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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 19:10

 J'ai aimé lire dans la revue CELAAN des poèmes inédits d'Hédi Bouraoui, entre autres celui-ci : Imaginez... écrit en septembre 2011... 

Imaginez…

Tous les gars du monde se donner la main !

La crise économique serait atténuée…

 

Imaginez…

Un village global se serrer les coudes !

Il n'y aurait plus de préjugés dans la Cité…

 

Imaginez…

Les hommes cessant de faire la guerre !

Le monde entier vivrait en paix…

 

Imaginez…

Les Femmes les approuvant par des Zgharites !

Toute l'Humanité respirera la sérénité…

 

Imaginez…

Des pays bannissant Dictature et Injustice !

Il n'y aurait plus de corruption, de chômage, d'insécurité…

 

Imaginez…

Que l'éthique règle les lois de tous les pays !

Plus besoin d'enseigner la moralité…

 

Imaginez…

Que la main caresse au lieu de blesser !

Il n'y aurait ni viol, ni criminalité…

 

Imaginez…

L'atmosphère débarrassée de pollution !

L'air pur serait bénéfique à la santé…

 

Imaginez…  

Une gouvernance sans deux poids, deux mesures !

L'équilibre de la planète sera restauré…

 

Imaginez…

Les riches aidant les pauvres !

Sur terre, il n'y aurait plus d'affamés…

 

Imaginez…

Des chômeurs trouvant du travail à leur hauteur !

L'économie fleurirait dans des fleuves de monnaies…

 

Imaginez…

L'adolescent se mettant à éduquer son père !

Ne fonctionnerait plus infériorité et supériorité…

 

Imaginez…

Le Pouvoir donnant libre expression à tout un chacun !

Le peuple oserait dire Vrai au lieu de flatter…

 

Imaginez…

Ne plus suivre les Aléas du Ciel !

Les méandres Mektoub / Fatalité seraient domptés…

 

Imaginez…

Cueillir la figue de son figuier !

À vous de savourer Nectar des privilégiés…

 

Imaginez…

L'Inattendu rebondir dans la vie privée !

L'invention dressera ses murs d'humilité…

 

Imaginez…

La vie sans rire, sans sourire !

Mère Tristesse étouffera les bonnes volontés…

 

Imaginez…

Le monde sans enjeux, sans défis !

Monotone la rose à cueillir en matinée…

 

Imaginez…

Un ciel sans nuage presque tout le temps !

Plus possible d'arroser les cœurs de flute enchantée…

 

Imaginez…

Une terre aride infestée de vipères !

Les pétrodollars couleraient à satiété…

 

Imaginez…

Une atmosphère pétillante de joie de vivre !

Il ferait bon s'y baigner dans la gaieté…

 

Imaginez…

Un retour à l'origine peu importe laquelle !

Chaque peuple retrouvera son originalité première

Fierté des tripes faisant honneur au bon vivre…  

 

Hédi Bouraoui

Paris, le  2 sept. – 11

Salon du livre de Paris, 2011

 

Ce poème a paru dans la revue CELAAN

 

Revue du Centre d'Etudes des Litératures et des Arts d'Afrique du Nord : Hédi Bouraoui et L'Ecriture Pluriculturelle


No 1&2 Spring 2013

 

***

C’est un numéro spécial de la revue CELAAN (Centre d’Etudes des Littératures et des Arts d’Afrique du Nord), un périodique publié aux USA, dirigé par un autre compatriote, Hédi Abdel-Jaouad, professeur à Skidmore College (Saratoga Springs).


      *** 

                                                

Il est possible d'acquérir la revue CELAAN  en s'y abonnant

Abonnements : Numéro Individuel $30 (Amérique du Nord) ; 30€ (International)
Veuillez envoyer les payements à :

Hédi A. Jaouad/CELAAN, FLL, Skidmore College,
Saratoga Springs, NY, 12866, U.S.A.

www.skidmore.edu/celaan

https://fbexternal-a.akamaihd.net/safe_image.php?d=AQCy8076yXbqAgYc&w=154&h=154&url=http%3A%2F%2Fwww.skidmore.edu%2Fcelaan%2Fimg%2Fcelaan.png

CELAAN Home

www.skidmore.edu

CELAAN

 

http://www.leaders.com.tn/uploads/FCK_files/image/CEELAN.jpg

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:26

 

