Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 11:20

 

Le sport c'est le sport, un point  c'est tout ! 

Basket : l’international tunisien Saleh Mejri refuse de boycotter Israël !



large_news_SALAH-MEJRI79

Du haut de ses 2.17m, c’est un incroyable swish shot  dans le panier du BDS qu’a expédié l’international tunisien Saleh Mejri, en refusant de boycotter sportivement Israël. Le basketteur jouera bien avec son club du Real Madrid à Tel-Aviv.

“Sport et Politique ne font pas un, il faut faire la distinction entre les deux”, a déclaré le sociétaire du club espagnol à la radio tunisienne Shems FM, ajoutant qu’il ne voit “aucun inconvénient à affronter un club israélien”.

“D’ailleurs, je connais un compatriote qui évolue dans le championnat israélien. En plus, plusieurs Palestiniens évoluent également dans le championnat israélien”, a-t-il poursuivi.

“Je suis un joueur professionnel qui évolue dans un club professionnel qui possède une aura et un palmarès énorme et où je gagne beaucoup d’argent. Donc, je ne peux pas refuser de jouer contre une telle équipe ou une autre. J’ai des devoirs et un contrat à respecter”, a conclu le franc-tireur tunisien.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info

© Photos : DR

Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 11:41

CAM00269.jpgC'était en 2012. Les membres d'une chorale de l'église baptiste de Jérusalem ont entonné des chants de Noël sur un côté de la place, distribuant des feuillets avec les paroles des chansons et encourageant les passants à chanter avec eux.

Les festivités ont culminé avec la messe de minuit à l'église Sainte-Catherine, tout près de la basilique de la Nativité, construite au 4è siècle au-dessus de la grotte où la tradition affirme que Jésus est né.

Nous vous souhaitons une joyeuse fête de Noël dans la joie et le bonheur.  La neige tombant à Jérusalem et à Bethlehem assure un Noël traditionnel en Terre Sainte…
Par la même occasion nous vous présentons nos vœux de bonne année, de bonne santé avec le souhait que se réalisent tous vos souhaits.
Nous ajouterons à ce message des vers de notre ami Hédi Bouraoui parus récemment dans la revue CELAAN  2013 :

 

Imaginez…
Tous les gars du monde se donner la main !
La crise économique serait atténuée…
 
Imaginez…
Un village global se serrer les coudes !
Il n'y aurait plus de préjugés dans la Cité…
 
Imaginez…
Les hommes cessant de faire la guerre !
Le monde entier vivrait en paix…
 
Amen

 

 


Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:19

http://www.partiantisioniste.com/images/stories/images/crif_logo_01.jpgEn bref : « Les participants à la rencontre ont acté du fait que des échanges sont nécessaires entre la communauté juive et les originaires de Turquie en France »

Le 4 novembre, le Président Roger Cukierman et Jean Corcos, Président délégué de la commission pour les relations avec les musulmans, ont reçu M. Nihat Sarier, Président de "la Plateforme de Paris", et M. Hanifi Senlik, Secrétaire Général de la FEDIF.

La Plateforme de Paris est une association à but non lucratif  fondée en 2005 à Paris par un groupe de chercheurs et journalistes d'origine turque. Elle travaille dans les domaines du dialogue interculturel, sur les enjeux du "vivre-ensemble", les questions d'éducation, de migrations et de l'interreligieux. 

« Les participants à la rencontre ont acté du fait que des échanges sont nécessaires entre la communauté juive et les originaires de Turquie en France »

 

La Plateforme de Paris est inspiré par les idées de Fethullah Gülen,un  penseur turc. Il a été l'inspirateur d'un mouvement transnational que l'on nomme le mouvement Hizmet .  Ce dernier ( le mouvement)  est présent en Turquie comme dans un grand nombre de pays et concilie la religion musulmane et la démocratie, ainsi que le dialogue avec d'autres religions, comme le Christianisme et le Judaïsme.

La FEDIF (Fédération d'Entrepreneurs et de Dirigeants de France) rassemble plus de 800 entrepreneurs et cadres d'origine turque, travaillant dans plusieurs domaines de l'économie.

Les participants à la rencontre ont acté du fait que des échanges sont nécessaires entre la communauté juive et les originaires de Turquie en France, qui sont en nombre similaire (environ 600.000), mais assez mal connus. Pour cela, il a été convenu que dans le cadre de laformation des programmes par "La Plateforme de Paris", le CRIF fera une présentation sur sa structure, ses objectifs et ses actions, ainsi que, d'une manière plus générale, sur la communauté juive organisée en France.

 

Source : CRIF

Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 07:54
 

« Je suis née musulmane au pays du jasmin, mes parents m’ont donc prénommé Yasmina.
Mon mari est né chrétien dans un pays de l’Amérique Centrale. Nous sommes convertis au Judaïsme orthodoxe et Israéliens depuis bientôt deux semaines, le 1er janvier 2012 ».

