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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:28

Souvenirs de la manufacture Kaftane

http://www.clipart-fr.com/data/clipart/transports/image_transport_012.jpgNous étions tous des jeunes de 18 à 22 ans à l'époque à part les cadres engagés par la direction. Sortaient de l'ordinaire deux hommes,  Eliezer et Baruch qui nous en imposaient du haut de leur âge mûr, une trentaine d'années de plus que nous au moins.

Les deux, responsables du réfectoire le tenaient merveilleusement bien et nous les avons beaucoup regretté quand ils ont du prendre leur retraite. Si le réfectoire était bien tenu, nous l'étions aussi rompus à la discipline qu'ils nous imposaient  : entrée de huit heures précises à dix heures pour le petit déjeuner et de 1230 heures à 14 heures pour le déjeuner ; pas de grabuge, pas de disputes, manger proprement; c'est normal non ? et ainsi de suite.

Baruch était trapu et Eliezer plus élancé,  l'un silencieux le second orateur, le premier l'œil lançant des flammes lors d'un pépin le suivant d'un geste, nous prescrivait le silence.

Eliezer a expliqué à l'un des habitués la fonction du chlore dans la propreté du lave-mains et à un autre la raison pour laquelle le réfectoire était clos à certaines heures : le nettoyage bien sûr.   

Mais ce que j'ai aimé écouter, c'est le récit  de l'examen du permis de conduire reçu par Eliezer en 1920 :

- Je voulais être postillon, celui qui voyage de ville en ville en diligence pour  transporter les lettres et les colis, la poste quoi ?  et offrir mes services aux personnes en sus. Vous savez ce que c'est la diligence ? Oui ? Je continue.  Pas la dirigence Sebah ! Safi ! Je sais que tu as obtenu à Oran tes deux parties de bac et que tu sais ce que c'est, alors tiens toi reglo. Rires.

Ainsi après avoir pris pas mal de cours bien sûr, j'arrive au test prêt, frais et dispos. Je monte sur le siège du cocher Rue de La Poste,  le moniteur expert  s'assoit près de moi : il est chargé d'examiner ma conduite et c'est lui qui décidera de mon aptititude. Je conduis selon ses ordres tout droit vers la rue du Marché, la Rue Pierre Simonet, tourne à gauche vers le Boulevard Foch, là je maintiens mes chevaux à une allure modérée de petit trot,  ainsi vers son prolongement Boulevard Joffre  et le Boulevard des régiments coloniaux et le Boulevard Leclerc. Je ne veux pas me tromper dans ces boulevards fréquentés il est bienséant de conduire modérato, si tu perds patience, finito. Au Boulevard  Jean Courtin il y a une descente vers le Boulevard Denfert Rochereau, il s'agit de bien la prendre, je presse sur le frein de mon pied droit et tire la bride, ma moustache en guidon de bicyclette frémit de plaisir quand l'examinateur me demande d'arrêter mes chevaux Rue de l'Horloge, je gare la diligence à droite près du trottoir juste près de l'enseigne indiquant Parking.  L'expert conducteur  me dit :

- Monsieur Eliezer S. j'ai eu du plaisir à vous voir conduire avec diligence. Veuillez vous garer maintenant Rue de La Poste. Vous êtes postillon. 

Ma moustache tremble encore en évoquant çà.

Et nous quel plaisir  nous nous avons eu en écoutant ce récit avec la  verve d'Eliezer.

Eliezer n'est plus de ce monde. A un moment sa fille a été ma voisine je lui ai raconté ce récit qu'elle ne connaissait pas, elle a goûté en m'écoutant un moment de bonheur.

Baruch n'est plus depuis très longtemps. Il repose près de mon papa, côte à côte à Dimona et quand je me recueille devant mon père, j'ai l'occasion de me souvenir de mon aîné de la manufacture Kaftane.   

http://notrehistoire.ch.s3-eu-west-1.amazonaws.com/photos/2013/01/218e6f971c5114ca_jpg_530x530_q85.jpg

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 18:24

Souvenirs de Dimona 1961 : tissage à la manufacture Kaftane

11 décembre 2013, 18:31

Jacob Bingoo était un jeune contremaître  de métiers à tisser, ce qu'on appelle en Suisse la fabricante de nos machines Sulzer-Rüti un mäester.  Un mäester jeune mais compétent, c'est le cas de le dire.

Jacob nouvel émigrant venant des Indes regardait Mercédès avec des yeux pleins d'envie.

- Bingoo tu es marié je lui fais la remarque. Tu ne devrais pas regarder ailleurs.

- Ah ! Tu sais mon ami, je n'ai jamais eu une blanche dans mes bras. Et celle-là ! Un assez grand derrière et un tout petit chaton, elle me met en désir et me donne le délire. Je rêve d'elle. Je donnerai cinq lires pour passer un moment avec elle.

- L'Amour c'est pour rien, on ne parle pas d’argent si on aime, mais tu es marié... 

Samson qui a écouté la discussion intervient :

- Cinq lires ? Je t'arrangerai çà.

Sur ce, Samson va trouver Mercédès à cinq pas, occupée à placer des bobines de fil dans un métiers etl lui dit en parlant avec force gestes, - dans la salle de tissage le bruit est tel que l'on s'aide de ses mains pour parler.

