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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 10:02

Question : Dans les prisons marocaines, vous avez échappé à la mort, vous avez été torturé et humilié, et vous avez plusieurs fois tenté de mettre fin à vos jours. Vous avez été abandonné par la France qui vous a donné une fin de non recevoir alors que vous étiez innocent, emprisonné illégalement, et que les autorités françaises étaient parfaitement informées de votre cas. Vous devez être très amer aujourd’hui. Comment tout cela a-t-il commencé ?

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Réponse : Tout a débuté par une simple acquisition d’un terrain que trois escrocs, amis dans la vie, un faux vendeur Jaouad Sakib, un vrai avocat véreux Mohamed Nakhly et un vrai notaire voyou Brahim Ousaid, ont voulu me vendre. Mais le terrain en question appartenait à l’état et ne pouvait ni être vendu ni louer. Les trois sont d’ailleurs maintenant inculpés d’escroquerie et risquent des peines de plus de 20 ans de réclusions. Ces faits et mon innocence ont été reconnus rapidement par les autorités française et marocaines, mais cela a joué contre moi car je devenais un témoin gênant, crédible, une contre publicité à l’image du Maroc.

Car le Maroc n’est qu’une façade, conforme à l’image des visites royales où tout est repeint 5 jours avant… où du matériel sophistiqué est loué pour l’occasion, et des ouvriers payés pour se mettre au bord des routes avec des petits drapeaux… tout est une vaste fumisterie. Les accords internationaux signés s’empilent sans qu’aucun ne soient respectés, ce qui permet de leur allouer des subsides. En échange, le Maroc fait la balance du Magreb pour les problèmes de terrorisme, et ils gardent une partie des immigrés sub-sahariens. Pour ce rôle, la France ferme les yeux, mais tout le monde sait. 

50m2 pour 85 prisonniers et des conditions d’hygienne déplorables

Donc j’ai été jeté dans une prison sordide, dans une cellule affreuse – 50 m2 pour 85 prisonniers – dans des conditions d’hygiène des plus déplorables. Je dormais à même le sol dans les souillures, sous un des rares lits, avec un espace de 5 cm au dessus de mon visage par 45° jour et nuit – sans air. Une alimentation tellement pauvre que j’ai perdu 16 kilos durant les quatre premiers mois;  j’avais la peau en sang à cause des puces, des poux, des cafard. Sans parler des rats…

Le directeur de la prison m’a confié qu’entre juillet et août, il déplorait plus de 10 morts en moyenne uniquement à cause de la chaleur.

J’ai vu des gens mourir par manque de soin ;  même dans ma cellule : un jeune de 25 ans, de la tuberculose.

J’ai vu un Français prisonnier égorgé – pas mortellement – par un islamiste car un film était sorti au USA. Son prénom est Olivier. La France et le Maroc ont négocié son silence en échange de deux mois de grâce, la honte.

Pour me faire entendre, j’ai du monter sur un toit me faire braquer avec des armes, m’immoler dans un bureau en présence du Consul général de France, qui en a été malade et a vomi pendant 2 jours … des actes et des actes pendant deux ans.

Une grâce royale a été demandée par la République française en ma faveur, mais a été balayée et n’a pas été transmise par l’administration marocaine. J’ai été le seul à crier « Le Maroc a pissé sur la France ! »

Un jour j’ai dit à l’Élysée : « si vous ne pouvez me libérer, redonnez moi au moins la fierté d’être français ».

Questioin : Le 21 octobre, nous publiions un article pour alerter les Français sur votre sort, et annoncions que vous étiez au bout du rouleau, que vous aviez décidé de vous suicider. Le 3 décembre, vous étiez libéré alors qu’il vous avait été dit que « vous ne sortiriez jamais du Maroc ». Pensez-vous que les pouvoirs publics, une fois notre article publié, ont craint un scandale d’Etat s’il vous arrivait quelque chose ? A quoi attribuez-vous votre libération ?

Réponse : Rectification.. on m’a dit et on l’a répété à d’autres prisonniers que je ne sortirai jamais du Maroc, que j’étais foutu, car ils savaient que je ne me tairai pas. En prison, fort de mon innocence et de mon honneur, celui d’être citoyen de la 5è puissance mondiale, j’ai mis ma vie en péril. Je n’ai jamais plié à la torture, ni au chantage, ni aux menaces de mort. Dans une prison ou juste monter le ton vous occasionne d’être battu, j’ai secrètement écrit, téléphoné, ce qui m’a valu la menace d’un transfert en quartier de haute sécurité. Un gardien m’a même été attribue 24 h sur 24. Je ne pouvais pas faire un pas, pas un déplacement sans lui à moins de 20 cm de moi. Surveillance maximum.

