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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 07:57

 

         Cette histoire se déroule aux environs des années 3260 du calendrier Hébraïque, soit vers l’an moins 500 avant JC en Babylonie :

 

·        Beaucoup de juifs se retrouvèrent après la destruction du premier temple par Nabuchodonosor_II en moins 586 exilés à Babylone,

 

·        Cette diaspora, comme à son habitude et selon la tradition du Peuple Juif s’adapta très vite tout en gardant des liens très étroits avec Israël

 

·        Suzanne et son mari Ioakim étaient un couple qui vivait de façon prospère dans la banlieue de Babylone :

 

·        Ils habitaient avec leurs enfants dans une très grande maison entourée d’un immense jardin ;

 

·        Suzanne adorait les fleurs, les oiseaux, les fontaines :

 

·        Aussi ce qu’elle aimait par-dessus tout, lorsque la chaleur envahissait son jardin, c’était de se dévêtir et de se  baigner à l’eau fraîche de sa fontaine :

 

·        Ioakim, lui, était un important homme d’affaires, on ne cessait de venir pour lui demander  conseil, aussi  la communauté Juive de Babylone lui avait-elle adjoint deux vieillards pour éventuellement l’assister en tant que juge

 

·        C’est ce qui explique pourquoi, les deux vieillards étaient très souvent appelés à venir dans la maison de Ioakim.

 

·        Un jour, ils aperçurent la femme de Ioakim, Suzanne:

 

·        Suzanne avec sa peau si blanche, sa si belle silhouette, ses cheveux blonds, et ses yeux couleur de velours brun en train de traverser le jardin  :

 

·        C’est comme un  frisson étrangement masculin qui parcouru leur vieux corps décharné :

 

·        Inutile de préciser que depuis ce jour, les deux vieillards multiplièrent leurs visites chez Ioakim, et précisément vers l’heure ou la belle Suzanne se promenait dans son jardin,

 

·        Ce jardin était fermé de toutes parts :

 

·        Chacun des  vieillards, était envahi d’un désir indescriptible qui lui brûlait le ventre.

 

·        C’est bien connu ! Le désir s’accroît lorsque l’effet se recule ! (1)

 

·        Mais aucun d’eux n’en parla à l’autre, jusqu’au jour ou en se quittant, ils revinrent sur leurs pas, sans  s’être concertés, se retrouvant? Ho! Surprise! Ainsi face à face :

 

·        S’étant enfin avoué leur tourment commun, ils décidèrent de séduire la belle Suzanne et de se la partager si seulement ils pouvaient un jour se saisir de ce si beau corps :

 

·        Ainsi ils ne cessèrent d’épier la belle Suzanne, en attendant le moment qu’ils jugeraient favorable :

 

·        Un jour précisément, ou il faisait très chaud, Suzanne ne pu résister à l’envie de prendre un bain :

 

·        Comme c’était une belle femme très distinguée, elle demanda à ses deux servantes, d’aller lui quérir des baumes et des parfums dans la maison, non sans leurs recommander encore une fois, de bien veiller à ce que la porte du jardin fut bien refermée ;

 

·        Hélas ! Les deux libidineux obsédés étaient déjà là !

 

·        Ils se sentaient tout verts, les deux vieillards, et vigoureux comme de jeunes hommes, de plus  de voir ce corps dévêtu et craintif augmentait, allez savoir pourquoi ?  Leurs désirs et leur excitation.

 

·        Les deux vieux proposèrent à Suzanne un marché ::

 

·        Nous voulons avoir une relation avec toi!

 

·        Tout le monde aura compris ce qui se cache derrière ce mot ambigüe de relation?

 

·        Les synonymes sont Rapports, Liaisons coupables

 

·        Ou bien tu acceptes cette relation? Ou bien nous irons témoigner qu’un beau jeune homme était avec toi, là ; caché dans ton jardin :

 

·        C’était plus qu’un viol! Un marché de dupe ! Du chantage!

 

·        Les deux vieillards étaient si peu aguichants, et si repoussants, que Suzanne cria, préférant ameuter le quartier, plutôt que de céder aux menaces des deux maîtres chanteurs, et ainsi leurs appartenir ;

 

http://utpictura18.univ-tlse2.fr/Images/A/0/A0080.jpg

Vien, Joseph Marie (1726-1809)

 

 

·        Ce faisant, les deux méchants hommes, peut-être par orgueil blessé?

 

·        Par dépit surement tinrent leur promesse, Ils témoignèrent qu’ils avaient bien vu Suzanne en compagnie d’un beau et vigoureux jeune homme :

 

·        Il faut souligner qu'en ce temps là?

 

·        Qu'en est-il pour aujourd'hui à la lumière de l'actualité?

 

·        Que vaut un témoignage féminin? 

 

·        En ce temps là donc! Une femme ne peut pas témoigner.

 

·        Plus exactement, son témoignage n'est pas reçu devant les tribunaux;

 

·        Plus grave!

 

·        Un fait ne peut-être être établi que sur la foi de deux témoins

 

·        Et là? En cette circonstance? Les deux témoins ce sont les deux vieux gredins:

 

·        Si on ajoute qu'une femme adultère était condamnée à mort.

 

·        Le sort de la pauvre Suzanne était des moins enviables

 

 

·        Et ils en rajoutaient, les deux barbons barbus!

 

·        Soulignant qu’en cas d’adultère seule la femme est coupable, et que selon la loi, dans ce cas de figure notamment, celle-ci doit être lapidée ;

 

      

·        Naturellement, nous le savons tous! L’homme adultère, lui ! Lui "IL" a d’excuses, :

 

·        De trop forte pulsions, une épouse acariâtre, ou encore comme c'est très souvent le cas l’invite d’une séductrice trop séduisante :

 

·        Bref ce n’est jamais, et vous l'admettrez, de la faute de l’homme d'être adultérin c’est bien connu :

 

·        Pour ce qui est de l'homme c'est un accident et pour ce qui est de la femme une faute:

 

·       

·        Devant ces témoignages de personnes si honorables, Suzanne fut condamnée à mort par lapidation ;

 

·       

·        Suzanne ne se plaignit pas, ses seules paroles furent une  prière vers le D.ieu d’Israël :

 

·        Et son D.ieu l’entendit ;

 

·        D.ieu lui répondit par l’intermédiaire de la voix d’un enfant ;

 

·        Du fond de la salle du tribunal, une voix d’enfant s’éleva,

 

·        On le fit venir, l’enfant était beau, il avait des yeux noirs, qui brillaient, des cheveux bouclés, il s’appelait Daniel, et il ressemblait à un ange :

 

·        Cet enfant demanda que l’on entendit les deux vieillards séparément, curieusement c’est lui qui menait l’enquête ; :

 

·        Comme il soupçonnait que les deux méchants hommes s’y connaissaient en horticulture, il demanda à chacun séparément sous quel arbre s’était passée l’étreinte de Suzanne avec le beau jeune homme :

 

·        le premier déclara accablé ! Un acacia !

 

·        Le second annonça tremblant ! Un tremble !

 

·        L’assemblée, devant cette preuve évidente de faux témoignage poussa un cri unanime :

 

·        C’était maintenant le prophète  Daniel! Qui à l'image d'un ange!

 

·        Un ange tenant en main une épée flamboyante allait fondre sur les deux hommes et les fendre par le milieu !

 

·         

·        Pourquoi ? Tout ceci ?

 

·        Pourquoi, toute cette histoire ?

 

·        C’est pour vous avertir, que s’il vous arrive de rencontrer une Suzanne une Suzette, ou une Suzy.   Même virtuellement, sachez que celle ci restera toujours pudique et, aussi, fidèle envers son mari :

 

·        Qu’enfin si vous persistez, à la désirer, essayez plutôt de gagner son cœur, plutôt que de la convaincre par la force :

 

·        Elle risquerait dans ce cas de figure d’en appeler à son D.ieu d'Israël qui enverrait alors un certain prophète nommé Daniel.

 

·      

·        Daniel est l'un des grands prophètes de la Bible hébraïque ou Ancien Testament.

 

·        Daniel donnera des prophéties montrant combien D.ieu dirige l'histoire de l'Humanité.

 

 

 

                       

 

Jean-Baptiste Santerre, copie d'après Rembrandt 

 

·        Polyeucte (1643), I, 1, Horace

 

Citations de Pierre Corneille

 

Pierre Corneille

 

·        Source : Et le désir s’accroît quand l’effet se recule. – Car ce n’est pas régner qu’être deux à régner. – Je Corneille Pierre | Dico - Citations - Dico citations

 

***

 

Une autre source, Wykepedia :


En 1548, le poète Guillaume Guéroult publie une chanson spirituelle intitulée Suzanne un jour qui deviendra très connue :

Suzanne un jour d'amour sollicitée 

Par deux vieillards convoitant sa beauté 

Fut en son cœur triste et déconfortée 

Voyant l'effort fait à sa chasteté. 

Elle leur dit : si par déloyauté 

De ce corps mien vous avez jouissance, 

C'est fait de moi ! Si je fais résistance, 

Vous me ferez mourir en déshonneur : 

Mais j'aime mieux périr en innocence 

Que d'offenser par péché le Seigneur. 