- Tu sais la mäester a dit que es formidable et que tu vaux à toi seule cinq autres ouvrières…  et il montra la paume de sa main ouverte sur ses cinq doigts.

Mercédès rougit en entendant le compliment et répondit du tac au tac dans la langue muette des tisserands, en joignant ses doigts à ses lèvres elle envoya un baiser et ouvrant les paumes des ses deux mains fit le geste de dire :

- Et toi  gentil mäester tu en  vaux bien dix autres.

Se méprenant Jacob Bingoo baissa la tête et me dit :

- Elle exagère : dix lires qu'elle demande. C'est trop ! 

 

  

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:09

Ca.jpgEt oui, on ne peut pas vivre longtemps sans vieillir d'un an chaque fois ce qui fait que de ma part çà va. Il y en a qui préfèrent être le gentil lycéen de quatorze ans, le beau brun de vingt ans ou le  sportif de trente. J'ai été tout cela et même toutes les autres phases de la vie, personne n'arrive à mon âge par un raccourci.


C'est mon anniversaire : j'ai 75 ans

Ben, 75 ans c'est le beau moment :

En montant dans le bus, on me refuse le ticket sénior réservé au retraités, ce qui me fait rire, le convoyeur me prend pour un jeune homme ma parole.

- Je vous paierai avec plaisir le montant  du billet complet, pourquoi pas ? Vous m'avez fait plaisir, dis-je en montrant ma carte…

Les grands-pères assis sur les bancs publics donnant des graines aux pigeons ne sont pas mon genre. Je fais le jogging autour du quartier en cinquante minutes pour dégourdir mes jambes, ou vingt-cinq piscines à la  file en été pour me rafraîchir, çà c'est du mouvement !   

Les jeunes aiment me parler : je ne leur raconte pas mes prouesses d'antan, ô non. Je les écoute, je ris de leurs blagues, corrige leur raisonnement  au moment opportun, encourage une bonne initiative, félicite les bons élèves, incite d'autres à faire un effort...   

Je connais beaucoup de gens de tous les âges, de tous les milieux, des instruits et d'autres qui ne le sont pas, tous sont mes amis. Je m'arrange avec les enfants de douze ans à qui je donne des cours de natation et avec des aînés octogénaires de qui j'aime écouter leur expérience de la vie. 

Je parle aussi aisément avec l'employé municipal qui balaie mon trottoir tous les jours - et que j'estime - qu'avec le docteur en philosophie ou le professeur en littérature qui m'offrent leur amitié.

J'ai 75 ans révolus, vite passés, on me respecte, ceux qui veulent me disent bonjour en passant,  j'aime ce que je suis, j'aime la vie,  je me porte bien et salut à tous.    

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:59

Vivi vous présente Monsieur U (Ubaldo) http://vivi.ildiavolo.over-blog.com/article-http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/PikiWiki_Israel_13318_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpg/800px-PikiWiki_Israel_13318_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpg24830163.html.

Monsieur Brouclou nous ayant quitté, son lit nettoyé, purifié et de nouveau prêt à recevoir le nouveau malade, il n'en fallait pas beaucoup pour faire connaissance avec lui.

Ce lit je le  rappelle est à ma gauche et un rideau ouvert nous sépare. Une fois au lit la sérénade commence,  je vous avais avertis il est plus sympa que Brouclou et s'appelle Monsieur Ubaldo la grande gueule.

Se trouvant au dernier lit de la chambre tout au fond, cela déplait à Mr qui ne cacha pas son mécontentement à très haute voie et en sept octaves.

Après 28 minutes de calvaire je décide de tirer le rideau, je me dis qu'au moins je ne verrais pas sa gueule. Ô quelle erreur, pourquoi n'étiez vous pas avec moi pour me faire comprendre ma faute ?

Sur le champ je deviens la cible principale de sa "modeste colère", encore 32 minutes,  voilà une heure de foutue à cause d'un mec de mes confiseries…

N'en pouvant plus je sonne aux infirmières. Miracle, c'est un infirmier qui arrive (j'allais oublier de le dire). Celui-ci m'écoute gentiment et encore plus gentiment me dit que ce Mr au fait ne devrait pas être dans cette chambre car son état  n'était pas si grave. (Cette chambre proche  des bureaux étant pour les urgences afin de raccourcir le trajet des infirmières/ers à chaque appel).  

- Que me proposez vous donc ? Alors transférez moi dans un autre chambre, (me voila contaminé et je  lève la voix autant qu'Ubaldo)

- Impossible vous êtes un cas urgent et vous devez êtres à coté du bureau.

- Oui mais, si vous ne trouvez pas une solution mon cas sera plus urgent et il vous devrez me transférez dans votre cabinet.

- Ecoutez tout ce que je peux faire c'est de vous  mettre dans le lit à coté de cette manière vous pourrez tirer au moins le rideau.

