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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 16:47

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Arieh (Arik) Einstein est né le 3 janvier 1939  à Tel Aviv et est mort à l'hôpital Ikhilov mardi soir, le 26 novembre 2013 dans la même ville. Son père, Yaakov Einstein était acteur au sein de la troupe Ohel.

Dans sa jeunesse, Arrik fut champion d'Israël de saut en hauteur et il pratiqua différentes branches de sports dont le basketball et l'athlétisme. Il a été supporter numéro de l'équipe de football Hapoël Tel Aviv  et a désiré  être moniteur de sport à l'armée. Sur le conseil de son père, il postule pour la troupe d'artistes de Tzahal étant donné sa vue faible, il rejoint donc la brigade de Nahal.

A l'audition il est remarqué par Haïm Topol. Ce dernier le prend à part et lui dit :

- Tu es bien maigre et dans notre brigade il n'est pas seulement question de chanter et de jouer, mais aussi de monter et démonter le podium, de transporter, bref un travail physique. Si tu me prouves que tu es costaud, je te prends, vous êtes trois bons candidats et nous devons recruter deux seulement.

- Quelle preuve dois-je donner ?

- Nous allons nous défier au bras de fer. Si tu me descends le bras tu as gagné.

« Et Arik m'abaisse le bras en un clin d'œil. Nous l'avons engagé »…  nous confie Haïm Topol hier téléphoniquement de Londres.    

Largement considéré comme le plus grand chanteur de l’histoire israélienne, l’annonce de sa disparition plonge tout Israël dans une profonde tristesse. Le chanteur-compositeur israélien Arik Einstein a chanté nos poètes,  rendant honneur à la langue hébraïque, avec lui pas une faute d'orthographe n'est permise et il est de règle que le vocabulaire soit correct.  

Tous les médias, les trois chaînes de télévision ainsi que les stations de radio ont suspendu leurs programmes pour rendre compte de l'événement.

Des dizaines de milliers de personnes, dont des amis et la bohème israélienne, ont interrompu leur travail et toute activité, pour venir en début d'après-midi mercredi, par une température de 33 degrés sur la Place Rabin à Tel-Aviv pour rendre un dernier hommage au chanteur Arik Einstein, icône artistique du pays.  

Ce dernier honneur rendu spontanément au plus grand chanteur Arik Einstein a vite pris l'allure d'un deuil national.

Arik Einstein n'était pas seulement un grand chanteur à la voix de barytone claire et agréable, il n'était pas uniquement un parfait compositeur et un acteur comique inné. C'était lui l'artiste qui a tendu la main à d'autres, aux plus jeunes et leur a parlé d'égal en égal. C'est lui qui a su donner aux nouveaux chanteurs  un coup de pouce, les appeler au téléphone pour leur dire : « Bravo, j'aime ce que vous faites ». C'était l'homme qui par amitié a faufilé dans une chanson le nom de son musicien ou de son électricien.

Arik était si simple que tous ses collaborateurs sont devenus ses amis. Il était si sensible aux ennuis d'autrui qu'il était toujours là pour aider et ce n'est pas surprenant qu'il avait conquis des cœurs de partout. Mouni Mouchonov a conclu :

– Arrik tu es né fils unique, mais tu as trouvé une multitude de frères et sœurs.   

L'artiste Mouni (Menahem) Mouchonov étant considéré comme un de ses plus grands amis a été appelé par le compositeur Noam Shérif dans le but de vérifier si Arik accepterait de recevoir un prix comprenant une somme d'argent importante. Mouni est allé voir Arik afin de considérer la question :

– Arik, tu sais Noam Shérif ma téléphoné…

– Ah oui ? Comment s'est-il exprimé. Et là Arik essaya d'imiter la voix de Noam Shérif.

– Attends Arik, il est question d'un prix que tu devrais recevoir…

– Comment a-t-il parlé ajouta Arik sans permettre à son interlocuteur de terminer sa phrase.

– Arik il est question d'une somme d'argent importante que tu devrais recevoir.

– Monter sur une tribune et recevoir un prix ? Non je suis trop timide pour çà.

Arik n'a pas été timide pour téléphoner au Premier Ministre lorsqu'il le fallait, mais pour recevoir un prix, il n'oserait pas grimper sur le podium. Arik.

Arik le modeste, le timide nous disait qu'il faut savoir pardonner.

Arik nous priait dans une chanson de ne pas conduire vite, dans une autre de croire que l'amour triomphera. Il nous a assuré que toi et moi nous changerons la face du monde et aux jeunes il a chanté : « Vole oisillon, traverse le ciel mais prends garde, le vautour veille dans le firmament… »  

Arik a réuni tout Israël dans sa mort. Enseveli dans le cimetière de la Rue Trumpeldor - dans l'intimité - a supplié sa famille. Etaient présents en dehors de ses proches, ses amis aussi. Sa femme Sima Elyaou et ses deux filles mariées aux deux fils de son ami Ouri Zohar sont orthodoxes ainsi que ce dernier qui a été le premier à se couvrir la tête de la kippa. Arik qui avait été bouleversé par ce changement survenu chez son ami avait chanté il y a vingt huit ans : « J'ai perdu un ami.  » Lors de la sépulture Ouri Zohar a dit avec émotion : « Tu avais  dit en parlant de moi que tu avais perdu un ami, mais voici que c'est moi qui te perd. » 

« Tu étais le plus grand, notre chanteur national, a proclamé, très ému, M. Netanyahu ».  

Je n'ai jamais vu avant ce jour tant d'amour et d'émotion exprimés à la mort d'un homme, fut-il un grand artiste. Le seul évènement comparable à celui-ci était le recueillement du peuple en novembre 1994, dans la même place après l'assassinat d'Itzhak Rabin, alors Premier Ministre. 