Saïd SayaghSaïed Sayegh

Le soleil fleurit dans l'arbre

Le soleil fleurit dans l’arbre

en dépit de la nuit qui file les instants

la fleur d’amande sourit

confiante dans le fruit

 

le ciel infini

le dix juin laisse les lames lumineuses noyer

la terre dans son torrent de flammes

l’enfant qui est comme l’ange qui est

comme Dieu libère enfin son souffle

 

le laurier de l’aube rose sa fleur

caresse le bois vert

le ressuscite

au souffle muet du parfum

le matin se couvre d’or

pour mieux évoquer le jour premier

le bois mort se dissimule sous la feuille pour cacher sa limite

la rose flambe l’arôme chante en silence

et le jour triomphe sur le fumier de la nuit

 

une colombe se pose une colombe s’envole

le clapotis chasse l’obscurité

la brise s’éprend du tilleul

le jour éblouit où meurt l’ombre

la ténèbre immobile se libère de la lumière

qui l'achève

 

pourrons-nous un jour nous dire

tu es mon frère je t’aime comme je m’aime

mettre chacun sa tête sur le cœur du frère

et l’écouter vivre

 

pourrons-nous nous regarderhttp://ecx.images-amazon.com/images/I/41cEw4%2BbfNL._SY445_.jpg

œil plein dans œil plein

non d’un quart d’œil

du regard en coin

 

alors je m’endormirai dans mon œil

et mon œil dormira dans la pupille de ma mère

toute une nuit

une nuit pleine

et plus qu’une nuit

où la mort n’est plus

ni la ténèbre ni l’oubli

 

Saïd Sayagh a publié chez L’Amourier un roman :

Et à l’eau tu retourneras en mai 2013

 

Pdf : http://amourier.raynette.net/pub/ftp/pdf/Basilic/Basilic46.pdf

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:02

 

Nous avons gracieusement reçu un recueil de poèmes de Hédi Bouraoui, dont Sfax est le sujet, en gage d’amitié, afin d’en faire profiter les membres d'Overblog. Merci Hédi. Nous souhaitons vous lire très souvent.


Prologue par Hedi Bouraoui.


Ecrire sa ville natale n’est pas contempler son nombril ! Ni conforter l’ego dans sa folle fierté de quadrature du cercle. C’est la nommer, lui rendre ainsi les honneurs. Et colmater en même temps les brèches de la blessure du Lieu de naissance. Se distancier pour ajuster l’Idéal qu’on aurait souhaité qu’elle garde et la réalité affligeante qu’elle assume sans rien nous demander.

Quotidienneté que l’on vit, d’autant plus qu’on l’a quittée depuis belle trompette !

Ni exil, ni aliénation de ce lieu privilégié. En l’abandonnant derrière soi, cela ne veut pas dire qu’on l’oublie. Plutôt, on le porte en soi, en bonne compagnie de son nom propre, et partout où l’on va...

Si l’on a quitté sa ville natale, ce n’est pas pour ramer dans la guimauve, cette nostalgie de pacotille, dans laquelle on risque de se noyer à cœur ouvert. Revisiter le lieu de son origine - en imaginaire ou en lampadaire ambulant - c’est mesurer l’écart vertigineux entre son développement ou sa démise et son propre standing en mutation.

Toujours, la ville natale accepte, de loin ou de près, toutes les louanges à bras ouverts. Elle les dorlote, et les investit par tous les temps. Mais à la moindre égratignure, elle sort ses griffes, bondit de haine et de dépit. Et puis, à la première occasion, elle vous seringue son venin...

Ambiguïté entre l’Amour de sa naissance et son exécration... entre être et paraître... entre avoir et croire... tous ces entre-trois qui sont source de poésie.

Poésie qui maintient le feu sacré de la vie.

Et cet itude qui vient de loin ! Du fin fond de l’Afrique. Continent inaugural de la race humaine. C’est là où est né l’Etre. Pour ne pas dire l’Homme, ce qui lèserait la gente féminine. Des compléments nécessaires et indissolubles. Tels ceux du nom propre et du lieu de la naissance.

Ne chantournent-ils pas ce petit vernis qui fait notre humanité ? Celui-ci ne s’éteint qu’à la mort. Mais il peut survivre par la combinaison de ce que l’on a pu créer.

 

Lien primal

Sfax ville natale surgit

Poulpe rayonnant tentacules

Toujours ce soleil fulgurant

Remonte la route vers la Capitale

Lointaine concordance de l’absolu

Je cherche la chéchia aux yeux

Des portes de Bab-Diwane vers la mer

A battre ardemment pour attendrir la chair

Et dépecer peau comestible

Rien que pour le souvenir du goût

Chakchouka aux pois verts, piments rouges

Qu’une tendre sœur prépare une fois l’an...