Cette idée me convient,  je ne voulais pas m'amuser à tirer et retirer Le rideau avec U, je passe un lit à coté et maintenant mon ancien lit me sépare  ainsi qu'un deuxième rideau

***.

Ce n'est pas çà qui fera peur à  Ubaldo il se met à crier de plus belle comme quoi je veux l'isoler complètement et le voilà qu'il fait venir d'urgence la famille pour remédier au tort que nous lui avons fait. Pas fainéante du tout la famille :  sur le place son fils va se plaindre à la direction qui de son coté connaissant le vrai coupable ne l'écoute pas du tout. Ouf si Camus n'existait pas ? Il fallait l'inventer. Les entendant discuter entre eux il compris qu'ils étaient d'origine Gabésienne, c'est ce qu'ils affirment en effet. Enfin une petite discussion commence. Camus raconte que mon oncle Meyer habitait aussi Gabès et il était de leurs connaissance, ils reconnurent encore quelques noms cités par lui.

Un grand merci Camus, Monsieur U.  se calme grâce à lui. Pour me remettre de tout çà je me débranche de mon cipap, bipap et soupape pour m'assoir dans le couloir, là, je trouve la belle Hélène (responsable du nettoyage de la session  A),  en vive discussion avec une infirmière !

-  Alors ton "rendez-vous" s'est bien passé ?

- Mieux que çà, ce serait impossible.

- Raconte vite, ne nous laisse pas sur des charbons ardents !

- Figure toi que c'est un mec super intelligent, aimable instruit, (qui a fait même l'université),  très compréhensif envers son prochain. Là  je ne te raconterais pas la nuit que nous avons passés, un champion dans son  genre !

L'infirmière toute éblouie n'en crois pas ses oreilles aurait voulu prendre pour un instant la place d'Hélène demande !

- Le prochain rendez-vous c'est pour quand ?

- Non, non tu n'y es pas du tout, ce n'était pas pour lui qu'il était venu. Plutôt pour son ami timide qu'il voulait me tester avant, lui dit la novice.

***

Après une nuit plus ou moins bonne, autant que les infirmières le permettent (re-saturation, tension et température, décidément faut que je propose de donner ces jobs à une seule infirmière)

J'entends de nouveau les jérémiades de notre ami, cette fois il me semblait qu'il avait de bonne raisons d'appeler les infirmières.

Ne supportant plus ses cris je me lève et va chez les nurses pour attirer leur attention aux plaintes de mon voisin. Que croyez vous était leur réponse ? Il a une sonnette prêt de son lit il n'a qu'à sonner nous viendrons. Pourtant ils affirment l'avoir entendu, mais ils veulent lui apprendre à sonner. Ma parole, elles sont sonnées ! Je trouve cela plutôt  c...  Je retourne à la chambre et sonne. Enfin l'infirmière arrive pour voir ce que je voulais.

- Ce n'est pas pour moi, mais plutôt pour Monsieur Ubaldo qui a mal au ventre.

- Ah bon !  Je vais envoyer un infirmier pour l'aider à aller au WC.

Voilà que je trouve çà bien intelligent, mais c'est malheureusement trop tard.

Car quand ils sont  venus prendre ce malade je m'aperçois  qu'il venait de se dégager quelque chose de couleur  verte et puante aussi. Le meilleur est que l'infirmier trouve le toupet de l'accuser d'appeler trop tard, allez comprendre ce beau monde.

Les médecins  sont là pour leur visite,  les invités sont priés de quitter la chambre. Comme toujours le dernier lit est le premier à consulter.

Le professeur C (contreverse) s'adresse à Ubaldo qui ô miracle n'ouvre plus sa bouche.

- Je vois Mr Ubaldo selon votre dossier que tout va bien et que pourrez quitter aujourd'hui, j'attire l'attention du Prof. sur la mésaventure du malade qui décide de faire de nouvelles analyses pour illuminer tout doute suspect.

Ubaldo n'avait entendu qu'une chose son retour à la maison, il téléphone sur place à sa femme pour annoncer la bonne nouvelle. Hélas l'homme propose et D.ieu dispose, les résultats reçus ne portaient pas de bonnes nouvelles notre Ubaldo avait un violent virus et ne pouvait quitter l'hôpital. (Je crois bien lui avoir sauvé la vie).  Il n'avait plus envie de rien  et ne voulait rien savoir qu'une seule chose,  retourner chez lui quitte à en prendre tout les risques. Il alla jusqu'à signer un document libérant l'hôpital de toute responsabilité. Il nous faillait son fils, ma sœur et moi presque toute la nuit pour le persuader de rester jusqu'au lendemain pour les nouvelles analyses. En attendant moi je venais cette nuit tester mon nouvel appareil et si tout aller bien aves mes analyses je pourrais faire comme Ubaldo. Ironies du sort mes résultats sont bons et ceux d'Ubaldo donnaient des signes qu'il resteraient encore là. Donc ce week-end  aussi Ubaldo restera ici.

Le pauvre éclate de rage, j'en avais presque des remords quand je lui ai fait mes adieux.

Demain le récit de Luc dit Lulu le turlu lu

(À suivre… )

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:24

Partagé du blog de Vivi : http://vivi.ildiavolo.over-blog.com/article-24829260.html


Merci a Gisèle, Camus et Viviane qui ne m'ont pas lâché d'un pouce pendant ces mauvais moments.


