 17:16

 

 Mazel Tov : מזל טוב

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Cher petit-fils Mochiko,

C'est ton anniversaire, Mazel Tov !

Amuse-toi bien en ce jour et les jours d'après, jour après jour jusqu'à 120 ans, vigoureux   comme à 20. Que ces années soient heureuses baignées  dans la joie et la santé, arrosées dans de succès  et de réussite et la réalisation de tous s projets.   

Grand-maman Gisèle et Grand-papa Camus

 

382183 486762004694713 2023760168 nMochiko enseigne : מושיקו מלמד

 

מושיקו מזל טוב

יש לך יום הולדת, תיהנה ביום הזה ובימים אחרים הבאים אחריו  עד 120 כ-20

תהיינה אלו שנים מאושרות בריאות, מלאות צחוק ושמחה, הצלחה והגשמה עצמית

בשורות טובות  משה

סבתא איילה וסבא יגאל

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Mochiko fait son stage : סטג'ר מושיקו

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 12:12
Publié le 3 jan 2014

http://lemondejuif.info/wp-content/uploads/2013/01/logoOKIDOKI1.png

yohoho2

L’expulsion des Juifs d’Espagne ne sera que le coup d’envoi d’une terrible partie de chasse à l’homme sur plus de deux siècles sur trois continents. D’un coté, la très cruelle Inquisition, de l’autre, des Juifs qui essaient désespérément d’échapper à ses filets. Nos ancêtres ne furent pas tous des fugitifs, et nombreux, sont ceux qui décidèrent de combattre le monstre espagnol avec les moyens du bord. Certains seront diplomates en Angleterre, en Hollande ou dans l’empire Ottoman et essaieront de contre -carrer les desseins espagnols sur la scène internationale. D’autres utiliseront le domaine de la finance dans le but de porter atteinte aux intérêts ennemis. Une troisième catégorie, moins connue, a pourtant bel et bien existe : les pirates juifs !  

Les pirates juifs 

David Abrabanel, né en 1580 en Hollande. Sa famille qui s’apprêtait à gagner le nouveau monde fut massacrée par des marins espagnols qui prirent l’assaut du navire. David réussit à s’enfuir. Il s’engage dans la marine anglaise et gagne rapidement du galon. Quelques années plus tard, il deviendra le fameux « Captain Davis » qui fit un véritable carnage parmi les vaisseaux de Madrid, petit détail, son navire de guerre s’appelait Yeroushalaïm.  

Bridgetown, capitale des iles Barbade dans les Caraïbes. Une petite visite au cimetière de la ville réserve bien des surprises. Nous voici devant deux magnifiques pierres tombales, celles de Yaacov Machiah et de son épouse Deborah, une étoile de David gravée dans le marbre et, à coté, le dessin de deux fémurs gravés croisés, emblème redoutable des pirates.

Les vétérans racontent, encore aujourd’hui, les exploits de tous ces pirates juifs, la liste des capitaines de bateaux de flibustiers juifs de l’ile de Curaçaos est impressionnante : Itsh’ak Gabbay, Manuel Levy, Yoshoua Mendes… Tout aussi remarquable les noms de leurs bateaux, Mazal Tov, Melekh David, Zevoulon et Issakhar, Malkat Esther etc..

Le plus célèbre et le plus charismatique de tous les pirates juifs est Rabi Chmouel Pallache, négociant international, diplomate, agent secret et corsaire. Ce personnage extraordinaire défraya la chronique par de opérations audacieuses qu’il mènera contre les bateaux espagnols. Il connaît aussi des revers mais, comme tous les héros, il s’en sort toujours avec panache.

Juillet 1614, au cours d’une escarmouche contre les Espagnols, le navire de Pallache nécessite une réparation urgente.  Plymouth, au sud de l’Angleterre est le port le plus proche. La venue de notre pirate ne passe pas inaperçue. L’Ambassadeur d’Espagne en Angleterre se réjouit en apprenant la nouvelle. Il porte plainte contre lui au tribunal de l’amirauté. Le Roi en personne se déplace pour voir de ses propres yeux le héros légendaire qui tient tête aux Espagnols, Pallache.

Entre-temps, Noël De Caron, ambassadeur des Pays-Bas, en Grande Bretagne, propose d’être son avocat, ses rapports nous permettent de reconstituer le procès, jour par jour.

Une anecdote révèle l’impact que laissera Pallache sur ses contemporains. De Caron, affirme qu’à son entrée, l’audience se lève et ne se rassoit qu’après l’accusé.