La pièce est mise en musique par Didier Lupi Second1. Le texte fut repris par de nombreux compositeurs (et parmi les plus grands : Roland de Lassus, Cyprien de Rore, Claude Le Jeune, Eustache Du Caurroy...) et devint particulièrement célèbre dans la seconde moitié du XVIe siècle2. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_et_les_vieillards

 

Moralité :

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain

Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 10:03

C’était la bonne adresse !

Alors que je poursuivais des études de droit à l’Université de Tachkent, je dus passer un stage sur la répression de la délinquance juvénile. Pour cela, on m’envoya d’abord en Ukraine. Bien entendu, je m’empressai de rechercher la communauté juive  ;alors que j’errai dans les rues en regardant les passants, j’arrivai devant une usine. Je remarquai immédiatement un des ouvriers coiffé d’une casquette ouzbek. Je le regardai et il me regarda ; nous avons commencé à parler ensemble et, comme je l’avais supposé, il était juif, pratiquant de surcroît : il s’appelait Avraham Skavlov.

Bien vite, il m’emmena vers l’endroit où se tenait un «Minyane» (office) clandestin, auquel je me joignis aussi souvent que possible, en particulier le Chabbath et les jours de fête.

A la fin de mon stage, nous nous séparâmes avec émotion et je l’invitai à venir me voir si jamais il se rendait à Tachkent.

 

Effectivement, deux ans plus tard, il vint dans ma ville et, grâce à des Juifs rencontrés dans la rue, il trouva mon adresse. J’étais très content de le recevoir et, bien entendu, je lui proposai de rester chez moi tout le temps qu’il se trouverait à Tachkent.

Il me signala alors qu’il avait des parents éloignés dans la ville : «Si je les informe que je dois habiter un certain temps à Tachkent, ils voudront m’inviter et seraient vexés que je préfère habiter chez toi car tu manges cachère. Je n’irai les voir que le dernier jour avant de quitter la ville, je prétendrai n’être à Tachkent que de passage pour mon travail». C’est ce qu’il fit. Il ne se rendit chez sa famille que le dernier jour. 


 Nous avions prévu de nous retrouver à l’aéroport où je lui souhaiterais un bon voyage. A l’heure dite, j’arrivai à l’aéroport et l'aperçu de loin : il était accompagné de ses lointains parents : «Viens ! me dit-il, je vais te présenter !» Il était très heureux, mais ce n’était pas mon cas ! Une de ses parentes n’était autre que la procureure générale sous les ordres de laquelle je travaillai dans les bureaux du tribunal !

Dès que j’en eus l’occasion, je pris à part mon ami et lui demandai : «Dis-moi la vérité ! Que lui as-tu raconté à mon sujet ?»

Naïvement, il m’expliqua qu’il avait eu une discussion animée avec elle. Elle prétendait que le judaïsme n’existait plus en Union Soviétique grâce à l’éducation «progressiste et rationnelle» dispensée par les écoles «modernes et éclairées de la patrie». Il avait rétorqué que ce n’était pas vrai puisqu’il se trouvait encore

des jeunes gens pratiquants, d’ailleurs même dans sa propre ville, des jeunes qui étudiaient la Torah, qui respectaient le Chabbath et bien d’autres Mitsvot. Elle ne l’avait pas cru et il lui avait alors cité mon nom en xemple !

Pour moi, ce fut comme un coup de tonnerre ! Où pourrais-je me cacher ? La situation s’avérait très dangereuse. Il était clair que je devais dorénavant m’abstenir de toute prière ou réunion dans notre «synagogue» clandestine afin de ne pas livrer tous les fidèles aux agents du redoutable K.G.B., les services secrets toujours prompts à accuser les «contre-révolutionnaires» restés attachés à leurs traditions «obscurantistes». Je devais même avertir mes amis

de ne plus me saluer en public afin de ne pas les  mettre en danger.

De plus, même mes études – qui m’avaient demandé tant d’effort ! – étaient maintenant compromises par cet ami si naïf. Durant deux jours, je n’osais pas me présenter à mon travail : comment pouvais-je me montrer à ma supérieure hiérarchique qui savait tout de moi et de mes activités religieuses ?


De fait, c’était justement là toute sa mission : détecter les jeunes gens «en danger» et les ramener dans le droit chemin du patriotisme et du communisme ! Mais par ailleurs, j’étais bien obligé de retourner au travail. Je n’avais pas le choix et je décidai donc d’agir simplement, comme auparavant, comme si rien ne s’était passé. A ma grande surprise, j’eus l’impression... qu’elle m’aidait ! Depuis ce jour, elle me laissa travailler à ma guise et m’aida d’ailleurs dans le traitement des dossiers. Je n’eus plus aucun problème pour manquer le Chabbath et les fêtes : la procureure générale me protégeait !

Un jour, tout en faisant semblant de m’aider dans mon travail, elle me demanda à voix basse si je pouvais lui procurer... des Matsot pour Pessa’h !

- Bien sûr ! Combien de Matsot vous faut-il ?

- 50 kilos me suffiront, répondit-elle.

- 50 kilos ? Cela suffira pour tout un régiment ! Remarquai-je, étonné.

- Mais ce n’est pas que pour moi ! Tous les membres de ma famille sont des communistes haut-placés mais tiennent cependant à manger des Matsot à Pessa’h. Et aucun d’entre eux n’ose se renseigner à ce sujet !

Procurez-moi les Matsot et je les répartirai dans ma famille.

A cette époque, la cuisson des Matsot pour la communauté était confiée à un des ‘Hassidim qui avait déjà purgé une longue peine de prison dans des camps en Sibérie. Reb Mottel Kosliner lui avait trouvé ce travail – bien entendu complètement illégal – afin que cet homme, seul et brisé, puisse subvenir à ses besoins.

 

Je me rendis donc chez ce ‘Hassid et l’informai de cette importante commande. Bien entendu, il s’en réjouit car cela signifiait pour lui un bénéfice conséquent. Je lui donnai l’adresse où livrer ce lourd  chargement mais je ne lui donnai pas le nom de la personne qui l’accueillerait.

Il s’activa pendant plusieurs jours pour parvenir à honorer la commande et, une nuit, il se rendit à l’adresse indiquée avec ses paquets soigneusement emballés. Il sonna et on lui ouvrit. Mais quand il vit qui lui ouvrait, il sentit ses jambes flageoler : ce n’était autre que la procureure générale qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt pour ses activités religieuses «illégales» !


Il ravala sa salive, murmura quelques mots d’excuse comme s’il s’était trompé d’adresse mais elle l’arrêta : «Dites-moi ! Qui recherchez-vous ?». Il s’empêtra dans ses excuses et bredouilla qu’on lui avait sans doute donné une mauvaise adresse mais elle insista :

 «Qui désirez-vous ? Je connais tous les habitants de l’immeuble !». Comme il ne répondait pas, elle lui demanda ce qu’il transportait dans ces gros paquets.

Il fut alors obligé d’avouer que c’était des Matsot.

- Mais c’est ici ! Vous ne vous êtes pas trompé d’adresse ! Entrez !

Ce soir-là, Reb Mottel Kosliner qui était le responsable de la cuisson des Matsot vint me trouver, furieux :

 «Tu n’es pas fou ? Le ‘Hassid a failli attraper une crise cardiaque en se trouvant face à face avec celle qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt !»

Cette procureure générale a depuis lors, quitté le pays et s’est installée en Israël.

 

Traduit par Feiga Lubecki

La sidra de la semaine : source http://www.torah-box.com/chavoua-tov/tazria-5774_213.html

http://www.torah-box.com/img/og.jpg


http://www.torah-box.com/

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:38

Des yeux pour voir et un coeur pour aimer

 

http://w3.chabad.org/media/images/98/OfqG984789.jpgLe monde que D.ieu a créé pour nous est d’une grande beauté. Un aspect de cette beauté est la couleur : le bleu du ciel et le bleu plus profond de la mer, le brun et le vert des collines, le rougeoiement des couchers du soleil, l’arc-en-ciel multicolore et les myriades d’autres couleurs qui nous entourent à chaque instant de notre vie. Les couleurs possèdent également une signification spirituelle. Une expression de cette idée est à trouver dans la façon dont elles apparaissent dans la paracha de cette semaine, dans la description qui nous est donnée de la construction du Sanctuaire.1

Le Sanctuaire, construit avec soin par Moïse et le peuple juif après qu’ils aient reçu la Torah au mont Sinaï, était le prototype du Temple. Comme dans le Temple de Jérusalem, il créait un espace sacré, avec des niveaux croissants de sainteté : la cour extérieure, puis une pièce intérieure où se tenait la Ménorah en or, puis la pièce la plus intérieure, le Saint des Saints, où se trouvait l’Arche sainte qui contenait deux blocs de saphir, gravés des Dix Commandements, que Moïse avait rapportés du Sinaï.

Les murs du Sanctuaire étaient faits de planches de bois recouvertes d’or, tenues fermement par de lourds socles d’argent. Ces murs étaient presque entièrement recouverts d’une tenture faite d’étoffes spécialement tissées. Il y avait aussi les vêtements des Prêtres. La Torah énumère au début de la paracha les diverses matières constituant ces tissus : de la laine bleue, de la laine violette, de la laine écarlate, du lin blanc...

Des couleurs ! Quel est leur sens ?