Avant de commencer je voudrais dire que si quelqu'un croit se reconnaître je dirais que toute ressemblance est possible, bien que j'ai tous fais pour illuminer toute options de reconnaissance, en allant jusqu'à changer le nom du centre médical Soroca a un simple hôpital au nom de Sirote la. Les personnages sont réels les faits aussi. Ainsi que les premières lettres de leur noms.


Vivi hospitalisé !

Ce que les nuits peuvent êtres dures certaines fois, il en était de même pour le lundi soir dernier. Une grande douleur me coupe la respiration, un calmant que j'avais pris une heure auparavant n'était pas de grande aide.
Ma belle sœur qui s'aperçoit de ma détresse, essaie de me venir en aide, en me préparant une inhalation, qui elle non plus ne porte aucune amélioration à mon état.

Il ne nous restait plus qu'à décider pour l'urgence de l'hôpital Sirote la (Soroka sans doute) ou appeler le médecin. Comme nous savons qu'il est difficile d'avoir un médecin à ces heures là, on choisit d'aller aux urgences. Camus aussi est déjà debout et habillé et se joint à nous. Pendant que Gisèle garait la voiture, Camus est allé ouvrir un dossier et m'a confié à une infirmière qui m'a conduit à la salle d'attente. L'infirmière me voyant traumatisé me demande si c'est le cœur ou autre chose ? Tout en prenant la saturation elle m'allonge sur un lit et m'emmène directement à l'urgence. Enfin je peux respirer après avoir été branché à un Bibap, appareil respiratoire, dire que j'étais a une saturation de 76% !

C'est au tour d'un électrocardiogramme, radio et après çà en m'embarque direct a la section interne "A".
Voila Vivi peut enfin respirer, se reposer et peut être dormir un peu avec un peu de chance.
Camus et Gisèle ne veulent pas partir avant de me voir enfin endormis. Le soleil brillait haut dans le ciel quand j'ai commencé à fermer les yeux.
Aller dormir comme il faut dans un hôpital, pour cela il vous faut être dur de caractère ou bien mort de fatigue. A chaque fois c'est telle ou telle infirmière qui vient à son tour prendre la tension, la température ou bien la saturation, pourquoi ne pas donner tout çà a une seule ?
Cela économiserait beaucoup d'argent a l'office et des forces a Vivi.
Enfin mes yeux se ferment. Mais pas pour longtemps malheureusement…….

Monsieur B (Brouclou)

Entre un petit somme et un autre, une dame s'adresse à mon voisin du lit gauche.
-- Bonjour Monsieur "B" je viens pour une prise de sang.
-- Une prise de sang ? Revenez dans une heure, je dois d'abord faire mes ablutions et prendre conseil avec le Bon D.ieu en le louant et prier pour ma santé. (De ma belle sœur j'apprends que c'était la troisième fois qu'elle vient le chercher)
Une heure après notre amie revient, pour la prise de sang, Monsieur B la voyant, demande:
-- Quoi vous insistez pour cette prise de sang ?
-- Bien sûr Mr, voulez vous vous allonger s'il vous plaît ?
-- M'allonger ? Que vous empêche de prendre cette prise de sang ? Vous allez la prendre de mes jambes ou ailleurs ?
-- Vous ne voulez pas tant pis, je ne perdrais pas mon temps avec vous et se retourne pour partir.
Un petit remord lui dit de se comporter un peu mieux envers cette infirmière. Et l'appelle : " infirmière, nurse revenez s.v.p. " !

-- Monsieur je ne suis ni infirmière et ni nurse, je suis médecin alors un peu plus de respect. (C'est comme même exagéré de traiter d'infirmière un médecin stagiaire "jid neuf").
Enfin attendri, notre ami se laisse faire, mais que diable voilà que le médecin commence à remplir une première éprouvette, la deuxième et la troisième… Notre ami n'en peut plus et commence à gueuler comme quoi qu'il n'est ni agneau et ni veau. Sur place, il ne demande pas plus et ni moins qu'a voir le directeur de l'hôpital pour éclaircir cette affaire.
Ce n'est qu'après une promesse de l'infirmière responsable que le médecin chef viendra le voir dans quelques instants, qu'il retourne au lit.

Entre temps le voilà qu'il téléphone à son fils pour lui dire ce que l'hôpital veut faire a ses dépends.
Son fils étant un peu plus intelligents lui explique que pour différentes analyses il faut autant d'éprouvettes.

Pendant ces longues journées dans un lit il est normal que les malades font connaissances, c'est comme cela que nous avons sus que notre ami B. était de Zarzis, d'ailleurs son accent le confirmait, qu'il était du sud tunisien.
--Tiens nous sommes voisins de salle et de ville moi je suis de Sfax lui jette Camus.
--Sfax, Sfax ! Que de nostalgie cela ramène en moi, figurez vous que j'avais un ami qui habitait l'immeuble Tac-tac avec qui je partageais mes aventures amoureuses.