 

Le récit de Tzipora :

Mon père est un homme très instruit aux idées larges, curieux, chercheur. Il occupe un poste fort important qui nous permet un train de vie confortable. Nous habitons une propriété opulente au Nord de La Tunisie, le pays du fell et du jasmin.

Mon enfance se passe heureuse. Mon père m’apprend à réfléchir, à penser et ne pas voir les choses telles qu’elles sont décrites.

« Raisonne et pose toi des questions : ce que tu entends est-il cohérent ? Tout est à déchiffrer ma fillette ».

Alors je pense, donc je suis.

 Malgré son éducation dans les meilleures universités connues, mon père reste un religieux fanatique et ne rate aucune des cinq prières journalières.

L’ambiance générale en Tunisie est laïque, jusqu’au jour de l’attaque horrible des Twins Towers à Manhattan. Cette agression abominable rase les deux tours jumelles et son résultat est de 350 morts, dont 80 pompiers venus à la rescousse le premier jour, le 11 septembre 2001.

Ce jour satanique, de deuil international nous trouve en pleine euphorie en Tunisie. Nous sommes fiers, nous les braves islamistes contre l’Occident. Le lendemain en allant à l’école, je vois de très nombreuses écolières la tête couverte ou voilée. C’est le début du règne de l’islam, Allah laisse sa place à Ben Laden. Je suis comme tout le monde, je ne pose pas des questions de conscience et ce n’est que trois ans plus tard que je commence à douter.

En effet je commence à penser (donc, à être) :

« Allah est Rahmane ou Rahim, charitable et miséricordieux. Alors s’il en est ainsi pourquoi la loi musulmane la Charia permet-elle le Djihad, la guerre de religion ? Le Coran est-il la voix du Très Puissant ou a-t-il subi des ajouts ? Le Karim, le bienfaiteur permet-il des assassinats en son nom » ?

« Pourquoi les femmes sont considérées religieuses, si elles portent le voile ou le nikab ? le visage masqué éloigne-t-il le péché » ?

Tout cet oujâa erras, brouhaha de question me fait martel en tête et je décide de poser des questions à mes enseignants et à mes parents. Je reste en classe, après tous pour poser des questions à mes Profs. J’arrive vite à la conclusion que mes embarras énervent mes interlocuteurs :

« Tes questions dérivent de la bonne raison, me dit le professeur d’histoire. Je veux bien les oublier, mais si ça continue, je te collerais des zéros ».

« Yarsoul’Allah, Allah nous garde, crie maman » !

Et avec papa c’est seulement un regard triste et sévère qui me scrute.

Je décide de me taire, faute de quoi on me prendra pour une maboula, une folle et je risquerai d’être enfermée dans la Manouba. Depuis je cache ma véritable personnalité, je me refuge pour ainsi dire derrière un masque.
A quinze ans je commence à m’intéresser aux actualités. Je vois à la télévision les nouvelles du Moyen-Orient diffusées par la chaîne El-Djazira. Des communiqués nous rapportent la situation des pauvres Palestiniens souffrant sous la botte israélienne. Evidemment, je sens de la rancœur envers les soldats ennemis. Mais une voix intérieure me dit que je ne vois et n’entends qu’une face de la pièce. « Est-ce toute la vérité ? L’affaire Mohamed El-Dhura revient souvent aux débats. A-t-il été abattu par les soldats Juifs, ou est-ce une mise en scène » ?

Sentant ma tête éclater je cherche des réponses dans Internet concernant cette affaire et aussi sur toutes les énigmes non résolues. J’en apprends des choses qu’on ne me disait pas. Un doute s’infiltre dans ma tête d’adolescente et je dis à un correspondant :

« Je ne crois plus ». Sa réponse m’a ouvert une voie :

« Ne perds pas le foi, sinon tu perdras tout. Cherche ta vérité, sans relache ».

http://www.amit4u.net/vault/synagogue%20a%20Brooklyn.jpg

A dix-huit ans je m’inscris à l’université Seattle à Washington. Je commence à y étudier et dans mes moments libres je cherche tout ce que peux trouver sur la théologie, dans Internet. Je lis pendant des heures, infatigable. Un web m’attire particulièrement, c’est celui de Habad.

Je ne sais pas encore que c’est un site Judaïque. J’y lis tout sur la Paracha de la semaine, les Midrachims, les explications fines de Rachi, le pchat, les écrits et les razim, les sous-entendus. Je sens mon corps et mon âme libérés, je trouve toutes les réponses, Baroukh Hashem Grâce à D ieu. A ma troisième année à Washington je décide que le prochain cycle je le ferais à New-York, pour être plus proche de Brooklyn, le Centre Culturel Juif.