Après la Sépulture, les amis d'Arik, ceux qui l'aiment sans l'avoir connu de près, sont restés : un groupe s'est réuni devant la maison de l'idole, un second est resté sur la Place Rabin et un autre groupe n'a pas quitté le cimetière. Assis par terre, ils sont restés là à chanter les chansons inoubliables de leur chanteur adoré, jouant de la guitare. La nuit est tombée depuis longtemps et ces personnes venues la veille à 1 heure du matin ne pouvaient plus quitter les lieux, chantant mélodiquement à la mémoire du plus grand chanteur disparu.   

 

 

En conclusion : tout l'amour exprimé spontanément à Arik le compense du fait qu'il n'ait jamais reçu le Prix d'Israël.  Le chanteur-compositeur Arik Einstein n'a pas reçu le Prix d'Israël, mais il a obtenu le Prix du Peuple d'Israël.  J'ajouterai Arik que toi qui n'a pas rejoins la religion comme ta femme, tes deux filles et ton ami Ouri, tu es par tes qualités morales le plus proche de Dieu que tous les autres. Oui Arik. 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:41

 

 

Arik Einstein né le 3 janvier 1939 est décédé le 26 novembre 2013 à Tel Aviv. 

Arieh (Arik) Einstein est né le 3 janvier 1939  à Tel Aviv et est mort à l'hôpital Ikhilov hier soir, le 26 novembre 2013 dans la même ville. Son père, Yaakov Einstein était acteur au sein de la troupe Ohel.

Dans sa jeunesse, Arrik fut champion d'Israël de saut en hauteur. Sur le conseil de son père, il postule pour la troupe d'artistes de l'armée, et rejoint la brigade des Nahal. En 1963, il épouse Alona dans le hall du théâtre Habima. Le couple divorce au bout de quatre années, après la naissance de leur fille Shiri. Ils se remarient en 1968, et donnent naissance à une seconde fille, Yasmin, en 1971.

Carrière 

En 1959, après son service militaire, Arik Einstein rejoint l'orchestre the Green Onion et la troupe de théâtre Sambation. En 1960, il sort un premier album en soliste. Le célèbre interprète de "Petit oiseau" (Ouf Gozal) et de "Une chanson après la guerre" (Shir Achrei Milchama) est considéré comme le plus grand chanteur de l'histoire israélienne. Il  était aussi un prolifique compositeur et un comédien estimé.

Arik Einstein s'est produit avec de nombreux autres artistes israéliens, tels que Yehudit Ravitz, Yoni Rechter, Chalom Hanoch et Chem Tov Levy.
Sa collaboration aves Chalom Hanoch et les Churchills a mené au lancement des premiers albums de rock israélien. Après son service militaire en 1959, il a rejoint la formation Green Onion (Batzal Yarok). Il a aussi été chanteur dans plusieurs groupes.

C'est en 1960 qu'il sort son premier album solo.
C'est son second album "Chanter pour toi" (Shar Bishvilekh) sorti en 1966 qui lance véritablement sa carrière. Sa discographie comprend plus d'une quarantaine d'albums.

En 1964, il joue dans la comédie Sallah Shabati avec l'acteur Chaim Topol, issu lui aussi du Green Onion : l'oignon vert.

En 1966, il sort son second album Shar Bishvilekh, et rejoint le groupe The High Windows. Son 3e album sort deux ans plus tard (Mazal Gdi : Capricorne).

Arik Einstein s'est produit dans une série télévisée dans les années 1970, intitulée Lool (Poulailler), dans un genre assez proche des Monty Python Flying Circus.

 

 

 Arik chante 

Israël sous le choc après la disparition brutale du chanteur mythique Arik Einstein

Tout Israël est en deuil ce mercredi 27novembre. L'auteur-compositeur-interprète israélien Arik Einstein est décédé à l'âge de 74 ans mardi soir, à l'hôpital Ikhilov à Tel-Aviv où il avait été admis quelques heures plus tôt suite à une crise  cardiaque.

Le président Shimon Peres a déclaré que "le peuple buvait avec délectation sa voix". Pour Benyamin Netanyahou, "les chansons composées et chantées par Arik Einstein symbolisent l'histoire d'Israël".

Le célèbre chanteur israélien Shlomo Artzi a interrompu hier mardi soir son spectacle dans une salle de Tel Aviv à l'annonce du décès d'Arik Einstein. Shlomo Artzi très lié avec Arik Einstein n'était plus capable de se produire en public après l'annonce de la mort de son collègue et ami.

La dépouille mortelle d'Einstein sera exposée à partir de 14 heures (heure d'Israël) sur la place Rabin à Tel Aviv. Ses funérailles auront lieu à 16h30 au petit cimetière Trumpeldor de Tel Aviv, tout proche de son domicile.

En 2005, Einstein a été désigné comme le 22e Israélien le plus important de tous les temps, par un sondage en ligne réalisé sur le site de nouvelles israélien Ynet.

En 2010, Arik Einstein fut le chanteur le plus écouté sur les ondes israéliennes.

Il a laissé quatre enfants.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:43

 

Haïm Botbol - 60 ans de carrière  

Par Mouna Izddine, Rédacteur-en-Chef de magazines Marocains 

Membre de l’APJM & Zohar 

 

http://www.terredisrael.com/Doc-Blog6/mouna-izddine.jpgShow must go on !

C’est un vibrant hommage qui a été rendu à Casablanca à Haïm Botbol à l’occasion de ses 60 ans de carrière. Le chantre de la musique arabo-andalouse et de la chanson populaire judéo-marocaine a enchanté un public de connaisseurs et de nostalgiques. Retour en images et en mots sur une soirée mémorable. 

Par Mouna Izddine

 

Casablanca, 18 juin 2013, SOC. Une légende vivante sur scène, un mythe national à la portée des yeux et des mains. Le grand maître du melhun et du chaâbi réunis, le virtuose du oud et du bendir, l’un des derniers porte-flambeaux de la chanson judéo-marocaine est là, venu se produire devant un parterre d’invités prestigieux et de grands noms de la scène artistique.