Pallache se présente à la cour de l’amirauté comme un Juif pratiquant et demande l’autorisation de garder la tête couverte. La demande est aussitôt acceptée à la plus grande indignation de Diego de Cuna, ambassadeur d’Espagne, qui plaide la peine de mort pour ce pirate juif. Il s’adresse alors aux juges coiffé de son chapeau de gentilhomme. Les magistrats britanniques lui font remarquer son manquement aux règles du savoir-vivre. L’Espagnol, indigné, désigne Chmouel Pallache de son doigt accusateur :

- Lui peut garder son calot de Juif ?

- Lui, c’est Chmouel Pallache, Excellence !  

Impressionné par la dignité de l’accusé, le Roi annonce que Pallache sera logé dans son palais d’été jusqu’à sa libération. Acquitté, Pallache retournera en Hollande où il terminera sa vie comme … Ambassadeur des Pays-Bas.

A l’époque où les magistrats anglais découvrent un Juif qui leur inspirent le plus grand respect, les Juifs sont encore interdits de séjour dans le pays de Shakespeare. Ce même Shakespeare qui écrit cette année là, (1614) le Marchand de Venise. Le public anglais découvrant un Juif odieux et méprisant qui n’existe que dans les fantasmes antisémites de l’époque.

On ne peut que regretter que le grand écrivain ne soit pas déplacé pour assister au procès Pallache, peut être alors, Shylock, dans le rôle du pirate serait, encore aujourd’hui, le symbole de la résistance juive contre l’Inquisition.

Eliaou Attlan - © Le Monde Juif .info

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 11:28

YUVI

 

Youval avec Matan :  יובל עם החבר מתן

  יובל

 ברגעים אלה את אורזת תיק, בתיק סביר להניח יש את הדברים הרגילים שכל נערה לוקחת לצבא, אך מה שאת נושאת איתך זה הכי חשוב 

ואת לוקחת את עצמך, נערה בוגרת, עם המון חכמה, נחישות, דבקות במטרה, רגישות, הבנת האחר כל הערכים והנתונים המצוינים שלך שהם חלק ממך וממה  שספגת בבית, תשתמשי בהם והדרך להצלחה סלולה לך 

אוהבים : אסנת-אירית ומשפחת כהן

 

 

Tu te prépares à aller au service militaire inévitable en Israël.

Tu viens de préparer ton sac çà dos : tu as du le remplir de ce dont tu auras besoin, tu n'as sûrement rien oublié. Mais le plus important, tu emportes avec toi un bagage de qualités mentales : force de caractère, esprit d'initiative, ingéniosité,   détermination.

Tu es opiniâtre, tu fais des projets et les réalises… Tu es sensible à ce que ressent autrui…

Tu emportes avec toi la culture familiale…

Tu as tout ce qu'il faut pour réussir et arriver au top.

Vas ! Nous sommes fiers de toi.

Gisèle et Camus Bouhnik    

yuval

 

Gâteau préparé par la maman représentant les armes de l'unité choisie : עוגה שהכינה אימא עם סמל תג היחידה  

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 17:04

ניב ונוי שני הנכדים  התאומים שלנו חוגגים חי שנים

נאחל להם הצלחה בהמשך  הדרך

במזל טוב

Niv et Noy nos petits-fils jumeaux fêtent 18 ans.

Nous leur souhaitons bonne chanceet bonne réussite

Mazel Tov  

http://labaronnedaphnee.files.wordpress.com/2008/08/topsy_turvey_birthday_cake_by_pinkcakebox1.jpg


ניב ממשיך בלימודי המשך אחרי התיכון לתואר הנדסאי לפני השרות   הסדיר. הוא גם ספורטאי בזמנו הפנוי. חבר של שיראל

Niv a terminé ses études secondaires et fait des études techniques dans l'aéronautique pendant deux ans encore. A ces moments de loisir, il fait du sport. Est fiancé avec Shirël.

Nivoush.jpg

Niv et Shirël

 

 

נוי עושה שרות סדיר. חברה של נועם

Noy fait en ce moment son service militaire. Est fiancée à Noam.

 

---.jpg Noy et Noam

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 10:06

http://galerie.alittlemarket.com/galerie/product/266255/cuisine-et-service-de-table-set-de-table-bonne-annee-2014-1951051-set-de-table-bo2014-df9eb_570x0.jpg

Je souhaite (Vœux 2014)

Par Rachel Franco

Que puis-je souhaiter pour vous, au seuil de l’année 2014 ?

Je souhaite que la force ne vous quitte pas,

Que la vigilance éclaire vos regards,

Que la foi dans la victoire de la Lumière sur les ténèbres totalitaires vous habite,

Et que vos cœurs soient guidés par l’Esprit qui dirige nos pas et vivifie nos consciences.

Je souhaite que le monde libre se réveille de sa torpeur,

Qu’il comprenne que la candeur et l’angélisme idéologiques sont les armes d’un tsunami islamiste,

Lugubre héritier du nazisme qui entend dominer notre monde.

Je souhaite que le mot  Fraternité ne soit plus un vœu pieux,  mais une réalité concrète.