J’étais fouillé plusieurs fois par jour, mes affaires démontées, fouillées, souillées. J’étais le seul dans tout le Maroc sous ce régime.

Même les prisonniers européens me boycottaient – sauf cas rares de quelques courageux – car juste me saluer pouvait leurs causer des problèmes.

Sans vos articles, sans mon comité de défense, sans ces deux sénateurs… je serai aujourd’hui mort !

Oui, les quelques articles qui ont fait cas de ma cause m’ont aidé en alertant quelques politiques de haut rang comme le Sénateur eric Doliger et la Vice présidente du sénat, Mme Gariaud Meylam, à qui je dois, au bout de la chaine de solidarité, ma vie et mon exfiltration, il y a maintenant deux mois.

Sans vos articles, sans mon comité de défense, sans ces deux sénateurs… je serai aujourd’hui mort !

Question : Vous dites que la France entretient une escroquerie d’Etat au sujet du Maroc, que les rapports sur les droits de l’homme, sur la torture, sont faux, qu’en est-il exactement, quel témoignage voulez-vous apporter ?

Réponse : De faux rapports, de faux bilans sont rendus public sur les réalités du Maroc pour justifier les millions d’euros versés à ce pays pour des raisons géopolitiques… mais qui contribuent à laisser ce pays faire toutes les exactions dont toute la population souffre, et pour quelques nantis corrompus qui dilapident les ressources du pays. Chaque état qui verse … est complice.

Les faux sont partout. Tout comme la nomination récente d’une marocaine, présidente de l’INDH Maroc (Initiative Nationale pour le Développement Humain) au poste de secrétaire générale de l’INDH à Paris… En 20 ans, l’INDH n’a pas réussi la moindre avancée dans son propre pays. Ces mensonges d’états tuent. Il faut arrêter cela, parler vrai pour résoudre ces problèmes.

Question : Vous avez décidé de vous battre pour que la vérité éclate, comment pensez-vous briser la raison d’État, et quel est votre objectif ?

Réponse : Par le droit international. Avec mon avocat, nous préparons un dépôt de plainte contre Mrs Hollande et Fabius, car eux étaient en charge de mon dossier, j’en ai toutes les preuves. Même lors de la visite officielle de Hollande au Maroc, mon cas était en deuxième position dans sa liste de problèmes à aborder… mais tous… tous ces représentants de la 5ème puissance mondiale se sont couchés. L’un par manque de charisme, par lâcheté, et l’autre a peut être des choses à négocier au sujet de son fils.

Si j’avais été coupable, j’aurais été libre depuis longtemps

J’étais le seul prisonnier français à avoir une cellule de crise à l’Elysée dirigée par Mr Bénard, chef de cabinet du Président, et Mr Emmanuel Bonne, conseiller à la présidence de la République pour les question africaines.

Il y a une cellule de protection des personnes au Quai d’Orsay. Ils ont mis plus de 18 mois pour négocier la libération. Il va falloir me donner des explications.

Certains d’entre eux mon dit que si j’avais été coupable, j’aurais été libre depuis longtemps. Avant de m’exfiltrer la nuit en avion, j’ai eu un entretien secret avec des autorités … certaines choses me sont restées en travers.

Question : Vous avez tout perdu financièrement, au Maroc. Vous y avez laissé deux ans de votre vie, vous avez inévitablement des séquelles psychologiques, allez-vous demander à la France des réparations ?

Réponse : Même des séquelles physiques. Car j’ai été complètement massacré à plusieurs reprises. Les seuls choses qui me restent sont la dignité, mon honneur, et comme le dit une chanson, ma liberté de penser. Mais je suis toujours menacé de mort. Irai-je jusqu’à ma liberté de parler ?

Oui, le Maroc et la France me doivent de lourdes réparations. A chaque minute ils pouvaient mettre un terme à mon cauchemar. Ils ne l’on pas fait – en toutes connaissances de cause.

Question : Comment voyez-vous votre futur, quels sont vos projets ?