On attend fébrilement son tour pour se prendre en photo ou, pour les plus audacieux, échanger quelques mots avec lui. Certains l’observent timidement sans oser l’approcher, d’autres demandent un autographe et repartent prestement, craignant de le déranger : « Il a fait un long voyage, il doit être fatigué. Il faut le ménager. J’ai été bercée par sa musique durant toute mon enfance. Je suis très émue de le voir en chair et en os ! », confie, les yeux brillants, une jeune quadra, chiquement apprêtée pour l’occasion. Une élégance que le protagoniste de la soirée a comme à son accoutumée très bien rendue à ses hôtes, la mise soignée, le sourire chaleureux et le verbe courtois. Du haut de ses 75 ans, Haïm Botbol n’a rien perdu de son charisme et de sa superbe, en dépit d’une santé que l’on sent plus fragile. On le félicite pour sa longévité artistique, on lui souhaite « 120 chna inchallah » (120 ans si Dieu veut).

On lui remet un disque d’or et autres distinctions aux côtés de son épouse et de sa fille.

Ses inconditionnels sont là, ses élèves aussi, de Haj Younes à Abderahmane Souiri, de Naâmane Lahlou à Mohamed Ben Omar Ziani. Accompagné de l’orchestre de Maxime Karoutchi et de son frère Marcel au violon, Haïm Botbol interprète quelques-uns de ses succès intemporels. D’autres artistes réputés sont au programme de la soirée, dont Ghita Berrak, Abdou Sekkat ou encore Moulay Hachem Slitime. Le public applaudit avec enthousiasme Kinor David Maroc, groupe casablancais de musique arabo-judéo-andalouse, dont la prestation est joliment rehaussée par une voix féminine, celle de Vanessa Paloma, et son répertoire judéo-espagnol plusieurs fois centenaire.

L’arabe châtié se mêle à la darija, le ladino au judéo-arabe, le français à l’espagnol. Et lorsque Haïm Botbol, son frère Marcel, Maxime Karoutchi, Haj Younès et Abdou Souiri montent tous ensemble sur l’estrade pour chanter en chœur des refrains patriotiques, l’émotion est à son comble. D’aucuns peinent à cacher leurs larmes : « Plus rien n’est comme avant, les Juifs sont tous partis, les Bidaouis maintenant ne jurent plus que par la pop orientale et le khaliji.

Ya hasra âla lyam ! », soupire un monsieur dans la soixantaine, nostalgique de « l’âge d’or de Dar Al Bida ». Aussitôt, une jeune fille le rassure : « Mes neveux à Montréal jouent au luth et à la derboukka depuis leurs 7 ans, je vous jure ! Et regardez, ici aussi la relève est assurée », dit-elle avec un sourire entendu en voyant entrer sur scène Sanaa Marahati, la jeune chanteuse de melhoun et de gharnati. La soirée s’achève dans une ambiance bon enfant avec « weld l’mdina dial Casa » comme il aime se définir, Maxime Karoutchi. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, les convives repartent avec « Botbol, 60 ans de carrière », le livre édité à l’occasion et signé par le journaliste Mohamed Ameskane, ainsi que deux CD, « Botbol Traditions » et « Botbol 2013 » pour les amateurs des refrains d’hier… et d’aujourd’hui.

 

Haïm, Enfant prodige de la dynastie Botbol

Le petit Haïm voit le jour en 1938 dans une famille juive de Fez. Son patronyme, Abitbol, semble déjà le prédestiner à une carrière artistique (Botbol en darija signifie littéralement « l’homme au tambour »). Son père est un musicien renommé dans toute la région de Fez, cheikh Jacob Abitbol. Né en 1917, orphelin à 7 ans (ses parents ont été emportés par le typhus), Jacob Abitbol dirige son premier orchestre à 19 ans à peine. Virtuose du luth, du piano et du violon, il compose et écrit aussi. Patriote et nationaliste fervent, sa renommée devient nationale après le grand succès populaire de « Ghaniw mâaya ghaniw », célébrant le retour de Feu Mohamed V de son exil à Madagascar.

«  Je me souviens encore de la liesse des habitants du Mellah quand on la diffusait dans les hauts parleurs », se remémore Marcel. A ses trois garçons, Haïm, Claude et Marcel, cheikh Botbol est déterminé à transmettre son art, comme le veut la tradition (dans le judaïsme, la musique est considérée comme une continuité du chant religieux). Décelant une sensibilité musicale unique chez l’aîné, Haïm, il l’initie aux qssaïds (poésies traditionnelles), aux melouks et au luth. Haïm a aussi la voix idéale pour le genre. Il sera le chanteur de l’orchestre, tandis que Marcel est affecté au violon et Claude à la batterie.

En 1953, du haut de ses 15 printemps, Haïm est déjà un musicien professionnel. Cœur de la formation, le quatuor familial anime les mariages, les bar mitzvoth (communions)  et autres cérémonies familiales, avant d’entamer l’aventure des cabarets : « C’est une autre grande école, la plus difficile ! », se remémore Marcel. En 1962, l’orchestre Botbol signe avec le Sijilmassa, célèbre cabaret de la corniche casablancaise. La famille quitte son Fès natal pour la bouillonnante métropole post-indépendante. Commence alors pour l’orchestre Botbol une longue et passionnante saga. Du Sijilmassa à l’hôtel Tarik de Tanger en passant par l’hôtel Safir à Tétouan, ils laissent des souvenirs impérissables aux mélomanes qui viennent les écouter. Ils sont invités sur les plateaux de la TVM et jusque dans le Palais royal par Feu Hassan II.

C’est que Botbol et fils sont polyvalents, du melhoun à la aïta, du gharnati au chaâbi, ils jonglent entre les répertoires avec une rare habileté, s’adaptant à tous les publics. Prolifiques, ils ne cessent d’innover, surprenant leurs auditoires par l’introduction d’instruments inattendus et des fusions de genres et de styles inédites. Marcel Botbol se souvient: « Haïm a été le premier chanteur marocain à utiliser la guitare électrique (en 1966) et à porter un costume cravate à l’occidentale. Il a aussi été le premier homme à tenir un bendir au Maroc, et à chanter « Doura dl’aâroussa » jusque-là réservé aux femmes. L’orchestre Botbol a également contribué à introduire la mixité dans les mariages en jouant devant des publics féminins, alors que les orchestres masculins se produisaient jusqu’alors uniquement pour les hommes et vice-versa ». Haïm, en plus de tenir le micro, écrit et compose. C’est le digne fils de son père : « Ils travaillaient sans cesse ensemble, de jour comme de nuit.