J’allume des bougies la veille de Chabbat, me déconnecte de mon ordinateur du vendredi au crépuscule jusqu’à la sortie du Chabbat. Je trouve cette ambiance sainte sublime. C’est comme si tout s’arrête un jour et on est à l’aise dans le repos mental et physique.

Dès mon arrivée à New-York je me rends à la Synagogue de Brooklyn pour y recevoir le Chabbat, la Kabbalat Chabbat.

A lieu de m’inscrire à l’université je demande à être reçue dans une yéshiba, un collège de jeunes filles afin d’y apprendre les Cultes. En même temps je demande au Rabbin de me convertir au judaïsme. Il me conseille de réfléchir, étant musulmane je risque d’être tuée après ma conversion. Je reviens à l’attaque chaque semaine et je comprends enfin que les renvois du Rabbin consistent à savoir si je suis vraiment convaincue dans ma décision. Je suis enfin convertie et on m’offre un travail de secrétaire au sacro-saint du Centre Culturel Juif, au Beith-Loubavitch. Et on me trouve un fiancé aussi. Nous décidons de nous marier, sa seule condition est que nous fassions notre Alya en Israël. Ce que j’accepte volontiers, je rêve de La Terre Sainte depuis des années.
Ma mère est la seule personne de la famille venue assister à mon mariage. Elle est arrivée, il est vrai pour me persuader à retourner en Tunisie. Nous avons pleuré toutes les deux, l’émotion étant trop forte. Moi de ne pouvoir la persuader que là est mon bonheur et la tranquillité de mon âme et elle parce qu’elle trouvait quelle perdait ainsi une fille, mon père n’accepterait pas de compromis…

De son côté papa me parla calmement au téléphone. Un jour il vient me voir dans ma maison de location. Il entame une discussion interminable en arabe tunisien. Il me propose de l’accompagner le lendemain à son retour en Tunisie.

« J’ai un billet pour toi, appelle-moi ou je t’appellerai. Nous nous retrouverons à l’aérodrome ». Il ajoute quelques mots en latin. Mon mari comprenant qu’il nous souhaite d’être heureux lui sourit et lui tend la main qui reste dans le vide. Le lendemain papa m’appelle et demande si je suis en route pour l’aérodrome. Devant ma réponse négative, il coupe la discussion et ne me parlera plus.

Nous faisons notre Alya et sommes citoyens israéliens depuis bientôt deux semaines, le 1er janvier 2012. J’adore ce pays, je le traverse et reconnais ces collines ouvertes d’oliviers que j’ai déjà vues dans mon imagination, j’aime le climat sec du Negev

Je suis désolée de ce qui se passe en Tunisie après la révolution du jasmin qui a vu les extrémistes diriger le pays. Je ne pense pas qu’ils suivent la bonne route ou qu’ils savent où elle se trouve. Une proposition de loi est incohérente : celle de considérer comme un délit toute relation avec des personnes israéliennes. Ainsi si j’appelle maman au téléphone, elle risque d’être interrogée par les autorités. La police qui ne fait pas grand-chose quand il s’agit de désordre et vandalisme sera certainement très habile concernant les rapports avec Israël.

Mon nouveau nom est Tzipora (dans la Bible la fille de Yétro et femme de Moïse).

Le récit de Joseph :


Je suis né José-Manuel Guetterez en Honduras, d’origine chrétienne. Mes parents sont riches. Papa dirige une grande firme importante de ravitaillement pour des grands groupes, le catering. Nous somme pratiquants et fréquentons l’église de la ville.

Mon père voyant des préliminaires d’une modération de l’économie des pays d’Amérique Centrale, s’empresse de liquider sa société avant la grande crise.

 

Nous nous installons à Huston, Texas où papa monte une nouvelle affaire de transports, nettoyage et de surveillance-vigile dans les grandes sociétés. Petit à petit son travail prend de l’ampleur et nous n’avons plus aucun problème afin de maintenir un mode de vie cossu.

Mon père se sent dépaysé dans la nouvelle église où nous prions, ce qui le pousse à créer une nouvelle sur le modèle de celle dont avions l’habitude en Honduras. Nous nous attelons avec zèle à chercher des fidèles, tâche à laquelle toute la famille prend part. Les nouveaux venus nous épaulent et bientôt nous voyons notre communauté grandir et atteindre 500 personnes, toutes de l’Amérique Centrale, toutes contentes de retrouver les modulations connues.

A mon adolescence je reçois des responsabilités dans l’organisation et je me trouve à mon aise. Jusqu’au jour où…

 

Le prêcheur de la communauté annonce un beau jour après la messe, qu’il nous quitte pour la bonne raison que son désir est de se convertir au judaïsme. Son annonce nous laisse bouche bée, tous les fidèles aimant le prédicateur ils ne peuvent pas rester insensibles à son information.

