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Un jour de recueillement, un jour d'allégresse
Que de tristesse devant le spectacle du malheur de ceux qui ont perdu des personnes chères dans le combat pour l'Indépendance d'Israël. C'est une guerre qui ne se termine pas depuis 65 ans. Chaque année et ses victimes. C’est le défilé des veuves, des orphelins et des parents qui ont enterré leurs fils, la famille du deuil.
En Février 1947, la Grande-Bretagne, qui contrôlait la Palestine mandataire depuis 1917, a décidé de soumettre le mandat de la Palestine à l’ONU. La Commission spéciale sur la Palestine (UNSCOP) fut établie et a recommandé la création de deux Etats – juif et arabe – dans la région, faisant de Jérusalem une enclave internationale.
Le rejet arabe du plan de partage ne se limita pas à un acte politique. Les Arabes de la Palestine mandataire ont lancé une campagne terroriste à grande échelle contre leurs voisins juifs, suivie par l’invasion d’Israël par cinq armées arabes qui voulaient le détruire, dès que fut proclamée son indépendance : le 14 mai 1948.
La population juive se défendit contre le projet des Arabes : “jeter les Juifs à la mer”, au prix élevé de près d’1% de sa population totale, tout en subissant les dommages importants causés au tout nouvel Etat. Les généraux Moché Carmel au front nord et Igal Alon au front sud ont mené la nouvelle armée israélienne jusqu'à la victoire et ont repoussé les bataillons de sept pays arabes. Mais nos victimes étaient innombrables.
Aujourd’hui, le 15 avril, selon le calendrier hébraïque le 4 Iyar estt désigné comme jour de
commémoration des soldats Israéliens disparus et morts sur le champ de bataille : 25.578 victimes à ce jour.
Depuis hier à midi, le drapeau est descendu à mi-mât, la radio émet des chants tristes ou mélancoliques. A 20 heures hier et à 11 heures, ce matin une sirène a été diffusée pendant deux minutes, pour rappeler à chacun le souvenir des défunts. La télévision évoque des histoires à faire pleurer les durs à cuire et présente des films à vous serrer le cœur. Si le pavillon est à mi-hauteur, le moral est au plus bas.
Si vous n’étiez pas mes amis, je ne vous aurais pas dit ce que je ressens et que des larmes ont coulé et que je ressens des secousses à la poitrine dues à l'émotion, en voyant le spectacle du malheur de ceux que je peux consoler. C’est le défilé des veuves, des orphelins et des parents qui ont enterré leurs fils, la famille du deuil. Mon émotion a été déclenchée par une petite fille de douze ans, qui ne se souvient pas de son père, mais le connaît et se rappelle de lui a travers les récits de sa famille et des photographies jaunies par le temps. Cette enfant lit une lettre adressée à son papa qui ne la lira pas.
Ce soir a vingt heures, le jour de chagrin se terminera par une cérémonie au mont Herzl à Jérusalem, à la fin de laquelle douze personnes choisies représentant les douze tribus d’Israël, allumeront chacune un flambeau et diront un petit discourt long de trente secondes.
Demain sera le jour d'allégresse, due à l’indépendance de l’état depuis le 15 mai 1948. Ainsi va la vie, un mélange de joie et de tristesse. Ceux qui sont morts nous ont accordé le droit de vivre.