Ma mère n’en pouvait plus, elle leur répétait, de guerre lasse : « mazal ma bghit taâya a Jacob ? Ou nta a bni ?» ». Haïm a aussi hérité du sens de la pédagogie de son père. Généreux dans la vie comme dans son art, ses frères racontent qu’il n’avait pas son pareil pour encourager les jeunes débutants, faisant fléchir leur réticence par un « tiens, toi aujourd’hui je vais te bénir, tu vas chanter !» en leur tendant le micro. Abdelouhab Doukkali, Pinhas, Fathallah El Mghari, autant de noms célèbres de la chanson marocaine contemporaine qui ont fait leurs débuts aux côtés des Botbol au centre culturel de Fez et à Casablanca, reconnaissent à l’unisson que  Botbol, c’était un orchestre et bien plus que cela : un conservatoire, une école de musique et de chant.

En 1991, en pleine guerre du Golfe, les Botbol s’installent à Paris avant de revenir au pays en 1994, pour le grand bonheur de leurs habitués qui les retrouvent au Riad Salam. Après le décès de leur père Jacob en août 1995, les trois frères Botbol continuent à se produire à Casablanca 3 ans durant. Les années qui suivent, ils partagent leur vie entre Paris, Tanger et d’autres villes du monde où la diaspora marocaine les réclame. Au début des années 2000, Haïm enregistre avec le producteur casablancais Maurice Elbaz 80 titres mêlant plusieurs genres musicaux : melhoun, chaâbi, gnaoui, issaoui, cherki, raï, salsa, reggae, funk et même techno et hip hop. Et aujourd’hui« Aujourd’hui, on fait les restaurants avec spectacles, et la vie continue ! », conclut avec son entrain habituel Marcel. Longue vie aux artistes !

 

Sur le vif

Une table ronde réunissant des personnalités du monde culturel et les frères de Haïm Botbol a précédé la soirée en hommage à ce dernier. Nous avons recueilli les déclarations de quelques-uns des intervenants autour de l’oeuvre et l’héritage de l’artiste.

 

André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI

A travers les musiques des Botbol, c’est toute la richesse de l’Andalousie qui revient en filigrane. Grâce au modèle marocain, c’est une prise de conscience globale sur l’apport artistique des communautés juives en terre d’Islam qui traverse le monde arabe, du Maghreb à l’Orient, pour redonner justice, vérité et futur à cette histoire commune entre Juifs et Musulmans. C’est ainsi qu’on reparle aujourd’hui en Egypte de la chanteuse Leïla Mourad, du compositeur Daoud Housni, le parrain de Asmahan, ou encore de Salima Mourad en Irak.

 

Ahmed Aydoun, musicologue, compositeur et pédagogue

Seuls durent les artistes de grande valeur. Je suis dans ce sens très touché par la longévité artistique de Haïm Botbol. Son nom évoque à mes yeux le génie juif marocain, dans sa virtuosité, son éclectisme mais aussi dans son sens aiguisé de la préservation du patrimoine culturel national. Haïm Botbol s’est confronté à des publics différents et a su s’adapter à leurs exigences, aiguiser son style, écrire et renouveler constamment son répertoire, tout en restant attaché au legs musical classique de Feu son père. De la musique judéo-andalouse de Fez à l’Ahwach des juifs amazighs, cet héritage commun, témoin de formidables échanges artistiques et humains entre juifs et musulmans, appartient à tous les Marocains. Revendiquons-le tous avec fierté !

 

Vanessa Paloma, chanteuse et chercheuse universitaire sur l’identité dans le répertoire musical judéo-marocain

Je trouve intéressante la dynamique qui s’est installée entre les Juifs hispanophones (expulsés d’Andalousie au 15ème siècle, dits Megorachim) et arabophones (autochtones, dits Tochavim) dans la ville de Fez. Cela a pris 200 ans pour mettre à plat l’inimitié entre ces deux communautés, et au bout du compte, ce métissage a abouti à un terreau social unique en son genre et à un extraordinaire cru culturel, lequel s’est enrichi davantage avec le travail artistique commun aux côtés des Fassis de confession musulmane.

La musique de Botbol traduit parfaitement l’esprit cosmopolite de cette ville, la richesse de son histoire et l’érudition de ses gens. Ce que je trouve aussi incroyable chez Haïm Botbol, c’est cette facilité naturelle et spontanée qu’il a de jongler entre les différentes facettes de son identité. Il est fortement et profondément attaché à sa judéité et à sa marocanité. Il a fait tout son primaire en hébreu, interprétait les chansons écrites par son père en arabe, a revisité ses tubes dans une darija moderne et a chanté des louanges du Prophète dans les mariages musulmans à la demande de ses hôtes. Il me dit toujours en souriant : « l’hébreu et l’arabe sont des langues sœurs, il y a des lettres impossibles à écrire en français ». Botbol, c’est le Maroc merveilleux, Lmaghrib zine... 

 

Mohamed Ameskane, journaliste, auteur de « Botbol, 60 ans de carrière »

On a passé tout un ramadan ensemble avec Haïm il y a une dizaine d’années de cela. Au départ, on a pensé à une petite publication, qui a fini par un livre de 80 pages sur l’école et l’héritage Botbol. Dans 2 ou 3 mois, on le développera davantage afin d’en faire un ouvrage de qualité et de référence en la matière.