85 personnes le suivent dans sa nouvelle voie et moi de même reste fidèle à cette personne si captivante. C’est ainsi que je reçois mes premières notions de judaïcité dans une Yéchiba de Brooklin. Je suis parfaitement en harmonie avec ma nouvelle confession. Des nouvelles portes s’ouvrent devant moi, celles de l’Ancien Testament et de l’histoire juive dont je me sens membre incontesté. Je suis converti par le rabbin du Centre Orthodoxe à Manhattan.

Avec le temps je fais connaissance avec Tzipora et nous décidons de nous marier et faire notre Alya. Nous sommes en Israël depuis peu. Dommage que s a famille ou plutôt son père a coupé avec elle, contrairement aux miens.

Mon nom en Israël est Yossef en souvenir de Yossef Ha-Tzadik, le fils de notre ancêtre Jacob.

Camus Bouhnik Beer Sheva

A paru dans Amit le 12 janvier 2012 : http://www.amit4u.net/newsarticle/10683,1309,26120.aspx

Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 10:37

Rencontre inoubliable


Nous avons rencontré un groupe d’amis sfaxiens au kibboutz Kinneret dans le manoir Ohalo. C’est à l’initiative de Lili TERRANOVA et Livio CASABURO que nos amis se sont décidés à effectuer ce voyage très attendu et si souvent remis.
Nous sommes en contact depuis longtemps, nous échangeons des mails, des diaporamas, des blagues, nos opinions concernant les problèmes d'actualité et surtout nous parlons de Sfax.

Je lis ce qui parait dans le forum sfaxien, ce qu'écrivent mes amis internautes, ils me lisent, ils rient aux larmes des blagues de mon franc frangin Vivi le diablotin qui fait tout pour les faire rire, pour en rire lui-même. Mes amis connaissent mon épouse Gisèle par les photos que nous envoyons et aussi par pas mal de recettes qu'elle partage par mon intermédiaire.
 

Nos amis, membres de la Diaspora Sfaxienne, sont Chrétiens, Musulmans et Juifs. Tout ce petit monde s'entend parfaitement et bien sûr chacun adore la cuisine tunisienne. Sfaxienne de préférence.
Les Chrétiens sont pour la plupart d'origine Sicilienne, Corse, Grecque ou Maltaise. En grande partie ils sont expérimentés en cuisine juive ou arabe captée chez leurs voisins, sans parler de la pâtisserie tunisienne.
Mon amie Marguerite par exemple confectionne avec dextérité du couscous aux boulettes comme on en préparait en Tunisie, sans oublier l'osbana. Des fois elle laisse mijoter pendant toute la nuit une marmite d'harissa bien garnie de coucla, la cocotte bien enveloppée sur un petit feu.
Notre amie se souvient des beignets de Hanouka et des makroud de Pourim.
Nos amis n'oublient jamais de faire des vœux lors de nos fêtes et nous réagissons de même. Quand un ami lit un livre intéressant il pense à l'envoyer aux autres. Chez les Sfaxiens, les copains passent avant tout.
 

 

Ainsi les sfaxiens ont leur forum sfaxien dans lequel les natifs de Sfax, amis ou alliés peuvent se retrouver et raconter leurs souvenirs, des anecdotes ou échangeant des recettes, ici on est tous chefs cuistots.
Vous connaissez une autre ville qui a sa Diaspora organisée et compétente ou son forum ? Vous connaissez un forum nabeulien, tunisois, soussien ou marseillais ? La Diaspora Sfaxienne est une association qui organise, voyages, réunions et rassemblements pour ses membres, et diffuse une revue annuelle: chacun peut y écrire ses pensées, mémoires, ou même une page d'histoire, y raconter les rencontres entre membres et y envoyer des photos. On n'omet pas non plus d'y citer les évènements survenus, gais ou tristes.
 

Ainsi nos amis ont mit les voiles vers Israël le 14 octobre 2012, juste une semaine après les fêtes locales, ils ont parcouru le pays en long et en large, ont visité Betlehem, Jérusalem, le Saint Sépulcre, Yad va Chem, le Mur des Lamentations, des lieux de cultes, des cathédrales, des synagogues. Ils ont vu Eïn Guédi, ils ont nagé dans la Mer Morte, grimpé en haut de Massada, ont plongé dans le Lac de Tibériade, ont mangé des poissons à Eïn Guev. Et encore ils ont visité Saint Jean d'Acre, Haïfa, le jardin de bahaïes, ont marché le long de l'aqueduc de Césarée pour terminer le parcours à Tel Aviv. Ils ont suivi le parcours du Christ, de Betlemem à Nazareth et Jérusalem en passant par le Jourdain.