Être âgé, veut dire des fois des fuites de mémoires et ce qui en était avec lui qui recommença à nous raconter ses prouesses près de son fils mais sans oublier cette fois de parler en tierce personne. (Comme par exemple je connais quelqu'un qui avait un ami…..) . Son fils n'avale pas çà et dit à Camus :

--Laisse le parler, je connais mon père et connais toutes ses histoires donc il ne peut rien cacher.

Biens sûr que l'infirmière avait tenu promesse, vers dix heures c'était l'heure de l'auscultation générale de la "session interne A" par les médecins, sous la direction du professeur C.

Mr B. Étant le dernier de la salle, était donc le premier à être visité par les médecins et derrière toute cette clique se trouvait notre stagiaire. La voyant Mr B lui fit un geste de venir, mais elle le connaissant déjà, fait un pas en arrière. Après deux appels il la persuada de venir vers lui pour, ô miracle demander pardon.

Ce qui n'empêche pas le professeur de dire :
-- Monsieur B. selon votre dossier et l'analyse de sang qu'on a effectué, la prise de sang que vous avez eu la grande gentillesse de donner à Madame, tout montre que vous êtes en très bonne santé. Donc vous pourrez quitter l'hôpital aujourd'hui même.

 

(A suivre....)

 

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 12:02

http://ts1.mm.bing.net/th?id=H.4875063929274708&pid=15.1Il arrive des choses inattendues au Centre Médical Soroka CMS, comme un peu partout dans tous les hôpitaux du monde. Je vais vous raconter l'anecdote du jour.

J'arrive vers 21 heures au département interne B et à peine entré dans la chambre occupée par Vivi avec un autre patient (et comprenant encore deux lits inoccupés) qu'une rumeur venant du couloir attire mon attention et celle de mes compagnons.  

- C'est quoi ? je demande à Marinette la dame faisant le service des chambres, (celle qui  a mis le Criard à sa place), une personne qui sait presque tout.

- C'est Farid, celui de la chambre 4, il est absent depuis 16 heures. Il a demandé la permission d'aller acheter des cigarettes à l'infirmière responsable et depuis pas de nouvelles. La Police est là.

- La Police ? Pourquoi ? Farid est un gars sérieux.

- Vous le connaissez ?

- Bien sûr, il a été mon subordonné dans la manufacture de textiles pendant 15 ans.

Sitôt le mot dit,  Marinette court propager la nouvelle. Dix minutes plus tard,  l'inspecteur vient mine de rien, me poser des questions. Je lui réponds :

- J'ai connu Farid. Je n'ai que des paroles obligeantes à dire de lui, s'il est sorti il reviendra. Ce qui m'étonne c'est qu'il se soit attardé.

- Quelles fonctions remplissiez-vous dans ladite manufacture qui vous employait ?  

- J'étais Chef de salle, Commissaire (je le monte de grade pour l'amadouer envers mon camarade).

- Inspecteur.

- Vous serez bientôt Commissaire je parie.

Le futur Commissaire donne des ordres à ses seconds et ils s'affairent à une occupation insondable.  Juste à ce moment Farid arrive, de bonne humeur comme d'habitude, souriant, sympathique… Farid ne changera jamais. L'inspecteur a une  idée : il le laisse seul avec moi dans le bureau des infirmières. Ce que l'on ne me dit pas c'est que des écouteurs y ont été posés.

Je donne une tape à Farid :

-  Alors on a fait une escapade ?

- Non, parole d'honneur ! Je suis sorti acheter des cigarettes au kiosque du coin (je reconnais avoir pris la précaution d'enfiler un pantalon et un chandail), et là j'ai rencontré Jacob. Tu te souviens de Jacob…

- Oui il racontait des blagues salées.  

- Justement. Il m'a invité à casser la croûte chez lui à cinq minutes d'ici. J'ai pensé : "bon, je retarderai une demi-heure, ce ne sera pas grave".  Seulement voilà : ce malin a mis un disque-vidéo et j'ai regardé… Un film bleu, je ne pouvais plus m'en détacher... Ecoute...  Ensuite je me suis endormi. Je viens de me réveiller et j'ai prié Jacob de me conduire rapidement jusqu'ici. Comme je regrette. J'ai vu la Police ici et je me demande comment arranger ce grabuge.

- Un grabuge, oui. J'espère que le Commissaire (l'Inspecteur, pardon) voudra bien passer l'éponge. Pour les infirmières, elles ont eu peur, mais étant sympathiques elles te pardonneront ce petit dodo.

Enfin Farid a été pardonné. Grâce aux écouteurs : tout le personnel était friand d'écouter les détails du film pornographique, détails que j'ai omis de rapporter ici par pudeur; les agents aussi ont aimé et trouvé que Farid est un excellent conteur.

Marinette, elle a été félicitée par l'Inspecteur : elle avait  imaginé qu'l serait fin de laisser l'ex-supérieur poser des questions à Farid qui y répondrait le plus naturellement du monde…

Et moi, je n'ai été qu'un pion dans cette histoire de cigarettes, casse-croûte, film bleu sommeil de plomb  etc…

 

 

 

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 17:31

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b0/PikiWiki_Israel_13319_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpg/250px-PikiWiki_Israel_13319_Soroka_Hospital_in_Beersheba.jpgUn dame âgée, octogénaire de mémoire défaillante entrait de temps en temps dans la chambre de Vivi et demandait de lui indiquer l'emplacement de son lit. Il se trouvait toujours une personne de charité pour la reconduire à sa chambre.