Maurice Elbaz, producteur pour FTG Records, organisateur de la soirée d’hommage à Haïm Botbol

Cette soirée mémorable a été retransmise en direct sur Al Oula et sur la radio MFM. Ce qui devait être un événement intimiste est devenu un hommage national, largement mérité par ailleurs. Haïm Botbol, c’est tout un symbole pour moi. Adolescent, je ne supportais pas la musique marocaine, elle n’était pas assez « in » à mon goût. A mon retour au bercail après un long séjour à l’étranger, j’ai voulu la rendre abordable, accessible à tous les âges et les publics. Haïm Botbol représente justement cet artiste à la fois classique et moderne. Au début des années 2000, je l’ai rencontré par un pur hasard et je l’ai trouvé tellement attachant et entrainant que nous avons enregistré ensemble 80 chansons remises au goût du jour.

 

Maxime Karoutchi, chanteur

Haïm Botbol, c’est l’artiste complet, de sa façon de tenir sa guitare ou son bendir jusqu’au choix de son costume. L’orchestre Botbol a formé des dizaines d’artistes de renom, juifs et musulmans. Je suis moi-même issu d’une dynastie musicale enjambant 6 générations de chanteurs et on me questionne très souvent sur ma confession. J’aimerais qu’on me demande plutôt ce que je suis en mesure de faire pour mon pays en tant que marocain ! Mon rêve est qu’un jour soit enseignée l’histoire trois fois millénaire du judaïsme marocain dans les manuels scolaires, afin que les générations futures comprennent la valeur inestimable de ce patrimoine culturel commun et la nécessité impérieuse de le préserver et le perpétuer. Juifs comme Musulmans, c’est notre responsabilité à tous ».

 

Envoyé par Dr. Arrik Delouya 

Source : http://dafina.net/gazette/article/ha%C3%AFm-botbol-60-ans-de-carri%C3%A8re-par-mouna-izddine-0

 


 

Botbol Hommage 1ère partie

 

Botbol Hommage 2ème partie

 

 

 

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 21:24

Eclaire ta vie

Clip de Rosh Hashana dans la bonne humeur 

 

Par le groupe musical

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2013-08/2013-08-27/article_roshhashana.jpg

 

http://i1.ytimg.com/i/lPk0zExxCo--rvmITPzeUQ/1.jpg?v=cf7952

 

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:26

 

 

 

Carlos Benaim : 


Les Odeurs et Saveurs du Maroc de Ma Jeunesse, ces gouttes de mémoire dans des flacons 

 

http://www.terredisrael.com/infos/wp-content/uploads/carlos-benaim.jpgQuand êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore plus longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, A la recherche du temps perdu, I, II,

L’alliance particulière entre senteur, saveur et mémoire, constitue mon univers olfactif. Lors de ma formation de parfumeur, je devais sentir des matières premières odorantes les yeux fermés. Une en particulier sentait le sang de façon incompréhensible  Non seulement j’’y voyais rouge mais la sensation que son odeur me procurait  était même violente. A ma grande surprise, il s’agissait de l’essence de cèdre de l’Atlas du Maroc. Ce ne fut  que plus tard que j’ai compris : enfant, lorsque j’accompagnais ma mère chez le boucher, et observais avec horreur les carcasses sanglantes,  l’odeur qui me montait aux narines était celle de  la sciure de bois du cèdre de l’Atlas  recouvrant le plancher.

Un autre exemple est tout aussi significatif. Au cours  de mon premier entretien d’embauche, on me demanda d’évoquer un de mes souvenirs olfactifs les plus intenses. Le tabac à priser de mon grand père paternel me vint immédiatement à l’esprit. Cultive clandestinement à Bni Ider au Maroc, ce type  de tabac sylvestre, de qualité assez rude, était ultérieurement parfumé par mon père à la violette ou au géranium, dans son laboratoire.

Les odeurs et les saveurs de mon enfance à Tanger scandaient les saisons et se renouvelaient au rythme des fêtes religieuses.


Eté

En été, les odeurs atteignaient leur paroxysme..  J’étais assailli de tous sens par leur multitude lors de mes promenades au soco. Je me souviens surtout de voir les paysannes berbères venues des montagnes du Rif. Leurs habits folkloriques et colorés, dégageaient a la fois une odeur rance d’un petit beurre nomme azuda  et de cuir. Elles étaient assises les jambes croisées en tailleur et nous épluchaient de  leurs mains nues et expertes, des figues de Barbarie.

Les marchands de pâtisseries arabes nous offraient des chubaikias, fritures dorées, fleurant bon le miel dégoulinant. Les odeurs animales et fécales des mulets et ânes qui passaient nonchalamment par les ruelles, étaient si familières que nous n’y faisions plus attention.

Tous les vendredis, s’élevait au diapason de la prière du muezzin l’odeur butyrique des centaines de babouches dont le fidele se déchausse à l’entrée de la mosquée.

Dans les ruelles, de la vielle ville, l’agneau enduit d’une sauce au paprika, cumin, poivre, et curcuma et cuisine en brochettes pinchitos était grillé au feu de bois. La fumée aveuglante et parfumée  envahissant la rue, faisant à la fois pleurer et saliver J’évitais à tout prix de pénétrer dans la grande salle des vendeurs de poisson, car la puanteur des entrailles de poissons éventrés et décapités, s’avérait intenable

Le marchand d’eau affuble de l’accoutrement bigarre de sa profession, enjolive  de verres en laiton nous offrait de l’eau tirée d’une outre en peau de chèvre. La partie intérieure de cette peau était enduite  de goudron de bois de Thuya, provenant du  Rif et donnant à son eau un goût et une fraîcheur inexplicable.

Cependant, tous les étés, l’aventure la plus excitante était la récolte et la distillation des plantes aromatiques sylvestres, du romarin et de la menthe pouliot, pour la fabrication du menthol. Mon père avait crée une industrie d’extraction de plantes aromatiques, avec une cinquantaine de distilleries dispersées dans tout le Maroc, au bord des rivières. Nous parcourions les campagnes en Jeep pour les visiter.

Les odeurs d’eucalyptus, menthe, romarin, thym, verveine, myrte, laurier, fenouil, faux Poivrier, accompagnaient le son assourdissant des cigales sous une chaleur accablante. Ces senteurs constituent des thèmes auxquels je reviens souvent dans mes créations pour hommes. Je m’en suis servi dans des parfums comme Polo de Ralph Lauren.