La ‘Hassidout explique que le Sanctuaire n’est pas seulement un édifice matériel, destiné à être construit sous la forme plus pérenne du Temple à Jérusalem. Le Sanctuaire existe aussi dans le cœur de chacun. Ainsi D.ieu déclare-t-Il dans la Torah : « Ils me feront un Sanctuaire, et Je résiderai en eux »2 Le verset ne dit pas « Je résiderai en lui », dans le Sanctuaire, mais « Je résiderai en eux », dans le cœur de chaque Juif.

Nous en venons donc à notre question : que signifient les couleurs dans le sanctuaire du cœur ? Voici comment Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le sixième Rabbi de Loubavitch, les explique.3

Le bleu exprime notre crainte devant l’infinie grandeur du Divin. Toute l’immensité de notre univers décrite par les astronomes n’est rien comparée à D.ieu dont l’infinitude absolue dépasse le monde. Cette idée fait naître un sentiment de crainte : le bleu.

Et pourtant les Kabbalistes nous disent que la même idée peut induire un sentiment différent, une soif passionnée de se lier avec D.ieu, au-delà du monde, au-delà de la vie elle-même, un amour enflammé pour D.ieu: l’écarlate.

La combinaison de ces deux sentiments, la crainte et l’amour enflammé, conduit à la perception de notre propre petitesse, une conscience de notre pitoyable insignifiance par rapport à la grandeur infinie de D.ieu. De cette perspective, on considère sa propre personne avec compassion, comme en observant de très haut : pauvre petit moi, si perdu à penser exclusivement à moi-même... Ce mélange de bleu et de rouge écarlate donne le violet.

Mais il existe aussi une autre forme d’amour de D.ieu. Non pas l’amour enflammé qui transcende l’univers, mais un amour qui coule comme de l’eau pure, conscient de la proximité intime et bienveillante de D.ieu et de l’amour de D.ieu pour nous. Ce chaleureux sentiment d’amour et de bienveillance est le blanc.

Ce sont là les couleurs de l’âme, les émotions avec lesquelles nous nous lions à D.ieu dans notre propre Sanctuaire intérieur : le bleu, l’écarlate, le violet, le blanc...


Notes :
1. Exode, chapitres 25 à 27.
2. Exode 25, 8.
3.

Ce qui suit est basé sur un discours de Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, 5708, pp. 141-145.


par Tali Loewenthal
Dr Tali Loewenthal est maître de conférence en Spiritualité Juive au University College de Londres et directeur du Chabad Research Unit. Il est l'auteur de Communicating the Infinite: The Emergence of the Chabad School.
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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 09:17

Parchemins sacrés découverts dans une Guéniza en Afghanistan

 

Dr. Shalva Weil - Hebrew University, Israel

 

http://www.juif.org/blogs/39761,parchemins-sacres-decouverts-dans-une-gueniza-en-afghanistan.php 

Mercredi 4 Janvier 2012 | 19h44  

 

Le monde scientifique juif est en effervescence par la découverte d’anciens parchemins juifs dans une grotte en Afghanistan dans la province de Samangan.

 

http://www.israel-flash.com/wp-content/uploads/2012/01/synagogue-afghanistan-300x220.jpgSelon le correspondant des affaires arabes de la 2ème chaine israélienne, Ehud Yeari, spécialiste des questions arabes, il pourrait s’agir de la plus importante découverte historique sur le monde juif depuis celle de la Gueniza du Caire au XIXème siècle.

Quelques 150 fragments de textes ont été retrouvés dans une gueniza.

Une guéniza est un endroit choisi sous terre où les Juifs enterrent les écrits sacrés devenus inutilisables, lorsqu’une guéniza est découverte, elle constitue pour les historiens un véritable trésor qui souvent décrit les us et coutumes de la vie des Juifs de l’époque.

 

Aggai Ben-Shammai, professeur émérite de langue et de littérature arabes à l’Université hébraïque de Jérusalem pense que les 150 fragments retrouvés ne constituent que la « pointe de l’Iceberg, les parchemins datent d’au moins 1000 ans sont écrit en arabe, en judéo-arabe et en persan ancien.

 

Pour les fragments déjà étudiés, on trouve des passages du livre d’Isaïe , des textes écrits par le sage Saadia Gaon-Xème siècle -, et une histoire jusqu’alors inconnue du Royaume de Judée.

 

Ont été retrouvés également des anneaux avec des noms juifs comme Shmuel Bar Yossef inscrits en hébreu. Ces parchemins ont été retrouvés le long de la route de la soie (Asie centrale-Moyen-Orient), empruntée par de nombreux commerçants juifs. D’après Yeari les fragments ont été déménagés tout d’abord au Pakistan à Peshawar avant d’être vendus à des négociants en antiquité du monde entier de Genève, Londres ou Dubaï.

 

Le bureau du Premier ministre et plusieurs hommes d’affaires juifs sont intéressés à acheter les fragments, mais le processus n’est qu’à ses débuts.

Pour rappel, la Guéniza du Caire, contient quelques 280 000 textes fournissant une multitude d’informations sur presque chaque aspect de l’histoire juive.

 

Le Rav Lazer Gurkov est le guide spirituel de la communauté Beth Tefilah de la ville de London, Ontario au Canada. Conférencier émérite, il a disserté sur de nombreux sujets du Judaïsme et ses articles ont paru dans de nombreuses publications.

Pour lire la suite cliquer sur  :  Actu.co.il

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 15:42

 

 

 

Le Rêve de Jacob

2

Que celui à qui la fortune sourit, sache aussi  que la vie est une roue qui tourne et que rien n´est jamais acquis si l´on ne sait partager avec les plus démunis; les possessions matérielles ne sont-elles pas éphémères ? Et à l´instant de quitter notre enveloppe corporelle, quel est le bien que nous emportons dans le monde de la Vérité et qui cependant perdure sur terre au delà de notre existence?

 

La Tradition énonce que ce sont nos bonnes actions qui s’inscrivent dans les gênes spirituels de nos  enfants mais aussi des âmes que nous éveillons à la transcendance; nous sommes, dit-elle, redevables de nos intentions et de nos actions, du bien et du mal et de la manière dont nous avons témoigné du message de l´Unité divine auprès de nos semblables.

 

Les anges montent et descendent…

 

Chaque nation bénéficie d´un ange gardien tutélaire qui  protège son peuple et  plaide en sa faveur car aucun peuple ne démérite au point de ne pouvoir avoir un défenseur;  Mais ensuite chaque ange gardien doit redescendre sur terre pour exécuter les décrets du ciel.

 

Jacob va donc partir en exil pour de nombreuses années et de la même manière, sa postérité sera en exil au milieu des nations hostiles pour deux mille ans. Mais qu'aucune de ces nations n’oublie jamais que si le Nom de Dieu qui préside du haut de l´échelle est le Tétragramme (soit selon la kabbale, l´attribut de la clémence divine), il n´en demeure pas moins que le mal retourne au mal quand leurs auteurs se complaisent à semer la mort et à faire vibrer la haine meurtrière dans le cœur des hommes. 

 

Car dit encore la Tradition juive, Israël doit devenir une lumière pour les nations, en ce sens que l’exil a pour fonction de révéler la lumière Une de l´Eternel et que le peuple juif a pour mission de porter témoignage de sa fidélité à Son unicité… et ce en dépit des tempêtes  de l´histoire, les conversions forcées,  les bûchers, les pogroms, l´inquisition et la shoah. 

 

Est-ce à dire qu’Israël est toujours une lumière pour les nations ? La question est légitime et elle s´impose. Je sais bien que nombreux sont les antisémites qui m’ attendent au tournant.  Et je ne crains pas de répondre.

 

Nous sommes un peuple comme un autre, qui se perd dans l’accessoire et le futile, qui chute en chemin et aspire parfois à la normalité qui pour certains consiste à gommer les différences, voire à se retourner contre ses frères. Il y a parmi nous, comme ailleurs, des héros et des lâches, des justes et des criminels. Il y a parmi nous des juifs qui vendent leurs frères pour se débarrasser de leurs propres difficultés à assumer leur judéité.

 

Mais  Israël en tant que  peuple dans son ensemble devient une lumière pour les nations quand les nations cristallisent leurs haines et leurs ressentiments et tentent par la force de nous jeter dans les poubelles de l’histoire. Quels que soient alors nos mérites, cette haine réveille en nous le sentiment que nous sommes le peuple d’Abraham et que pour rien au monde nous renoncerons à en porter témoignage. 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRWxKHU8sYgHrpyle4B2Pg61Ldt3syGJnhaImSu1odOipPUKbvvOg 

L’obsession anti-juive quelque soit les formes modernes qu´elle prenne aujourd'hui, réveille en nous le sentiment que nous sommes un peuple particulier et qui sait devenir Un et alors nous retrouvons cette solidarité si chère aux yeux du Ciel; c’est la haine qui se porte sur Israël  qui a le pouvoir de nous construire tous ensemble pour assurer notre fidélité au projet d´homme que nous portons en nous; ce sont leurs armes de mort qui nous font aimer la vie;  ce sont leurs obscurités qui font de nous une lumière pour les nations.

 

    A Jacob, notre père sera confirmée la promesse de la possession de la terre sur laquelle il dort et qui n’est pas moins que  le cœur secret qui fait vivre le monde, puisque c’est le lieu du Temple de Jérusalem. A Jacob, sera aussi confirmée  la promesse selon laquelle les familles de la terre seront bénies à travers lui et à travers sa postérité.