Réponse : Parler. Parler devant les juridictions concernées. Faire taire ces mensonges d’Etat qui me rendent encore malade à leur lecture.
Déposer plainte contre Hollande et Fabius.
Déposer plainte contre Ramid, ministre de la justice marocaine, Abdennabaoui, directeur des affaires pénales et des grâces, pour complicité de tortures.
Déposer plainte contre Mendès, rapporteur à l’ONU pour escroquerie et prise illégale d’intérêts.
Déposer plainte contre des ministres, des députés français pour non dénonciation de crime et non assistance à personnes en danger.
Déposer plainte contre certains sénateurs qui continuent à cacher la vérité, à mentir aux médias.
Tous devront répondre de leurs actes ou de leurs négligences … ou simplement pour avoir fermé les yeux.
Et je m’adresse à ceux qui écrivent de fausses déclarations sur le Maroc… vous me trouverez en face de vous, et vous aurez à en répondre.

Merci Alain Combe, et encore une fois profondément heureux si nous avons pu contribuer à votre libération.

Merci à vous pour votre honnêteté et votre courage.

Merci Jean-Patrick Grunberg et Dreuz.info.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Source :  Dreuz.info http://www.dreuz.info/wp-content/uploads/dreuz-info51.png


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 09:31

 

 

Waris DIRIE - Son combat contre l'excision

 

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Emouvant.

Waris Dirie : Excisée à l'âge de cinq ans, comme le veut la tradition, Waris Dirie n'a que treize ans lorsqu'elle s'enfuit du camp nomade où vivent ses parents, ses frères et sœurs, pour échapper à un mariage forcé (par son père) avec un homme d'une soixantaine d'années contre cinq chameaux.
En 1987 une carrière de Top Model International commence enfin pour cette jeune femme brillante.
Elle porte le combat contre l'excision comme ambassadrice de l'ONU.

 

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 08:39

http://www.juif.org/img/rss/la-nounou-de-l-attaque-de-mumbai-vivra-en-israel_132996.jpgLa nounou du jeune garçon qui a survécu à l'attaque terroriste de Bombay (Inde) en 2008 a obtenu le statut de résidente temporaire en Israël des mains du ministre de l'intérieur Eli Yishai.  

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http://www.juif.org/societe-israel/132996,la-nounou-de-l-attaque-de-mumbai-vivra-en-israel.php

 

Sandra Samuel et Moshé Holtzberg

Par Camus


Les dix hommes dont le visage est caché sous une cagoule sont armés jusqu’aux dents. Leur démarche est souple, ils ne font aucun bruit. Leurs chaussures de basquet-ball leur donne une démarche féline, dans les rues sombres de Bombay. Ils évitent les avenues populeuses, ils n’ont aucun intérêt à rencontrer en route la milice policière, ni de se faire remarquer. 


Leurs pas les guident vers la maison de Habad, une institution juive orthodoxe de Loubavitche, dirigée par le jeune Rabbin Gabriel  Holtzberg et son épouse depuis 2003, Rivky. Des cours d’hébreu y sont donnés ainsi que des leçons de la Thora - la Sainte Bible - à ceux qui en sont intéressés.  Gabriel, Rivky et leurs disciples ne s’imaginent pas qu’ils sont la cible visée par une patrouille raciste. 


 « Qui va là » ? demande la sentinelle hindoue en apercevant des ombres s’approcher. Le vieux soldat, vétéran de l’armée indienne braque son arme mais n’a pas le temps de tirer le coup de feu  de sommation.

Un homme venant lâchement derrière lui, l’immobilise en lui chuchotant à l’oreille :

« C’est le facteur, je vous apporte le courrier Sahbi ».  Sur ce il lui tranche la gorge.


La voie est libre, les tueurs se précipitent à l’intérieur fauchant de leurs balles toutes les personnes assemblées, qui tombent avant d’avoir compris ce qui se passe.

Le rabbin Gabriel envoie un SMS urgent à l’ambassade israélienne : « Urgent, Sommes attaqués » et il porte la paume de la main sur son visage et se couvrant les yeux crie :

« Shémaâ Israël, D. notre seigneur est Unique, D est Eternel… ellll…ellll. Sa voix s’affaiblit et il rend son âme au Tout Puissant qu’il vient d’implorer.


Son épouse Rivky, avant de mourir se tourne vers la véranda et demande dans on agonie à Sandra cachée dans le balcon, tout près de s’occuper de son fils.

« Sauve-toi Sandra, utilise l’escalier de secours et emmene  avec toi le petit Moshé ».


La nurse indienne prend ses jambes à son cou et plus vive que l’éclair, arrive au troisième étage, là une surprise l'attend, le bébé n'y est pas. C'est comme un coup de poignard dans le coeur... Le petit Moshé, où est-il ? Que lui est-il arrivé ? Mille questions aucune réponse... Elle dévale l'escalier de secours pendant que les criminels montent au troisième.