Des fois elle cherchait dans l'armoire jusqu'au moment om on lui disait qu'elle s'était trompé de chambre. Ah la vieillesse n'est pas toujours plaisante !

Lundi après-midi le médecin de service lui annonce la décision du conseil de la libérer :

- Vous allez beaucoup mieux chère dame. S'il n'y aura aucune vilaine surprise jusqu'à ce soir, je vous libèrerai. D'accord ?

- D'accord.

Mais l'accord fait l'après-midi est vite oublié. La mémoire… Ah ! La mémoire...  A vingt heures la mamie refuse de partir :  

- L'hôpital est à tout le monde je ne partirai pas.

- Vous ne voulez pas partir parce qu'il fait nuit ? Bon restez jusqu'à demain matin, mais à huit heures vous devez être partie. 

- Si tôt ? Appelez mon fils je partirai ce soir même, dès qu'il sera là.

Une demi-heure après la mamie trouve le temps lent.

- C'est sûrement ma belle-fille qui me déteste et qui est une crapule… Comme elle est infirmière-chef de département, elle a du demander à ce qu'on m'expulse de l'hôpital. Elle ne peut pas me gober.  Ah ! Si quelqu'un voulait bien m'accompagner je ne resterai pas une minute de plus.

Le fils Cohen se porte volontaire et les voilà partis les deux en direction de la Rue Balfour. Comme par coïncidence son deuxième fils arrive justement cinq minutes après et il ne trouve pas sa mère présente. On lui dit qu'elle a été raccompagnée chez elle par le fils Cohen.

- C'est mon frère qui s'est porté volontaire, dit une ravissante blonde oxygénée, la quarantaine passée. Et elle lui raconte ce les radotages de sa maman concernant sa belle-fille.

- Elle se trompe. Ma belle-soeur est de toute évidence infirmière-chef de département, mais n'a aucune relation avec ce département. Donc maman se trompe. Bon ajoute le fils de la mamie et il s'assoit. J'ai le temps. Je suis divorcé, j'ai cinquante ans et il commence son C.V.

- Cinquante ans, divorcé, me chuchote Viviane. Tiens Camus tu as des amies célibataires de cet âge, on pourrait arranger quelque chose ? Il l'air pas mal du tout.

- Seconde, je vais faire  quelques appels pour voir qui n'est pas engagée et hop ! tra-la-la ! On arrangera çà.  Mais je n'ai pas le temps de dire Jacqueline Kennedy Onassis, que la fausse blonde, pas mal du tout fait sa pub :

- Divorcé ? Moi aussi imaginez-vous. J'ai quarante neuf ans, çà s'accorde.Il n'y a pas de mal à être divorcé.

- Aucun mal. Surtout si on a l'occasion de vous rencontrer dit le fils de la mamie qui a l'air pas mal du tout.

Et par discrétion surtout envers le papa de la blonde, le nouveau couple sort faire un tour dans la pelouse.  A dire vrai l'Hôpital Soroka est le plus beau Centre Médical d'Israël, ses jardins sont très bien soignés. Pas étonnant que du point de vue romantique c'est l'endroit idéal.  

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 17:42

Un curé qui a besoin d'argent pour sa paroisse s'inscrit à un jeu télévisé.

C'est un peu surprenant, mais Jean-Pierre Foucault en a vu d'autres et il commence :

 - "Alors, première question, Monsieur l'Abbé, pour 1 000  : à quoi vous fait penser le chiffre 22" ?
  - A l'expression "22, v'là les flics" !
  -"C'est votre dernier mot ?"
  - "Oui, Jean-Pierre, c'est mon dernier mot"
   -"Très bonne réponse, Monsieur l'Abbé !"
  - "On continue pour 5 000  ?
   - " Oui !"

- "À quoi vous fait penser le chiffre 33" ?

-"A une visite chez le médecin, lorsqu'il demande au patient : Dites 33"

- "C'est votre dernier mot?"

- "Oui, Jean-Pierre, c'est mon dernier mot"

- "Encore une bonne réponse, Monsieur l'Abbé" !

-"Bien ! Alors pour vingt mille 20 000, un peu plus compliqué : à quoi vous fait penser le chiffre 69" ?

Les sourires fleurissent dans le public, qui imagine l'embarras du candidat curé. Au bout d'un moment, le prêtre semble abandonner et annonce :

- "Là, je donne ma langue au chat !"

Tonnerre d'applaudissements des spectateurs et félicitations de l'animateur :

- "Excellent, Monsieur l'Abbé ! Excellent ! Votre expression est pudique, mais tout le monde aura compris" !

- "On continue pour 50 000 » ?

- "Oui !"

- "Alors là, je dois dire que vous avez de la chance : nous sommes dans votre domaine !

La question est en effet la suivante : qu'a dit Eve en se voyant pour la première fois dans la glace" ?

Cette fois-ci encore, notre brave curé se creuse la cervelle, il se récite mentalement toute la Genèse, mais sur ce point précis, rien ! Finalement, il avoue :

- "Alors là, j'ai vraiment un trou..."

