Chantée par Yves Montand
paroles de Pierre Barouh
Quand on partait de bon matin
Parcourant les routes de Moulinville
Quand on partait sur les chemins
A bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Et nous roulions vers Picville
Y'avait Freddy y'avait Urbain
Y'avait Claudius Roland et Vivi le Benjamin
Et puis Paulette
On était tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Sur les petits chemins de terre
Au delà de la Poudrière
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille du notaire
A bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
A bicyclette
Quand on approchait la Médina
On y déposait au four la tfina
Avec nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Traînant un cerf-volant
Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
A Moulinville
Le coeur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette
Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
A bicyclette
Pour nos bicyclistes
cette chanson de Pierre Barouh
et Yves Montand
En leur demandant pardon
Pour les changements
Et pour notre intrusion
C'est à cause de la bicyclette
Et un peu en souvenir de Paulette