Je ravale ma naissance au lieu-dit du savoir

Rehaussé par une famille corrosive

Qui ne te laisse jamais oublier son ascendance.


Sfax, Soleil de vérité

Ville aux branches d’olivier

Tu mets du baume

Au cœur de chaque regret

Des calamités et du destin traître

De ton Olive, tu étanches

La soif des damnés de la terre

Ta lumière nourrit les éclairs

Ton esprit foudroie les fantômes

Ton arbre mien plonge

Ses racines dans le phréatique

Du ciel inversé de l’adversité

Et redore notre fierté de figue de barbarie

Témoin de la sereine splendeur

Qui racle les épines des envieux

N’es-tu pas la médiatrice de l’espoir

Entre Capitale et pleines saheliennes ?

Tu relèves les défis de cette dédaigneuse

Acerbe dans sa servitude à tant d’aléas

Et quand elle t’abandonne à la Porte du sud

Le No man’s land saharien vient à ton secours

Peu importe le dédain et l’envie

Peu importent les calanques tunisoises

Safakous a inauguré notre prestige

Et nous devons lui rendre la pareille

A l’aune de sa majestueuse oliveraie


Sfax, la Japonaise

Du nerf de la richesse

On t’a affublée

Et comme tu ravives

Les synergies... On a mis

Sur ta tête une couronne

Japonaise

Tous savent que sans toi

Le pays n’aurait qu’une piètre

Economie

Tu es seule à mettre sur les rails

La bourse des survivances

Et pourtant

Au pouvoir, tu n’occupes

Qu’un strapontin bancal

Il fait néanmoins

Tourner rouages et marchandages !

Les deux mamelles de ta béatitude

 

Hedi.jpg

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:39

Lettre d'information N° 127

http://www.amourier.com

Des nouvelles de l’AMOURIER

Présence
des éditions L'Amourier
au Marché de la poésie

6, 7, 8 et 9 juin
à partir de 11h30, Place Saint-Sulpice
à Paris


 

http://www.beyond.fr/picsvill/coaraze.jpg

 

 

 


 


Ami(e)s, cette lettre, en apparence, concernerait plutôt les Parisiens, mais comme je sais que plein de Provinciaux font le déplacement à Paris pour participer à ce rendez-vous festif qu'est le Marché de la poésie, j'envoie cette annonce à tous ! Que ceux qui habitent loin me pardonnent et voient là une information ne demandant qu'à être partagée.

Après nos Voix du Basilic à Coaraze, nous voici donc maintenant sous le ciel de Paris, sur la place Saint-Sulpice où près de 500 éditeurs sont réunis pour que vive la poésie !
Nous sommes sur le stand 208 avec quelques-uns de nos auteurs qui auront plaisir à vous rencontrer :
Vendredi 7 juin :
à partir de 14h30, René Pons, de 15h30, Sylvie Fabre G., de 16h, Béatrice Machet, de 17h, Mohammed Bennis et de 18h, Jeanne Bastide. Nous vous invitons ensuite à boire un verre.
Samedi 8 juin :
à partir de 14h, Michel Séonnet, de 15h, Cyrille Latour, de 16h, Michaël Glück, de 17h, Jeanne Bastide, de 18h, Jacques Ancet et à 19h, nous fêterons autour d'un apéritif le prix Louise Labé remis la veille à Sylvie Fabre G. pour son recueil Frère humain.
Dimanche 9 juin :
à partir de 14h, Jean Mailland,  de 15h, Cyrille Latour, et de 16h, Patricia Castex Menier.

En amitié, soyez les bienvenus !
Bernadette Griot

amourier.com

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 13:00


j'ai retrouvé quelques pages du celèbre Kaddour ben Nitram (anagramme de Martin)...je vous propose ces pages sur le forum..
Pour écouter la chansons interprétée part Georges Mshiid, cliquer sur  Kamouna



http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour1bis.jpg

http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour2bis.jpg

http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour3bis.jpg

http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour4bis.jpg

http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour5bis.jpg

http://our.pix.free.fr/dfb/kaddour6bis.jpg

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 10:37

Prologue par Hedi Bouraoui


http://www.tunecity.net/IMG/jpg/hedi.jpgEcrire sa ville natale n’est pas contempler son nombril ! Ni conforter l’ego dans sa folle fierté de quadrature du cercle. C’est la nommer, lui rendre ainsi les honneurs. Et colmater en même temps les brèches de la blessure du Lieu de naissance. Se distancier pour ajuster l’Idéal qu’on aurait souhaité qu’elle garde et la réalité affligeante qu’elle assume sans rien nous demander.