Je souhaite l’union des amants de la Liberté,

Et qu’enfin la joie et la paix se posent sur nous.

Je souhaite à tous les malades,

Le retour total et définitif de la santé si précieuse à nos corps et à nos esprits.

Je souhaite à ceux qui vivent seuls ou qui se sentent seuls,

Des portes qui s’ouvrent, des sourires qui accueillent, des cœurs qui comprennent.

Je souhaite à ceux dont l’âme est blessée,

Des mots qui guérissent et des mains qui soutiennent.

Je souhaite à ceux dont l’amertume est le pain quotidien,

De retrouver le gout des remerciements et de la gratitude.

Je souhaite à ceux qui ne se consolent pas du voilement de leurs bienaimés,

De comprendre que mourir n’est pas partir ou abandonner cette vie,

Mais simplement nous accompagner depuis le monde de l’Invisible,

Et qu’ils soient assurés que la mort n’est pas la fin de toute vie.  

Je vous souhaite à toutes et à tous une année 2014 ouverte au cheminement dans la joie et le partage,

Et que l’Éternel vous bénisse, vous et vos familles !

Rachel Franco

Jérusalem, 01/01/2014 

Citation :

"L'homme le plus heureux est celui qui fait le bonheur d'un plus grand nombre d'autres..."  Denis Diderot

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 17:55

delouya

par David Elmoznino

Nous étions des garçons, des filles, jeunes et beaux tous affiliés à l'« Achomer Atzaïr »*: il y avait Rony, il y avait Arrik, il y avait Bouzaglo, il y avait des blondes et des brunes, ce fut un temps haver…

Mais attendez, je commence par le début, vous comprendrez…

Carmïa est un kibboutz au sud d'Israël, une quarantaine de kilomètres au nord de Gaza, sur la route d'Ashkelon. Le kibbboutz fut fondé en 1950 par des haloutzim ressortissants du Nahal*, originaires de Tunisie et de France.

En 1952 une divergence de vue politique scinda le parti parrain Mapam. 

La controverse continuant au sein du kibboutz 22 membres se sont vus obligés de quitter le village communal. Carmïa fut plongé dans une profonde crise de main d'œuvre et  mentale. En 1954 un noyau de jeunes israéliens « Gadish » vint renforcer et complémenter la commune, et il fut suivi par d'autres groupes d'Argentine, du Maroc et d'Israël, tous ressortissants du Mouvement de Jeunesse « Achomer Atzaïr ».

Il y eu aussi pas mal de nouveaux non organisés, venus en privé.

En 1962 beaucoup de jeunes Marocains de 16 ans ou  plus sont venus en Israël faire leur Alya. Leur début en Terre Promise s'avéra dur : le déracinement et l'éloignement de leurs familles leur pesaient.

La situation en Israël en ce temps-là était plus difficile à supporter qu'on ne pourrait le raconter ou l'imaginer…  Les jeunes ont toujours rêvé de venir vivre au kibboutz et  y fonder un foyer. Le kibboutz était la solution normalement souhaitée : se rapprocher de la terre, y planter des racines, y réaliser l'idéal du sionisme-socialiste : la fondation d'une société d'égalité sans écarts sociaux, sans différences entre riches et pauvres. Tout se partage, le travail et l'usufruit du travail.

Ici : Chacun donnera selon ses moyens et chacun recevra selon ses besoins.

Le matin on se lève et on va au travail et le soir on se réunit à la salle à manger où en dehors des repas on se réunit pour échanger des idées, éclaircir de points de vue ayant trait à la commune et aussi pour les divertissements, les distractions c'est le coin culturel, si l'on veut…  

Ô  ce n'était facile au début : l'habillement était tout simple, la couleur  kaki était prépondérante; les repas sobres  basés sur les légumes, les olives, le pain, la soupe et la viande en petite quantité vu le régime d'austérité dicté par les possibilités du moment.

Nous avions les jambes écorchés par les épines et des plaies visibles n'étaient pas belles à voir. Les anciens nous disaient à ce propos :

« Vos membres devraient s'habituer au travail des champs, et vous apprendrez à prendre garde…»    

Après la Guerre des Six Jours en 1967, ayant atteint l'âge de 18 ans, des jeunes  Juifs Marocains ont fait leur Alya dans le but de rejoindre le kibboutz Carmïa. Là ils se sont intégrés comme havérim*  et parallèlement à des études à Nataniya et à Haïfa  ils ont servi au Mouvement de Jeunesse « Achomer Atzaïr » comme moniteurs au terme de leur service militaire.

