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Paris nous accueille 1er jour
Nous arrivons à Paris, terminal Trois à Charles de Gaulle à 22 heures trente, accueillis par un orage et heureusement par nos
charmants bienfaiteurs Victor et Chantal aussi, venus nous emmener à l'hôtel Pavillon Arc de Triomphe, 51 Boulevard Pereire. Si j'étais derrière le
volant de la voiture, j'aurais eu bien du mal à arriver à bon port. Heureusement, Chantal et Victor
connaissent Paris comme la cour de leur maison. Oui heureusement !
Les rues sont bondées, inondées, les voitures telles des escargots se frayent un chemin sur la route à coups d'accélérateur et de freins. Quel voyage épuisant pour Victor, son carrosse roule deux heures au moins. Des chaussées affaissées ou baignant dans l'eau sont fermées et nous contraignent de les contourner ou de faire demi-tour. Victor et Chantal, nous vous devons un fier service.
Chantal descend avec nous afin de s'assurer que nous sommes bien arrivés à l'adresse demandée. Une accolade avec nos compagnons et nous nous quittons. A la réception on nous dit que des appels ont fusé d'un peu partout : en Israël on s'inquiète et on sollicite de nos nouvelles. Justement notre portable choisit le moment de faire des siennes. Voici que Vivi lance un nouvel appel, nous le tranquillisons et lui demandons d'annoncer notre arrivée aux autres membres de la famille.
Arc de Triomphe, 51 Boulevard Pereire
Emplacement cossu certes, mais ce qui nous intéresse en ce moment est le lit qui nous cligne de l'œil malicieusement. Nous branchons le portable à son chargeur et nous nous ne tardons pas trop longtemps à nous coucher.
Je n'arrive pas à dormir, cette longue journée et la fatigue repoussent le sommeil. Les secondes et les minutes s'égrènent très lentement… Sommeil, sommeil vient me donner le repos… le…repos… re… pos… Pourquoi tardes-tu sommeil à m'envelopper de tes bras afin de me plonger dans la sérénité du repos réparateur ? Morphée comme je serai bien, serré sous ton accolade !
Nous sommes debout assez tôt, petit déjeuner et promenade aux alentours. Téléphones. Hédi nous rejoint en début d'après-midi, il nous raconte en déjeunant qu'il s'est égaré, le Boulevard Pereire lui a joué un tour de cache-cache et il a perdu un temps fou à se retrouver, sous la pluie. Nous rions de bon cœur de sa mésaventure mais il nous arrivera la pareille, nous avons perdu notre route aussi au moins deux fois... toujours sous la pluie.
Le plaisant dans le Boulevard Pereire est… qu'il y en a deux, Pereire Nord, numéros pairs et Pereire Sud, numéros impairs. Incroyable, illogique, mais vrai. Ce sont deux Boulevards parallèles, très longs et chaque rond-point nous fait perdre le fil conducteur. Deux Avenues mènent au Boulevard Pereire : Wagram et La Grande Armée. Wagram est indiqué pour arriver à notre hôtel au numéro 51 (petit chiffre) et La Grande Armée conviendrait à ceux qui voudraient aller à l'autre côté du Boulevard du numéro 275 (grand chiffre). Si on sait ces données, on est fortiche, mais pour être fortiche il faudrait se tromper d'abord deux ou trois fois…
Les Pereire (ou Pereira) sont deux frères d'origine latine, hommes d'affaires du XIXè siècle, banquiers, actionneurs en chemins de fers et autres devises. Justement un chemin de fer partageait le Boulevard Pereire dans le temps et il fut remplacé par des jardins qui coupèrent le Boulevard en deux. Ce qui fait que les deux Pereire ont à leur nom deux Boulevards du même nom (et sans doute du haut des cieux, rient-ils dans leurs barbes de nos mésaventures).