Sandra trouve le petit dans la chambre de ses parents, jouant avec un ours en peluche.

Par quel miracle est-il arrivé ici sans être vu ? Comment a-t-il quittét son berceau ? De  ses propres moyens ? Elle ne l'en savait pas capable... Mieux vaut ne pas comprendre, c'est à devenir folle.


Elle prend le bébé, le berce dans ses bras. Elle se cache. Une sueur froide descend le long de sa collone dorsale, son coeur bat à se rompre en voyant les tueurs lui tournant le dos. Elle se glisse derrière une tenture fermant la bouche de Moshé, (âgé de deux ans), de la paume de sa main. Un seul cri, un gémissement et ils sont perdus. Les assassins tirent à toute volée. Les vitres volent en éclats. Le rideau est troué de balles.  L’une déchire l’ourlet de la jupe de Sandra.


 

L’Eternel prié par feu Gabi quelques minutes plus tôt intervient et la nounou avec son fragile fardeau,  sont sains et saufs. IL a entendu la prière rapide de Rivky.

La nourrice descend d’étage en étage très lentement, suivant le parcours des tueurs. Elle a la présence d’esprit d’alarmer la police et l’ambassade israélienne en lançant un SOS de son portable.  Les minutes passent lentement…

Elle entend après une attente qui lui semble durer une éternité un échange de coups de feu. Un vacarme d’enfer, des cris, des ordres donnés puis c’est le silence de la mort.

La Mort qui a levé son glaive sanglant et a laissé Sandra sauve avec le bébé vivant dans les bras. 


Dans les salles et les différentes pièces de la grande maison, des morts gisent de partout, les victimes et leurs bourreaux. Le carrelage est teint de rouge.  Les meubles éventrés. Un chaos d’enfer.

 

Silence complet. Plus de bruit, plus d’éclats de voix. Une demi heure passe - et c’est seulement après ce laps de temps -, que Sandra sort prudemment dans la rue.

Sandra et Moshé sont recueillis par la police. La nounou  interrogée relate ce qu’elle a vu et surtout ce qu’elle a entendu. Elle réitère la dernière prière de Rivky dont la dernière pensée est à son enfant.


Eplorée elle imagine vocalement ce qu’une maman pense avant de mourir… Sauver son enfant… Qu’il ne soit pas touché par les mains des monstres… Qu’il vive, s’il vous plait Seigneur… Qu’il ne manque de rien, qu’il boive à sa soif…  Qu’il ne souffre ni de la chaleur ni du froid...  Qu’il soit en bonnes mains…

C’est sûrement ce que Rivky a demandé au Seigneur avant de rendre son dernier soupir.

Sandra répète le cri d’agonie du Rabbin Gabrriel : « Shémaâ Israël » … Un appel strident qui aurait glacé  Satan et son chien Luccifer, mais n’a réveillé aucun sentiment chez les criminels entrainés au Pakistan.


L’enquête est menée habilement par la police locale. Les  attentats de Bombay ont duré du 26 novembre au 29 novembre 2008.

173 victimes innocentes, 9 assassins tués et un prisonnier.

 

 


 

Sandra arrive en Israël le petit Moshé dans ses bras.

Elle est priée par les grands parents de Moshé de rester,  elle est la seule personne au monde à laquelle Moshé est attaché.  Ses grands parents viennent ensuite dans le cœur du petit enfant. 

Grave dilemme… Sandra Samuel a une famille aux Indes, un enfant aussi et elle est déchirée entre deux devoirs. On a besoin d'elle des deux côtés du globe. Quelle sera sa décision ?

Sa vie sauve elle l’a doit sans doute au cri de désespoir du rabbin et à la prière silencieuse de la rabbine.

Elle reste…  Pour combien de temps ? Le bébé l'appelle "maman"... Les grads parents ont cette satisfaction que le gosse est vivant. Unee nouvelle vie nait en eux, une nouvelle jeunesse.


La nurse obtient le statut de résidente provisoire qui est la première étape vers l’acquisition de la citoyenneté israélienne.

« Sandra Samuel a fait un geste humanitaire qui découle du cas d'une personne qui a sauvé une vie juive, » a explique le ministre de l'intérieur israélien.


En fait, toute personne qui sauve une autre vie humaine est considérée comme ayant sauvé le Monde en entier.

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 19:53

 

 

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