Les anciens nous ont dit :

« Israël a besoin d'agriculteurs, d'ouvriers pas de fonctionnaires. Chacun doit se donner au labeur. Quand on se donne corps et âme au travail, on s'y attache et on ne sent même pas le temps passer.» c'est ainsi que nous avons respiré le premier souffle d'air pur au pays de nos aïeux, comme le bébé tête le lait du sein de sa maman instinctivement,  c'est ici que nous avons absorbé l'hébreu de la mamelle de la terre que nous travaillions, dans ses sillons ses pierres et dans ses roches, nous planté nos racines.  Ici nous avons couru et parcouru ses prairies.

Et le soir sur la pelouse près du réfectoire nous avons dansé la hora jusqu'aux premières lueurs de l'aube.

Nous n'avons pas seulement valsé, il y a eu aussi des débats politiques, parfois des controverses  très amères dérivant du parti Mapam. Il y a eu des maladies, le malaria, la guerre avec les pays voisins arabes, nous avons été logés sous des tentes, nous avons connu la faim, le travail exténuant,  la fierté de la réalisation, l'ivresse des sens, le bonheur sublime de l'accomplissement.

« Ainsi nous créons une patrie, ainsi nous créons un peuple.»

Comment çà a commencé ?

Tout a débuté quand des jeunes ont voulu quitter les ma'abarot * et s'affilier au kibboutz. De temps en temps arrivaient  à la ma'abara des envoyés du kibboutz à bord d'une camionnette afin de chercher des jeunes gens aptes à être havérim au kibboutz.

Des  garçons et des filles les attendaient près de la baraque servant de bureau à la direction de la ma'abara. Qu'avaient-ils de mieux à faire à part çà ? Les messagers du kibboutz appelaient les jeunes en les appelant de leurs noms et prénoms. Ces jeunes nouveaux émigrants venus de pays arabes et d'Afrique du Nord ne savaient rien concernant le kibboutz, ce qu'ils savaient intuitivement, c'est que çà valait mieux que la ma'abara où l'on s'ennuyait à mourir et qu'il fallait quitter au plus vite. Le plus vite serait le mieux.

Ils ont enfin décidé, ils vont au kibboutz :«  le kibboutz Carmïa » C'est bon, dit-on. On monte sur le camion, on s'assoit sur des bancs dépliants, le camion aurait servi on dirait au transport de poules, si l'on juge selon les plumes éparpillées un peu partout.     

Nous avons compris que nous serons bientôt arrivés au kibboutz, lors de la traversée d'un bois de pins qu'un sentier divisait en deux. Nous descendons enfin. Une sérénité d'après-midi nous enveloppe. Nous nous asseyons sur le gazon et attendons. Un jeune homme en short et la chemise bleue ouverte sur une poitrine musclée nous souhaite la bienvenue et commence à nous donner des explications sur le kibboutz qui nous accueille. Il est sympa. Tout en lui exhale la santé et le bien-être. Nous lui ressemblerons à la longue en restant au kibboutz…   

Mais à la longue…

 « Nous n'avons pas été les bienvenus au kibboutz, tel est notre sentiment en tous cas. »

Au Maroc nous n'étions pas  habitués au travail physique dans les champs, nous avions des cloques dans les paumes des mains et les jambes, mes frères, les jambes aïe, aïe, aïe ! Ce n'était pas du gâteau. Arrik et Rony habitués à la culture physique tenaient le coup bravement et nous encourageaient :

« Nous ne sommes pas venus au kibboutz pour pleurnicher comme des fillettes clamait Arrik. Nous sommes les nouveaux piliers de Carmïa. Détendez-vous et écoutez  Rony.»

Rony nous entraîne la nuit tombée à notre cabane, notre Club. Nous avions pris l'habitude de nous y rendre chaque soir quand l'obscurité couvre de son manteau noir le large espace nous séparant des habitations du kibboutz. Chaque soir nous y arrangeons les chaises  en cercles, une tribune improvisée – de caisse d'oranges vides   est élevée au milieu. Show… Show… Danses, hora, krakoviak, applaudissements à Rony. Rony sort sa guitare de son coffret bleu et entonne un chant d'Avi Tolédano, un autre jeune marocain venu depuis peu en Israël : 

« C'est la Hora : hey !

La Hora avec le : hey !

Le son montait : hey !

On la dansait sans arrêt   

Sans se fatiguer hey !

La Hora avec le : hey !