De nouveau, les applaudissements de la foule font trembler le studio d'enregistrement et l'animateur en sautille d'excitation :

- "Magnifique, mon Père : c'est la bonne réponse. Que fait-on après cet exploit ? On tente les 100 000 " ?

Le curé ne comprend pas très bien comment il a pu donner la bonne réponse sans la connaître, mais en admettant que les voies du Seigneur sont impénétrables même à la télévision, il décide de continuer :

 - "C'est pour les pauvres de la paroisse, donc, oui, je continue !"

L'animateur exulte. Le public aussi. La tension est à son comble.           

- "Et qu'a dit Adam en se voyant pour la première fois dans une glace" ?

Le pauvre curé qui ne savait même pas qu'il y avait un miroir dans le jardin d'Eden, réalise que les questions du jeu sont bien plus difficiles que ce qu'il n' avait imaginé :

"Oh ! Franchement, je ne pensais pas que cela deviendrait si dur" !

La foule est carrément debout et scande "Le million ! Le million!"

-"Excellentissime !"dit le maître du jeu. "Alors, tenterons-nous le million" ?

Le curé na toujours pas compris pourquoi on lui dit qu'il a bien répondu, mais conclut que c'est Dieu qui l'aide. Du coup, en pensant à tout ce qu'il pourra faire avec un million, il décide de continuer !

L'animateur :

 - "Alors, qu'a dit Adam quand il a su qu'Ève était enceinte" ?

Après un long silence, catastrophé d'avoir tout perdu, le curé a tout de même la force de répondre :

"Mon Dieu, je savais que j'aurais dû me retirer plus tôt" !

- " Bingooooo ! Vous avez gagné "


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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 10:50

En bref : Et bien, les femmes nous ne pourrons jamais leur faire admettre une faute, une erreur ou une culpabilité. Elles sont capables de nous donner l’impression d’être fautifs, d’un coup d’œil lancé de manière bien calculée. On n’apprend pas ça à l’école, c’est une valeur féminine, plus même, c’est presque une poésie. (Monologue de Léon Caméléon)

Le Grand-Pardon

Je suis d'un naturel matinal, et tout de suite après ma toilette et une marche à pieds, je sors Bouli mon beau chien de race keeshond qui aime bien aller en promenade de bon matin. Tous les arbustes qu’il rencontre sont arrosés gracieusement, les buissons sont flairés, il les renifle, nif, nif et tourne sept fois autour du pot avant de s’asseoir dessus.

Arrivé à la hauteur de la maison, j’aperçois Léon surnommé Caméléon. J'essaie de changer de route mais en vain. Léon a Caméléon comme pseudo,  pour la bonne raison qu’il s'habille d'une seule couleur : s’il décide de porter un costume noir, il sera de noir vêtu, des chaussures, les socquettes, la cravate jusqu’au chapeau melon. S’il choisit le kaki, et bien ses bottines, ses chaussettes, son short, sa chemise et son casque colonial seront de couleur kaki.

J’essaie de l’éviter, sans succès, car le chien Bouli choisit le sens inverse que moi. Ça y est, la journée va y passer, j’ai justement des affaires à régler avec mon assureur et ma banque. Que faire ? Quand Léon Caméléon vous aborde, c’est pour le petit déjeuner, le café, l’âssida* aux harengs à midi, le thé à la menthe à deux heures et le deuxième café à 16 heures servi avec des macarons. Bon ! Faisons bon cœur devant ce perd de temps et écoutons le...

Le petit déjeuner terminé, le café espresso servi : Léon le trouve trouvé aussi bon que le repas, notre ami aujourd’hui vêtu de vert, prend la parole pour un long monologue.

— Vous savez les femmes sont incompréhensibles ! (Un long silence suit afin de susciter notre curiosité.)

1. Et bien les femmes, comme nous ne pouvons pas enfanter nous-mêmes, nous avons besoin d’elles…

—  Sur et certain. Continuez Léon.

—  Toutefois nous  ne pourrons jamais leur faire admettre une faute souligne Léon, une erreur ou une culpabilité. Elles sont capables de nous donner l’impression d’être fautifs, d’un coup d’œil lancé de manière bien calculée. On n’apprend pas ça à l’école, c’est une valeur féminine, plus même, c’est presque une poésie moderne.

2. Une collègue, continue Léon, a reçu de son mari un S.M.S. dans lequel il écrit : "Ma Lisou, cette nuit je te couvrirai de bisous." La femme enchantée de cette marque d’amour de la part de son mari a souri et a trouvée la vie belle. Son amie à qui elle a montré ce message, est devenue morose, voir nerveuse. Elle appela son conjoint, lui fit des "hum !", émit grimaces en silence, fit des "ah !", des nouveaux "hum !", exhala des grognements, tandis que son mari ne comprenant rien finit par demander. "Mais Bon Sang, qu’est ce que je t’ai fait ? Rien ? Alors quoi ? N’ai-je pas sorti la poubelle, promené le caniche, lavé la vaisselle et préparé le petit déjeuner avec le café au lait ?" Aucune réponse ne fut fournie. Il n’a fait aucune faute, et ce qu’il a fait, était bien fait.