Le 14 octobre 2012, Roger Louzon, Vivi Guetta avec leurs épouses Jacqueline et Elisa ont accueilli le groupe français à l'aéroport de Lydda. Roger a retrouvé François Doussaint et les deux ont parlé de sport, le sport sfaxien bien entendu. Je m'imagine leur émotion à l'évocation de leurs équipes de basketball dont ils étaient les capitaines : le JOS et le SRS, Sfax-Railway-Sport, deux organismes très connus. Dans mon enfance je m'introduisais dans le stade Ceccaldi voir les deux équipes s'affronter par une porte attenante à la Compagnie des chemins de fer Sfax-Gafsa qui patronnait l'organisation sportive SRS.

Nous concernant, désirant les voir, nous prenons la route le jeudi 18 octobre, faisons une pause au kibboutz Gazit chez notre fille Limore. D'ici ce n'est pas loin. Nous allons les rencontrer à 19 heures au kibboutz Kinneret. Nous y sommes à l'heure dite. Le GPS nous joue un tour en nous guidant vers une grille fermée; l'ancien portail du cimetière je suppose. Là reposent des personnalités importantes dont la poétesse Rachel Blumsteïn qui a fait des études d'agronomie en France, mais elle est célèbre surtout pour sa poésie, un peu mélancolique car elle n'a jamais eu l'enfant qu'elle désirait tant. Une autre poétesse très renommée y est inhumée; il s'agit de Naomi Shemer auteur de Jerusalem of Gold.

Bon, ayant aperçu en route une enseigne désignant le manoir Ohalo, nous quittons la voiture et allons à pied Gisèle et moi, laissant Vivi dans le véhicule avec un autre plaisantin, le GPS. Nous arrivons à l'entrée au bout de cent cinquante mètres. Magui nous attend dans l'allée menant au manoir Ohalo en compagnie de Jacob le guide. Nous tombons illico dans les bras l'un de l'autre et ensuite c'est Gisèle qui serre dans ses bras Magui et les embrassades n'en finissent pas. Gisèle va chercher la voiture où Vivi doit nous attendre.

Au réfectoire nous rencontrons Lili et Denise nos amies qui poussent des petits cris :
- Mon Vivi, mon Vivi, quel bonheur.
Denise et son mari Jean Kohel habitaient l'immeuble Kria dans notre voisinage. Lili est l'amie et compagne de travail de ma cousine Esther. Livio Casaburo arrive et après lui c'est Colette armée d'une bonne humeur contagieuse. Nous faisons la connaissance de Cosette, la fille de notre proviseur M. Jourdan et aussi la sœur de Michèle l'ex-présidente de la DS. Notre rencontre se passe comme si nous nous connaissions depuis toujours. Véronique est reconnue de suite par Vivi. Elle se présente : Véronique Perrin. Comme elle ressemble à son père notre professeur de sport à qui nous devons tant. Elle a même son allure sportive et ses cheveux noirs. Ce cher M. Perrin.

ll y a aussi Guy Travère bien connu par ses articles excellents dans la revue de la DS.
Fred Cachat, le fils de Marlène et Michou se présente. Un beau gars. Son grand-père est le célèbre M. Cachat directeur de notre école de Moulinville, une école où la discipline et l'ordre régnaient. Sa grand-maman la directrice de l'école des filles est rappelée et aimée de ma frangine qui l'a connue de près.
 

Marlène Cachat la maman est aussi ma correspondante, tiens la voilà qui arrive. Elle a perdu Michou son mari en décembre 2011, Michou que je connaissais… Quelle peine !
C'est le moment où Aldo et Blanche Catania arrivent juste après une douche bienfaisante. Blanche élancée et d'allure sportive, est la fille de notre pharmacien. Aldo l'infatigable administrateur du forum sfaxien était un élève de ma classe. Il était bien gentil avec son tablier noir et ses cheveux de la même couleur.
Il y a aussi la nièce de M. Boublil le tailleur qui fournissait du travail à mon beau-père Yéouda.
Nos chers amis, ils sont tels que nous les imaginions. Ils paraissent frais et dispos, et rien ne laisse voir qu'ils viennent de faire un voyage de 200 km, avec des pérégrinations à pieds, dont l'escalade de Massada à une température de 38 degrés… Pour nous, pour eux c'est un moment de bonheur.

Nous nous installons dans la salle d'accueil devisant, riant, racontant des anecdotes tout en perçant l'écorce les gloubs, ces pépites de tournesols et en buvant de l'orgeat fraiche. Beaucoup d'éclats de rire. Quelle belle humeur ! Je les félicite ces amis dont une bonne partie a dépassé 70 ans et certaine frise les 82. Que de volonté ! Faire ce parcours en Israël, c'est surtout pour les jeunes, mais les Sfaxiens, vous savez ne vieillissent pas, ils prennent de l'âge oui, mais ils resteront toujours jeunes de cœur et d'esprit. Je leur souhaite de réaliser beaucoup de voyages… . 

