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Nos cultes et coutumes.
Roch Hachana (hébreu : ראש השנה, littéralement « tête de l'année »).
Roch Hachana s'étend les deux premiers jours du mois hébraïque de Tishri, même en Israël où la plupart des célébrations ne durent qu'un jour.
Le second jour est néanmoins une addition ultérieure, assez tardive (au temps de Rabbi Yohanan ben
Zakkaï, on ne fêtait qu'un jour; il semblerait que cela ait encore été le cas à Jérusalem au XIIIe siècle EC) et ne trouve pas sa source dans la lecture littérale du commandement biblique, qui
dit que la convocation sainte ne porte que sur le premier jour.
Roch Hachana se tient 162 jours après le premier jour de Pessa'h. Le calendrier hébraïque étant basé sur un cycle luni-solaire, son échéance dans le calendrier grégorien est variable.
Entre Rosh Hachana et Yom Kipour, on compte dix jours qui sont ceux du repentir et du jugement suprême.
A Roch Ha&chana, on sonne du cor (le Shoffard), ceci afin que l'Eternel entende nos
implorations.
Le son du Shoffard
Traditions et coutumes
Rupture des vœux (hatarat nedarim) : la Torah, qui n'engage pas particulièrement aux vœux oblige en revanche la personne qui les profère à les respecter : Si tu fais un vœu à l`Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l`accomplir: car l`Éternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d`un péché. Si tu t`abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à l`Éternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. Deuteironome 23:21-23.
L'une des méthodes pour contourner les vœux inconsidérés ou intenables, est de le soumettre à un Sage,
qui trouvera dans le vœu une faille, un fait précis qui, s'il avait été connu de la personne au moment de son vœu, l'aurait empêché de le proférer.
L'exemple le plus connu est celui de Kalba Savuaq ui, 24 ans après avoir fait vœu de ne plus revoir sa fille tant qu'elle était mariée au paysan inculte qu'il avait employé, s'en voit délivré par un Sage, en admettant qu'il n'aurait jamais prononcé ces paroles, eût-il soupçonné que le paysan inculte pût devenir instruit (l'ironie de ce récit est que le paysan et l'érudit n'en font qu'un : Rebbi Akiba).
Voir :Les 40 jours de repntir.
L’Aid Essghir qui termine les trente jours du jeûne du Ramadan, tombe cette année, en même temps
que Roch Hachana.
L'Aïd de ma jeunesse
Source : Tunecity (Faust - 2003)
Cette dernière nuit sera longue et sans sommeil. Demain c’est l’Aid Essghir (le petit Aid). Tous les
enfants mettront leurs habits neufs. Tôt le matin, ils iront "ikeblou" (embrasser) la famille et les voisins et repartirons les mains pleines de "halwa" (bonbons) et les poches de "sarf"
(monnaie). Celle ou celui qui se montrera "mech’hah" (avare), finira, à leurs yeux, ligoté, bâillonné et jeté dans les insondables sous-sols des Enfers jusqu’à la fin des éternités. Ya latif
’llah yesterna (que Dieux nous y garde) ! Le défilé des mannequins en prêt-à-porter et de portes à portes est donc attendu avec impatience. Mais la nuit n’est pas finie pour les "m’kalkine"
(les turbulents). Allongés sur un matelas dans la chambre du fond à côté de leurs trois frères et sœurs, deux enfants préparent leur plan d’attaque.
- "Demain nebda b’khalti Tounes (demain je commencerai par ma tante Tounes), le "makroud" (patisserie)
qu’elle fait est le meilleur d’Afrique du Nord et son mari donne que des pièces de un dinar !"
- "Ana ghdoua je vais direct chez Lalla H’ssina (moi demain je vais direct chez lalla H’ssina). Elle, elle te fait rentrer, te donne une gazouza (un boisson gazeuze) et te met du
parfum sur les cheveux. Messkina (la pauvre) elle n’a pas de mari"
- "On dit qu’elle vit avec les "rouhaniett" (les esprits).
- "Balek (tu sais), mais c’est la plus gentille et son cœur est plus grand que la mer". A côté de
l’oreiller la chemise et le pantalon sont soigneusement posés, pliés et repassés. La paire de "sebatt j’did" (chaussure neuves) brillent dans le noir. Les phares allumés d’une grosse cylindrée
qui vrombit pour un long voyage. Le sommeil n’arrive toujours pas et les rêves se font à voix haute :
- "Ana ki nekber, je serais "kouach" (moi quand je
serais grand je deviendrai boulanger) et je goûterais toutes les "halwa" des "s’miwett" que les gens déposeront chez moi".
Pâtisserie de l'Aïd : les baklawas
- "Moi je serais marchand de vêtements comme Ami Bou’lem et je mettrais deux "koustim" (costumes) différents pour l’Aid. Dehors les étoiles font des clins d’œil à la lune qui continu à les ignorer. Le sommeil finit par emporter les deux enfants vers son antre au-delà des mers et des montagnes vers un monde qui ne connaîtront jamais. Au petit matin, la passation de pouvoir entre Ramadan el Moubarek et l’Aid Essghir s’est fait sans heurts dans la discrétion et la douce fraîcheur de l’ondée et de la brise marine mélangées. Ce dernier a l’impossible tâche de concilier les "m’chann’fine", de rapprocher les "badanine" (les eloignés) et de gaver les ’’dji’a’nine’’ (ceux qui ont faim). Cela durera sûrement deux jours mais hélas certainement pas plus.
Pâtisserie de l'Aïd : les baklawas kadaïf
A nos lecteurs de confession juive, Bonne et Heureuse Année
A nos amis de confession musulmane Bonne Fête de L'Aïd