Son seul malheur, c’est qu’un autre illuminé par une petite lumière a fait une chose très, très, belle. Bellissima. C’est tout. Il a écrit un S.M.S. fleurit de bisous.  

Alors écoutez-moi bien, mes petits cons, si vous voulez prouver votre amour à votre épouse, faites le discrètement. Si vous voulez lui faire une déclaration, lui envoyer un bouquet de fleurs hors des jours d’anniversaire ou de fêtes, avertissez les autres maris des collègues de votre femme ! Sinon une étincelle allumée dans votre foyer, éteindra des dizaines d’autres ailleurs.

3. Bon ! dit Léon, comme j’ai entendu la conversation téléphonique de ma voisine de table, sans le vouloir, je lui ai dit qu’en somme, les qualités de son époux ne font pas de doutes, ce qu’elle lui reproche c’est qu’un autre a eu une soudaine illumination que lui n’a pas eue ? Elle reconnaît.

4. Je suis obligé de vous dire, vous les gens mariés et les autres qui le seront bientôt, ou plus tard : Des fois dans la vie, on fait des fautes, d’autres fois nous sommes coupables de n’avoir fait aucune bonne action, mais il existe une nouveau pan au problème de la vie conjugale : on peut être fautifs pour la bonne raison qu’un autre a été inspiré d’une excellente idée, d’envoyer un message S.M.S. à sa femme pour lui dire : "Claire, ton sourire m’éclaire." Alors pas d’initiatives sans avertir les copains, sinon gare à nous, car nous aurons droit à ce regard d’acier qui nous bouleversera le cœur.

5. Une nuit que je me suis attardé au travail, nous confie Léon, en entrant à la maison et avant de dormir, je suis entré aux toilettes pour faire pipi. En plein milieu de mon urine action, j’entends "Chuuuuuttt". Je crois rêver, mais je perçois un nouveau "Chuuuuuttt" prolongé et plus sonore que le précédent.

Je me mets au lit et demande à ma femme s’il n’est plus permis de faire ce petit besoin si légitime, elle me refait "chut" sans ouvrir les yeux pour autant. Je répète ma question tout en m’excusant de la déranger, car je sais qu’une femme doit se reposer, mais elle me refait son "chut" bien connu.

N’en pouvant plus j’éclate de rire, d’un rire de bon cœur, d’un rire des bons jours et je la vois sourire, les yeux fermés. J’ai compris qu’elle m’a pardonné, chose rare chez une femme. Elle a décidé que ne suis coupable d’aucun péché.

Je suis si heureux que mon épouse m’a innocenté de mon pipi strident, j’ai sûrement une chance merveilleuse.

6. Je vous dirai seulement que depuis ce jour du grand pardon conjugal, j’ai pris pour habitude de faire pipi à la station d’essence ou je m’arrête, deux km avant d’arriver chez moi.

7. Freddy le sournois demande :
— Dis moi Léon, tu stoppes faire le plein à ta bicyclette ?
— Non, je ne fais pas le plein, je fais le vide pour éviter les "chut" au cours d'un pipi sonore.

***
L’âssida* : Soupe de semoule dense, servie avec un ajout salé ou doux selon les gouts, au Maghreb.

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 15:10

1er Avril ou caméra (médicale) cachée à l'israélienne

L'émotion nous rend crédules. Une démonstration par LG qui a réussi à faire croire à quelques papas, lors d'une échographie, qu'ils dialoguaient en direct et in utero avec leur bébé... Drôle et effrayant !

LG n’en finit pas de se jouer des consommateurs pour démontrer la haute qualité de ses modèles. Après avoir effrayé des anonymes dans un ascenseur et "refroidi" certains hommes prêts à se soulager, la marque n’a pas hésité à piéger de futurs papas. L’objectif était de démontrer la haute précision de la Smart TV

Tandis que des parents se rendaient à une échographie, avec la complicité de la maman, LG a trafiqué la salle médicale de manière à ce que les images de l’enfant puissent interagir directement avec les visiteurs. Celles-ci étaient créées en live par une équipe technique cachée dans une autre pièce.

Le papa a ainsi pu découvrir, stupéfait, les images parfaites d’un bébé extrêmement éveillé, réagissant aux paroles et aux gestes de ses parents de manière instantanée. Une situation qui amuse visiblement beaucoup la mère, tandis que le père oscille entre des réactions de joie et de peur. Comme un pantin, il salue son fils qui lui répond, s’en amuse, jusqu’au moment où il se rend compte que son propre enfant ouvre les yeux et lui fait un doigt… La naissance de Chucky ?

Le slogan : « La nouvelle génération de Smart TV LG. Vous serez surpris de son intelligence... ». Une campagne signée TBWA Israël. 

 

Source Doc News : http://www.docnews.fr/actualites/dans-monde,dis-bonjour-papa,36,17150.html?utm_campaign=newsletter-s20-14_05_2013&utm_source=docnews-newsletter&utm_medium=email&utm_content=dis-bonjour-papa

 

 

http://ced.sascdn.com/diff/427/2419022/990-revue-MEDIAS.jpg

 


  

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