Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Les Bouhnik de l'Université du Technion
Mon cousin Raphaël m'appelle dimanche dernier pour me dire qu'il est le convive à déjeuner du Président du Technion, importante université de Haïfa.
- Très honorable invitation, lui dis-je.
- Je ne serais pas seul, ajoute mon proche parent Raphaël. Seront assis à la table du Président mes enfants et petits enfants agrégés du Technion.
C'est un plaisir pour moi d'apprendre cette nouvelle, car la descendance de Raphaël est nombreuse Grâce à D ieu, et ceux des descendants de mon cousin qui ont terminé leurs études supérieures dans cet établissement sont au nombre de vingt. Parmi eux il y a un Professeur enseignant la médecine (soibn beau-fils le Prof. Delhal), des avocats, des ingénieurs et des Docteurs.
Je suis très ému de ce savoir : cette lignée rend honneur aux Bouhnik de Sfax.
Bref, le lendemain j'apprends que mes cousins d'Ashkelon, deux autres familles très respectables, ont aussi envoyé leurs délégués. Bim Porat Yossef * ! Cet ajout majore le nombre d'invités à quarante personnes en plus de Raphaël. Ce dernier est aux nues. Quel honneur mes amis, et ce n'est pas tout. Le président du Technion, le Professeur Lavie demande qu'on le place à table à coté de Raphaël.
Un grand kavod * aux Bouhnik sfaxiens.
J'ai bien connu la famille Bouhnik à Sfax. Mes souvenirs remontent à Nany Bouhnik le frère de Louise ma grand-mère paternelle, de Mamie Ruth, de Salomon, de Clément, de Camus et de Yéouda. Les frères tenaient ensemble une grande affaire d'ustensiles de cuisine répartie sur plusieurs magasins et un dépôt.
Nany a enfanté Gaston, Raphaël, Lalou (Elie) Sayomba, Clairette et Fortunée.
Gaston (Chloumou) l'aîné jouait du luth, c'était son gagne-pain. J'ai été dans son habitation qui ne se composait que d'une chambre unique. C'était au cours de la deuxième guerre mondiale. Ils habitaient là pour la raison qu'ils ont été renvoyés de chez eux, spoliés par l'armée allemande.
Raphaël avait huit ans quand il a perdu sa mère. Son père décédé deux ans plus tard lui a laissé un important patrimoine : deux sœurs et un frère à sa charge.
Ainsi Raphaël quitte l'école après quatre ans de scolarité et apprend à un âge encore tendre à gagner sa vie et celles de ses frangins. Gaston son aîné étant déjà marié et père de cinq enfants ne l'a pas aidé dans cette obligeance bien difficile.
Lalou (Elie) Sayomba, ainsi surnommé pour la raison qu'à son jeune âge il aimait voir les films de Tarzan et pousser le cri de son héros : ayouuu… sayomba !
Je ne me souviens pas de Fortunée.
Par contre Clairette (Ruth) ayant aperçu mon blog en langue hébraïque Trait d'Union m'a contacté pour me rappeler notre lien familial. Je lui ai rendu visite dans son bourg Yanéël, accompagné de mon épouse et mon frère Nathan (Vivi). Nous avons été fort bien reçus, repas en sus et papoté sans arrêt de Sfax, de La Tunisie, de notre Alya * en Israël, de notre acclimatation en Terre Promise et de ses frères et familles. Vivement que l'occasion se présente et que je lui rende une pareille invitation.
Enfin je dirais que suis fier de mon cousin Raphaël qui a su si bien se tirer de son passé malheureux, après la perte de ses parents et j'aime la bonne éducation donné à ses enfants avec l'aide de son épouse Myriam (zal – que son âme repose en paix) et surtout de leur réussite. Raphaël, 85 ans est satisfait.
Raphaël et le Professeur Lavie
Yvonne et David Bouhnik
Juliette Bouhnik
Clairette au centre
Le magazine du Technion : http://www.dmag.co.il/pub/technion/Ts12/index.html#/34/
Note : Bim Porat Yossef *: Que la chance soit avec vous
Alya * : Emigration, montée vers Israël