Quotidienneté que l’on vit, d’autant plus qu’on l’a quittée depuis belle trompette !

Ni exil, ni aliénation de ce lieu privilégié. En l’abandonnant derrière soi, cela ne veut pas dire qu’on l’oublie. Plutôt, on le porte en soi, en bonne compagnie de son nom propre, et partout où l’on va...

Si l’on a quitté sa ville natale, ce n’est pas pour ramer dans la guimauve, cette nostalgie de pacotille, dans laquelle on risque de se noyer à cœur ouvert.

Revisiter le lieu de son origine - en imaginaire ou en lampadaire ambulant - c’est mesurer l’écart vertigineux entre son développement ou sa démise et son propre standing en mutation.

 

Toujours, la ville natale accepte, de loin ou de près, toutes les louanges à bras ouverts. Elle les dorlote, et les investit par tous les temps. Mais à la moindre égratignure, elle sort ses griffes, bondit de haine et de dépit. Et puis, à la première occasion, elle vous seringue son venin...

Ambiguïté entre l’Amour de sa naissance et son exécration... entre être et paraître... entre avoir et croire... tous ces entre-trois qui sont source de poésie.

Poésie qui maintient le feu sacré de la vie.

Et cet itude qui vient de loin ! Du fin fond de l’Afrique. Continent inaugural de la race humaine. C’est là où est né l’Etre. Pour ne pas dire l’Homme, ce qui lèserait la gente féminine. Des compléments nécessaires et indissolubles. Tels ceux du nom propre et du lieu de la naissance.

Ne chantournent-ils pas ce petit vernis qui fait notre humanité ? Celui-ci ne s’éteint qu’à la mort. Mais il peut survivre par la combinaison de ce que l’on a pu créer. 


Lien primal

Sfax ville natale surgit

Poulpe rayonnant tentacules

Toujours ce soleil fulgurant

Remonte la route vers la Capitale

Lointaine concordance de l’absolu

Je cherche la chéchia aux yeux

Des portes de Bab-Diwane vers la mer

A battre ardemment pour attendrir la chair

Et dépecer peau comestible

Rien que pour le souvenir du goût

Chakchouka aux pois verts, piments rouges

Qu’une tendre sœur prépare une fois l’an...

Je ravale ma naissance au lieu-dit du savoir

Rehaussé par une famille corrosive

Qui ne te laisse jamais oublier son ascendance.


 
Sfax, Soleil de vérité

Ville aux branches d’olivier

Tu mets du baume

Au cœur de chaque regret

Des calamités et du destin traître

De ton Olive, tu étanches

La soif des damnés de la terre

Ta lumière nourrit les éclairs

Ton esprit foudroie les fantômes

Ton arbre mien plonge

Ses racines dans le phréatique

Du ciel inversé de l’adversité

Et redore notre fierté de figue de barbarie

Témoin de la sereine splendeur

Qui racle les épines des envieux

N’es-tu pas la médiatrice de l’espoir

Entre Capitale et pleines saheliennes ?

Tu relèves les défis de cette dédaigneuse

Acerbe dans sa servitude à tant d’aléas

Et quand elle t’abandonne à la Porte du sud

Le No man’s land saharien vient à ton secours

Peu importe le dédain et l’envie

Peu importent les calanques tunisoises

Safakous a inauguré notre prestige

Et nous devons lui rendre la pareille

A l’aune de sa majestueuse oliveraie


Sfax, la Japonaise

Du nerf de la richesse

On t’a affublée

Et comme tu ravives

Les synergies... On a mis

Sur ta tête une couronne

Japonaise

Tous savent que sans toi

Le pays n’aurait qu’une piètre

Economie

Tu es seule à mettre sur les rails

La bourse des survivances

Et pourtant

Au pouvoir, tu n’occupes

Qu’un strapontin bancal

Il fait néanmoins

Tourner rouages et marchandages !

Les deux mamelles de ta béatitude 


http://www.amit4u.net/vault/blogs/25976/sfax%2014.jpg

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:09

Hédi Bouraoui se définit d’abord comme un auteur de poèmes, romans, nouvelles, contes et essais.