 Dans cette rencontre il y a beaucoup d'amour et d'affection des deux côtés.
Nous nous quittons après des heures passées ensemble, le temps s'est envolé sans que l'on s'en aperçoive. Nos amis dans leur grande gentillesse ne nous ont pas montré un signe de fatigue et c'est avec peine que nous nous séparons avec des promesses de se revoir. Ce n'est qu'un au revoir, mes frères, oui nous nous reverrons…

Blanche propose de nous accompagner à notre voiture et c'est tout le groupe qui nous fait cortège, Magui soutenant Vivi. Cette soirée pleine de joie et de gaieté se termine mais continue dans nos discussions à la maison, dans nos e-mails et au forum sfaxien. Nous serions revenus le lendemain passer encore un moment ensemble à Eïn-Guev et partager avec nos amis un repas de poissons Saint Pierre, mais la route n'est pas bonne et Vivi s'est déjà trop fatigué. Nous renonçons donc.

Le vendredi c'est Forunée Masri Labi, Raphaël et Daisy Labi qui rejoignent le groupe.
Roger Louzon et Vivi Guetta viennent leur faire leurs adieux dans leur hôtel à Bat-Yam dans les alentours de Tel-Aviv.

En conclusions rien de tel que l'amitié pour nous remplir de joie, d'allégresse et nous donner des pensées positives. Vivement la prochaine rencontre. C'est promis.

 

DS.jpg


Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:07

Tel Aviv, tous les vendredis.  

 

 

Je vous prépare des fricassés. En attendant qu'ils soient frits, regardez les habitants de Tel Aviv s'amuser.
Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 09:14

Meli-Melo

 

Meli-Melo est un blog important, qui nous propose des jeux-concours, la vente de livres et bien d'autres surprises. Pour en savoir plus :

 

Vendez sur Méli Mélo

 

 

Vous avez envie de vendre un article par le biais de Méli Mélo ? rien de plus simple, moyennant une  petite contribution, remplissez la page du formulaire ici

 

Catégorie acceptée uniquement culturel et ludique (si non repris faire la suggestion) : Livre, magazine, CD- DVD (aussi blu-ray) , bande dessinée

(cartonné, petits formats, mangas….) , jeux vidéo. Une fois le formulaire rempli et envoyé à l’adresse e-mail, Méli Mélo se chargera de le mettre en ligne où il restera jusqu’à ce qu’il soit vendu, aucune commission ne sera demandée. Vous devez absolument renseigner votre adresse e-mail et nous tenir informé de la disponibilité ou pas de l’article en temps réel.

 

Bonne réussite à Meli-Melo. CMC.jpg


Camus est le délégué en Israël de Canada-Méditerrannée-Center; logo ci-dessus). 

Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 17:56

La clef de l'amtié est décernée à mes amis :


Marcel Blais

Thérèse

Vivi

Nanou

Phillipe

Jean Marie

 

Amitie-Clef-091211081805490755034840.gif

 

et à tous les visiteurs de mon blog avec mes remerciements

et aux amis du Centre-du-Québec, les bienfaiteurs du Canada.


****

Voici le cadeau que nous offre Marcel Blais :

 

L'amitié de Françoise Hardy

 


Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 09:18

 

Rencontre de membres de La Diaspoara Sfaxienne à Beersheba

 

Notre Vivi aime enseigner l'hébreu. Enfin pas à tous, seulement à ceux d'outre-mer.

Parce que ceux qui sont ici pourraient nous l'apprendre. La grammaire hébraïque, bonne mère est compliquée et elle n'est claire qu'à ceux qui ont fait leur scolarité ici. Même si nous écrivons l'hébreu aussi bien que le français nous demandons à l'un de nos descendants d'examiner le texte avant de le publier. Et il ya des homonymes à embrouiller bien de gens.

 

Mais pour les Français ou pour les Suédois nous sommes fortiches. Un des élèves de Vivi est Georges GILBERT, Gazou pour les copains. Gazou lui-même professeur a si bien appris l'hébreu par correspondance chez Maître Vivi,  que ce n'était plus de l'hébreu pour lui.

 

Ainsi nous avons été surpris "d'entendre" ses progrès, dix sur dix, Gazou !

Gazou et Yvette son épouse ont visité Israël du Nord au Sud de l'Ouest à l'Est, du Golan à Eilat, de Césarée à Jérusalem. Ils ont tout vu et ils ont aussi eu l'amabilité de venir à Beersheba la capitale du Sud et du désert nous rendre visite.


Les ont rejoints Vivi Guetta et sa compagne Elisa, Freddy et Aline, ainsi que Victor Pérez. Nous avons passé des moments très agréables, nous avons parlé de Sfax d'abord et de nos parcours ensuite. Nous avons terminé avec des blagues et le lendemain nous avons repris notre discussion sur Sfax, le Lycée, les parents. Une très belle journée, dans une ambiance d'amitié et de fraternité.   