Son rythme remplissait

Mon cœur à jamais…»

 

 

***

Il n'en faut pas plus pour remonter le moral au top. Ensuite Arrik joue de la darbouka des sons connus, Rony l'accompagne de la guitare, puis le laisse tambouriner à sa guise… je ne connaissais pas à Arrik cette virtuosité dans le darboukage… Ah ! Mes amis, si vous étiez là ! Arrik chuchote quelques mots à Rony qui  de sa plume gratte sur les cordes de sa guitare les notes d'un chant français de Jean Sablon : « Nous allions à Cuba / Carmïa…»

Nous sommes des garçons des filles

Tous adeptes à l'Achomer Atzaïr

Nous aimons tous  Carmïa à la folie

Bouzaglo, Arrik, Bouskila, David  et Yaïr…

La vie aurait été si belle si le ce  n'était 

La tourïa,  le travail dur par le Diable envoyé

Pour nous énerver…  (original : http://paroles.zouker.com/aime-barelli/voyage-a-cuba,209316.htm)

***

Ces soirées au Club nous remontaient le moral en heigh… Bouzaglo nous chantait des chants en arabe-marocain dont il se souvenait, Rony grattait sur sa guitare de ses gestes mélodieux et surs, plein de chaleur des interprétant des chansons françaises. Arrik plein de verve sur sa darbouka semblait sortir d'un conte des Milles et Une Nuit. Je ne leur savais pas tant d'adresse. Quelles soirées inoubliables !  Nostalgie de ces temps si vite passés. On trouvait que c'était dur, mais oin voudsrait revivre ces moments...  

Les jours et les nuits d'autrefois…

Une jeune fille s'est mise à se trémousser dans des mouvements de danse orientale, le batteur accroît le rythme. Un moment, Rony ressent une fascination de satisfaction l'envahir ; le visage de la danseuse s'embrouillent  à sa vue et il n'aperçoit qu'une longue tignasse de cheveux blonds s'envolant follement au fur et à mesure que le rythme de la danse s'affermit.

Parfois les havérim apportent des aliments pour un repas frugal, composé de ce qu'ils ont trouvé au réfectoire. A ces moments ils se sentent dans un monde bien à eux, bien loin du kibboutz. Les anciens ne voient pas d'un bon œil ces fugues et lancent des piques, les moniteurs sont fâchés :

« Nous avons pensé faire de vous des personnes bien et voilà le résultat : Qu'est-ce que c'est ? Un café maure »?

Il y avait des brunes, des blondes…

A.Elle avait un ami, un membre du kibboutz et elle se comportait comme si elle était Miss Israël, comme si le monde était à ses pieds, comme si les frontières n'existaient pas pour elle, elle étalait dans son sourire sa confiance en elle, elle était si sûre d'elle... Ou bien était-ce pour masquer son désarroi, sa confusion ?  Ses camarades nouveaux venus la regardaient avec étonnement, d'après eux l'amour fait souffrir, et cette souffrance est la clef du mystère...  Ses camarades répondaient d'un hochement de tête à son salut, ils souriaient d'un sourire entendu, comme s'ils pensaient quelle déraillait. Ils lui faisaient mal et elle en était contrariée. 

Elle n'avait plus confiance en personne. Jamais elle n'oublierait la désillusion, l'humiliation. Elle pouvait se regarder devant un miroir, elle n'avait rien à se reprocher… Elle était sûre qu'il l'aimait pour ce qu'elle était, pour sa personnalité,  que c'était  son individualité qui a  conquis son cœur, car nos moniteurs disaient toujours que la personnalité domine toujours le caractère…  Rony avait une autre idée : sa peau éclatante de brune, ses seins hauts défiant l'univers, sa taille fine et haute, la cambrure de ses hanches tout lui donnait l'air d'une starlette… Mais le kibboutznik* snobe l'épouserait-il, elle la fille de la ma'abara ? Il tire profit de sa jeunesse, de son innocence, de son manque d'expérience, jouit d'elle, mais passera sa vie sans elle.

Elle pensait que venant la visiter très souvent dans sa chambre, passant ses loisirs avec elle, la caressant de ses yeux et des mains, l'entourant de ses bras et la plongeant dans un gouffre de plaisir, il ne pouvait être autrement qu'amoureux d'elle ? Mais elle ne savait rien des rumeurs courant dans ce village communal où tout se sait, où rien ne se cache, de ce petit monde crétin où les anciens se croient être natifs de Santa Maria… Ces havérim du kibboutz voyaient d'un mauvais œil ce lien entre l'un des leurs avec l'étrangère…  Est-il devenu fou pour s'être entiché de cette noire ardente ?

« Il veut m'épouser » disait-elle très sûre d'elle.

Très confiante en elle, de son corps. Elle semblait confiante et aimait découvrir des nouvelles impressions. Elle aimait écouter sa musique préférée, elle embellissait de jour en jour et devenait pour ceux qui l'admiraient une princesse. Elle savait qu'on la suivait des yeux, des regards qui semblaient lui dire :  « Prends garde ! Des fosses sombres s'ouvrent sur ta route. » Mais elle voyait tout en rose. Elle ne n'imaginait pas un chevalier galopant sur un cheval blanc, venant conquérir sa citadelle. Elle-même aimait monter les chevaux, s'en occuper et galoper en les chevauchant. Elle aimait les dessiner et les peindre en couleurs,  tant les chevaux éveillaient sa curiosité.  Elle voulait monter à cheval au clair de la lune, quérir un émoi en galopant.    