Mon père rentrait le soir a la maison, les  mains imprégnées d’essence de menthe pouliot et jaunies par les cigarettes Anglaises “Craven A”. Cet alliage est plus évocateur de lui qu’un vrai portrait.

Le lait d’amandes parfumé à la fleur d’oranger : horchata et le  jus de grenade presse, étaient nos boissons préférées. Nous allions aussi boire du thé a la menthe au café Hafa sur les terrasses surplombant le Detroit de Gibraltar,  d’où s’élevait l’odeur des brises marines et du goudron de cèdre utilises par  les pécheurs en contrebas. Pour y arriver,  il fallait traverser une salle d’ambiance dangereuse et illicite, où les fumeurs de kif et de haschich étaient nonchalamment allongés  par terre  dans un état de stupeur. Par la suite, j’ai toujours associé l’odeur du kif au danger.

 

Automne

A Rosh Hashana, on mélangeait le fenouil doux avec du sucre pour symboliser le début d’une année douce, et signifier un vœu  de multiplication du peuple juif promis à devenir aussi prolifique que  les graines de fenouil.

A Kippour, pour rompre  le jeune,  nous prenions une compote de coing rouge parfumée aux clous de girofle, nommée mosto.

Le jour d’après, nous avions coutume de manger un plat a base d’aubergines parfumées au carvi Almoronia.

A SOouccot, l’élaboration du loulab avec mon grand père maternel était tout un rituel. Pendant l’assemblage que nous faisions ensemble, le plaisir d’être auprès de mon grand père se mêlait aux odeurs sylvestres du myrte, du palmier, des joncs et du cédrat.

 

Hiver

Nos promenades en hiver nous menaient invariablement au forêt diplomatique  une forêt aux alentours de Tanger, ou les mimosas en fleur  et les aiguilles de pin embaumaient l’air sur fond de mer bleue.

Autrefois en hiver pour se réchauffer, on initiait sa journée par  une soupe de semoule assaisonnée d’une profusion de menthe pouliot poleada

Pendant  ces hivers sans chauffage d’autres optaient pour  la mahia.

L’eau de vie, ou mahia, comme elle se nomme au Maroc, était traditionnellement parfumée aux graines d’anis. Dans le sud on la préparait avec de l’absinthe. Ou  de la cire d’abeille, pour lui conférer un   goût de miel. Au Maroc, le gouvernement autorisait toute agglomération de plus de 3000 juifs  à monter un alambic pour la distillation d’alcool destiné au  Kiddoush rituel.  Mais je me souviens surtout d’entendre parler de la grande consommation de mahia faite lors des longues veillées de la Hebra Kadisha (la Confrérie chargée d’inhumer).

Un jour, mon père décida de se lancer lui-même dans la création d’une  nouvelle mahia à partir de fèves de Caroube avec un alambic de laboratoire, installe dans notre cuisine. Il en résulta non seulement un liquide imbuvable, mais également une odeur pestilentielle, à la fois acre et animale, qui flotta longtemps dans notre appartement. L’expérience, néanmoins, fut inoubliable.

Pour Pourim, nos grand-mères préparaient les hormigos, des pâtes de confection artisanale  délicieusement aromatisées aux feuilles de coriandre.

Mais ce sont surtout des douceurs appelées Marron Chinos confectionnes à l’aide d’amandes râpées, de  cannelle, de clous de girofle  et de vanille, que j’associe le plus, à la fête d’Esther. Parfaitement ronds et multicolores sur glaçage blanc, ils annonçaient pour moi, les beaux jours et du cycle des odeurs s’apprêtant à renaitre au printemps.


Printemps

La fleur d’oranger évoque plus que tout mon enfance à Tanger: Les arbres en fleur, parfumant  la  ville  entière; son eau dont on aspergeait les convives lors des fêtes; et  la saveur de ses pétales confites, le letuario de Azahar, ainsi que des confitures d’orange douce que l’on préparait toujours au printemps.

Ainsi, c’est la splendeur de la fleur d’oranger qui m’a inspiré Armani Code de Giorgio Armani.

 

A Pessah, un des plats typiques était la cuajada un flan de pomme de terre, parfumé à la marjolaine

Le haroset était une préparation complexe faite de dates, gingembre, clous de girofle, cannelle, jus de grenade, pomme, figue, amandes, poivre (sahraouia explique), noix muscade, et pétales de rose.

En lieu du thé, nous buvions des infusions de camomille à l’absinthe chiba (Artemisia absintum), avec de la menthe nana  et des pétales de bigaradier (fleur d’orange amère).

A Shavouot, nous attendions avec impatience, les harabullos, des douceurs au gingembre : et les fameux fartalejos, gâteaux faits de pâte feuilletée, fourrée au fromage blanc, au beurre, à a menthe et à la cannelle.

Comment transmettre ces senteurs et les souvenirs qui leur sont associé, àmes propres enfants  grandis aux Etats-Unis?  Comment communiquer à un ami, a un être cher, aux nouvelles générations, ce que j’ai ressenti dans mon être intime? Nos sensations, libératrices par les univers qu’elles nous font connaitre, ne nous isolent elles pas, si elles ne peuvent être partagées?

Mon métier de parfumeur m’a permis de résoudre cette impasse.  Ces saveurs et senteurs de mon enfance sont devenues une de mes sources d’inspiration. Et une de mes plus grandes joies est non seulement de recréer ces senteurs qui me sont  inextricablement liées, mais également de verser  ces gouttes de mémoire dans des flacons, et de transmuer ainsi l’intime en universel.


Carlos Benaim devient maître parfumeur chez IFF

Publié le 22 janvier 2013 par EMMANUEL GAVARD

La société International Flavor & Fragrance a annoncé la nomination de Carlos Benaim au titre de maître parfumeur, après 45 ans de carrière au sein de la société.

L’objectif d’une telle nomination est de reconnaître « des parfumeurs qui se sont constamment dépassés, et ont sans relâche poussé IFF à entraîner l’art de la parfumerie vers de nouveaux horizons », précise le communiqué d’IFF. Même si cette nomination est la première du nom.