Une surprise : Ginette PEREZ TAÏEB la belle sœur de Victor était en classe avec Christiane, la sœur de Gazou.

 

Quelques photos pour illustrer cette visite.

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs409.snc3/24733_1320243760030_1048881348_30723972_1780150_n.jpg

Un Sfaxien

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320242800006_1048881348_30723952_7618501_n.jpg

Deux Sfaxiens

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs429.snc3/24733_1320243000011_1048881348_30723956_7194777_n.jpgTrois Sfaxiens

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs429.snc3/24733_1320244320044_1048881348_30723984_4864052_n.jpg

Quatre Sfaxiens

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs429.snc3/24733_1320244120039_1048881348_30723980_5842327_n.jpgCinq Sfaxiens 


http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs409.snc3/24733_1320244040037_1048881348_30723979_5526617_n.jpg

Six Sfaxiens

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320244160040_1048881348_30723981_781660_n.jpgSix Sfaxiens (bis)

  http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs409.snc3/24733_1320243640027_1048881348_30723969_600317_n.jpg

Le pain et le sel

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320241399971_1048881348_30723921_7434344_n.jpgA table en plein air


http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320240999961_1048881348_30723915_6449240_n.jpg

A table


http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320242600001_1048881348_30723948_4931646_n.jpgUne image de cette belle rencontre

 

 

http://sphotos.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs449.ash1/24733_1320243960035_1048881348_30723977_5488056_n.jpgTous ensemble

 

 

 

 

D'autres images dans Facebook mes photos



 


Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 22:16

Les Sfaxiens


Mais qu’est-ce donc un Sfaxien ? Un trait de caractère fait que Le Sfaxien est joyeux, blagueur et parfois gouailleur. Ce qui le rend redoutable dans l’humour !

(Impromptu humoristique écrit à l’occasion du Rassemblement Sfaxien de Beer-shev’a le 12 août 2008).


http://www.tunecity.net/IMG/jpg/image01.jpg

 

Par  le Dr' Reuven (Roger) Cohen

 

Je n’ai jamais entendu quelqu’un poser cette question au sujet d’un Soussien, d’un Bizertin ou d’un Nabeulien. Un Soussien est un Tunisien comme les autres, voilà tout.

La chose va de soit et point n’est besoin de décomposer son identité entre la forme et le fond, l’essence et la substance, l’être et l’avoir.

Il est Soussien ou Bizertin ou Nabeulien tunisien, comme on est Stéphanois, Lyonnais français, ou Florentin italien. Il n’y a pas lieu là de chercher midi à quatorze heures.

Or, voilà que la chose est autre lorsqu’il s’agit d’un Sfaxien. Un Sfaxien est avant tout un Sfaxien. Avant tout et même, soutiendraient les extrémistes, il n’est que Sfaxien !

Mais qu’est-ce à dire ? Qu’est-ce donc un Sfaxien ?

Un Sfaxien prendrait-il la forme du vase qui le contient ? Serait-il influencé par l’atmosphère qui règne à Bab Jébli, comme l’est un TiTi parisien par celui de La Butte ? Ou bien un Marseillais par le Vieux Port ? Ressemblerait-il à ce Napolitain criard qui se conduit comme s’il était toujours sur la jetée ? A ce Londonien rigide et froid qui se prend pour la Tour de Londres ?

 

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/municipalite.jpg


L’Hôtel de Ville


Un Sfaxien ne ressemble à rien d’autre et à personne d’autre qu’à un autre Sfaxien. C’est la raison pour laquelle, que l’on soit curieux ou flegmatique, à entendre parler d’un Sfaxien on ne peut s’empêcher, puisqu’il en est ainsi, de poser cette question clé : "Un Sfaxien ? Mais qu’est-ce donc alors un Sfaxien ?"

Certains vous répondront par un soulèvement d’épaules, gonflant les joues et émettant ce son qui en dit long sur leur ignorance. D’autres, plus doctes, hocheront la tête d’un air entendu, genre de vous signifier : "Sais pas exactement moi, mais c’est quelqu’un de particulier, un pas comme tout le monde !"

S’il en est ainsi, sur quoi repose donc sa particularité ?

Tout d’abord, sur son histoire. Le fait que les Tunisois lui aient volé son "Droit d’aînesse" l’a profondément marqué. C’est vrai qu’en 1946, d’après l’historien Paul Sébag, qui quoique Tunisois est un homme de science fiable, les Juifs de Sfax, que je prends comme exemple représentatif de tous les Sfaxiens, ne comptaient que 4223 habitants, alors que ceux de Tunis en comptaient 41025. Donc dix fois plus. Et comme en Histoire, comme en Démocratie, c’est le nombre qui compte, on a transmis aux Tunisois ce Droit d’Aînesse qui lui appartenait depuis le grand corsaire Draggut.