Réveillée une nuit de pleine lune, elle s'est sentie envahie d'un désir intense de monter nue une jument, de sentir le bruissement de la peau sur la peau, la fusion de la transpiration avec la transpiration, vivre ainsi son authenticité. Près de la statue d'Alexandre Zeïd, elle arrêta sa monture, se déshabilla et scruta de son regard les champs de la Vallée, aspirant l'air à pleins poumons. Au galop elle s'accole au cou de la jument, tenant fermement les rênes mais sans stimuler la bête, ayant l'habileté nécessaire à tenir l'animal à l'aise…

Elle écouta les pulsations énergiques de son cœur, clignait des yeux brillant les paupières, elle sentait chaque muscle de son corps frémir…  Quand la nuit commençait à retirer son manteau sombre, laissant apparaître les premières lueurs de l'aube, elle prit la route de sa chambre au galop…

Elle se jeta sur son lit fixant le plafond, les bras croisés derrière la nuque dans une tranquillité pondérée… Elle resta ainsi un temps indéfini, lorsque la porte s'ouvrit laissant entrer sa compagne de chambre, qui très énervée lui lança :

– Comment pouvais-tu te permettre ? Comment as-tu osé ?
Elle n'a pas eu le temps de répondre, mais a discerné le regard réprobateur, plein de dégout, accusateur…

« Insolente ! Tout le kibboutz ne parle que de çà; de ces deux nichons effrontés tressautant, de ce cul debout sur la selle, pour qui tu te prends ? N'attendant pas la réponse elle s'en alla en claquant la porte, non sans avoir ajouté avec perfidie :

« Je ne suis pas l'amie d'une putain ! Tu n'approcheras plus une jument, ni vêtue ni déshabillée…   »

Elle dit ces dernières paroles d'une irritation allant en montant, acérant de nouveau le mépris et l'humiliation. Sentant son corps tremblant de  colère, elle tourna les talons en vociférant :

« Comme une putain, comme une putain…  »

Des heures passèrent jusqu'au moment où elle réussit à se lever, s'habillant d'une robe courte et transparente, sans soutient gorge, elle sortit faire un tour de-ci de-là, entre la cuisine et la buanderie, entre les maisons d'enfants ert le garage, descendit à l'entrepôt de coton brut, marchant majestueusement… Enfin elle se rendit aux écuries, se mit en devoir de les nettoyer et de donner à manger à la jument blanche.

B. Tous les essais de Rony de plaire à la fille blonde native du kibboutz n'ont pas réussi.  Des nuits d'insomnies n'ont pas atténué son amour pour elle, l'image de son idole restait présente entre ses paupières mi-closes et l'empêchait de fermer l'œil. Non, les frissons ne le quittaient plus, ces spasmes qu'il avait ressentis pour la première fois lorsqu'il l'avait vue danser  au Club. Ces spasmes ressentis alors continuaient avec le même  éblouissement  de bonheur qui l'avait saisi d'un coup cette nuit-là au cours de la valse, un bien-être jusque là inconnu.

La flamme ressentie brulait comme un grand feu et le consumait : il fallait qu'il la retrouve, qu'il la touche, qu'il la palpe de ses mains…  Mais elle lui avait-dit :

– Non ! Et je ne veux plus avoir aucun lien avec toi…

C'était tout dit.

***

Un beau jour, un essaim de familles de touristes venus de Suisse arriva en visite au kibboutz. Au beau milieu de ce groupe, bien en vue une jeune blonde remarquable, éclatante de  physionomie comme un beau fruit au soleil. Qui oserait le cueillir ? Rony l'admira bouche bée…  

Il n'était plus question du  visage de la danseuse s'embrouillant  à sa vue, (il) n'apercevant  qu'une longue tignasse blonde de cheveux s'envolant follement au fur et à mesure que le rythme de la danse s'affermit.

Rony sentit d'un seul coup que le feu ardent qui le consumait, éteint… Un bien-être emplit sa personne, au vu de cette personne souriant aimablement… C'est la bonne brise printanière après la violence de la tempête, une musique légère allègro jouait dans son cœur, chassant le rythme fou de la danse folle du temps précédent… Une romance printanière…  

Rony resta un moment les yeux plantés dans les yeux de la princesse charmante, sa bouche ouverte n'émit aucune parole, tout charmé qu'il était par la longue chevelure blonde tombant jusqu'aux hanches de la merveilleuse blonde. Émerveillé par les grands yeux bleus largement ouverts sur un joli nez retroussé.

Son cœur battait la chamade, il ne pouvait s'empêcher de regarder ses hanches bien formées s'arrondissant avec grâce.

Il commença à l'imaginer un peu partout. Est-il amoureux ?