Mais il est également un critique littéraire à la renommée internationale : littérature française du 20ème siècle, littératures francophones : Ontario français, Maghreb, Afrique sub-saharienne, Caraïbes, tout comme il fut un enseignant passionné.


hedi-1-.jpg

Création
Je suis annulé par l’Écriture
J’ai atteint ce degré Zéro
Écrire, c’est se trahir
Se dévoiler, crier trop haut :
Abstraction
Généralisation
Simplification
Je ressors canalisé
Réduit au commun dénominateur
Mon fluide et mes pulsions se sont figés
en un Objet révélateur
D’un certain malentendu
Dont j’ai été l’auteur

GIF - 5.2 ko
Musocktail
Éditeur : Tower Publications, Chicago (Musocktail 1966)

Crucifié
Flûte ! je veux m’appeler
Oui
Un oui neutre
Sans rime ni Maison
Qui nie toutes les fortunes
Les étiquettes
Et les Nations
Un oui qui nie
Les Nations
Et les Nationalités
Source de haine
Et d’immortalité
Je rêve... Être un simple Mortel
qui passe sa vie
dans les Motels
du Monde
Sans identité
Le système m’épingle
Comme un papillon
Collectionné
On me transforme
en échantillon
De valeurs bien
Ventées
Oui bien vantées
Je nie toutes vos notions
Je refuse d’être
Classé
Même dans la famille
Des crustacés
J’ai fait le tour
des océans
Pour encroûter
ma carapace
De couches
Phosphorescentes
Et me marier
Aux yeux fugaces
De l’obscurité
naissante
GIF - 3.5 ko
Tremble
 St-Germain-des-Prés (Trembl 1969)
Se balance le chameau
Mon chameau se balance
Ainsi naît la poésie
Agglutinée des Berbères
Me dit le grammarien sénégalais
L’orageuse et sensible mer
Méditerrannée nous métisse
Plein chant polyphonique
Mes Africains l’ont propagé
Unis contre les blancs de la mémoire
Les poèmes, paroles plaisantes,
Cultivant rythmes et mélodies
Bercent une sainte victoire
Sur le désert des mots qui nous fuit
JPEG - 3.2 ko
Nomadaime
Editions du Gref, Coll. Ecrits Torontois (Nomadaime 1995)

 

 

Contact : Pour tous renseignements, prière de contacter : Marcella, Canada Mediterranean Centre, 356 Stong Collège, York University, 4700 Keele Street, Toronto, Ontario, Canada M3J IP3. 

Courriel :

cmc@yorku.ca

Téléphone : 416-736-2100,-3104.
JPEG - 3.3 ko
Canada Méditerrannee Centre

Plus :

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 17:08

 

  Hédi Bouraoui, portrait


Sfax j'ai vu

Ton centre occupé

Des hordes des alentours

Visages étrangers

Que je ne reconnais plus

J’ai vu

Les gourbis de tes banlieues

Changer de peau

Devenir terrasses

De café et de négoces

J’ai vu

Surgir des vergers

De Aïn Fellat

Des zones industrielles

En mal de croissance

J’ai vu

La sueur et la fumée

Faire circuler

Le sang nouveau des affaires

Un pays en changement

La base de la pyramide

Visant son sommet

J’ai vu

Les ficus centenaires

Arrachés dans la douleur

Du cœur de tes ruelles

Les palmiers bannis

De tes Avenues

Un arrogant béton armé

Envahit Sfax la nouvelle

Ne laissant aucune ombre

A l’horizon du

Promeneur solitaire

J’ai vu

La verdure expatrier

La fraîcheur

Si nécessaire à

Tes célèbres canicules

Ce qui torpille

Le cœur de tes enfants

En mal de parcs à paroles

J’ai vu

Gommer chott Elkrékanna

Disparu ce beau port

Qui accueillait les pêcheurs

Réjouis de leurs poissons vivants

Ce joyau de la criée n’est plus

Qu’une piètre zone piétonne

J’ai vu

Le port le plus animé

Mourir

De sa belle mort

Un maussade carrelage

Couronné de fer forgé

N’égaie même pas

Les passants oisifs

Pas trop soucieux

Du charme de leur histoire

J’ai vu

Le marché central

Perdre

Le souffle de la mer

Sa vasque ne bat plus

Qu’au rythme des enchères

J’ai vu

La valse des statues

Disparaître et apparaître

Selon l’ordre du jour

Dont le soleil

Ne se décline

Que dans la nuit féline

J’ai vu

La beauté de tes remparts

Se faire placarder

De semonces publicitaires

Juste pour promouvoir

Des festivals d’été

Réclamant à corps et à cris

Des spectateurs en mal de joie

Que ne a-t-on pas laissé ces vestiges

Dans la nudité de leurs pierres archivales ?

