Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Rahem
Par Albert
‘...Je voulais te remercier pour ton mail... !’
‘...T’avais pas besoin de te déplacer pour cela, un simple coup de fil aurait suffi.... !’
‘...Je voudrais que tu m’accompagnes à un endroit, pas loin d’ici... ! Au 95 du Fbg du Temple... !’
‘...Et pourquoi... ? Je dois commencer aussi mon travail de recherches... !’
‘...As-tu trouvé ton ‘ami’... !’
‘...Quel ami... ?’
‘...Ben celui dont tu dois raconter son histoire... !’
‘...Jonathan tu es têtu, tu prends cette chose trop à cœur... ! Non pas encore, je vais chercher ... !’
‘...Le mien s’appelle CHLOMO.... !’
‘...J’ai compris, c’est devenu ton ami, un macchabée... !’
‘...Je ne veux pas aller seul là bas tout seuls. J’ai fais un cauchemar cette nuit là et je crains de tomber dans les pommes encore une fois... ! Il faut que tu m’accompagnes... !’
‘...Jonathan tu as un sérieux problème, alors cesse tes divagations, fais ton compte rendu en t’appuyant sur des faits réels et pas sur ce que te dictes ton imagination... !’
‘...Donc tu ne veux pas m’accompagner... ?’
‘...Non, va seul, j’ai autre chose à faire... !’
Dépité, Jonathan sort en maugréant dans les escaliers.
Dehors, il fait doux. Il marche sur la grande avenue de Belleville.
Le marché bat son plein. Il se fraye un passage parmi les ménagères.
Il croise son jeune ami Meyer tenant la main de sa maman.
Par contre, il ne salue pas Suggest un jeune immigré juif polonais, plein de nefra
(vantardise) . Et pour cause, ils se sont disputés dans la cour de la récréation pour
une broutille. Suggest l’aurait menace de le taper s’il le croisait seul mais heureusement que Madame la maman du jeune prodigue est là.
Bref, il arrive enfin à la hauteur de la station ‘...Belleville...’
Chez elle, Annie pense à son ami. Elle regrette de l’avoir presque rabroué.
Elle décide de s’habiller et de le rejoindre.
Jonathan longe la rue du Faubourg.
Il arrive à la hauteur du 95.
Il ne connaît pas le code du digicode et à cette heure là, les magasins avoisinants sont fermés. Il attend devant la porte en fer peinte en vert qu’un voisin rentre ou sorte.
Annie n’est pas loin. Elle le surveille.
RAHEM.
A suivre.