Souvenirs de Tunisie, dialogues, cuisine, littérature, poésie, divers
Par Albert SIMEONI
Paris le 8/3/2005.
Tous les évènements narrés dans cette nouvelle sont imaginaires et ne peuvent constituer un plagiat d’aucune œuvre connue.
Le BILLET XIII.
-‘…Bonjour Arnaud… !’
-‘…Bon pour tes protèges, ils vont partir prochainement vers une destination inconnue…. ! Les Allemands les rassemblent dans un état déplorable au VEL’D’HIV.. !’
-‘…Quand vont-ils partir…. ?’
-‘…Dés que la ligne 8 sera réparée… ! Il y a eut un sabotage ce matin…. ! A 45 kms d’ici sur la voie 29…. ! Tiens la tienne… ! Tu étais où ce matin au fait…. ?’
-‘…Là bas à démonter les rails… !’
-‘…Fais pas le couillon… ! Ok... ? Les Allemands pourraient t’interroger mais comme d’habitude, ils me font confiance, je leur ai dis que tu étais en congé, chez toi… !’
-‘…Bon, les gars comptent la réparer quand… ?’
-‘…Les boshs ont mis trois équipes ! ... Au plus tard après demain, si tout va bien, il va y avoir des dégâts chez nous, tu vas voir … !’
-‘…Je veux les racheter…. ?’
-‘…Comment… ? Je n'ai pas compris… ? Pierre… ? Racheter quoi…. ?’
-‘…Tu as très bien compris…. ! Arnaud…. !’
-‘…Tu es fou… ! Donnes moi le fric d’abord… !’
-‘…Tiens de la part du fou, ton fric… !’
-‘…A supposer qu’ils sortent, comment comptes-tu procéder pour le reste.. ? Tu n’as aucune infrastructure… ? Il te faut des faux papiers, une somme appréciable pour le prix de leur liberté, mais tu ne sais pas ce que c’est Pierre… ?’
-‘…Tu m’aideras…. !’
-‘…Nous sommes tous dans la mélasse… !’
-‘…Arnaud…. ? Regarde-moi bien dans les yeux et dis-moi que tu ne veux pas m’aider… ?’
Arnaud baisse les yeux..
-‘…Pierre mon ami, nous passons des moments très difficiles et je ne sais pas où tout cela va nous mener… ! Tu me demandes l’impossible… !
-‘…Non, je compte sur toi pour que tout se passe bien.. !..Bon parlons autre chose, de ton défunt papa…. ! Tu n’as pas oublié le jour où il était à l’hosto, ses poumons et qu’il n’avait pas de quoi payer à cette époque… ?’
-‘…C’est de l’histoire ancienne, du passe… !’
-‘…Arnaud, personne ne t’a rien demandé à cette époque… ? Il avait dit devant ta maman, ‘Tant que j’aurai un souffle de vie, j’aiderai mon prochain…’ Ta maman pourra te le répéter… ! Arnaud… !’
-‘…Tu me gênes Pierre.. !’
-‘…Et tous ces juifs qui partent à la mort, ne te gênent pas Arnaud, toi qui commande les aiguillages comme un ‘ouitiste’… ! Avec zèle… ? Quand le vent de la liberté soufflera… ! Que vas-tu dire à tes enfants quand ils te poseront la question ‘…Papa…. ! As-tu sauvé du juif….. Toiiii… ?’
Arnaud écoute en baissant les yeux à terre..
-‘…Pendant que tu y es, essuie leurs les bottes avec ton regard… !’
A ce moment là, rentre le Field Maréchal, Von Lietz… !
A Suivre…