 

Cette promesse que je lis dans le texte hébreu et qui accompagne le peuple d´Israël depuis 2000 ans, résonne étrangement aujourd'hui où Ismaël , qui symbolise les nations arabes  dénie au peuple juif le droit de vivre sur cette terre, condition pour être le réceptacle de la bénédiction universelle; elle résonne étrangement puisqu' Israël est effectivement devenu le rempart de la lutte contre les forces obscures du terrorisme islamique international;  alors faut-il entendre ainsi la promesse de la bénédiction pour les familles de la terre par la postérité de Jacob ?

 

Si le projet génocidaire de l’Iran venait à se concrétiser et si  Israël devait être rayé de la carte du monde, les démocraties occidentales ne seraient-elles pas alors la prochaine et dernière cible ? Si Israël ne prenait pas les mesures qui s’imposent contre la bombe nucléaire du petit chef de l’Iran,  qui peut imaginer quel sera demain le sort de l´Europe ? Qui fera le travail qui consiste à défendre la liberté et les hommes contre l’obscurantisme islamiste ?

 

Je ne sais si je m´éloigne;  je prends de bien grandes libertés avec le Texte. N´y voyez aucune prétention de ma part; c’est Le livre lui-même qui nous invite à chercher l’esprit dans la lettre; à la différence des musulmans qui lisent le Coran, les juifs ont le droit et même le devoir d´interpréter le texte, car le sens ne saurait être figé une fois pour toutes, ni enclos dans un écrin inviolable;  je n´ai donc fait que répondre à l´invitation du Livre  et mon regard n’est qu´un parmi tant d’autres possibles.

 

Le Lieu qui m´interroge n´est-il pas l’interrogation essentielle qui habite le cœur des juifs ? Quel est notre lieu sur terre ? Tout nous est contesté ! Que ce soit la réalité des chambres à gaz où plus de six millions des nôtres sont partis en fumée; que ce soit notre terre Israël baptisé Palestine pour mieux nous déposséder du lien insécable qui nous attache à elle; que ce soit la tombe de Rachel, notre mère; que ce soit le mur occidental du Temple de Jérusalem; que ce soit Hébron ou que ce soit même notre propre existence puisque selon un « historien de pacotille »  israélien, en mal de notoriété occidentale, le peuple juif n´existe pas. Il serait une illusion de  l´esprit mais à ce point préoccupante  pour le monde arabe, l’Onu et autres qu’il fait l’objet de la quasi-totalité des condamnations internationales ! Le peuple juif n´existe pas mais on programme sa liquidation planétaire ! Alors, lorsque tout nous est contesté, que nous reste-t-il si ce n´est la force de l´unité et la foi en une promesse spirituelle faite à nos pères ?

    

Me suis-je de nouveau éloignée ? Je n´en suis pas sûre.

 

Le Lieu, « Makom » a pour valeur guematrique 186 mais étant aussi le nom de Dieu, se pourrait il que le Nom-tétragramme qui figure au dessus de l´échelle ait un rapport avec ce nombre ? La réponse est positive car si vous élevez au carré chacune des lettres du tétragramme, vous obtiendrez très exactement 186 (soit 10- 5- 6- 5).

 

Le mot échelle tel qu´il est orthographié dans le récit du rêve de Jacob vaut 130, qui est aussi la valeur du mot Sinaï. Or Moise a dû graver la montagne du Sinaï pour recevoir les tables de la Loi.

 

La ville s´appelait Louz avant qu´elle ne soit la porte du ciel; Louz est un petit os presque cubique qui se trouve à l´intérieur du crâne,  au sommet de la colonne vertébrale et dont la Tradition orale dit qu´il est l’os indestructible à partir duquel les ossements se remembreront. Il s´agit donc d´un os d’éternité et d´un os d’espoir. Il est le lien par excellence du spirituel et du matériel puisque de lui, la vie est censée refleurir.

 

Comment la ville de Louz ne serait-elle pas alors l’échelle de lumière de Jacob qui permet d´ouvrir la porte des cieux et d´unir le ciel et la terre ? Comment Le Lieu ne serait-il pas lié au Nom de l´Eternité puisque Louz est également un os d´éternité ?

 

Quant aux noms divins El et Elokim  repris par Jacob, ils renvoient à une autre dimension du divin que je ne puis développer ici sous peine d’allonger encore bien davantage la longueur du présent texte.

 

Il me faut conclure.

 

L´échelle de Jacob est une échelle intérieure qui se trouve en chacun de nous et qu´il nous faut gravir pour espérer voir un jour s’ouvrir la porte de l’éternité. Ce que représente « gravir son échelle intérieure »  dépend bien entendu, des faiblesses de chacun mais l´échelle vient nous signifier tout au moins le chemin du Possible pour nous connecter à la transcendance et revenir dans le monde des hommes pour le parfaire.

 

Rachel Franco, Jérusalem

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 08:49
  

 

Le Rêve de Jacob

             Mais quel est donc ce rêve qui parle à tant et tant d´entre nous ? Que vient nous dire cette échelle tendue entre  ciel et  terre et que viennent suggérer ces anges qui montent et descendent  les échelons au dessus desquels se tient le Roi des rois ?

 

Jacob a obtenu les bénédictions tant convoitées et il fuit la maison familiale et la fureur  de son frère; il s´en retourne au pays d'où vient son grand-père, "Haran" lieu de la "colère" puisque c´est là que les hommes déposent leurs libertés aux pieds des idoles de la mort.

 

Ce retour est-il marche en arrière comme pour effacer le cheminement spirituel  de ses pères ou bien faut-il lire ici qu'aucun cheminement des pères n´est jamais acquis aux fils qui ne savent incarner du creuset de l'exil, les enseignements de vie inscrits dans les pas des Anciens ? 

 

Un homme de la stature de Jacob savait bien qu'il ne pourrait vivre au diapason de «  la musique des sphères » sans que lui-même ne se frotte aux vices de la terre; et en effet, sans dévier un instant du modèle de ses pères, il se frottera à la jalousie, à la duplicité et à la malfaisance de Laban, son oncle et futur beau père.

   

Laissant derrière lui père et mère,  il semble donc refaire le chemin à l'envers et il s´aventure dans l´inconnu qui, pour lui est le monde de l´Action, afin d´intégrer en son être profond la dimension humaine de son frère Esav,  dont le nom en hébreu est le Faire du monde de l´Action.

 

Quelles angoisses ont été les siennes ? A-t-il  mesuré alors qu'il n'était qu'à l´aube d´une vie de labeurs, de conflits  et d´épreuves sans aucune mesure avec les heures studieuses qui étaient les siennes ?

 

Jacob saura t-il voyager dans le monde de l´action comme il voyage dans le monde de l´esprit et saura-t-il mériter la bénédiction que concède le droit d´aînesse que son père a confirmé en toute conscience et lucidité ?


Soudainement, il «  rencontre Le Lieu »; laissez-moi vous faire une confidence ! J´aime le mot «  rencontre » comme j´aime les mots «  croisée des chemins » ; entendez-vous comme ils ouvrent le champ de vision de l´homme à l´altérité ? Il rencontre donc Le Lieu et Le Lieu vient à sa rencontre.  

 

Qui pourrait croire au hasard des rencontres ? Combien d'entre nous ont-ils bénéficié de ces hasards qui ont donné sens à leurs vies parce que justement,  ils ont su s´effacer pour recevoir en eux le visage d´un autre cherchant ?

 

Et il s'agit bien d´altérité et non pas seulement d´un espace géographique; Car le lieu qui en hébreu se dit «  Makom », est aussi et surtout l´un des noms de Dieu dans la Bible hébraïque et comment nous en étonner puisque ce mot vient de Kioum qui signifie Existence.

A t-il rencontré «  Le Lieu »  ou est-ce Lui, qui à cet instant captive son esprit et lui fait soudainement entrevoir que le soleil s'est couché ?

           Si à cet instant, Jacob voit la nuit, c’est parce qu´en cet endroit précis, il doit déposer les armes et laisser son âme voyager dans ce Lieu qui l’attend. Il prend alors plusieurs pierres pour poser sa tête et il s’endort enfin prêt à oublier pour quelques heures, les incertitudes d´un  avenir  qui l’oppresse.

 

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  C’est alors que Jacob rêve ! Non pas un rêve habituel comme rêvent tous les hommes assoupis par une vie qui les fatigue, souvent d´ailleurs  parce qu´ils ne savent pas lire le livre du monde et ne vivent que des appétits et des jouissances matérielles;  le rêve de Jacob est d´une nature très particulière qui vient imprimer sur sa conscience une impression de forte crainte révérencielle.

 

Il saisit immédiatement qu´il vient de recevoir un  message venu du monde de l'en haut et il s’exclamera :

«  Que ce lieu est redoutable ; Ceci est  Beth Elokim  (la maison de Dieu) et la porte des cieux » !

 

Mais ensuite Le livre énonce qu´il appela le nom du Lieu  Beth El et que cependant autrefois, le nom de la ville était Louz. Tous ces noms du Lieu sont bien étranges et mystérieux. 

 

Je souhaiterai avec vous visiter les noms qui Le désignent à la lumière de la Tradition juive et interroger pour ce faire quelques détails de ce récit.