Le soir, une bonne brise fraîche transporta à ses narines la senteur des oiseaux virevoltant, les branches de palmier bruissaient agréablement, Rony roula sur le gazon aspirant l'odeur de la terre, essayant de ne pas penser à la belle blonde.

Leurs yeux se sont rencontrés au petit déjeuner. Au travail des champs, son image hanta son imagination sans cesse.

Le soir au Club, le moniteur souhaita la bienvenue aux nouveaux touristes, hébergés au kibboutz… et demanda aussi :

– Y a-t-il un volontaire qui voudrait enseigner l'hébreu à cette demoiselle ?

En posant cette question il désignait la blonde majestueuse admirée par notre ami Rony. Elle, la princesse, regarda Rony planta sur lui ses flèches bleues lui imposant – pour ainsi dire – de faire le premier pas, elle l'attendait ce premier  pas.

Rony s'empressa de lever la main craignant qu'un autre ne le devance. C'est ainsi que Rony devint Prof. d'hébreu par volontariat pour son plus grand plaisir. Et il enseigna si bien, avec tant de charme et de sympathie que la belle en fut séduite : beau, savant, attrayant  et si aimable…

A la fin d'un cours elle lança timidement sur sa table une feuille de papier plié en deux et se sauva avant qu'il ne le déploie : c'était le dessin en rouge d'un cœur traversé d'une flèche de couleur verte.    

Rony a compris, mais comment s'y prendre ? Se donner un rendez-vous, se promener main dans la main dans le bois ? S'enlacer au su et au vu de tous ? C'est l'amour avec ses charmantes questions, c'est le cas des nouveaux amoureux, qui essaient de comprendre ce qui leur arrive…

« Si je l'embrasse pense-t-il : je l'épouse… c'est un vœu. »

A Chavouot* Rony est au Club, habillé de ses plus beaux vêtements, elle est debout pas loin de lui. Leurs regards se rencontrent, ils se rapprochent d'instinct, ses yeux sont captifs de ses yeux, ils sont maintenant très proches, l'un de l'autre comme ils ne l'ont jamais été. Il lui tend la main qu'elle prend et tient  bien fort dans la sienne, et il ne veut plus retirer la sienne… Ses lèvres sont sèches… leurs mains se maintiennent dans un élan spontané qu'ils ne peuvent retenir… Traduit de l'hébreu par CamusIl s'approche d'elle et leurs lèvres se rencontrent, ses lèvres à ses lèvres se joignent.  

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Traduit de l'hébreu par Camus, à ta santé Arrik !

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 12:30

http://galerie.alittlemarket.com/galerie/product/266255/cuisine-et-service-de-table-set-de-table-bonne-annee-2014-1951051-set-de-table-bo2014-df9eb_570x0.jpg

Bonne année 2014, à vos souhaits

Je vous fais mes meilleurs vœux pour l'année 2014…

Je vous souhaite donc :

une bonne santé

amour, joie, bonheur,

une belle réussite,

la réalisation  de vos projets,

Je voudrais émettre un vœu général :

que la pluie tombe en son temps et que soit fertile la terre, que cesse la faim, que la nourriture soit abondante…

que cesse la violence et que les hommes se donnent la main avec un regard vers l'entente et la paix…

que la femme et l'enfant cessent d'être le but des coups de poings et des coups de lames…

Bonne année 2014 à tous sans différence de sexe, de confession, de couleur de la peau …      

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 12:50

2013  année pas sympa 

Le 12 février est largement condamné par la communauté internationale le troisième essai nucléaire de la Corée du Nord (suivant ceux de 2006 et 2009). Sur le même sujet nucléaire, est élu à la surprise générale le 14 juin Hassan Rohanni dès le premier tour à la Présidence de la République Islamique d'Iran : un  loup dans la peau d'un agneau. Cet homme a été choisi afin de conduire l'Iran à être une puissance nucléaire.   

Si cela se fait ce sera l'Occident qui déraille.

Le 24 juillet c'est un train qui déraille à 18h42 GMT à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne, dans une courbe dangereuse à la vitesse de 179 km/h, quand la limite est de 90  km/h, faisant 78 victimes et 140 blessés.

Un autre accident désolant quatre jours plus tard : un accident de car en soirée sur un viaduc de l'autoroute A16 Naples-Bari (Italie) fait près de 40 victimes, dont de nombreux enfants.

Le 21 août en Syrie, malgré le démenti du gouvernement de toute implication, les rebelles accusent les forces gouvernementales d'avoir gazé des centaines de personnes provoquant un bilan de 1300 morts. Le monde devenu fou.

C'est la nature qui s'affole aussi : le 8 novembre le typhon Haiyan considéré comme l'un des plus violents jamais enregistrés a occasionné jusqu'à l'accalmie la perte de 7 000-10 000 vies humaines. Une catastrophe considérable.   