J’ai vu

La médina qui fait ta réputation

Devenir

Belle au seuil de tes portes

Dangereuse dans son enceinte

Ses fils l’ont transformée

En ruches d’ateliers et négoces

Et les banlieusards en zizanie

Et délinquance puérile

J’ai vu

Bab B’har Bled Essouri

Multiplier

Leurs cafés champignonnant

La palabre

Notre art à remplir l’espace

Sans jamais désemplir sauf

La nuit où pas un chat

Ne trouble les lampadaires

J’ai vu

Les borjs et les Jnènes

Disparaître

Sous l’anarchie des logis

Nul plan pour instaurer l’ordre

Clandestine la croissance

Où les bourgades se confondent

Aux tentacules de pieuvre

J’ai vu

Le kabkab qui scandait

Ton chant selon la marche

Se métamorphoser

En baskets et autres Adidas muets

Mais la salutation main ramenée

Sur le cœur est restée intacte

J’ai vu

Herbes et ronces folles

Entre les pierres tombales

Les morts virevoltant

Dans la terre horrifiés

De la poussière de la saleté

Qui ornent leur cimetière

Spectacle de désolation

Au lieu d’un havre de paix pure

Un peu plus de respect

Ne ferait pas tort à nos morts

J’ai vu

Les vivants en sortir

Le cœur serré sachant

D’avance où ils vont atterrir

Ils rêvent du brin de verdure

Qui viendrait prendre la mesure

D’une mémoire de vie

 

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:44

Korim : toile

 

Image--2-.jpg

 

 

Enfance

 

Des nèfles qui éclatent

Un citronnier en fleurs

Le linge sèche sur des cordes

Entourées d’une haie de goyaves

Nous roulons nos billes

Sautons à la corde ou jouant 

Au carré et à cache-cache

 

Dans le logis le primus cuisine

Un met délicieusement appétissant

Un bloc gelé ruisselle dans la glacière    

Le pétrole se consume peu à peu

Nous dînons à la lumière d’une lanterne

Nous reposant des corvées du jour

 

Le temps passe et ça ne nous regarde pas

Nous l’ignorions au cours de notre enfance

Dans une maison modeste sans luxe ni tapis

Une simplicité qui ne reviendra plus jamais

 

Refrain :

 

Nos yeux rayonnaient

Nous n’avions besoin de rien

Notre cœur était si jeune

Qui savait qu’il mûrirait ?

 

2008

 

http://pyutit.com/Images/Small_Logo.png

Merci aux éditions Pïoutit

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 18:37

 Les chaises de Nina

 

Pourquoi les "chaises" ?
Eh bien, c'est à cause du film "Phénomène" (avec Travolta).  Vous l'avez regardé ? 

Une belle plume pleine de sensibilité, cette poésie n'est-elle le mode d'expression que Nina écrit avec les mots de son coeur ?

 

Recueils publiés par l'auteur :

 


Les Chaises de Nina                                     
- Éditions Édilivre


Bouquet d'arums                                       

- Éditions Joseph Ouaknine

 

 

Une tasse de thé bleu ?

- Chiado éditeurs

 

http://img189.imageshack.us/img189/3841/capaunetassedetheblue.png 

Une Tasse de Thé Bleu ?

 Prix  : 14,00 €  

Auteur : Nina Padilha
Collection : Plaisirs Poétiques
Pages : 82

Date de Publication : Juin 2011
Genre : Poesie
Prix : 14,00 €
ISBN : 978-989-697-247-9

 

Une Tasse de Thé Bleu?

 

Vous passerez me voir, peut-être par hasard,

Alors je vous dirai, avant qu'il soit trop tard :

Lire en moi et écrire pour me livrer, parfois,

La plume disposée qui s'agrippe à mes doigts,

Lovée dans le silence en écoutant mon cœur.

 

Oublier un instant les absences ou les peurs

Pour retrouver l'émoi de rimes sans détours

Qui font vibrer mon âme dans le fil de mes jours,

Dénonçant mes colères, mes rires et mes vœux…

Je vous proposerai un parfum de thé bleu.

 

papillon.gif

 

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