 

L´hébreu est une langue qui délivre des messages et chaque nom, chaque mot, chaque " erreur linguistique ", chaque anomalie du texte, chaque silence, chaque graphie de la lettre et des signes qui l´entourent,  est une main tendue pour dévoiler les sens et pénétrer dans le jardin des secrets des mondes.

 

Plusieurs  mots sont utilisés pour designer le lieu du rêve de l’échelle : Makom (Lieu) dont nous savons qu´il est aussi un des noms divins, Beth Elokim (Maison d´Elokim/ Dieu), Beth El (Maison de El /Dieu) et enfin Louz.

 

Mais disons-le de suite ! La Tradition juive enseigne que ce lieu n´est autre que le Temple de Jérusalem et que la «  porte de la maison de Dieu » est Saint des Saints. Le Temple de Jérusalem étant le lieu de rencontre de l´homme et du Divin, il était ici bas à la fois le reflet du monde de l’en haut, réceptacle des énergies divines et également microcosme du monde.

 

C’est donc à cet endroit précis et sur de bien mystérieuses pierres qui sauront s’unir pour redevenir la pierre de fondation du monde,  que Jacob devra poser sa tête, siège des forces mentales et s´en remettre à une providence qu´il appelle de tous ses vœux. 

 

Si nous souhaitons visiter Le Lieu de la porte des cieux, il nous faut au préalable, interroger le rêve lui-même et tenter quelques  lectures midrashiques.

 

Jacob rêve d´une échelle sur laquelle des anges montent et  descendent. L'échelle n´est nullement posée sur la terre mais elle est en tension, dressée dans un entre deux, qui sera également un entre d´eux,  à la fois tendue vers le ciel et tendue vers la terre, comme pour inviter à attacher ensemble ces deux mondes qui semblent s’opposer et qui sont pourtant complémentaires pour reformer l´unité d´un monde harmonieux.

 

            Le mot Echelle « Soulam » est écrit ici avec un Vav défectif et il peut se lire en un ordre différent « Semel » soit Symbole ou Signe.

Cette échelle est le symbole par excellence d´une vie en mouvement qui jamais ne se pose ni ne se repose, mais au contraire foule les sentiers perdus pour retrouver le chemin de l´union de la terre et du ciel.

 

Car les anges montent et descendent et ce mouvement qui nous invite à gravir notre échelle intérieure nous enjoint aussi de faire descendre le ciel sur la terre.

           

Que celui qui s’élève ne s´enferme jamais dans une tour d´ivoire qui le coupe du monde de ses semblables mais qu'il redescende  "salir ses mains"  à bâtir un temple fait des pierres vivantes de tous les horizons.

 

Qu'il ne craigne ni la médisance qui tue, ni la jalousie qui rend si amère  les relations humaines, ni les incompréhensions qui isolent les hommes dans leurs glorieuses solitudes, ni la malveillance qui abîme les êtres et dénudent les faibles;  Certes, le lot des hommes qui s´efforcent de devenir des êtres de désir pour leurs frères en humanité,  ressemble à un jardin de solitude mais n´est ce pas en ce lieu que pousse l´arbre de l’espoir pour une humanité meilleure et y a t-il d’autre choix que de travailler à un monde meilleur ?

 

Les anges montent et descendent…

 

Lire la suite de cet article de :


 

Rachel Franco, Jérusalem

Israël, le 29/11/2010 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 11:51

Moi, poussière et cendre, dit Abraham…
Par Rachel Franco

 

 
Sarah vient de mourir. Elle avait cent ans, puis vingt ans et sept ans ; chacun des instants de sa vie était plein d'une conscience tendue à l'extrême pour habiter son être et donner vie à la foi qui orientait ses pas.


Le texte dit « Après avoir pleuré son mort » et il ne nommera plus Sarah jusqu'à sa mise en terre ; est-ce pour nous dire que lorsque l'âme quitte le corps, celui-ci est orphelin de son nom jusqu'à ce que la terre le recouvre et lui restitue sa dignité ? Faut-il ainsi entendre l'obligation juive d'enterrer nos morts au plus près de l'instant fatidique ? Faut-il ainsi entendre la nécessité de recouvrir les morts d'un drap, d'un linceul ou d'un vêtement avant même la mise en terre ? Ce geste, si je ne m'abuse, est passé dans bien des  traditions religieuses comme le premier devoir que les vivants doivent rendre aux morts après leur avoir fermé les yeux.

Après avoir pleuré son mort, Abraham recueille en lui toutes ses forces dispersées par la douleur et debout dans la verticalité la plus absolue, il se préoccupe d'acquérir au plus vite et en toute légalité, la grotte qui se trouve à l'extrémité du champ d'Efron, fils de Tsohar, dans ce lieu que l'on nomme aussi "Kiryat Arba", soit « l'appel des Quatre » et qui n'est autre que Hébron.

 

C'est là que Sarah doit être mise en terre, dans ce lieu de mystère où reposent déjà Adam et Ève et où en leurs temps, viendront la rejoindre son époux Abraham, puis Isaac et Rebecca et enfin Jacob et Léa ; quant à Rachel, morte si jeune sur le chemin, elle veille encore au retour de ses enfants depuis Beth Lehem, « La maison du Pain ».

 

Abraham est un initié, prophète pour le bien des peuples et il sait que Hébron est un  écrin de lumière creusé au creux de la terre, porte ouverte sur le jardin de l'Éden.
Il a entendu l'appel des Quatre qui consiste à ré/Unir les quatre couples, mais aussi les quatre éléments du Cosmos, la terre, l'eau, l'air et le feu qui composent le Vivant, mais qui se séparent de lui au moment de la mort.

Réunir est bien le mot, car Hébron s'écrit avec des lettres racines qui invitent au lien et à la fraternité :
 

 

LeHaBer = attacher, lier — HiBouR = lien — HaVeR = Compagnon, ami.

Dans un ordre différent, ces lettres racines du mot Hébron nous ouvrent à des réflexions non moins essentielles :
HeRev - épée - BaHaR = choisir - RaHav = largesse.

Hébron est la croisée des chemins du Masculin et du Féminin, enfin réunis aux portes de l'Éden, de la verticale et de l'horizontale, des pères et des fils, de la mort dans ce monde-ci et de la vie dans le monde qui vient ; il est comme un foyer lumineux prêt à accueillir les âmes soeurs qui ont choisi de se mettre en chemin vers le lieu de l'Unité perdue, dont l'accès est gardé par des épées aux flammes tournoyantes.

 

Peut-être est-ce là dans cette grotte, qui aux yeux d'Efron n'est qu'une cavité qui s'enfonce dans la terre et dans l'obscurité, peut-être est-ce là, le passage vers le ciel et la lumière qui libèrent les esprits de leurs étroitesses humaines ?

Ne soyez pas étonnés ! Le mot qui en hébreu nous dit la caverne est construit sur la racine du mot "Er" qui signifie Éveil. Serait-ce donc le passage obligé de toutes les âmes libérées de leurs enveloppes charnelles quand elles traversent les quatre mondes décrits par la Kabbale, du plus épais et obscur au plus éthéré et au plus lumineux que nous puissions imaginer, si tant est que nous le puissions ?

 

Efron était donc le propriétaire de ce qui semble bien être le symbole du cimetière de l'humanité, lui dont le nom est construit sur le mot « Poussière », mais que l'on doit entendre dans sa sémantique hébraïque qui correspond davantage au latin « humus », la terre qui donne à germer et non les particules volantes et stériles de la poussière.

 

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Abraham, les anges et le rire de Sarah

 

Efron dont le nom est aussi un rappel de la poussière, nourriture quotidienne du serpent maudit pour sa ruse malfaisante. Efron encore dont le nom marque la relation profonde, voire l'identité, entre les forces négatives et la malédiction d'une terre qui n'offre que des ronces. Car Efron est un des notables des « fils du pêché », soit les Bnei Het, les Hittites dans la traduction biblique française et c'est avec lui qu'Abraham entend mener la négociation qui fera de lui et des enfants d'Israël, les propriétaires éternels de ce lieu, le caveau et le champ aux arbres rayonnants.

 

Il mène la négociation aux yeux des « fils du pêché » et dans le creux des oreilles de tout un chacun, pour qui veut encore l'entendre aujourd'hui et refusant absolument de recevoir l'objet de sa demande en cadeau, il paye au prix fort et en argent plein, le prix fixé par Efron lui-même, quatre-cents sicles d'argent.
Or quatre-cents est la valeur de la dernière lettre de l'alphabet hébreu, le Tav  qui veut dire Signe ou sceau.   Efron, Gardien du cimetière de l'humanité retient prisonnières parmi les Hittites les énergies lumineuses du Signe de la mort et Abraham va les libérer. 

 

Ce faisant, j'apprends d'Abraham que chacun d'entre nous doit se méfier comme d'un serpent qui dort, de ce que la langue française rend si bien par l'expression « cadeau empoisonné ». Se garder des liens de dépendance que créent les cadeaux donnés par des mains d'homme, sembleraient-ils aussi généreux qu'Efron qui, en fin connaisseur des négociations orientales, entend en réalité imposer la vente du champ avec la grotte et pour une somme qui se révèle astronomique. Il faut toujours veiller à payer la contrepartie de ce que l'on acquiert si on veut être propriétaire du bien physique, mais aussi et surtout de sa valeur spirituelle.