Et ce n'est pas tout : un Boeing s'écrase à l'aéroport de Kazan, faisant 50 morts et aucun survivant le 17 novembre.

En Nigéria en Afrique des centaines de tués dans la des offensives entre l'armée et les insurgés de Boko Haram , une guerre qui n'en finit pas, la guerre du Djihad.   

Catastrophes  économiques. L'Europe n'a pas non plus été épargnée par les catastrophes météorologiques. Les inondations qui ont ravagé L'Allemagne et la République Tchèque en 2013 ont été la catastrophe la plus coûteuse de l'année pour les assureurs dans le monde, selon Swiss Re. La tempête Andreas, qui a balayé l'Allemagne et la France en juillet dernier, provoquant des dommages couverts par les assurances à hauteur de 3 milliards de dollars. 

Plus tard dans l'année, la tempête Christian en Europe du Nord et centrale a causé des dommages couverts par l'assurance pour 1 milliard de dollars. Enfin, la toute récente tempête Xaver, dans cette même région, a de nouveau alourdi la facture de 1 milliard de dollars pour les assurances.

5 décembre : mort de Nelson Mandela.    

A la lecture de cette page on peut dire de 2013 : bon débarras, vas disparais année 2013 avec  tes malheurs et sinistres.

Que se termine cette année, que l'an 2014 soit bon, joyeux et  prospère, avec un regard vers l'entente et la paix.

http://s1.lemde.fr/image/2013/11/11/534x267/3512023_3_6a9e_le-bilan-des-victimes-philippines-du-typhon_41c5ec5ef7b1f416203b5ff19f65fd2a.jpgPhillipines : le typhon Haiyan a causé la mort à de milliers de victimes

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:57

Les confessions de Michka

Therese.jpgThérèse Zrihène-Dvir

Auteur Thérèse Zrihen-Dvir
Editeur Tatamis/du Journalisme Continu
Date de parution 01/01/2014
ISBN 2917617845
EAN 978-2917617847
 

Nouveauté à paraître, indisponible à ce jour.  

Date de sortie : 1 janvier 2014

En résumé
Les confessions de Michka, rescapé de la machine meurtrière nazie, nous entraînent dans le maelström de la fuite ahurissante d’un jeune garçon juif, âgé d’une dizaine d’années qui s’échappe du ghetto de Bialystok et échoue dans la forêt. Là, il...
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Le Mot de l'éditeur : Les confessions de Michka

http://media.cultura.com/media/catalog/product/cache/1/image/500x500/0dc2d03fe217f8c83829496872af24a0/l/e/les-confessions-de-michka-9782917617847_0.gif?t=1384331998Les confessions de Michka, rescapé de la machine meurtrière nazie, nous entraînent dans le maelström de la fuite ahurissante d’un jeune garçon juif, âgé d’une dizaine d’années qui s’échappe du ghetto de Bialystok et échoue dans la forêt. Là, il connaît la faim, le froid, la douleur et surtout la solitude. Dans cet univers glacé, il se heurte soudain à une horde de loups…  « Quelques-uns me jetèrent un regard triste, sans manifester d’hostilité particulière. Je sentis mon corps se figer et mon cœur battre à tout rompre dans l’attente d’une attaque soudaine, qui ne vint jamais… »
Cela nous ramène inévitablement à l’échafaudage imaginaire de Misha Defonseca et à sa condamnation à l’oubli d’autres innocents parmi les loups qui se retrouvaient plus seuls et plus abandonnés que jamais.
Comment ne pas être sceptique après cette scandaleuse invention de Defonseca ? Comment vérifier si les confessions de Michka sont fiables ? Il suffit pour cela d’écouter les rescapés de la Shoah qui ont vécu un certain temps dans la forêt pour comprendre qu’une attitude pareille des loups a été réellement vécue. La radio militaire israélienne Galei Tsahal en a recueilli quelques témoignages lors des entrevues avec des rescapés… ou les découvrir simplement sur internet.

Auteur
Thérèse Zrihen-Dvir, née à Marrakech, Maroc, est la petite-fille du président de la communauté juive de Marrakech, feu Rabbi Moshé Zrihen, Rabbin-juge. Après la guerre des Six Jours, elle quitte le Maroc et s'installe en Israël avec sa famille. Elle suit son époux au Canada en 1981 où elle y réside jusqu'en 1985. Elle ne reprendra l’écriture de ses poèmes et œuvres littéraires qu’à l’âge de cinquante-cinq ans lors de sa retraite de son poste de directrice de compagnies Hi-Tech. Depuis, elle publie ses œuvres en trois langues, Anglais-Français et Hébreu.


Posez des questions concernant ce livre à Thérèse Zrihen-Dvir notre collègue dans OverBlog : http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/ 

 

  

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