Et sa ville, qui comptait 21 millions d’oliviers dans ses fameuses oliveraies qui ont fait la richesse de la Tunisie et celui du "Savon de Marseille", est passée au second rang. Cette injustice l’a si profondément marqué, que le Sfaxien n’aura de répit que si ce Droit lui est rendu ! Afin de reprendre son Droit d’aînesse, il fera donc tout pour se distinguer, partout et dans tous les domaines, et pour n’être égal qu’à soi-même. Depuis celui de la méloukhia et du couscous au poisson, jusqu’à celui de la réussite économique et académique.

Un autre trait de caractère sur lequel repose sa particularité et qui fait que le Sfaxien "est ce qu’il est", est ce que je nommerai, à la suite de Brassens, "Les copains d’abord !"

Ce Rassemblement auquel vous participez en dit long sur ce point. Oui, je sais que les mauvaises langues nous ont accusés d’avarice et d’égoïsme, et que l’on raconte qu’un Sfaxien qui attend sur le quai de la gare de Sfax la micheline de Tunis, pose à son hôte comme première question "Quand retournes-tu à Tunis ?". Comme il n’y a pas de fumée sans feu, la chose doit être un peu vraie.

Cependant, j’ajouterai qu’il devait s’agir là certainement d’un cas limite, d’une exception qui confirme la règle. Car à voir comment Gisèle, Camus et Vivi reçoivent, nul doute que le Sfaxien aime les copains, et prend plaisir à les recevoir ! A moins que se soient eux qui sont l’exception qui confirme la règle !

Peu importe !

 

Le nouveau théatre - 27.2 ko

 

                                                    Le  théatre

Un autre trait de caractère que l’on ne peut refuser au Sfaxien, est que Le Sfaxien est joyeux, blagueur et parfois gouailleur. Pour cela il aime fonctionner dans ce domaine parmi ses compatriotes. Ce qui le rend redoutable dans l’humour ! Malheureux le Tunisois guindé qui tombe entre les mains d’un Sfaxien, ou de Sfaxiens, dans les joutes d’humour. Ils en font une véritable chakchouka.

Et puis, connaissez-vous un autre Réunion de collectivité urbaine autre que le "Rassemblement Sfaxien ? Il y a-t-il un "Rassemblement" Soussien, Bizertin ou Meknessien ? Vous n’en trouverez aucun autre qui ressemble à celui de Sfax ? Et pourquoi ? Et pourquoi ? Mais parce que le Sfaxien est imbu de sa particularité et qu’il se targue de la souligner et de la divulguer. Et avec raison, car n’est pas Sfaxien qui le veut ! Il faut pour pouvoir l’être, être reconnu comme tel par ses pairs et par ses copains !

 

 

 

Et un dernier trait, quoique je sache pertinemment qu’il y en a d’autres que vous aurez la gentillesse de rappeler : avez-vous jamais entendu un Sfaxien se plaindre ? Cela fait partie de l’éthique que ses parents lui ont insufflée dans son enfance ! Un Sfaxien ne se plaint pas !

 

http://www.tunecity.net/IMG/jpg/Diaspora_Sfaxienne_238.jpg

 

Les Sfaxiens


Il se débrouille ! Et puis il y a ce fameux "Les copains d’abord" auquel il peut toujours avoir recours en dernière instance, et en silence. Mais se plaindre ? Jamais !

Bien, j’ai été assez long et je m’arrête là, pour vous souhaiter un bon Rassemblement avec beaucoup de Sfaxienéité et de boukha !

Et en tant que Sfaxiens Israéliens qui se sont ignorés depuis si longtemps, n’oubliez pas, vous qui participez à ce grand "Rassemblement" à Beer-shev’a, au domicile même de Gisèle, Camus et Vivi, de les remercier chaleureusement de leur hospitalité ! Cet oubli de le faire est symptomatique chez un Sfaxien ! Car il sent qu’il est tout à fait naturel qu’on le reçoive comme il faut, puisqu’on aime sa compagnie à tel point qu’on est prêt à se mettre en quatre pour en jouir !

Mais pardonnons-lui ce manque de savoir vivre. Car vous savez bien, qu’au fond de lui-même, il est plein de gratitude, à en exploser, à l’égard de son hôte. Mais par timidité et réserve, il n’ose pas mettre à nu son cœur. Car pour lui aussi, "mettre au grand jour son cœur ou son ..., c’est pareil", comme le chante ce même Brassens, que j’ai évoqué plus haut.


Réouven Cohen, Sdot Yam, le 12 août 2008.

 


Repost 0
Published by Camus - dans Bienvenue
commenter cet article