IFF est spécialisé dans la création de parfum pour l’industrie cosmétique que ce soit du luxe ou des de la GMS, ainsi que pour les détergents.

Après avoir étudié la chimie à l’Université de Toulouse et à l’Ecole Nationale Supérieur de Chimie de Toulouse, il débute sa carrière chez IFF en 1967, dans le cadre d’un programme de management aux Pays-Bas. Il passe ensuite à New York, au centre créatif d’IFF, sous le parrainage d’Ernest Shiftan.

Lauréat de 9 Fifi Awards, Carlos Benaim a notamment participé à l’élaboration des fragrances de Polo Green et Polo Blue de Ralph Lauren, Euphoria de Calvin Klein, Eternity for Men de Calvin Klein, ou encore pour Givenchy ou Bulgari.

 

Arrik Delouya :
http://www.terredisrael.com/infos/les-odeurs-et-saveurs-du-maroc-de-ma-jeunesse-ces-gouttes-de-memoire-dans-des-flacons/

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:18

 

 

Bureau secrétaire  de haute précision


 

C'est inimaginable de voir une telle merveille qui a été créée dans les années 1700 par les maitres artisans ébénistes Abraham et David Roentgen.


Le bureau parait à première vue comme n'importe quel meuble de prestige; mais quand les casiers et les tiroirs commencent à se révéler, vous allez être impressionné par tout le savoir-faire et le travail de précision qui se cachent derrière chacun des mécanismes d'ouverture.

 

Voir :

 


 http://gizmodo.com/5967661/where-is-this-mind+blowing-antique-transforming-desk-hiding-its-autobot-logo 

 

 

 

 


 


 
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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:21

Soigner la Goutte  

 

Traduit de l'hébreu

http://i62.servimg.com/u/f62/09/02/09/36/cuisin63.jpgLa goutte est parfois guidée vers notre corps par la consommation  de bêtes abattues et touchées par cette maladie. Pour cette raison, l'excès de viande,  elle est connue comme étant la maladie des riches consommateurs de gibier après la chasse. 

Aujourd'hui elle est le mal de tous et on la retrouve de partout. Elle est aussi issue d'un surplus de poids, mais et surtout, c'est une maladie congénitale. La goutte est l'accumulation des niveaux d'acide urique dans les articulations du corps, sous la forme de cristaux formés par un trouble métabolique. L'augmentation du niveau d'acide urique peut être due à l'incapacité du corps à traiter un type de protéine, la purine ou de l'incapacité du rein à évacuer l'excès d'acide urique. La goutte peut être provoquée par certains traitements pris ayant des effets secondaires déréglant les fonctions des reins.

A la longue, les acides uriques se forment en cristaux dans les articulations du corps, provoquant une douleur et un gonflement dans la zone touchée. Généralement dans l'orteil.   


Les meilleurs traitements nous sont offerts par notre mère Nature. D'autres remèdes conventionnels  ont des effets secondaires désagréables. Voici quelques exemples des conséquences causées :

Indomethacin - maux de tête, vomissements,  indigestions,  douleurs à la poitrine, diarrhées si la dose est élevée (quand le médecin prend en ligne de compte le poids et les diverses données du corps),  zézaiements dans les oreilles, nausées, constipations, fatigue etc. 

Naproxen - maux de poitrine,  fièvre, perte de conscience, soif durant plusieurs jours, mal au cœur, douleur qui va en s'amplifiant durant dix jours,  vomissements, excréments noirs, rougeur, bégaiement, mal de ventre persistant, vue embrouillée, difficulté d'avaler, faiblesse, brouille etc.

Avis : ne pas consommer d'autres médicaments non-stéroïdes (comme l'aspirine par exemple),  avec naproxen.

Hydrocodone - effrois, nausées, rougeurs, vomissements, humeur changeante, les effets secondaires au foie et dans les reins, suite à l'absorption des différents remèdes sont à constater.

 

Traitements naturels proposés :

Vitamine C : aide à diminuer voir éliminer la goute, même pris en petite dose.

Cerises : Consommer 12 fruits  par jour ou un verre de jus de cerises. Les pilules à base de cerises  sont très efficaces, suppriment  la goutte et évitent la multiplication de résidus et leur formation en cristaux dans les articulations.

Graines de céleri : c'est un remède antique excellent dans le cas de la goutte, il incite l'urine et ainsi vient en aide aux reins à excréter l'acide urique du corps, détruit  les cristaux dans reins et les articulations, atténue leurs inflammations, calme les nerfs, décrispe les muscles, lutte contre le cholestérol, est antioxydant et rabaisse la tension.

Curcuma : est retirée de la racine de la plante produisant le safran. Excellente dans le cas de la goutte et aussi pour une multitude de maladies dont la tension, les maladies du cœur, le cancer et j'en passe. On en trouve en pilules.

Eau : A en boire en grande quantité afin de diluer l'acide urique dans le sang. A boire  

seize verres ou plus de liquides par jour dont la moitié sera de l'eau.

 

Diète : Evidemment il faudrait entreprendre de faire une diète : le surplus de poids est favorable à l'apparition de l'acide urique dans le sang.

 

Conseils, aliments à ne pas consommer :

Viandes grasses, reins, sauces, anchois, grosses sardines, poisson salé, tripes, foie, haricots,  petits pois, champignons, asperges,  choux-fleurs, poivre noir ou poivre anglais, pâtisserie et levure de bière.

A consommer modérément : viande, graisse comme l'huile des salades, glaces, tout ce qui est friture, épices.