Sans doute, le caractère public de la transaction avait pour but de s'inscrire dans la légalité la plus absolue et mettre à bas les soupçons à venir et les arguments tendancieux qui viseront à contester le droit de propriété des enfants d'Israël sur Hébron.

 

Abraham, mon père, toi qui était le Voyant par excellence, vois-tu aujourd'hui les fils d'Ismaël convoiter Hébron et entends tu l'UNESCO nous contester même le tombeau de Rachel, notre mère ? Comme si nous pouvions renoncer au droit de venir prier sur le tombeau de nos pères et mères, fondateurs de l'identité juive ! Comme s'il fallait demander une permission pour avoir le droit de nous recueillir auprès de toi ! Comme si le spectacle de ce qu'ont fait les fils d'Ismaël  du tombeau de Joseph ne suffisait pas à saisir quelle relation certains d'entre eux, beaucoup trop nombreux au goût des hommes libres, entretiennent avec la mort en général et le respect dû aux morts en particulier !

Mais tu as déclaré haut et fort « Je suis poussière/humus et cendre » et c'est dans l'humilité la plus profonde que tu t'es mis en chemin pour travailler les faiblesses des hommes et offrir une lumière réparatrice.

 

Et justement, il nous est enseigné « Efron était fils de Tsohar ». Que vient nous dire une telle généalogie et comment puis-je lier la poussière et la cendre et les identités d'Efron et d'Abraham avec le mot Tsohar qui veut dire « Lucarne », lieu de passage de la lumière, mais qui, dans un ordre différent se lit RoTSeHar  « Assassin », RaTSaH « a assassiné ».

« Poussière et cendre », "Efer et Afar" ! Ces deux mots mis en miroir l'un en face de l'autre interrogent la fille d'Israël que je suis et qui ne peut oublier les cendres de mon peuple qui refusent le repos et voyagent portés par les vents de l'histoire, après que femmes et enfants, hommes jeunes et vieux aient été brûlés dans les fours du monde parce qu'ils étaient les descendants d'Abraham, poussière et cendre devant l'Éternel.

 

Il faut que je me ressaisisse du dégoût qui naît en moi à chaque fois que le mot « cendre » jaillit au détour d'un texte ; il faut que je me ressaisisse de l'image qui s'impose alors, celle des cendres juives recueillies, je ne sais plus dans quel camp de la mort, et qui sont à Yad Vashem juste devant le mémorial où brûle une lumière éternelle, dans la salle où sont inscrits les noms de tous les fours humains. Il est vrai que la chose est discrète, mais elle est là pour réveiller l'horreur.

 

Qu'est-ce qui différencie l'humus de la cendre ? Je vous invite à me suivre encore un peu, mais soyez patients, car ma manière de conduire emprunte parfois de curieux détours ; nous allons ici caresser les lettres hébraïques et laisser l'intuition faire les jeux nécessaires de l'analogie symbolique. 

Humus, "Afar" s'écrit avec trois lettres qui sont le Ayin, le Pé et le Reish, trois lettres forts intéressantes qui ne se différencient de Cendre "Efer" que par la lettre Aleph à la place du Ayin.

Que vient alors nous signifier ce passage du Ayin au Aleph, de la poussière à la cendre ? Et que viennent nous dire ces lettres sur les énergies qui circulent dans ces deux mots ?
Le Ayin veut dire Œil, le Pé veut dire Bouche et le Reish peut se lire Rosh, soit la Tête.
 

L'Humus serait donc la terre en nous que nous pouvons travailler par la force de la vision, de la parole et de la pensée.

 

La Cendre, quant à elle, est faite du silence de l'Aleph divin, soit le Un quand il se fait altérité, de la parole et de la Tête, principe premier.

Souvenons-nous ! Adam avait un corps de lumière (Or = Aleph, Vav et Reich), mais après la faute, il reçoit une tunique de peau (Aor = Ayin, Vav et Reish)

Le Aleph a pour valeur le Un et le Ayin a pour valeur soixante-dix ; Le Un nous parle de la Lumière Une et indivisible et l'autre des soixante-dix peuples de la terre.

Adam a donc chuté de la lumière transparente une et indivisible au monde de l'opacité et de la multiplicité.

 

Le Aleph est la première lettre des mots Lumière et Cendre, et le Ayin est la première lettre des mots Peau et Poussière. 

Abraham qui lui-même a traversé l'épreuve du four de Nemrod à Our Casdim, doit faire pour nous tous le chemin inverse qui consiste à réintégrer le Aleph de la lumière divine ; il y est d'ailleurs invité par le Ayin lui-même qui en hébreu veut dire Œil et Source.

Faudrait-il entendre dans mes propos que le feu serait purificateur et les cendres nécessaires ? Certes non ! La vie est faite pour être vécue et partagée dans la joie authentique qui est l'un des sentiments les plus élevés qui soient.

 

La ligature d'Isaac n'a pas abouti au feu destructeur du corps d'Isaac et pourtant chaque matin, les juifs pieux prient et demandent à Dieu de regarder les cendres d'Isaac afin d'implorer sa bienveillance sur les enfants d'Israël.

La pensée et l'intention sont des outils qui agissent sur le Réel. Le fait qu'Isaac ait suivi son père et qu'ils aient marché ensemble et qu'il ait accepté lui aussi l'épreuve de feu, lui est comptée comme si elle avait été jusqu'à son terme. Les cendres d'Isaac sont encore et toujours déposées près de l'Autel et elles témoignent de la foi qui fait grandir les hommes.

 

Mais il n'est pas besoin du sang et du feu pour que la poussière s'élève en cendres ; il suffit que la lumière de la foi traverse l'humus ; il suffit que le feu de l'amour illumine la lucarne de nos vies terrestres ; il suffit enfin que la lumière de l'Unité habite la peau qui nous éloigne de la Source.

Non, nul besoin de sacrifices humains pour que les cendres soient réelles et éternelles. Il suffit somme toute que l'engagement sur le chemin soit total et ouvert sans jamais renoncer à l'union entre les hommes, désirée par le Aleph de l'Unité.

 

Pour conclure, parce qu'il le faut, ne m'en veuillez pas à nouveau de revoir en pensée les cendres juives de Yad Vashem, ne m'en veuillez pas de vous dire que je m'associe si souvent à ces cendres anonymes que je ne doute pas un instant que je suis là-bas aussi, au milieu de tant de visages assassinés qui n'ont pas eu de sépulture.

 

Rachel Franco
Israël, le 7 novembre 2010

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 09:27

 


 

 

Psaume Rédigé il y a plus de trois mille ans

Prémonitoire !

 

Merci à UN du Peuple


 

PSAUME 82 (hébreu 83) 
Ils ont fait alliance contre toi

2 Dieu, ne garde pas le silence,
ne sois pas immobile et muet.
3 Vois tes ennemis qui grondent,
tes adversaires qui lèvent la tête.

4 Contre ton peuple, ils trament un complot,
Ils intriguent contre les tiens.
5 Ils disent : " Venez ! Retranchons-les des nations :
Que soit oublié le nom d'Israël! "

6 Oui, tous ensemble ils intriguent ;
ils ont fait alliance contre toi,
7 ceux d'Édom et d'Ismaël,
ceux de Moab et d'Agar;

8 Guébal, Ammon, Amalec,
la Philistie, avec les gens de Tyr;
9 même Assour s'est joint à eux
pour appuyer les fils de Loth.

10 Traite-les comme tu fis de Madian,
de Sissera et Yabin au torrent de Qissôn :
11 ils ont été anéantis à Enn-Dor,
ils ont servi de fumier pour la terre.

12 Supprime leurs chefs comme Oreb et Zéèb,
Tous leurs princes, comme Zéba et Salmuna,
13 eux qui disaient : " A nous,
à nous le domaine de Dieu ! "

14 Dieu, rends-les pareils au brin de paille,
à la graine qui tourbillonne dans le vent.
15 Comme un feu dévore la forêt,
comme une flamme embrase les montagnes,
16 oui, poursuis-les de tes ouragans,
et que tes orages les épouvantent !

17 Que leur front soit marqué d'infamie,
et qu'ils cherchent ton nom, Seigneur!
18 Frappés pour toujours d'épouvante et de honte,
qu'ils périssent, déshonorés!

18 Et qu'ils le sachent :
toi seul, tu as pour nom Le Seigneur,
le Très-Haut sur toute la terre!


Translitération


1.Chir mizmor léassaf
2.é-l-o-H-im al dami lakh al tékhérach véal tichkote él
3.Ki hinéh oyvékha yéhémayoune oumssanékha nassou roch
4.'Al 'amékha ya'arimou sod véyitya'atsou 'al tséfounékha
5.Amrou lékhou vénakh-khidém migoy vélo yizakhér chém yisraèl 'od
6.Ki no'atsou lév yakhdav 'aléykha bérite yikhrotou
7.Ahaléy édom véyichm'élim moav véhagrim
8.Guéval vé'amone va'amalek péléchéte 'im yochvé tsor
9.Gam achour nilva 'imam hayou zéro'a livnéy lote sélah
10.'Assé lahém kémidyane késsissra khéyavibe bénakhal kichone
11.Nichmédou vé'éne dor hayou domène laadamah
12.Chitémo nédivémo ké'orév vekhizév oukhzévakh oukhtsalmounakh col néssikhémo
13.Achèr amrou nirchah lanou ète néote E-l-o-H-im
14.E-l-o-H-éy chitémo khagalgal kékache lifné rouakh
15.Kéèche tiv'ar ya'ar oukhléhavah téléhète harim
16.Kène tirdéfème béssa'arékha ouvssoufatkha tévahalème
17.Malè fénéhème kalone vivakchou chimkha Hachem.
18.Yévochou véyibahalou 'adéy 'ad véyokhpérou véyovédou
19.véyèd'ou ki atah chimkha Hachem lévadékha 'élyone 'al col haaretse.


