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Voici une étude que les amis d’Israël doivent conserver soigneusement dans leurs archives. La France n’est pas neutre dans le conflit, et cet arrêt de la Cour revêt une importance toute particulière.
Veolia et Alstom ont construit, suite à un appel d’offre, le Tramway de Jérusalem qui traverse la ville jusqu’à l’est, jusque dans les territoires que revendiquent l’OLP et l’Autorité Palestinienne.
L’OLP considère que l’Etat d’Israël occupe illégalement le territoire palestinien et poursuit une colonisation juive illégale par la construction du tramway qui est ainsi elle-même illicite.
Les arguments juridiques de l’OLP démontés un après l’autre
L’organisation de libération de la Palestine s’est donc lancée dans un long procès qui vient de se terminer devant la Cour d’appel de Versailles, le 13 mars 2013, par une déculottée foudroyante donc les conclusions qui dérangent ont été passées totalement sous silence par ces grands médias chargés de vous informer en toute indépendance.
L’occupation du territoire palestinien n’est pas illégale
L’OLP s’appuie sur le Droit international et considère que l’Etat d’Israël occupe illégalement le territoire palestinien et qu’il poursuit une colonisation juive illégale. La construction du tramway est ainsi elle-même illicite. En appui, l’OLP invoque la violation de plusieurs textes :
L’OLP ajoute que la construction a entraîné des destructions, la quasi suppression de la route 60 vitale pour les palestiniens et leurs marchandises, la suppression de voies et chemins, et des expropriations. Il y a donc eu violation de plusieurs articles issus du Règlement annexé à la IVème Convention de La Haye du 18 octobre 1907 :
Enfin, l’OLP affirme qu’Israël viole les dispositions relatives à la « protection des biens culturels » prévues par l’article 4 la Convention de La Haye du 14 mai 1954, l’article 27 du règlement de La Haye de 1907, l’article 5 de la Convention IX de la Haye de 1907, et l’article 53 du protocole additionnel n° 1 aux Conventions de Genève.
Niet! répond la Cour d’appel, qui sans nier l’occupation, rappelle qu’Israël est dans son bon droitcar « … l’autorité du pouvoir légal ayant passé de fait entre les mains de l’occupant, celui-ci prendra toutes les mesures qui dépendent de lui en vue de rétablir et d’assurer, autant qu’il est possible, l’ordre et la vie publics en respectant, sauf empêchement absolu, les lois en vigueur dans le pays » (article 43 de la 4ème Convention de La Haye de 1907).
L’occupation ne viole aucune loi internationale
Et la Cour ne s’arrête pas là… puisqu’elle explique pourquoi l’occupation de la Judée Samarie par Israël ne viole aucune loi internationale.
L’OLP, pour expliquer que l’occupation est illégale, soutient qu’Israël viole :
Pas du tout ! répond la Cour d’appel de Versailles qui précise que :
La propagande ne remplace pas le droit
Un rien irritée, la Cour ajoute d’ailleurs que le droit français… « ne peut reposer sur la seule appréciation [par l’OLP] d’une situation politique ou sociale ».
Le droit humanitaire n’est pas violé non plus
L’OLP, qui tente alors de se retrancher sur les normes humanitaires, se fait une fois de plus envoyer dans les cordes par le tribunal, qui lui dit que certes, les Conventions de Genève et la Convention de La Haye sont applicables en droit français.
Mais « la Cour Internationale de Justice a indiqué qu’elles (ces conventions) ne contiennent que des obligations à la charge des Etats, et que la faculté pour les individus de s’en prévaloir n’était pas évoquée », que seules les parties contractants sont liées par ces conventions, et que la convention de La Haye de 1907 ne sont pas applicables, car… Jérusalem n’est pas bombardée !
L’OLP et les Palestiniens ne peuvent se prévaloir d’aucun textes internationaux
Finalement, dit la Cour, « ces normes internationales conventionnelles » ne donnent pas au « peuple palestinien que l’OLP indique représenter, le droit de les invoquer devant une juridiction. »
OLP et AFPS condamnés
La Cour d’appel condamne l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) et l’OLP à verser 30 000 euros à Alstom, 30 000 euros à Alstom Transport, et 30 000 euros à Veolia Transport.
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Arrêt de la Cour d'appel