 

Aliments à consommer :   

Céréales entiers, noix, aliments riches en fibres nutritionnelles (catalyseuses de l'acide urique du sang), aliments à base de soja (sont une source en protéine), graines de lin. Il est bon de consommer des légumes, haricots verts, des fruits, des fraises et des cerises surtout (ils annulent l'acide urique dans le sang) et des aliments à base de glucides…  

 

http://fr.academic.ru/pictures/frwiki/67/C%C3%A9leri.jpg

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:57

Bonjour,
http://www.terredisrael.com/doc-blog8/mouna-2.jpg…  » Israël me manque tellement !  »
…  » Ce pays m’habite comme si j’y étais née dans une vie antérieure.  »
…  » En fait Israël est la terre de tous les passés et celle de tous les avenirs.  »

Je me permets de vous adresser mon projet en PDF.
Les éléments de budget sont en page 7.
J’ai déjà trouvé à travers mes deux associations Zohar à Tel-Aviv et APJM à Paris environ 10 000 €.
Il me reste à chercher encore 20 000 E pour boucler mon budget.
 

 

Votre cofinancement sera le bienvenu quel que ce soit son montant.
Dans cette attente, je vous redis mes remerciements d’avance pour votre contribution.
A bientôt de vous lire
Bien à vous avec mon shalom cordial
 

Mouna IZDDINE
Journaliste à Casablanca
le 12 Février 2013

 

Levée de fonds pour la prise en charge de ce travail de mémoire

Mouna est membre de nos 2 associations APJM-Paris et Zohar – Tel-Aviv.

Elle oeuvre à nos côtés pour la coexistence pacifique judéo-musulmane mais aussi pour une cohabitation à travers la mise en place et l’éxécution de projets à caractère humanitaire visant au sauvetage du patrimoine juif marocain et à notre travail de mémoire.

L’originalité de son projet ci-après d’écriture et de réalisation résidera dans son caractère inédit, aucun écrit ou documentaire autour des femmes juives d’origine marocaine n’a été édité à ce jour sous la plume d’une Marocaine d’obédience bebère & de culture musulmane

L’autre atout de ce travail de Mémoire et de Paix réside dans une combinaison entre démarche académique, style littéraire et investigation journalistique.

Son projet de livre, couplé à un documentaire filmé, se présentera sous la forme d’une série de portraits d’une vingtaine de femmes de confession juive et d’origine marocaine résidant au Maroc et / ou dans un des 4 pays abritant une importante communauté juive marocaine : Israël, France, Canada et Etats-Unis.

Le point commun de ces femmes sera leur illustration dans un de ces domaines de prédilection : politique, social, économique, littéraire, artistique ou religieux.

Le but de ce minutieux travail de portraitiste sera de savoir comment la marocanité de ces femmes et leur histoire familiale ont influé sur leur parcours personnel, leur contribution à la cohabitation intercommunautaire dans leur société d’accueil et / ou à l’édifice de la paix au Proche-Orient.

Ce projet de Mémoire et de Paix s’articulera plus précisément autour de trois axes au sein même de chaque portrait.

Son Projet est soutenu et coaché par l’APJM et Zohar. Nous cherchons son financement.
Toutes propositions d’envoi de dons (toutes sommes sont les bienvenues) à nos 2 associations humanitaires pour prendre en charge 1′année de travail de Mouna sont les bienvenues.
Merci d’approcher à cet effet son président Arrik Delouya dont les coordonnées figurent en bas de page dans la rubrique « signature »

Projet de Mouna en PDF

Don à la réalisation livre et film de Mouna

Amical Shalom

Arrik Delouya

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/3_Arrik-2.jpg Arrik Delouya(Ph.D-Sociology)  

Président & Fondateur des Permanences du Judaïsme Marocain / APJM - Paris

Fondateur de l'Association Israélienne pour la Préservation, la Diffusion & le  Rayonnement du Judaïsme Marocain  /  Zohar - Tel-Aviv 

זוהר - העמותה לשימור ולהפצת מורשת יהדות מרוקו

10, Jardin du Cardinal de Richelieu (Bercy 2)
94220 Charenton-le-Pont (France)
GSM: +33 6 77 16 13 55
E-mail :
  a.delouya@orange.fr 

 

A paru dans le magazine Terre d'Israël : http://www.terredisrael.com/infos/synopsis-du-projet-de-livre-documentaire-filme-sur-des-femmes-juives-dorigine-marocaine-dans-le-monde-par-mouna-izddine/

 
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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 10:20

 

par Ftouh Souhail Québec

 

http://identitejuive.com/wp-content/uploads/2012/08/Johnny_Hallyday.2.1.jpgJohnny Hallyday chantera pour la première fois en Israël, le 30 octobre 2012. Le concert, prévu dans un stade de Tel Aviv, aura lieu six mois après le lancement de la tournée du chanteur.

Avec plus de 69 ans de carrière, Johnny Hallyday reste l’un des plus célèbres chanteurs francophones.

Lors de son séjour dans la terre d’Israël, Johnny Hallyday qui a prévu de visiter des lieux historiques,  ainsi que de rencontrer de hautes personnalités du domaine artistique et culturel”, a par ailleurs annoncé la société de spectacles Hashigaon Hatsarfati, qui organise le concert.

Avant de reprendre le chemin des studios pour enregistrer un nouvel album , le rockeur compte rencontrer le public israélien pour fêter ses 70 ans sur scène. Une autre nouvelle a été annoncée par son tourneur Gilbert Coullier au quotidien Nice Matin. «Avec Johnny, on parle déjà d’une nouvelle tournée qui démarrerait au printemps 2013», a déclaré le producteur.

 

http://identitejuive.com/wp-content/uploads/2012/08/jh.jpg

Johnny vient en Israël accompagné d’une équipe de 46 personnes, c’est vous dire à quel point le spectacle sera grandiose !
Réservez vite vos places dès à présent, c’est un concert à ne pas manquer !

La Billetterie en ligne de Spectacles Israël* est une billetterie totalement sécurisée, vous donnant le choix, pour le concert de Johnny Hallyday, de choisir votre place et celles de vos amis, directement en ligne. La billetterie propose également pour le spectacle de Johnny Hallyday jusqu’à 10 étalements de paiement mensuel (tashlumim).


Ftouh Souhail


*Voici le lien: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.l308.appbuilder.app8271

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 10:43

 

 

 

Flash mob improvisé à Jérusalem

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Arrik Delouya

 

 

horizon-copy-copie-1.jpg

 

Photo Mohamed Aloulou, Sfax

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