Coïncidence ? Aujourd’hui comme hier les mêmes ennemis !

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 20:02
   

 

Isaac notre patriarche

Cette promesse déjà entendue d'une bénédiction en lui, devenue cette fois-ci une bénédiction en sa descendance, promesse faite au Père des familles de la terre, a labouré son être de mille-et-une questions.
Qui sera-t-il cet enfant attendu, rêvé et espéré et pourtant dénié par la carte du ciel que sait lire Abraham, l'Hébreu ? 
 
Mais l'Éternel lui avait dit de « sortir » et de porter son regard bien haut dans les cieux, au-delà des étoiles, au-dessus du soleil, en un lieu hors nature où les lois du déterminisme n'ont plus aucun pouvoir pour figer le sort des hommes. Il l'avait invité à sortir de ses propres limites pour habiter le temps quand il se fait Éternité.
 
Il avait donc fallu qu'Abraham se mette en chemin vers sa terre intérieure pour mériter que lui soient dévoilés les secrets de la terre de Canaan. Il fallait à présent qu'il quitte le centre de sa terre pour visiter son ciel et entendre la voix de la promesse d'un à venir sur la terre des hommes.
 
Mais que peut être cette promesse qui s'installe dans un futur voilé et que peut être le temps quand il se fait Éternité ? Pourquoi cet enfant devra-t-il se nommer Isaac et que peuvent signifier profondément les rires de ses parents ?
 
Enfin, quelle est cette assurance qui donne au peuple d'Israël, aujourd'hui comme hier et hier comme demain, la force de traverser tant de tourments insupportables, tant de haines viscérales, tant de regards malsains sans jamais perdre l'espoir d'un rire universel qui se moque du ridicule des situations figées par les pensées obsolètes des grands de ce monde, qui se moque de leurs plans et projets, eux qui se leurrent du pouvoir de décider de l'avenir de la terre d'Israël et du peuple d'Israël ?
 
En hébreu, Isaac veut dire « il rira », car père et mère bien avancés en âge ont souri, puis rit intérieurement de cette annonce extraordinaire d'une engeance à venir, qui se moque des lois de la nature.
 
« Il rira » est un futur qui promet la délivrance et la joie d'un Vivre ensemble tant espéré pour les hommes. Ce futur, je voudrai l'interroger avec vous et visiter les mots qui disent le temps hébreu pour tenter de comprendre un peu du sens de la promesse divine.
 
Isaac, selon la kabbale, est la « personnalisation » de la Colonne de la Rigueur, Guevorah. La Tradition dit qu'Isaac affrontait ses ennemis avec le sourire et qu'il connaissait le secret de la dérision ; c'est avec le rire qu'il démasquait les forces négatives et faisait tomber les écorces du Mal.
 
 Son nom s'écrit avec un Youd dont la valeur est 10, un Tsadé dont la valeur est 90, un Het dont la valeur est huit et un Kouf  dont la valeur est 100.
 
Le Youd renvoie à la dixième épreuve d'Abraham concernant la ligature d'Isaac, le Tsadé renvoie aux 90 ans de Sarah lorsqu'elle a mis au monde son fils, le Het renvoie aux 8 jours de l'alliance de la circoncision et le Kouf renvoie aux 100 ans d'Abraham lorsqu’enfin il est devenu père.

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L'ensemble du nom a pour valeur le nombre 208 qui est le nombre des os du corps humain (il y a 365 nerfs, 248 muscles et 208 os) mais c'est aussi huit fois vingt-six, soit huit fois le nombre du Nom ineffable. Je n'aborderai pas ici le secret du nombre Huit selon la Tradition juive — une autre opportunité pour le faire se présentera certainement. Mais la symbolique des os est importante, car ils sont la charpente de l'homme qui tient le plus longtemps dans un corps sans vie, quand il retourne au silence de ce qui ne fait que ressembler à la nuit, bien après que l'âme ait quitté le corps. Isaac est une charpente, une structure osseuse et bien que j'en ai fort envie, je ne vous parlerai pas ici de cet os très particulier qui est la porte des Cieux et que je garde en réserve pour la lection sur l'échelle de Jacob.
 
Il y a plusieurs mots qui disent le temps et je voudrai ici en retenir trois : le mot ZMaN, le mot ET et le mot MOED.
 
Le mot ZMaN est écrit avec les lettres racines du mot Invitation HaZMaNa, car le temps est bien une invitation à être, non pas à laisser passer le temps sur nous, mais bien à l'habiter pour être présent à chacune de nos pensées, présent dans les mots qui traduisent un peu de notre intériorité et présent dans les gestes de la vie qui portent trace de nos engagements.
 
Comment ne pas entendre alors que le ZMaN offre la MaNNe, nourriture du ciel pour nos âmes qui ont soif de spiritualité, pour ceux qui ont répondu « présent » à l'appel de l'invitation ?
 
« Nourriture »  disais-je, car si les lettres du mot Temps écrivent MaNNe qui est un mot hébreu, elles écrivent aussi le mot MaZoN qui signifie « nourriture ».
 
Le mot ET (prière de prononcer la lettre T) s'écrit avec deux lettres qui sont le Ayin et le Tav et ensemble ils font le la guematrie de 470.
 
C'est un nombre très intéressant qui lie ensemble le secret de Gog et Magog, le Vin de la délivrance finale et le Signe 22.
 
Je vais essayer d'être claire non sans remercier d'ores et déjà mon ami David Lellouche qui me soutient dans mes études et me délivre ses enseignements si précieux.
 
La lettre Ayin de ET veut dire Source, Œil et vaut 70, tout comme les mots « Gog et Magog », « Vin » et « Secret ».
 
La lettre Tav de ET veut dire Signe et elle est la vingt-deuxième lettre de l'alphabet hébreu qu'elle clôture.
 
Je ne voudrai pas faire ici d'interprétation toute personnelle, simplement vous proposer des rapprochements et vous laisser libre de vos associations.
 
Mais ET, le temps est aussi le temps pour chaque chose (un pour pleurer, un pour rire, un pour détruire, un pour construire, etc.) qui se partagent en 28 moments décrits par le Roi Salomon, car le Nombre 28 est la clé du Temps (28 jours, 28 sections dans le mois lunaire, 28 ans dans le grand cycle et autres, développés de manière bien profonde dans le livre de la Création, le  "Sefer Hayetsira").  
 
Enfin le temps est aussi MOED qui est l'anagramme du mot Conscience "MOUDA" et qui nous parle d'un Rendez-vous fort particulier, celui de la Tente du Rendez-vous qui accompagnait les Hébreux dans le désert et qui se dit OHeL MOED.
 
Un rendez-vous qui se tient, lorsque l'homme a entendu l'invitation du cœur du Temps pour réussir à être présent à lui-même, réussir à se nourrir de la spiritualité et réussir à endosser les épreuves d'un temps pour tout.
 
MOED que nous pouvons encore diviser en deux lectures ED qui veut dire « Témoin » et MO, constitué d'un Mem et d'un Vav et qui symbolisent, en tout cas à mes yeux, le Mem, le ventre maternel des eaux de la Binah, l'Intelligence et le Vav, le cordon ombilical qui relie la conscience de l'homme à cette Connaissance secrète au cœur de la Tente du Rendez-vous. C'est alors que dans la Tente du Monde, l'homme peut enfin être initié aux secrets de l'Univers.
 
Que pourrai-je encore ajouter sur MOED ? Il est le mot retenu par la Bible pour fixer toutes les fêtes juives, tous ces temps de rencontre d'un peuple avec le Divin ; sans doute, il appartient à ceux qui s'élèvent au rang de Témoins de la transcendance d'offrir leurs tâtonnements sans honte, ni crainte, car on ne saurait garder jalousement les enseignements des traditions humaines.
 
Me suis-je trop éloignée d'Isaac et du rire à venir ? Sans doute un peu, comme à l'accoutumée quand je me laisse emporter par mon désir de créer du sens et de lire les mots et les lettres hébraïques comme un code secret pour apaiser mes interrogations.
 
Abraham avait interrogé le Maître du Monde : est-ce Éléazar qui héritera des fruits que j'ai planté dans le cœur des hommes ? Puis il avait demandé : est-ce mon fils Ismaël, fils d'Agar, la servante de Sarah ?
 
Mais n'en déplaise à qui en déplait, la promesse est claire et sans équivoque ; ce ne sera ni Éléazar, ni les fils d'Ismaël qui hériteront d'Abraham et de cette terre, mais bien Isaac, fils physique et spirituel de son père.
 
Et Isaac, modèle du Rire à venir rit des plans des Nations, de leurs priorités et piteux calculs sur le compte d'Israël, car il sait que le Maître du Monde se joue des projets fumeux de destruction des puissances nucléaires et autres armes malfaisantes.
 
Quels que soient les artifices dont elles usent pour nous abuser, les Nations qui ont les yeux rivés à la terre promise et qui ne cessent de nous disputer le droit à une terre — la nôtre — ne décident de rien du tout et ne font que préparer le lit du Mal qui se retournera contre elles. Car on ne saurait acheter la paix sur le compte d'un peuple, on ne saurait sacrifier Israël sur l'autel de l'islamisme sans payer de leurs personnes les mauvaises herbes qui croissent dans leurs champs.
 
Isaac ne craint rien ; il sait que la promesse d'un peuple juif revenu sur sa terre est déjà réalisée. Il rit en lui-même de cet avenir qui promet la victoire des forces du Bien sur les forces du Mal, pour qu'enfin éclate le rire de la délivrance pour tous.
 
Rira bien qui rira le dernier !
 
Rachel Franco
Israël, le 27 octobre 2010
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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 10:59

Abraham

 

La semaine passée, nous avons suivi Abraham, pas à pas,  sur un chemin vraiment très particulier, semé d´embûches et d´épreuves et puisque l´invitation divine est un " Va vers toi-même " ou encore " Va pour toi ", il convient de se mettre en chemin vers cette terre promise qui ne sera dévoilée que si nous sommes en mesure de nous tenir en un lieu fort près du cœur, au centre de nous-mêmes.

Mais que peut être ce chemin dans la vie qui est la nôtre ? Et en quoi Abraham est-il pour nous, aujourd'hui plus que jamais, un modèle à vivre ?


Souvenons-nous! Il était Abram et non Abraham et dans le monde qui était le sien, on vénérait des idoles de pierre, faites de main d´homme et pourtant élevées au rang de divinités; Abraham a t-il cependant cédé au ronflement ambiant pour vivre au jour le jour, une vie facile faite de plaisirs futiles ? A t-il renoncé à la fièvre de l´esprit pour une paix illusoire auprès de ses contemporains?  Non, car plus fort que tout, la soif de la Connaissance, le  pourquoi du monde et le sens de la vie de l´homme ont eu raison de ses nuits et de ses jours, de ses instants et de ses rêveries et son regard n´a cessé de fouiller la nature pour se rapprocher de la Cause première et invisible qui fait agir les mondes et fixe des lois aux œuvres de la Création.

 

Abraham savait que la tranquillité de l´esprit quand elle renonce au questionnement fondamental qui s´attache aux mystères de l´Être, n´est autre que mort de l´esprit vivant. Aussi, notre Père fondateur a choisi d´être pleinement et entièrement dans chacun des pas de son cheminement, jalonné d´un questionnement en perpétuel mouvement. 

Et nous, ne sommes-nous pas toujours à la croisée des chemins, mis en demeure de choisir entre la soumission de l´esprit et la recherche de la Sagesse? Ceux qui à l´image de l´autruche, plantent leurs têtes dans le sable pour ne risquer aucun inconfort dans leurs vies prudemment réglées comme du papier à musique, n´ont-ils pas fait choix d´un laisser-faire qui s´apparente à une capitulation pure et dure ?

 

Qui sont les idolâtres aujourd´hui? Et quelles sont ces idoles aux masques scintillants auxquelles nous rendons hommage sans même y prêter la moindre attention?

La question mérite le détour d´une vie pourtant tracée comme une ligne droite sur une surface plane; " Prêter attention "  se dit en hébreu " Mettre le cœur ", et il s´agit bien de cela ! Il faut vivre en éveil et vibrer de toutes les fibres de notre cœur pour entendre l´invitation au voyage spirituel, comme notre Père Abraham.

 

Lui qui est nommé "l´hébreu", "Ha Ivri"  est le Passeur des âmes qui aide les êtres en chemin à traverser la rive du profane pour se tenir sur la berge des quêteurs de vérité.  

Ses interrogations, entre autres sur l´origine du monde, n´ont pas été le fruit  d´une banale curiosité, toute extérieure à des préoccupations intimes; Elles ont germé en son cœur au détour de ses réflexions, après qu´il soit devenu Maître dans l´art de la logique et de la déduction;  C´est alors qu´il s´est détaché des superstitions et autres croyances communes de son temps, pour laisser place à une intuition suprême qui a élevé Abraham, bien au delà du monde de la raison.

 

Pour se mettre en chemin comme Abraham, ne faut-il pas avoir la force du détachement, la force de se mettre à distance de toute évidence, de tout dogme, de tout enfermement de l´esprit?

 

La Sagesse se dit en hébreu  " Hochma " et peut se lire " Coah Mah ", soit  " la force du Quoi ". N´en doutons pas, le chemin de la Sagesse commence bien par le questionnement nécessaire qui oblige à lever ses yeux vers la montagne, et à ouvrir son regard à l´humanité en marche vers elle-même. C´est alors, il me semble, que le questionnement du Quoi conduit au questionnement du Qui et permet de progresser sur le chemin du Cœur.

 

Abraham, Père du monothéisme n´est pas venu à la foi en rejetant l´intelligence humaine; C´est elle qui doucement, par l´aveu de même de sa finitude, l´a guidé vers les sommets de la montagne Moria où seront édifiés  les Temples de Jérusalem.  

 

Mais dans les temples de l´esprit moderne où les hommes entendent imposer le diktat de leurs idéologies, les sciences sont ennemies des religions;   Comme s´il était impossible d´aimer l´intelligence et de manier les outils de la réflexion et dans le même temps et la même vie, se  relier aux mystères de l´être qui échappe à toute définition pauvrement humaine !

 

Abraham savait créer des ponts, ouvrir sa tente aux passants et pratiquer l´hospitalité; Aujourd´hui encore, il nous offre son bâton de pèlerin.   

 

La religion, comme nous l´enseigne son étymologie latine, consiste à relier, à attacher ensemble ce qui dans ce monde semble divisé, morcelé,  voire perdu.

 

On  ne saurait faire de tous les croyants des êtres stupides et bornés, ni de la religion, "l´opium des peuples". Et de la même manière, on ne saurait renoncer à la nécessité impérieuse d´étudier les sciences et de travailler notre intelligence. On ne saurait renoncer à la liberté de l´esprit qui consiste a bouger de nos certitudes pour se mettre en chemin et c est bien ce qu a fait l´ Hébreu, Père de toutes les bénédictions pour l´ensemble des Nations.

 

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De nos jours, les idoles ne sont plus des statues supposées régir nos vies. La cupidité, l´égoïsme,  les appétits débridés, l´ambition, la jalousie et autres faiblesses humaines peuvent agir sur nous comme des dieux auxquels nous vouons nos forces et nos rêves. Le dogme religieux aussi, quand il se vit dans le sang et la haine, est une idole détestable et le Dieu auquel est voué un culte de sang est avili par ces hommes; Non, le Maître des mondes ne saurait se reconnaître dans leurs barbaries terroristes ni bénir le Mal qui vit en ces hommes,  aveuglés par leurs propres ténèbres.

 

Le Maître des mondes a déjà choisi; Il a gratifié Abram de la lettre Hé et rendu son nom Abraham afin, dit la Tradition orale, qu´il ne soit plus seulement " Père élevé ", mais " Père d´une multitude " et que par la lettre Hé, Lettre du souffle par excellence et lettre de l´engendrement et de la multiplication du cinquième jour de la Création, Abraham puisse être porteur de la force de l´engendrement de l´histoire d´un peuple, témoin de la transcendance divine.

 

Je précise ici, à toutes fins utiles, que la guématrie de cette lettre est le nombre cinq et que Saraï a aussi bénéficié de cet ajout divin pour être Sarah et qu´avec son époux, Ils atteignent la perfection du nombre dix, qui compose le premier ensemble, la première famille humaine ouverte au sens de l´Unité.

 

En gratifiant Abraham de la lettre Hé, souffle de Vie, la guématrie de son nom devient 248 qui est le nombre des membres du corps humain et le nombre des commandements positifs que doit "faire" un juif croyant, afin de perfectionner son être à la fois dans son enveloppe corporelle et dans son corps spirituel, étant précisé que selon la Tradition juive, chaque commandement correspond à une "réparation" d´un membre de son corps pour le soigner des détritus de nos erreurs de vie. 

Que puis-je ajouter encore sans craindre de vous lasser? 

 

Le nombre 248 est également le nombre du mot " Rehem " qui veut dire "Matrice" ; Il y a donc une identité de fonction entre Abraham et la Matrice de vie; Sans doute est-ce la raison pour laquelle, les deux Hé de Abraham et de Sarah correspondent aux deux Hé du Tétragramme, seconde et quatrième lettre du Nom divin qui ensemble symbolisent le Dix, Youd créateur du Nom ineffable, qui à l´échelle du projet de vie nommé Abraham, symbolise la matrice de la bénédiction pour tous les peuples.

 

Aussi, il me parait que l´invitation au voyage d´Abraham respire à la fois l´amour de la Sagesse et la force de son courage pour affirmer et vivre le désir intérieur d´une humanité meilleure, d´une nécessaire altérité fraternelle qui ne saurait faire l´économie  de la transcendance divine.

 

Rachel Franco

Israël, le 20 Octobre 2010

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